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16/06/2010

Mauvaise augure

villeurbanne.jpgRichard Llung a été élu conseiller général de Villeurbanne centre avec 1677 voix sur 27442 électeurs inscrits et 11 voix d’avance sur Beatrice Vessilier. Il siégera donc au département avec le soutien de 6% de ses mandants. Aussi malgré l’argutie de la phrase, sortie de son contexte et attribuée à François Hollande : « les petits écarts font les grandes victoires » ce néo-villeurbannais aux dents longues ne fait pas sur son nom une entrée triomphante sur la scène politique locale. Et pourtant adjoint à l’urbanisme depuis 2008 il avait quelques atouts dont, notamment, le dossier de la rénovation du quartier des Gratte Ciels au cœur du canton qui lui a permis de rencontrer pas mal de monde ; mais ceci explique peut-être cela. Pourtant ce ne sont pas les chiffres qui auront marqué ce deuxième tour mais les déclarations du maire Jean Paul Bret. Etonnante attitude, en effet, de ce maire qui depuis le début de la campagne n’a eu de cesse d’essayer d’interdire à son adjointe verte de participer à l’élection lui proposant en contre partie un accord sur le tapis vert à l’occasion du renouvellement des trois cantons de la ville l’an prochain. Devant son refus et son score proche du candidat socialiste au premier tour elle choisit de se maintenir. Là les foudres de Bret redoublent, il veut lui imposer de se retirer comme s’il fallait à tout prix laisser le champ libre au camarade Llung. Le prétexte invoqué, c’est la droite qui va arbitrer le scrutin, révèle la piètre confiance des socialistes qui, s’ils avaient mobilisé leur électorat, auraient plié cette élection sans coup férir. Dimanche soir Bret a atteint les sommets en menaçant maintenant de sanctionner son adjointe sur le terrain municipal.

Ainsi à « Villeurbanne la socialiste » le PS, par la voix de son maire, distribuerait les autorisations de candidatures et les punitions d’après scrutin. En d’autre lieu on appellerait ça du stalinisme. Et pourtant c’est bien le même Bret qui a permis à Béatrice Veissilier ce parcours politique en renversant les alliances dès le mandat précédent pour accorder aux verts la place jusqu’alors acquise par le PC. C’est Bret qui jouait les vertueux en la désignant 2ème adjointe le tout au détriment de l’avancée de dossiers d’urbanisme importants. Et aujourd’hui c’est la guerre. Peut-être parce que le maire de Villeurbanne issu de l’appareil socialiste confond les genres au point d’appliquer à l’espace républicain les pratiques internes à sa section. Voila qui n’est pas de bonne augure à moins de deux ans d’une échéance nationale où le PS sera censé rassembler largement autour de lui pour l’emporter

Philippe Dibilio

07/05/2010

Résister

affiche_fdlj.jpgC’est à partir d’aujourd’hui 7 mai que la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne va battre son plein. « Résister » est le thème central de l’édition 2010, une thématique que reprenait Raymond Terracher dans l’éditorial de la brochure de présentation, un texte qui était probablement le dernier de l’adjoint à la culture disparu il y a peu.

« Je suis né dans le Limousin, terre de résistance, s’il en fut » écrivait alors Raymond Terracher qui poursuivait en indiquant que dès sa « petite enfance j’entendais parler de maquis, de résistants qui se cachaient et cherchaient à manger, d’Oradour-sur-Glane, de miliciens dont il fallait se méfier surtout lorsque le vieux poste acheté à la « la Manu » était branché sur Londres.

Mais ce n’est que bien plus tard que j’ai pu me rendre compte de ce que recouvrait vraiment la notion même de résistance et ses multiples champs.

Le barrage résiste à l’eau, le malade à la maladie, l’homme libre à l’oppresseur…

L’écrivain, le poète, le journaliste, le cinéaste portent souvent ce combat sans fin. Nous devons entendre leurs cris, leurs passions, leurs « coup de gueule. Parfois ils savent aussi manier le silence et c’est alors que nous devons le plus nous interroger et nous-mêmes, entrer en résistance »

Au-delà de l’émotion qui frappe la vie culturelle villeurbannaise après la disparition de son adjoint, l’édition 2010 de cette fête unique dans l’agglomération est une nouvelle fois à la hauteur des espérances de tous. Impossible ici de décrire les moindres recoins de l’évènement, il convient donc de se reporter au site www.fetedulivre.villeurbanne.fr ou au 04 72 65 00 04.

Pour terminer sur une note pétillante et joviale, Villeurbanne accueille cette année Plonk et Replonk avec l’exposition « Le Rezizistan, république oubliée » à la Maison du livre, de l’image et du son mais aussi ce soir à 18h leur très attendue conférence de presse et demain à 11h, lors de l’inauguration, le très officiel discours du roi de Suisse, sa majesté Helvétus IV, protecteur des Alpes.

Lyon, le 7 mai 2010.

08/04/2010

Ziques d’avril

ReperkuSound.jpgLa petite rubrique « Agenda » n’y suffisant pas, voici quelques concerts qui méritent d’être signalés dans la métropole lyonnaise. Demain 9 avril, l’Orchestre National de Barbès occupe la scène de la salle Jean Dasté de Rive de Gier (04 77 83 07 32) et le lendemain, après un léger report, Rodolphe Burger est au Marché Gare (Lyon 2ème) quelques mois avant sa programmation dans la cour d’honneur du Palais des Papes pour le 64ème Festival d’Avignon. Après ce weekend chargé mais de qualité, je vous conseille l’abstinence façon d’être au top de votre forme mardi 20 avril pour assister au show du Brian Jonestown Massacre au CCO de Villeurbanne.

Retour dans la Loire le 24 avril, au Firmament de Firminy, avec Babylon Circus dont l'entrainante musique fait toujours merveille. Si la pratique du masochisme aura conduit certains à demeurer dans ce beau département pour assister le mardi suivant au spectacle d’Obispo au Zénith de Saint-Etienne, les autres préféreront être à Lyon le mercredi 28 avril à l’Auditorium pour le Ceccarelli Family Tour incluant Stéphane Belmondo et Art Mengo. Probablement conquis par les Ceccareli, les amateurs de jazz migreront le lendemain vers Vénissieux et son théâtre pour le grand retour à Lyon du pianiste Ahmad Jamal (04 72 90 86 68), cette séquence jazzy devant impérativement se terminer le 1er mai à l’Amphi de l’Opéra de Lyon (www.opera-lyon.com) avec le « Jazz, à la vie à la mort » de Jean Mereu, sa trompette et ses amis de l’ARFI (Association à la recherche du folklore imaginaire).

N’oubliez pas que dans la même période, Les Mediatones organiseront leur Reperkusound, la SMAC des Abattoirs de Bourgoin-Jallieu le Festival l’Electrochoc et que le Fil de Saint Etienne se risque avec bonheur à une belle programmation jazz (Jean-My Truong, Mederic Collignon). Bons concerts.

Lyon, le 8 avril 2010.

07/03/2010

C’est au CCO

448042.jpgCe n’est pas vraiment le genre de la maison mais en ce dimanche mon message s’adresse presque exclusivement aux fondus du rock-garage, aux afficionados d’un binaire tout juste décoffré, à ceux qui sont scotchés dans le passé et qui ne devront pas demain soir oublier de se rendre au CCO de Villeurbanne pour y applaudir les Bell-Rays mais surtout leur première partie, les Fleshtones emmenés par l’impayable Peter Zaremba. Je le sais, vous parler de la première partie d’un concert donné dans un coin reculé de Villeurbanne est assez segmentant. En effet, parmi celles et ceux qui les connaissent, qui peut bien encore se souvenir des Fleshtones, un groupe new yorkais jugé comme anecdotique qui, alors qu’il émergeait de sa cave à la fin des années soixante-dix était déjà marqué au fer rouge d’un revivalisme « garage-band » daté car remontant à la première moitié des Sixties.

Les Fleshtones écument donc à partir de leur Queens natal la scène new yorkaise depuis les années soixante-dix finissantes. CBGB’S, Max’s Kansas City mais aussi les plus petites estrades des bouges les plus minables de Manhattan n’ont alors plus aucun secret pour le chanteur et leader du groupe, Peter Zaremba, qui arpente de long en large, muni de son frénétique tambourin les planches locales porté par une formation déjà figée dans le rock le plus basique. Galères et débuts difficiles sont le quotidien d’un groupe qui devra attendre 1981 et la sortie de l’excellent album « Roman gods » pour entrer définitivement de son vivant au panthéon des paumés du rock.

Enregistré sur IRS, le label qui accueille alors REM, Zaremba et son combo vont connaître le minimum de succès et de reconnaissance qui font que, près de trente ans plus tard, quelques-uns dans mon genre se souviennent encore d’une formation dont les rares nouvelles n’ont pas toujours été bonnes depuis cette époque fondatrice.

Impossible pour moi d’assister demain soir au show d’une Zaremba dont je suis certain de la vitalité quasi olympique. Alors n’hésitez pas à y aller, vous m’en direz des nouvelles !

  • > Bell Rays et Fleshtones, lundi 8 mars 2010, 19h, CCO de Villeurbanne, 39 rue Georges Courteline.

Photo: DR

Lyon, le 7 mars 2010.

16/12/2009

Héros d’aujourd’hui

Johnny harleyluia.jpgJ’assistais la semaine passée, dans le grand amphithéâtre de Lyon 2, à un débat organisé par Christian Schiaretti, sémillant metteur en scène, à propos du Philoctète qu’il présente jusqu’au 23 décembre au TNP de Villeurbanne : passionnant ! Un spectacle fort que cette variation autour de la pièce de Sophocle ; une variation due à Jean-Pierre Siméon, poète formidable (si vous manquez cette occasion de rencontrer un texte universel servi par un Laurent Terzieff plein de passion et d’ironie, il ne vous restera plus qu’à vous rendre à Marseille au théâtre de la Criée où Schiaretti produit son spectacle du 23 au 29 janvier 2010).

Je vous la fait brève : Philoctète, héritier de l’arc magique d’Héraklès, était parti en guerre contre Troie. Il a été mordu par un serpent et sa plaie est une gangrène terriblement puante. Ses compagnons excédés et menés par Ulysse le rusé, l’ont abandonné sur l’île de Lemnos, déserte. Dix ans sont passés et voilà qu’un oracle annonce que Troie ne sera vaincue que par les flèches d’Héraklès. Damned ! Il faut qu’Ulysse aille convaincre Philoctète qui le hait de revenir combattre avec les Grecs. Il charge Néoptolème, le fils d’Achille, de convaincre le vieux ou de le tuer pour s’emparer de son arc. Loyauté ou trahison ? Sacrifice des valeurs pour satisfaire un collectif qui dit pouvoir changer le monde ou fidélité au père magnifique pour sauver l’image qu’on a de soi ? Héros de l’ombre ou héros de la lumière ? Héros réel inaccessible ou héros mythique que seul l’art peut abriter ?

Avoir vu cette pièce, en entendre parler avec l’intelligence affutée d’un Michel Wieviorka, la subtilité profonde d’un Christian Schiaretti, la verve un tantinet académique d’un Alain-Gérard Slama ou la simplicité directe et puissante d’un Jean-Pierre Siméon assaisonnée d’une pointe d’hellénisme universitaire à la Pascale Grillet-Dubois, le tout sous la houlette animatrice de Gérald Garutti de l’ENSATT : un régal !

Bref, je sortais de Lyon 2 la tête dans les étoiles. J’étais ravi. L’arc magique de Siméon & Schiaretti avait ré-enchanté le monde malgré Slama. J’étais convaincu que les héros ne pouvaient exister que méconnus. Je me disais, plein d’espoir, que c’était peut-être vous, ou toi, ou elle. Même moi je pouvais en être (si je me décide à rester au PS) !...

Je rêvais, sublîme : le CO2 et le pétrole étaient troyens, Sarkozy avait des airs d’Ulysse et Besson l’escortait en chœur antique, Néoptolème s’appelait Hirsch, les Justes inconnus du siècle dernier étaient des héros et Delors ressemblait à un Philoctète que même Héraklès n’avait pu convaincre.

J’en étais là quand, bien à l’abri, j’ai ouvert la radio pour entendre jusqu’à la nausée les gémissements médiatiques sur le sort du héros des jours : Johnny sous coma artificiel. L’enfer !

Le chœur people est en larmes. Les assureurs de spectacle sont aux abois. La voix de l’omni-président est couverte par celle de Line Renaud et de Patrick Bruel (c’est dire dans quel état lamentable se trouvent les prétendants d’Hélène) ! Le héros national est belge et fatigué. Son butin dort dans un pays d’accueil plein de muezzins déçus et de banquiers secrets. Ulysse et son Besson funèbre chantent la terre et les morts de Barrès.

Allumer le feu…

… brûler mon poste de radio et ma télé et mes journaux et le bec, alouette.

Jean-Paul Schmitt

--

[Edit JYS]:

Pierre Deloche

C’est avec une très grande tristesse que nous apprenons la disparition du chorégraphe Pierre Deloche. Depuis la Maison Ravier, avec sa compagnie, il développait inlassablement un travail toujours centré autour d’une très grande humanité. J’avais souvent parlé ici des « créations Civiles »  que Pierre Deloche proposait sur la Place des Terreaux. Beaucoup de Lyonnais connaissaient Pierre Deloche au travers les défilés de la Biennale de la Danse qui associaient le monde du handicap. Pierre Deloche était inséré dans un réseau européen dynamique et de Londres à Varsovie on connaissait son travail. Les lyonnais et les habitants du 7ème arrondissement perdent aujourd’hui un artiste engagé dans la cité et un ami. J’adresse à sa famille et à ses proches mes plus sincères condoléances.

22/11/2009

« So Punk ! »

MELGs3.jpgDans le cadre de la manifestation « So Punk ! » organisée par l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, c’est vendredi prochain que « Marie et les Garçons », mythique groupe de rock lyonnais de la fin des années soixante-dix, remonte sur scène pour un concert exceptionnel au Marché Gare (Lyon 2ème).

L’aventure du groupe commence en 1975, lors de la fête de fin d’année du lycée Saint-Exupéry, la formation s’appelle alors les Damned Pirates, pour se terminer vers 1979. Entre temps, s’il fallait reprendre quelques bornes dans le parcours musical, on citerait Marc Zermati, le Festival de Mont-de-Marsan, John Cale, le CBGB ou Fourvière …

MELGs2.jpgDepuis, Maris Girard est disparue et samedi, je crois que c’est sa fille qui sera derrière les fûts.

Pour en savoir plus sur « Marie et les garçons », on consultera le site www.steviedixon.com ou rockmadeinfrance.canalblog.com. L’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne expose par ailleurs des archives de l’époque et des photographies de Jean-Paul Bajard.

  • - Marché Gare, concerts et performances, samedi 8 novembre à 19h30 (Pile) - 36 rue Casimir Perrier, Lyon 2ème - 7 euros
  • - Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne. Exposition jusqu’au 29 novembre - 11, rue Docteur Dolard.
  • - Renseignements sur www.i-ac.ev ou au 04 78 03 47 00.

Lyon, le 22 novembre 2009.

18/06/2009

On s’invite

Invites villeurbanne 2009.jpgLa fin de la semaine qui s’annonce devrait être villeurbannaise puisque « les Invites », en vérité depuis hier, reprennent du service. Le Maître des lieux, son directeur artistique Patrice Papelard, nous annonce cette huitième édition comme novatrice et on veut bien le croire car avec « Les Invites » les bonnes surprises sont toujours au coin de la rue. Jusqu’à samedi prochain, après un long travail aux Ateliers Frappaz, la rumeur évoque l’apparition d’arbres à sucettes ou de trottoirs roulants, de post-it gigantesques, de forêts de lettres, bref sous la houlette de Stéphane Durand et Patrick Laurino, une scénographie qui défrise, dédiée en particulier aux arts de la rue, devrait encore nous plonger dans la joie collective de retrouver la cité villeurbannaise.

Cette version 2009 offre comme chaque année pléthore de manifestations tant au centre ville que dans « Le maquis » des quartiers. Difficile donc de faire état de tout ce qui se trame dans une programmation qui entrainera les visiteurs vers le Burkina et plus généralement sur l’ensemble du continent africain sans oublier le repas de quartier géant du vendredi soir et les concerts destinés aux petits. Comme chaque année, je ne peux que vous conseiller de bloquer vos soirées des 18, 19 et 20 juin pour aller vous perdre dans ces « Invites » dont la convivialité, le charme, la joie et le tonus sont désormais légendaires dans l’agglomération.

Les amateurs de concerts devraient également apprécier une programmation très diversifiée avec Emily Loizeau le 19 juin, Arthur H, Fishbone et la soul revivaliste et pêchue des Sweet Vandals le 20 juin. Des dizaines de spectacles dont « We can be heroes » (Groupenfonction), Victor Demé ou Alif Naaba attendent un public dont le bon esprit est toujours au rendez-vous. Pour tout savoir sur ces « Invites 2009 », se rendre sur le site. Et pour se renseigner sur les repas de quartiers, téléphoner au 04 78 03 67 74

Lyon, le 18 juin 2009.

26/05/2009

Indécent

peau_de_banane.jpgOn le sait la délicatesse n’est pas une vertu qui occupe le champ politique, mais tout de même. En se mettant à trois élus verts de Villeurbanne, l’irascible Béatrice Vessiller en tête, pour donner une interview au Progrès dont le seul but est de « flinguer » Bernard Rivalta on atteint là les sommets de l’indécence. A leurs yeux rien ne va au Sytral que préside Rivalta : tarifs trop élevés, projets villeurbannais retardés etc… Même lorsque le journaliste évoque le fait que l’Etat n’accorde que des miettes aux transports lyonnais B. Vessiller tacle Rivalta car, dit elle, les projets du Sytral ne sont ni « grenello-compatibles » ni assez Plan Banlieue compatible. Tout ça comme si le président de l’organisme de transports était seul à bord, décidant de tout et ne rendant de comptes à personne. Or chacun sait, et Béatrice Vessiller en particuliers puisqu’elle siège au conseil syndical, que le Sytral est un outil de la politique d’aménagement du Grand Lyon (beaucoup) et du Conseil Général (un peu) lesquels donnent le là du plan de mandat. En fait la question des transports relève ici plutôt du prétexte tant il est évident que cette interview ne vise en fait qu’à donner le coup de grâce à Bernard Rivalta à Villeurbanne. La bouche en cœur Béatrice Vessiller donne crédit au maire de la ville des meilleures intentions et son acolyte J.C Ray accuse Rivalta de jeter des peaux de bananes sous les pieds du premier magistrat.

Dans cette querelle villeurbanno villeurbanaise qui agite le landernau socialiste local de longue date les verts prennent donc publiquement fait et cause pour celui qui les a fait rois depuis le déclin du PC et ils tirent sans ménagement sur l’ambulance Rivalta. Vessiller glisse d’ailleurs dans son propos cette phrase assassine : « mais peut-on encore compter le conseiller général du canton nord comme un élu de la ville »? Jusqu’en 2011 en tout cas il sera titulaire de ce poste mais par cette perfidie Béatrice Vessiller lance le débat de la non-reconduction de l’intéressé à la candidature, un souhait du maire sans doute, que les Verts devancent certainement pas sans arrières pensés. Avec ce comportement de Harki la basse manœuvre que représente cette interview atteint l’indécent voire pire de la part de plus de ces messieurs et dames venus à la politique en nous expliquant qu’il fallait en changer les mœurs, faire de le politique autrement, la moraliser. Une fois en place ces belles intentions ont tendance à s’envoler dans l’espoir du moindre siège supplémentaire.

Philippe Dibilio

12/02/2009

Du neuf avec du vieux

hlm.jpgDans les années soixante dix quand la Russie était encore l’Union Soviétique tout un chacun, à droite comme à gauche, et même plus à gauche qu’à droite, s’apitoyait sur le sort de ces pauvres russes. Il y avait le goulag bien sûr, les brimades et autres privations de liberté. Et puis un niveau de vie considéré comme moyenâgeux puisque les russes manquaient d’ustensiles ménagers dignes du temps d’alors.

Enfin, cerise sur le gâteau il y avait les appartements collectifs. Pensez-vous les gens étaient forcés de vivre dans des logements où la cuisine les sanitaires et le séjour étaient communs à tout le palier. Outre l’inconfort généré on voyait bien là la main du KGB qui par ce biais privait les soviétiques de la moindre intimité fleuron s’il en est de la liberté individuelle. Bref des temps révolus depuis que la grande Russie a repris ses aises et qu’il y a des milliardaires à Moscou et ailleurs dans le pays. Révolus la-bas, je ne sais pas mais voila que le concept s’invite à Villeurbanne sous l’égide des Verts et de quelques satellites de la galaxie écologique.

Dans la ZAC dite des « Maisons Neuves », plantée depuis plus d’un mandat mais on réfléchissait et concertait, sur ce site donc on va réserver trois hectares pour organiser « une mutualisation d’espaces et de moyens pour vivre mieux à moindre coût ». C’est vrai que c’est plus joli que la formule appartements collectifs mais ça y ressemble beaucoup. En attendant les quinze logements dont dix sociaux et des très sociaux seront intégrés dans « un espace de vie et de rencontre globale avec des parties collectives : buanderie, potager, cuisines ». Et pour faire bonne mesure les initiateurs invitent les futurs heureux élus à participer à des achats groupés, des échanges de services et la gestion des déchets. Une façon certes de se serrer les coudes qui rappelle les quartiers populaires d’après guerre et la solidarité qui régnait parmi cette population en difficulté.

Cette même population qui s’est précipitée sur les HLM pour accéder au confort et aux joies de l’intimité familiale ce qui représentait une progression sociale. Et ce qui reste le cas aujourd’hui. Je ne suis donc pas sûr que de redécouvrir l’appartement collectif soit une progression et pratiquer l’expérimentation avec des familles relevant du logement social ou très social me paraît assez méprisant. Changer le mode d’habitat est peut-être louable dans le principe mais il serait plus sage que ceux qui planchent la dessus soient les premiers volontaires. Surtout lorsque le projet risque tout simplement de tenter de faire du neuf avec du vieux.

Philippe Dibilio

Lyon, le 12 février 2009

Photo:DR

07:10 Publié dans Philippe Dibilio | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : russie, logements soxciaux, hlm, moscou, villeurbanne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/06/2008

Parapluies blancs

Affiche_Parapluie_vierge-1.JPG« Forum Réfugiés » organise ce soir sa traditionnelle Marche des Parapluies dans le cadre de la journée mondiale du Réfugié d’aujourd’hui 20 juin.

Cela fait 5 ans que l’organisation lyonnaise nous invite à défiler dans nos rues, munis des célèbres parapluies blancs symboles de la protection, afin de sensibiliser nos concitoyens à la nécessité de protéger les victimes de persécutions dans leurs pays d’origine.

A Lyon, le défilé des parapluies partira de la Place des Terreaux à 17 heures pour rejoindre Villeurbanne et sa fête des « Invites » au square de la Doua. Au programme Baobab, Monofocus, Rodolphe Burger et la tournée du Ponant vers minuit.

Amis d’ailleurs, sachez que « Forum Réfugiés » organise une manifestation similaire à Poitiers, Annecy, Le Mans, Bourg-en-Bresse….Renseignements utiles et précis sur www.forumrefugies.org

Association d’accueil des réfugiés et de défense du droit d’asile, on peut aussi contacter « Forum Réfugiés » au 04 78 03 74 45 ou en écrivant à BP 1054, 69612 Villeurbanne cedex.

Lyon, le 20 juin 2008.

19/06/2008

Les Invites

18752Un petit air d’été festif commence à se faire sentir. Alors qu’à Lyon « Les Intranquilles » se profilent, à Villeurbanne, dès aujourd’hui, « Les Invites » vont commencer à donner de la voix avec comme habitude un impeccable menu laissant, la part belle aux Arts de la rue. Impossible de rentrer dans le détail d’une programmation qui d’aujourd’hui à samedi constitue ce qui se fait de mieux dans l’agglomération en matière de spectacles sur l’espace public. Allez-y en famille, entre amis, chaque soir de 18h00 à 22h00, vous aurez la certitude de passer de belles soirées flirtant parfois avec la magie.

Les Invites c’est aussi des concerts le plus souvent proposés sur la scène du square de la Doua mais aussi le Parc de la commune de Paris. Là aussi il conviendra de faire des choix draconiens tant chaque soir de 19h à minuit passé la programmation est de qualité. Je vais donc comme d’habitude vous faire part de ce que je crois être une bonne pioche. On commence ce soir doucement mais tardivement par Balkan Beat box (01h00). Demain vendredi 20 juin, l’affaire est difficile dans la mesure où Rodolphe Burger débute à 22h15 au Square de la Doua et Zenzile à 22h00 au Parc de la commune suivi à 23h30 par le peuple de l’herbe (23h30).

Samedi 21 juin, tout en fréquentant les dizaines de scènes lyonnaises de la fête de la musique, je compte tenter une escapade en terres villeurbannaises pour un « Tribute to the Grateful Dead » imaginé par Dead Jazz Lionel et Stéphane Belmondo.

Le programme détaillé des Invites est accessible sur le site

Lyon, le 19 juin 2008.

19/11/2007

Villeurbanne a de la mémoire

51e15d3b2f011ca8684ff84f68eb0a66.jpgAprès « Cinépolis » (2003), « Gratte-ciel » (2004), l’historien Philippe Videlier continue cette année avec « Usines » l’exploration de l’histoire et de la mémoire villeurbannaise.

Ce troisième titre de la collection « commune mémoire » publié par les éditions La Passe du Vent scrute plus d’un siècle de l’aventure industrielle et de la mémoire ouvrière de la cité rhodanienne. Des Charpennes à Bonneterre, du Front Populaire à la résistance, des véhicules électriques STELA aux Confiseurs Lamy en passant par les établissements Descollonges Frères et les Ateliers Delle, Philippe Videlier, comme il l’avait si bien réussi dans ses deux précédents ouvrages autour du cinéma et du quartier des Gratte-ciel, nous raconte Villeurbanne l’industrielle, l’ouvrière, d’une manière aussi rigoureuse qu’agréable.

Ce travail scientifique conduit par l’historien du CNRS est aussi le fruit de la rencontre avec le Maire Jean-Paul Bret qui, au terme du présent mandat municipal, est en passe de concrétiser un travail original et peut-être unique en France. En effet l’ouverture prochaine d’un Centre Villeurbannais Mémoires et Société devrait constituer un événement et une expérience majeurs dans le domaine de l’histoire et de la mémoire locale.

Le travail engagé par Philippe Videlier qui devrait se poursuivre, témoignant ainsi que historiens et élus peuvent utilement unir leurs forces, est une réussite. Le talent personnel de ce chercheur du CNRS compte beaucoup dans cette démarche, une raison supplémentaire pour féliciter l’équipe de Jean-Paul Bret de lui avoir donné les moyens d’initier cette expérience.

Philippe Videlier est également l’auteur de textes qui s’enracinent aux confins de l’histoire. Pour ceux qui voudraient, en complément de cette lecture d’ « Usines », apprécier l’échappée belle de Videlier en littérature, son deuxième livre édité dans la blanche de Gallimard est désormais disponible en Folio.

Lyon, le 19 novembre 2007.

20/06/2007

« Les invites »

medium_Invites_Villeurbanne_2007.jpgVilleurbanne va remettre le couvert à partir de demain avec les épatantes « invites ». Bon esprit, découvertes, curiosités et gratuité sont les mots qui résument assez bien ces trois journées villeurbannaises tant attendues.

Comme les années précédentes, les arts de la rue, les installations plastiques, les repas de quartiers constituent des rencontres appréciées de tous dans ce festival « pas pareil ».

Le site de la Mairie est incontournable pour bien apprécier et planifier votre aventure 2007. Cela étant sur ces trois jours des rendez-vous musicaux très diversifiés sont proposés à un public qui pourra déguster une foultitude de musiciens.

Parmi l’abondante programmation, je vous propose le 21 juin  Nouvelle vague et Lenine, le 22, Herman Düne en particulier si vous avez squeezé leur concert au Rail théâtre d’il y a quelques mois ainsi que le chanteur Kabyle Idir. Pour terminer en beauté, le rock énergique des Bellrays devrait le 23 juin vous convaincre de retourner avec bonheur aux Invites 2008.

Mais les Invites commencent dès aujourd’hui avec le cirque Burattini qui, après une résidence entamée il y a près de six mois, propose son programme sur le parvis de la mairie. Mouche Noire de Caracas, Lombric centenaire, l’orchidée Polyglotte… avec les Buratini c’est l’assurance de la magie du cirque.

Lyon, le 20 juin 2007.

11:34 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : invites, festival, villeurbanne, culture, invit | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/04/2007

Pique-nique pour Ségolène Royal

medium_Pique_nique_pour_Ségolène_Royal.jpg

 
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