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09/02/2009

C'est donc ton père ?

jean sarkozy.jpgCitoyens des Hauts-de-Seine, je m'adresse aujourd'hui à vous et en particulier à ceux qui n'auraient pas feuilleté l'Express cet hebdomadaire issu des combats contre la colonisation et qui aujourd'hui joue le rôle de celui de "La Nation" du temps du général.

Dans la même livraison le magazine fait donc le job en ressortant une photo de Ségolène Royal prise au Zénith (Fra-ter-ni-té) et en ouvrant le dossier de l'appartement de Chirac payé par la famille Hariri mais surtout, à grand renfort de promotion et sur huit pages, nous parle de la dynastie Sarkozy et vous parle, amis de Neuilly et des Hauts-de-Seine, de votre prochain Maire et probablement futur président de votre département.

Pour l'Express c'est simple. Jean c'est Nicolas tout craché mais en mieux c'est à dire en moins speedé, c'est Isabelle Balkany qui le dit, en mieux entouré car Jean a un père qui est un "Papa-poule" et en plus poli, c'est le personnel du Conseil Général qui le dit. Bref, en 2014 Jean sera à la Mairie de Neuilly et en 2017, ça c'est moi qui vous le dis, à l'Elysée. La faiblesse de ce dossier c'est que l'Express ne nous dit pas si, entretemps, Jean aura le temps de faire un pilon capable d'être Maire de Neuilly vers 2020 pour devenir Président de la République, si mes comptes sont bons, en 2027. Je sais bien que cela fait rêver.

A propos de rêves, concernant Christophe Barbier, j'ai plutôt une mauvaise nouvelle à lui apprendre car, à force de démontrer une telle efficacité, Nicolas et Jean souhaiteront probablement que l'actuel patron de la rédaction de l'Express demeure aux manettes afin de préparer l'élection du fils de Jean à la Mairie puis à la Présidence de la République. Comme d'ici là, le fils de Pujadas aura rejoint le groupe TF1 et que Duhamel après avoir quitté une première fois RTL aura, via un court labs de temps de dix ans à Europe 1, fêté ses quatre-vingt-douze ans d'éditorialiste sur l'antenne de RT (le L ayant été supprimé par Jean pour que cela ne fasse pas penser à un paradis fiscal), je me dis que la France pourrait être mûre pour entrevoir la possibilité qu'un quatrième Sarkozy de suite accède à l'Elysée vers 2050. De quoi faire définitivement la nique aux Bush et faire rêver l'Express.

Lyon, le 9 février 2009

Information : Lundi prochain, 16 janvier, se tiendront à l'Assemblée Nationale, les assises du piratage. "Libre Acces" un collectif dont Dogmazic et nos amis lyonnais d'Artischaud sont membres organisent quant à eux, quelques jours plus tôt, une saine alternative le 12 février afin de débattre de ces questions. C'est salle Jean Dame 17 rue Leopold Bellan - 75002 (Métro Sentier).

On peut accéder à plus d'informations sur : inscription@libreacces.org. Contacts presse Pauline Valaize, presse@libreacces.org.

photo:DR

05/02/2009

Boulons

boulon.jpgHier était une journée anniversaire. Cela faisait en effet un an que notre Président, l’ami des ouvriers, était venu doper le moral des sidérurgistes de Gandrange alors que Lakshmi Mittal venait d’annoncer la fin prochaine de ses aciéries.

Souvenez-vous, au lendemain de son mariage avec Carla Bruni, Nicolas Sarkozy s’était permis de faire valoir cet humour corrosif qui doit beaucoup plaire dans les Hauts-de-Seine mais moins du côté de la Moselle. « Pour un voyage de noces, Gandrange, il n’y a pas mieux » avait dit le Président histoire d’établir cette proximité qui est nécessaire à qui veut entourlouper ses auditoires.

« Sachez que vous n’êtes pas seuls » avait aussi indiqué, au beau milieu de l’usine, un Sarkozy paternaliste et démagogique assurant aux sidérurgistes qu’il était à leurs côtés et qu’avec ou sans Mittal les investissements allaient arriver.

Il y a un an, Sarkozy avait également juré qu’il reviendrait en avril 2008 faire le point. A Gandrange on inspecte toujours l’horizon pour voir si la Velsatis présidentielle se pointe. De toute façon, disait un syndicaliste dans le JDD du 1er février, « S’il s’avise de revenir, ce n’est plus avec des applaudissements qu’on le recevra mais avec des boulons. Des boulons en acier. Les derniers boulons fabriqués à Gandrange ».

Ce soir on peut imaginer qu’à la télévision, l’ami des ouvriers, le Président Sarkozy, aura une parole, quelques mots pour ceux de Gandrange. Les ouvriers pourront alors se dire que pour un anniversaire comme celui-là, il n’y a pas mieux que de continuer à stocker des boulons. Les derniers boulons de Gandrange.

Lyon, le 5 février 2009

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31/01/2009

Le D.R.H. se fâche

SARKO.jpgRappelez-vous, le Président avait décidé de partir en tournée à travers le pays pour souhaiter une bonne année aux uns comme aux autres. Des « meilleurs vœux » par ci aux policiers, « une bonne année nouvelle » par là aux gens de culture, tout le monde, chacun à son tour, devait bénéficier de la dotation présidentielle, y compris les profs. Justement, concernant les enseignants, alors que d’autres auraient pu choisir un collège à Nanterre, un groupe scolaire dans les quartiers nord de Marseille ou même un lycée parisien, Nicolas Sarkozy, probablement enchanté par le paysage des pommiers dans les prairies normandes, avait décidé de se rendre à Saint-Lô dans la Manche. Malgré le caractère semi-clandestin de l’évènement, un quarteron de profs et de parents avait organisé un accueil personnalisé agrémenté de quelques sifflets et quolibets. Jusque-là rien de bien anormal. Il faut croire que le Président n’avait guère goûté ce contexte puisque quelques jours plus tard il faisait procéder au bouclage policier de la bonne ville de Nîmes permettant ainsi à son message d’être délivré dans la douceur de la paix républicaine. Les choses auraient pu en rester là.

D.R.H. en chef du pays, non seulement autorisé à embaucher certains comme le PDG de France Télévision, mais aussi habilité à en virer d’autres comme ce responsable corse de la sécurité qui avait laissé quelques indépendantistes camper chez Christian Clavier, Sarkozy vient de faire virer Jean Charbonniaud, Préfet de la Manche, coupable de défaillance, le 12 janvier dernier, lors de la visite présidentielle.

Le Directeur de la police du département devrait prendre également la sortie même si l’ensemble des élus locaux, député UMP compris, font valoir leur désaccord avec ce genre de méthodes jugées « lamentables ».

Comme l’indiquait hier ce beau gosse aux allures de Gonzague Saint-Bris qui fait office de porte parole de l’UMP, tout ceci fait partie des risques du métier de haut-fonctionnaire.

A ce train là, le message risque de passer chez les Préfets, Directeurs de la police et autres responsables de la sécurité. D’ailleurs si vous envisagez, un de ces jours, de participer à une manifestation dont les bruissements arrivaient jusqu’aux oreilles présidentielles, méfiez-vous et préparez-vous à détaler au quart de seconde car nul débordement ne sera désormais autorisé et le Préfet sera tenté de libérer les fauves, question de défense de l’emploi.

Paris, le 31 janvier 2009

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30/01/2009

L'armée de l'ombre

besson.jpgMercredi dernier sortait sur nos écrans "Espions", un film de Nicolas Saada ayant pour vedette Guillaume Canet. En guise d'accroche de la campagne de promotion du film figurait cette formule, "chaque année, des centaines d'anonymes sont recrutés par les services secrets pour effectuer une mission".

Samedi dernier sortait de la manche de Nicolas Sarkozy la nouvelle superprodruction de l'UMP, "le chouchou et le traître", avec dans les rôles titres Xavier Bertrand et Eric Besson. Nul n'a tenté le moindre rapprochement entre ces deux informations. Mise à part quelques protestations rapidement étouffées de députés UMP particulièrement bougons, la nomination du transfuge Besson à la direction du Parti Présidentiel semble être passée comme une lettre à la poste.

En vérité, régulièrement, des dizaines d'anonymes socialistes sont recrutés par les services spéciaux du PS pour effectuer des missions à l'intérieur des lignes ennemies. Parmi ceux là, celui que l'on nomme le transfuge est assez représentatif du phénomène. Prototype du parfait anonyme, élevé par Jean-Marie Messier puis entraîné par Lionel Jospin jusqu'au jour de son exfiltration, Eric Besson est à placer au rang des grands aventuriers du mouvement ouvrier comme les Trepper et autres Valtin.

Aujourd'hui avec ses réseaux, Besson contrôle les Affaires étrangères, la pauvreté, la politique de la ville, l'immigration, les marchés bourssiers. D'autres moins exposés que lui déterminent les voies et moyens de la croissance et même de temps à autre les réformes institutionnelles.

Grâce à l'ensemble de ces camarades à qui l'histoire rendra un jour justice, le pouvoir Sarkozyste, quasi fantôche, est presque sous contrôle idéologique et la gauche est en passe de devenir hégémonique sur le plan des idées. Il suffit de constater les appels du Président pour la refonte du capitalisme, la liquidation des énarques, la promotion de la classe ouvrière, la chasse aux nantis et autres banquiers pour s'en convaincre. Désormais Jaurès et Blum triomphent et, sous peu, Max Gallo devrait devenir Secrétaire perpétuel de l'académie française.

Depuis que je vous parle, des dizaines de ces anonymes viennent de rejoindre l'UMP et des centaines d'agents dormants n'attendent qu'un signe d'Eric Besson pour investir toutes les superstructures de l'appareil Umpiste. Leur combat est l'aurore de nos victoires. Par le don de son corps à la gauche nous pouvons dire qu'Eric Besson nous démontre que l'orient est rouge et qu'il va faire beau demain. Il n'était pas inutile de resituer le rôle de cette armée de l'ombre dans le mouvement général qui est en marche.

Lyon, le 30 janvier 2009

(Je sais que certains ne vont pas me croire mais la publication de ce billet le jour de la Sainte Martine est totalement fortuit)

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28/01/2009

Grand jour

greve.jpgCe ne sera certainement pas le grand soir, plus personne ne l’attend d’ailleurs, mais ce sera un grand jour que ce 29 janvier. Un grand jour dans le calendrier des luttes sociales de ce pays. Un grand jour que Nicolas Sarkozy n’attendait pas aussitôt dans son mandat présidentiel et qu’il semble redouter sérieusement. Il y a de quoi car cela fait bien longtemps que la France ne se prépare pas à une journée d’action syndicale avec autant d’engouement. Une journée d’action organisée dans la plus totale unité syndicale avec le soutien de l’ensemble de la gauche. Bref un temps fort dans l’action sociale de ce pays. Il faut dire que les raisons de protester ne manquent pas en cette période de crise croisée avec une action gouvernementale où l’agitation se substitue à l’action tout court sans perdre de vue l’essentiel aux yeux de ce gouvernement : satisfaire aux exigences des leaders économiques au détriment du bas peuple. Ce qui a pour effet immédiat de cristalliser un vaste mécontentement. Résultat grévistes et manifestants bénéficieront d’un capital sympathie rarement égalé si l’on en juge les sondages : 69% de français approuvent la journée d’action, 75% la comprennent ce qui va bien au-delà de l’influence électorale de Sarko même à ses plus belles heures. Ce qui veut dire que ça grince aussi dans les rangs de la droite. De toute évidence l’Etat de grâce s’éloigne à la vitesse grand V. Car une fois passées les gesticulations du président les français font leurs comptes et ils ne sont pas bons. Dans ce contexte la publication la semaine écoulée des propositions socialistes pour faire face à la crise prennent une rare résonance et s’il est dommage qu’elles aient été médiatiquement noyées dans le brouhaha orchestré par le groupe socialiste lui-même à l’Assemblée Nationale elles auront toute leur place dans la rue ce jeudi. Encore faut-il que les élus socialistes les portent jusque parmi la foule des manifestants et retrouvent pour cela le pavé de Lyon ou d’ailleurs. Un terrain un peu délaissé au profit des cocktails ces dernières années.

Philippe Dibilio

Lyon, le 28 janvier 2009

photo:DR

 

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27/01/2009

Télé réalité

la mire.jpgUn gendarme et deux gendarmettes viennent d'être nommés pour siéger au CSA, Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel étant, selon l'expression généralement consacrée, "Le gendarme de l'audiovisuel".

Une fois rappelé que le CSA comme organisme indépendant aura prochainement à avaliser/avaler le choix de Nicolas Sarkozy du président de France Télévision, il n'est pas inutile d'examiner le cas des trois heureux lauréats.

Le premier, Emmanuel Gabla est un ancien conseiller technique du premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin. La seconde, Christine Kelly, était jusqu'ici télé-prompteuse sur LCI et surtout auteure d'une biographie qui laissera une sacrée trace dans l'histoire, celle de François Fillon, l'actuel premier ministre UMP. Enfin la troisième, la célébrissime Françoise Laborde, présentatrice de J.T sur la deux, a comme dernier fait d'arme d'avoir sévèrement critiqué l'actuelle direction de France Télévisions.

Ces trois là, comme le veut la loi, viennent d'être respectivement désignés par Bernard Accoyer, Président UMP de l'assemblée nationale, Gérard Larcher, tout neuf président UMP du sénat et Nicolas Sarkozy chef suprême de tout ce beau monde. Ouvrons les yeux et fermons la télé.

Lyon, le 27 janvier 2009

08/01/2009

Les fous qu’est-ce ?

Sarkofou.jpgQuestion à poser aux amis d’un établissement célèbre où une certaine victoire aux élections présidentielles dernières fut fêtée.
Il faut certes être fou pour incendier les voitures de ceux dont c’est parfois le bien le plus coûteux et un outil de travail. Rendez-vous compte : 1147 voitures incendiées durant la nuit de la Saint Sylvestre. Plus de 30% d’augmentation. Une vraie folie.
À en croire le gouvernement, c’est de la faute à tous ces tricheurs qui veulent changer de voiture sans payer. Déjà qu’il leur a fallu se saigner pour le cadeau de Noël des gosses à cause du prix fou des voitures miniatures.
Si, si ! Voilà les fautifs. Vous auriez mauvais esprit à ne pas reconnaître-là la source de cette flambée. La police a retrouvé quelque 30 auteurs présumés allumeurs de mèche (parfois éméchés). Pour autant qu’ils soient reconnus coupables par la justice, ils ne pourront pas passer l’examen du permis de conduire aussi longtemps que la victime des faits n’aura pas été indemnisée en totalité. Reste à espérer qu’ils ne soient pas pris en flagrant délit de conduite sans permis. C’est fou comme les situations peuvent se compliquer…
Vous me direz que pour une fois que notre Grand Justicier ne donne pas dans le tout répressif, il faut être un peu fou ou dérangé pour ne pas applaudir.
Certes. Quoique sa propension à se saisir de tout ce qui bouge avec un populisme des plus éreintants me rend fou moi aussi (en tout cas un peu plus que je ne le suis déjà).
Voyez son discours du 2 décembre dernier à Antony au centre Erasme. C’est complètement fou : il aura suffi d’un crime très rare de schizophrène pour que notre Grand Protecteur annonce une nouvelle politique avec emprisonnement, soins forcés etc…
Voilà la folie ramenée au stade de dangerosité sociale d’un âge que l’on pensait révolu.
Déjà, l’année passée, Christian Demuynck, sénateur UMP de Seine-Saint-Denis stigmatisait les marginaux comme fous et meurtriers potentiels en souhaitant une politique vigoureuse de placement en institution spécialisée afin « d’éloigner durablement les sujets les plus perturbés », escamotant ainsi la complexité de la question des soins nécessaires à des populations que tout contribue à déstructurer.
Notre Grand Timonier continue à jouer sur les peurs du bon peuple et à proposer des aliénations renforcées, malgré les chiffres qui montrent que seuls 4 crimes sur 1000 font l’objet d’un non-lieu du fait d’irresponsabilité mentale. Une façon comme une autre de mettre au service de la seule répression des moyens déjà rognés et jusque-là dédiés tant bien que mal à ceux qui souffrent d’un mal que notre société leur inocule. Et cela permet peut-être de ne plus trop parler de la promesse concernant les Unités d’Hospitalisation Spécialement Aménagées (UHSA) destinées aux détenus atteints de troubles mentaux.
Pour ne pas encourir de poursuites judiciaires, j’éviterai les « Casse-toi, pauvre fou » et je me contenterai de citer La Rochefoucauld : « On trouve des moyens pour guérir de la folie, mais on n’en trouve point pour redresser un esprit de travers. »

Jean-Paul Schmitt

Lyon, le 8 janvier 2009.

07/01/2009

Politique Gadget

Sarkozy NB.jpgSi l’on voulait un exemple de la vacuité des initiatives intempestives de Nicolas Sarkozy la dernière en date est un modèle du genre. En lançant avec sérieux l’idée, qui n’en est pas une, d’ interdire de permis de conduire les incendiaires de voitures jusqu’au remboursement des dégâts le président se couvre de ridicule tant cette « proposition » est irréalisable. Mais il prouve une fois de plus qu’il confond petite phrase et règlement d’un problème qui comme tout problème s’analyse et se travaille avant d’approcher une solution. Mais là n’est pas la question pour Sarko-l’agité qui ne vise qu’une chose : occuper les média qui le suivent comme des toutous sans le moindre recul. Car le phénomène des voitures brûlées, pas seulement au moment de la Saint Sylvestre d’ailleurs, recoupe plusieurs facettes des difficultés qui se sont installées de longue date maintenant dans les quartiers populaires devenus « sensibles ».En homme de terrain qu’il est, André Gerin, qui souvent agace avec ses déclarations intempestives ou iconoclastes, détaillait dans le Progrès les multiples causes possibles qui animent le brûleur de voitures rarement identifié d’ailleurs. « Il y a les escroqueries à l’assurance, la suppression des voitures ventouse sans frais, les règlements de comptes entre personnes, les actes de violences gratuites, les voitures brûlées pour effacer les traces et celles qui brûlent par propagation d’un premier incendie, explique le député maire de Vénissieux avant d’ajouter : mais c’est aussi devenu un jeu de con, un fait culturel qui veut que l’on aille brûler une voiture dans des quartiers mythiques comme les Minguettes ». Il paraît qu’à la Chancellerie on travaille sur ce dossier depuis l’annonce du chef de l’Etat, on souhaite bien du plaisir aux « cranes d’œuf » qui s’y sont collés. En tout cas il est évident que ce phénomène ne concerne pas que les auteurs de violences urbaines qui, effectivement sont plutôt des mineurs. Et donc une fois de plus Sarko montre su doigt les jeunes dans une affaire où ils ne sont pas les seuls concernés. Une mise à l’index de plus qui relève de la provocation et risque de relancer l’effervescence des banlieues à un moment où l’atmosphère est chaud. Mais on ne peut pas comprendre de telle situations vu de Neuilly. Il n’en reste pas moins que Sarko-le-gesticulateur va finir par devenir dangereux dans cette période de crise et d’extrême tension internationale.

Philippe Dibilio

Lyon, le 7 janvier 2009.

06/01/2009

Sarko-nostalgie ?

drapeau europeen.jpgC’est au Brésil que le quasi « Never ending tour » du « plus grand président de l’Europe », je veux bien entendu parler de Nicolas Sarkozy, s’est achevé dans un de ces palaces destinés à offrir un havre de paix à ceux qui n’en ont jamais. Voilà pour le côté VSD des choses.

Pendant ce temps, la Russie obtenait que l’OSCE retire ses observateurs destinés à superviser le respect du cessez-le-feu entre Russes et Georgiens suite à la guerre éclair de août dernier stoppée à l’époque par « le plus grand président de l’Europe », je veux toujours parler de Nicolas Sarkozy.

« Le plus grand président de l’Europe » a donc en l’espace de six mois été à l’origine d’un plan de paix, plutôt complaisant à l’égard de Poutine. Face à la crise financière il n’est vraiment pas certain que des initiatives du Président, comme la tenue du G4, rentrent par la grande porte de la construction européenne quand l’histoire entendra faire ses comptes. Quant aux mesures censées intervenir dans le soutien à l’économie réelle, nul n’est autorisé à prétendre qu’elles peuvent flirter avec le niveau d’exigences requis. Il n’empêche que les six mois passés par Nicolas Sarkozy à la tête de l’Europe risquent de se révéler comme étant un coin de ciel bleu en comparaison avec ce qui attend une Union Européenne présidée par le Président de la République Tchèque, je veux parler de Vaclav Klaus.

Populiste, ultra libéral-viscéral et europhobe militant, Klaus est donc depuis quelques jours « notre » nouveau Président, et cela ne peut que faire froid dans le dos. En effet si Vaclav Klaus se conduisait pendant les six mois qui viennent à l’identique de ce qu’il vient de faire depuis des années, quelque chose qui ressemblerait à de la honte pourrait envahir l’Europe ou plutôt celle des européens.

Considérant les questions environnementales comme de véritables pestes Klaus est un farouche adversaire de tout ce qui touche aux questions écologiques. « Maintenant que nous devons nous serrer la ceinture », avait d’ailleurs dit le lascar devant un congrès américain éberlué, « nous devons supprimer ce luxe ». Entendez par là supprimer le plan-climat. Anti-défenses de l’environnement, Klaus est aussi un ennemi acharné de l’idée européenne. En décidant de ne plus faire hisser le drapeau européen sur le château de Prague, le président Tchèque avait fait valoir il y a quelques mois de manière fort symbolique sa solide europhobie. C’est bien entendu sur le plan économique que ce dernier admirateur de Margaret Thatcher excelle. Pour lui, « l’Europe est un projet socialiste » et partant de là, tout ce qui peut contribuer à asseoir des politiques économiques communes doit être dénoncé dans l’instant.

La future présidence Tchèque sera-t-elle le cauchemar annoncé ? On ne peut que le craindre tout comme il convient de s’attendre à ce que celle de la France qui vient de prendre fin nous laisse rapidement un arrière goût de nostalgie.

En attendant le « Never ending tour » présidentiel continue. Il souhaite aux quatre coins du pays et tous les quatre jours ses vœux de bonne année 2009 aux policiers, aux artistes, aux enseignants…

Lyon, le 6 janvier 2009.

11/12/2008

Content et déçu

Sarkozy NB.jpgContent, le Président se dit l’être à propos d’Eric Besson son ministre en charge de l’avenir. Ne me demandez pas pourquoi vu qu’a part la notation des Ministres, les clubs de foot et quelques trucs sans importance sur l’internet nul ne sait exactement ce que peut bien faire « le transfuge ».

Content mais surtout admiratif, notre Président l’est également au sujet de Claude Allègre. Ici aussi inutile de me demander de fournir une explication puisque après les sciences de la terre, celles de l’éducation, l’art de la politique, la couche d’ozone, l’ami de Lionel est aujourd’hui devenu, comme Alain Minc, un historien. Notre homme est donc compétent en tout ce qui explique peut-être l’admiration sans borne du Président.

Content, Sarkozy se dit l’être aussi à l’égard de Nadine Murano dont la gouaille, façon populasse, botte bien à l’ancien Maire de Neuilly. Mais attention, le Président n’est pas seulement content de lui-même et de quelques autres, il est aussi déçu.

Il est déçu par Patrick Devedjian d’où la nomination au poste de Ministre de l’UMP du « chouchou ». Déçu aussi Jean-Pierre Jouyet qui vient de filer à l’anglaise et qui va surveiller les marchés. Déçu par Rama Yade qui ose refuser de prendre la tête d’une liste UMP au prétexte qu’elle souhaite demeurer ministre, Sarko est aussi peiné par quelques députés qui ne veulent pas faire travailler les Français le dimanche. Le Président semble également pensif à l’égard de quelques autres ministres et en particulier de Rachida Dati. Heureusement que Nicolas Sarkozy a encore une saine haine chevillée au corps à l’égard de Villepin sans quoi cette déception affichée et quasi généralisée pourrait se transformer en déprime au point de voir réapparaître cette célèbre migraine dont on ne nous parle plus depuis son élection.

Reste le cas Kouchner dont la quasi inutilité commence à se faire sentir et qui, tel un Jean-Louis Debré Sarkozyste, en est rendu à jouer les utilités en tirant le tapis sur lequel marche Rama Yade.

Tout ceci est donc très moyen. Moyen comme le sondage du dévoué Paris-Match qui note, de quoi être déçu, une baisse de popularité pour le Président mais qui fort heureusement indique dans le même temps une hausse d’opinions favorables parmi les classes populaires. Justement, à propos des classes populaires, si vous les croisez, il convient de leur expliquer que le PS fait le maximum pour être à gauche et les voilà à honorer le Président. Pour tout vous dire cela me laisse froid, mais avouez que si vous étiez à la place de Martine Aubry et Benoît Hamon vous auriez de quoi être déçu.

Lyon, le 11 décembre 2008.

18/11/2008

La "liberté" de Nicolas

leger1.jpgJ’enrage du détournement grossier de sens de ce mot que, quotidiennement, Nicolas Sarkozy détourne. Il parle, il parle, il parle…

Il parle de la « liberté » de prendre sa retraite à 70 ans, quand Eluard écrit

Sur les marches de la mort - J'écris ton nom

Il parle de « libre » concurrence entre cliniques privées et hôpitaux publics, quand Eluard écrit

Sur la santé revenue - Sur le risque disparu - Sur l'espoir sans souvenir - J'écris ton nom

Il parle de la « liberté » de travailler le dimanche, quand Eluard écrit

Sur le pain blanc des journées - J'écris ton nom

Ah cette fameuse « liberté » de travailler le dimanche ! Et remarquez la constance dans le procédé : phase 1, un sondage bidonné : « travailler le dimanche est payé davantage qu’en semaine [comme en ce moment j’ai du mal à joindre les deux bouts, ça tombe plutôt bien]. Si votre employeur vous proposait [une proposition ça se discute, faut voir] de travailler le dimanche, accepteriez-vous ; qui paraît dans un journal ami sous le titre : « Les Français sont favorables au travail du dimanche à 67% » alors que lorsque l’on examine les réponses, la moitié des personnes interrogées n’est disposée à travailler le dimanche que de temps en temps (et encore n’a-t-on pas interrogé l’ensemble des actifs risquant de devoir travailler le dimanche car la réponse aurait certainement été différente) - Phase 2, on martèle avec la rhétorique populiste habituelle chère à Nicolas "Pourquoi continuer d'empêcher celui qui le veut de travailler le dimanche ? »  – phase 3 on recule un peu devant la bronca, mais on va quand même dans le sens habituel de la liberté du renard dans le poulailler pour annoncer que l’on ne va autoriser l'ouverture le dimanche que dans 4 grands bassins urbains, dont Lyon !

Comme l’écrit Eluard, trahi lui aussi :" Et par le pouvoir d'un mot - Je recommence ma vie - Je suis né pour te connaître - Pour te nommer - Liberté".

Jean-Paul Schmitt

Lyon, le 18 novembre 2008.

03/11/2008

When I’m sixty-four …

Personnes agees.jpgPendant tout le weekend on a entendu les radios, d’heure en heure, nous parler des syndicats d’Air France menaçant de faire grève pour exiger le retrait d’une décision repoussant à 65 ans, l’âge limite d’activité en vol des personnels navigants de l’aviation civile. Chacun s’est donc imaginé que cette affaire relevait du strict corporatisme des pilotes et personnels en vol. En vérité, il n’en est rien. Dans la nuit de vendredi à samedi les députés, dans le cadre de l’examen en première lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, ont permis aux employeurs, à tous les employeurs, de repousser l’âge limite de départ en retraite à 70 ans. C’est plus exactement le député UMP, Denis Jacquat, qui est l’auteur de cet amendement qui risque de faire parler de lui dans les semaines qui viennent. Le Sarkodillot en question a même poussé un cri du cœur pour légitimer son méfait. « Il n’est plus acceptable » nous a dit l’obscur député « qu’un homme ou une femme âgé de 65 ans soit mis à la retraite contre son gré du seul fait de son âge ».

La chose est donc claire, en début de weekend, on a insidieusement repoussé à 70 ans la possibilité de partir en retraite. Sachant que de moins en moins de salariés totalisent à 60 ans l’ensemble de leurs droits et que dans bien des cas, même à 65 ans, les retraites demeurent malheureusement insuffisantes, on mesure ainsi le danger de cet amendement umpiste qui risque de contraindre de plus en plus de Français à travailler le plus longtemps possible, y compris jusqu’à 70 ans.

En attendant d’avoir la possibilité de prendre sa retraite bien méritée à 70, 75, voire même 80 ans, reprenons ensemble cette bonne vieille chanson d’un McCartney, témoin des temps anciens….

When I get older losing my hair

Many years from now,

Will you still be sending me a valentine

Birthday greetings bottle of wine

If I’d been out till quarter to three

Would you lock the door

Will you still need me, will you still feed me,

When I’m sixty-four

Lyon, le 3 novembre 2008.

30/10/2008

Heureux qui comme Ulysse …

coureur.jpgIl suffisait dimanche dernier de lire le JDD et en particulier l’article de Virginie Le Guay pour se convaincre que nous avions beaucoup de chance d’avoir un Président comme Nicolas Sarkozy capable d’enfiler les fuseaux horaires comme d’autres les perles. Pour nous convaincre des exploits présidentiels, le célèbre quotidien du dimanche nous compilait même les miles parcourus par le petit Nicolas depuis le milieu de l’été. Pékin (24 000 km), Kaboul (11 000 km), Moscou (5 000 km), New York (11 000 km), Camp David (12 000 km) sans oublier la dernière randonnée pékinoise, soit au total 30 voyages en France et à l’étranger depuis les J.O.
Pour moi qui arrivait lundi soir usé à Erevan autant vous dire que notre Président est un exemple même si lui, quand il débarque dans un aéroport, ne poireaute pas une éternité pour obtenir un visa et changer quelques euros. Alors, comment fait le Président pour être toujours en bonne forme malgré ce va-et-vient incessant autour de la planète ?
Comme vous le savez le jogging est le premier des secrets de notre homme. Doté depuis quelques temps d’une coach amie de Carla Bruni qui lui conseille du « fractionné » deux fois la semaine, Nicolas Sarkozy est un peu notre Zatopeck.
Deuxième règle, pour le président qui aime tant voir les Français travailler plus, il s’agit paradoxalement d’en faire un peu moins. C’est ainsi que les rendez-vous quotidiens du président sont passés de vingt à sept au maximum. Pour son entourage, ce temps gagné s’appelle un « espace d’aération », un gain utilisé pour téléphoner ou fumer un cigare. Côté nourriture, on tente bien entendu de nous expliquer que Nicolas Sarkozy n’est absolument pas boulimique. Le régime présidentiel officiel est donc composé de fromage blanc et de pommes, jamais d’alcool et encore moins de chocolat comme certains se plaisent à le dire.
Jogging, plages d’aération, régime de sportif de haut niveau composé de viande blanche, de poisson et de légumes, il semblerait que même Claude Guéant veille sur le bide présidentiel en faisant , nous dit le JDD, « la chasse aux calories ». Cette vie disciplinée s’organise en 3 temps : lever à 7 heures, départ de l’Elysée à 20 heures, coucher à minuit. D’ailleurs explique le décidemment très précis journal, Sarko doit dormir au moins 7 heures par nuit et il profite de ses longs voyages en avion pour « faire ses nuits » (sic !) comme un bébé.
Résistant au stress et aux décalages horaires, Nicolas Sarkozy est donc, ce qui nous rassure, plus qu’à la hauteur de la situation. Si avec tout ça on ne réforme pas le système capitaliste, c’est à désespérer.

Erevan, le 30 octobre 2008

29/10/2008

Eléments concordants

michel mercier.jpgIl est une rumeur qui reprend vigueur, c’est celle consistant à prévoir pour la seconde partie du mois de janvier le remaniement ministériel tant attendu par Michel Mercier. Mais pourquoi y prêter plus d’attention aujourd’hui qu’hier, me direz vous? Peut être parce que, comme on le dit dans le langage policier, des éléments concordants apparaissent à l’horizon du calendrier politique.

En effet, c’est en janvier que la France passera la main de la présidence de l’Union Européenne ce qui ramera l’attention sur la situation politique intérieure. Par ailleurs, le Congrès de l’UMP aura lieu dans les mêmes eaux et, on le sait Nicolas Sarkozy veut débarquer Devedjian du secrétariat général au prétexte qu’il a du mal à faire tourner la machine, notamment face à un Jean François Coppé qui s’appuie avec efficacité sur le groupe à l’assemblée nationale, qu’il préside, pour occuper le terrain. Dans le même temps Sarkozy veut faire un peu de ménage dans un gouvernement où la cacaphonie est de mise et l’art de la boulette aussi. C’est donc en s’appuyant sur ses sept super ministres que le Président de la République va jeter les bases de l’ossature de son prochain conseil des ministres. Mais ce sera aussi le temps des récompenses. Et Michel Mercier attend la sienne eu-égard aux bons et loyaux services qu’il a rendu en sa qualité de président du groupe centriste au Sénat au moment du vote de la réforme constitutionnelle. Et, là encore l’opportunité est au rendez-vous puisque la loi qui autorise un sénateur devenu ministre à redevenir sénateur au terme de son passage au gouvernement rentrera en vigueur également autour du vingt janvier. Les voilà donc les éléments concordants. Michel Mercier le sait et force le destin en donnant de sérieux gages à Nicolas Sarkozy. Sur la réforme des collectivités tout d’abord pour dont il apparaît soudainement comme un partisan, y compris sur le point consistant à réduire le champ des départements. Sur le plan de l’organisation politique également.

Quand François Bayrou fait pencher son discours à gauche en déclarant comme en fin de semaine à Roubaix : « Sarkozy assume le capitalisme, moi je ne pense pas que c’est un modèle pour la France, je ne crois pas dans la distinction entre une capitalisme financier mauvais et un capitalisme industriel vertueux. Mon modèle est humaniste. Tout ne se résume pas à la production et à la consommation ». Qui dit mieux !

Mercier tient absolument à se distinguer de tels propos, c’est pourquoi il s’est approprié l’idée de Jean-Luc Da Passano de créer dans le Rhône le Rassemblement des Démocrates une structure refuge pour tous les centristes qui ne tiennent pas à s’identifier au Modem de Bayrou et qui conservent ainsi leur positionnement à droite. Bref, Mercier est prêt, seul problème pour lui il aura du mal à avoir le ministère de la Justice qui risque de revenir à Devedjian, Sarkozy lui devant bien ça.

Philippe Dibilio

15/10/2008

Neruda apprends-leur à se parler

Sarko Merkel.jpgJe t’aime, moi non plus… susurre le couple enlacé.
Tango sensuel à l’ombre de la croix ou bal tragique à Colombey ?

Ne craignez rien amis, le Figaro l’atteste qui, parlant des retrouvailles d’Angela et de Nicolas sous la grande croix de Colombey et jamais à court de cirage, quand il estime que l’« opération de charme  à l'ombre de la croix de Lorraine a manifestement provoqué un déclic. »
Des clics ou de nouvelles claques qui se perdent?
Car le cher Nicolas n’a pu s’empêcher, avec toute sa finesse habituelle, de piquer les conseillers de la chère Angela d’un péremptoire «J'ai beaucoup de mal avec eux. Gross, gross problem !»
Ce serait un beau happy end si ces deux-là arrivaient à se comprendre et, pourquoi pas, réussissaient à se mettre en communauté de biens dans un contrat gérant ensemble leurs intérêts économiques et politiques.
J’entends fuser les ricanements (ce n’est pas parce que Dame Ségo l’a suggéré que c’est une bêtise).
En tout cas, cela aurait une autre allure que ce remake de la drague de Guy Bedos dansant avec Sophie Daumier.
Qui plus est, une mauvaise drague, dans un mauvais film.
Mais dans un film français, s’il vous plait, me direz-vous, fiers comme des TGV pelliculés aux armes présidentielles et européennes à quelques centaines de milliers d’euros !
À quoi je répondrais que le nanar est tourné en jour européen, la trouvaille cinématographique du réalisateur élyséen qui renoue-là avec un procédé cinématographique qu’il maîtrise à perfection, inspiré de ce qu’on appelle la nuit américaine - cette technique où l’on tourne de jour en faisant croire que c’est la nuit – sauf qu’ici c’est encore la nuit et l’on veut nous fait croire que c’est le jour.

Neruda, où est ton Angelica à toi lorsque tu murmures :
De su mirada largamente verde
la luz caía como un agua seca,
en transparentes y profundos círculos
de fresca fuerza.

(De son regard longuement vert
la lumière tombait comme une eau sèche,
en de transparents et profonds cercles
de fraîche force.)

Notre Angela à nous, de son regard vert d’où la lumière tombe comme une eau sèche, répond à l’outrecuidant qui la cherche, à ce Nicolas trop cavalier pour être bon danseur et qui lui griffe le dos en la serrant fort contre lui : « À chacun sa merde ».

Jean-Paul Schmitt

Lyon, le 15 octobre 2008

 
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