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06/08/2008

N comme Nick (Drake)

510312321.jpgJe ne sais en expliquer la raison mais ces quelques derniers mois, Nick Drake, chanteur anglais disparu en 1974, connaît un regain de reconnaissance plutôt justifié. Avec coup sur coup, la publication par Island de « Fruit Tree », quatrième édition sous forme de coffret de l’intégrale de son œuvre accompagné cette fois-ci d’un DVD, la traduction française chez Allia de « White bicycles », l’ouvrage de souvenirs de Joe Boyd, producteur des deux premiers albums de Drake et la publication du « Nick Drake » de Henri Chartier auteur du premier livre écrit dans notre langue sur le créateur de « Pink Moon », avouez que cette année 2007-2008 est à marquer d’une pierre blanche.

Le 18 juin dernier on commémorait le 60ème anniversaire de la naissance de Drake. Disparu à l’âge de 26 ans laissant derrière lui trois albums devenus mythiques, Nick Drake n’avait jamais connu de son vivant le succès qu’il méritait. Artiste devenu culte, salué par la critique mais aussi des musiciens aussi différents que Peter Buck (REM), Morrissey, Kate Bush, Robert Smith, Tom Verlaine et plus près de nous Katie Melua, Belle and Sébastian ou Radiohead, Nick Drake demeure avant tout un musicien délicat générant mélancolie et introspection. Compagnon de John Martyn et de Fairport Convention au sein de l’équipe de Boyd, Nick Drake se rattache avec évidence à toute une école britannique du folk apparue au terme des années soixante. Ecrit sous forme d’abécédaire, l’ouvrage de Henri Chartier combine trois qualités essentielles, la passion, la précision et la simplicité de l’approche. Sa lecture est recommandée à  ceux qui, connaissant un peu la musique de Drake, souhaitent en savoir plus sur sa vie et son œuvre.

  • Henri Chartier, « Nick Drake », Editions Le bord de l’eau, 14 euros.
  • Joe Boyd, « White bicycles », Editions Allia, 20 euros.

La  discographie de Nick Drake est disponible chez Island.

Hautes Pyrénées, le 6 août 2008   

14/07/2008

A comme Abécedaire

761705155.jpgComme l’été passé, je compte vous proposer jusqu’au 26 Août, date de reprise de ce blog, un abécédaire destiné à évoquer quelques-uns des sujets squeezés par l’actualité de la saison II de « de Lyon et d’ailleurs ». Avec, dans le désordre « B comme Bubblegum », « Z comme Zones », « C comme cons », « P comme Pékin » et « W comme Woodstower » nous traverserons les canicules ( ?) et les orages de l’été à un rythme toujours quotidien mais définitivement cool.

La rentrée de septembre sera probablement marquée par une évolution de « De Lyon et d’ailleurs » qui accueillera des invités permanents en se la jouant plus collectif.

Dans le même temps il m’arrivera de bloguer sur le nouveau site de Lyon Mag à condition que la rentrée ne se présente pas trop funeste pour le magazine lyonnais. En attendant vous pouvez poster quelques commentaires personnels relatifs à vos émotions, vos colères et vos engouements de cet été 2008.

Pour commencer en fanfare, et avant le « A comme Apollon » de demain, voici quelques vidéos témoignages musicaux de la saison 2007 -2008.


Rendez-vous demain pour quelques mots sur ces musées qui s’inscrivent dans la mondialisation culturelle.

Lyon, le 14 juillet 2008.

08/07/2008

Texas sur Rhône

Zztop.jpgC’est faute d’avoir un billet pour REM que ce soir je vais aller, à la Halle Tony Garnier, assister au concert de ZZ Top. Même si les Texans ne boxent pas dans la même catégorie que Mickael Stipe, le boogie rock prévisible des barbus est, compte tenu de la longueur de la carrière, un cas d’espèce, donc digne d’intérêt. Chacun connait la musique du trio décalquée avec des accents drus et graisseux du blues le plus patrimonial. Chacun a également en tête l’univers bon enfant d’une formation qui à partir de son Texas natal tricote une imagerie désuète mais au bout du compte efficace qui s’est imposée au travers le gigantisme de nombre de tournées. Gros vendeur à petites ambitions artistiques, le boogie de ZZ Top s’est imposé au fil d’albums comme « Tres Hombres », « Fandango », « Deguello » ou « El loco » distillant une musique qui doit beaucoup à Slim Harpo ou Willie Dixon. Cactus, sombreros, Ford rouge, pin-up, viennent compléter un univers imagé, parfois puéril, dont la véritable marque de fabrique ne serait pas grand-chose sans l’identité visuelle même des personnages incarnés par le tandem Billy Gibbons et Dusty Hill.

Avec ZZ Top, au-delà de la musique, on est dans la tradition du rock qui combine millimétrage du spectacle et bouffonnerie assumée.

A presque soixante ans les ZZ reprennent donc une route qui passe ce soir par Lyon. Une étape qui ne devrait ni surprendre, ni décevoir.

  • ZZ Top, Halle Tony Garnier, 20h
  • REM, Nuits de Fourvières, 21h 

Lyon, le 8 juillet 2008    

 
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