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17/03/2010

Cuba libre

 

Cuba libre !.jpgDécidément Cuba ne me lâchera pas. Voici que, la semaine passée, un autre gréviste de la faim et de la soif, Guillermo Farinas, a pris le risque de laisser sa vie sur l’ile. Il n’est pas en prison comme Orlando Zapata Tamayo récemment : Cyberjournaliste de 48 ans, Guillermo est libre, mais à l’hôpital de Santa Clara. Déjà malade, il a entamé sa grève après la mort d’Orlando pour réclamer la libération de 26 prisonniers politiques, malades eux aussi, que le gouvernement cubain refuse de reconnaître comme tels les qualifiant de mercenaires à la solde de ces États Unis.

Les médias s’en émeuvent et l’UE en appelle au régime castriste.

Redoutable admonestation à ce gouvernement cubain qui accuse Farinas de délits de droit commun. Redoutable parce qu’elle met une fois de plus le régime face à la nécessaire évolution vers plus de droits humains pour les Cubains alors même que ses capacités à le faire sont très faibles : Raul le petit frère serait prêt à plus d’ouverture face au conservatisme de son frère ainé et du gouvernement en place. Rien ne bouge semble-t-il dans ce pouvoir congelé dans ses reflexes de défense face aux menées US et à l’embargo qui étouffe Cuba depuis 48 ans. Redoutable aussi car c’est la 23ème grève de la faim de Guillermo.

Il y a-t-il une soixantaine de détenus pour délit d’opinion à Cuba comme le dit Amnesty International ? Le chiffre de 200 donné par la dissidence, essentiellement réfugiée aux États Unis, est-il crédible ? Quoi qu’il en soit, il est fort peu probable qu’il n’y en ait aucun, comme l’affirment les dirigeants cubains qui montrent du doigt les droits de l’homme bafoués à Guantanamo et à Abou Graib.

En soulignant uniquement les manquements de Cuba, fait-on le jeu de tous ceux qui ont intérêt à démontrer que la révolution cubaine (ou ce qu’il en est advenu) a mis en place le pire des goulags ? Et faut-il alors noyer nos dénonciations dans je ne sais quel « Cuba est loin d’être le plus mauvais des élèves de la classe mondiale en matière de respect des droits de l’homme » comme l’affirmait le journaliste français Salim Lamrani, spécialisé dans les relations entre Cuba et les États Unis dans son livre « Double morale : Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme » (Paris, Editions Estrella, 2008) ? Non. Notre devoir est de réagir et de dénoncer, sans pour autant jouer les idiots utiles.

« Allons Raul, encore un pas : libère tes prisonniers d’opinion et évite que ce nouveau gréviste de la faim ne meure ! »

« Lorsque quelqu'un a décidé de mettre fin à ses jours et qu'il est très déterminé à le faire, qu'il soit en liberté ou en prison, […] aucune mesure ne l'empêchera ». Ce n’est pas la réponse de Raul. C’est celle d’un secrétaire d’Etat à la Justice français, Jean-Marie Bockel, à propos des 122 suicides dans les prisons françaises en 2009. Prisons où l’on compte annuellement près de 1000 tentatives de suicide et près de 1000 débuts de grève de la faim…

Hasta la libertad siempre !

Jean-Paul Schmitt

14/02/2010

Numéro 7

L'original.jpgL’épatante équipe du Festival de Hip-Hop, « L’original », vient d’annoncer de quoi sera fait la 7ème édition du Festival qui se tiendra du 31 mars au 5 avril. Afin de faciliter la vie des festivaliers, chacune des journées sera désormais composée de « Quatre temps forts » : Les Battles, Les Spéciales, Les Shows et les Nocturnes, des moments qui correspondent à des tranches horaires précises.

  • 14h- 18h : Les Battles

Les Battles sont proposés le samedi et le dimanche (danses, beatbox, beatmakers). A noter que les battles de danse Hip Hop debout et de Ragga sont programmés lors de Nocturnes.

  • 18h-20h : Les Speciales

Chaque jour, la spéciale proposera 2 évènements au choix :

Un débat : espace de réflexion autour de problématiques liées au Hip Hop (politiques, professionnelles, éthiques, …)

Une prestation artistique Hip Hop : temps spécialement dédié à un ou plusieurs artistes qui proposent une forme Hip Hop atypique ou sous exposée.

  • 20h-23h : Les Shows

Concerts réunissant sur le même plateau plusieurs artistes Hip Hop de notoriété internationale ou nationale, ou spectacles de danse réunissant plusieurs artistes et compagnies.

  • 23h-5h : Les nocturnes

Soirée thématiques autour des différents courants musicaux ou pratiques musicales directement liées au Hip Hop (Electro Hip Hop, Dancehall, Soul, Funk…) avec groupes live, démonstrations, battles et djs sets.

Je ne désespère pas qu’un jour « L’original » devienne un évènement d’agglomération c'est à dire un rendez-vous plus conforme à sa nature et donc à sa vocation mais ne rêvons pas.

En attendant que « L’Original » se hisse à un tel niveau et pourquoi pas, après-demain, à une échelle métropolitaine, voici la programmation prévue pour l’édition 2010, qui accueille sont lot de stars mais aussi, signalons le, des formations lyonnaises, villeurbannaises, stéphanoises ou de Saint-Priest, l’audace métropolitaine étant bien vivante là ou certains ne veulent jamais regarder.

Mos Def (USA), Warren G (USA), Raggasonic (Paris), Ce’cile (Jam), Beatnuts (USA), Wc (USA) & Dj Crazy Toones (USA), Sexion d’Assaut (Paris),  Pookemon Crew (Lyon), Salif (Paris), Bishop Lamont (USA), Nessbeal (Paris), Jay Electronica (USA), Din Records (Le Havre), Sat (Marseille), Vicelow & Raf (Paris), Virus Syndicate (UK), Sollilaquists Of Sound (USA), Compagnie de Fakto (Lyon), Art Maniak (St Etienne), La Jonction (Lille), Alakyn (Angers), Spher & Rezine (Lille/lyon), Ming8 Halls Starf (Vénissieux), Fowatile (Lyon), 12Mé & Raph (St Etienne), Maalkema (Grigny), Kehnzo (St Etienne), Soldat Guerria (Lyon), La Crimin’l (Villeurbanne), 800 Industries (Saint-Priest),…


Mos Def - Sex, Love & Money
envoyé par Mos-Def. - Clip, interview et concert.


Warren G - Lookin' At You (Feat. Toi)
envoyé par freship. - Clip, interview et concert.

Lyon, le 14 février 2010.

06/11/2009

L’élève Obama

obama.jpgDéception. Bilan mitigé. Aura en berne …. N’allez pas croire que tout ceci concerne Nicolas Sarkozy arrivé à mi-mandat. Non, ces jugements qui percent dans les éditos sanctionnent les premiers huit mois de Barack Obama et réunies en véritables « Conseils de classe » les rédactions rédigent le bulletin de ce piètre élève.

Reprenant le site PolitiFacts, le Monde utilise le nouveau « Obamètre » qui, paraît-il, mesure l’avancée des choses. Si vous allez faire un petit tour sur ce fameux « The Obameter : tracking Barack Obama’s Camparign » vous serez tout d’abord surpris par les encarts publicitaires de l’Eglise de Scientologie et vous constaterez que sur 515 promesses, 49 ont été tenues, 7 trahies, 14 au point mort et 128 en cours de discussion parlementaire. Pour en savoir plus il suffit de se reporter au site ou bien au Monde daté du 3 novembre.

Soyons au clair entre-nous. Obama n’a pas le rayonnement de Nicolas Sarkozy dans le monde ou autour de la méditerranée. Pas de comparaison possible entre l’un qui détruit les paradis fiscaux, tacles les patrons ripoux et est en osmose avec la classe ouvrière et l’autre qui est à genoux devant Wall Street, est incapable d’endiguer le chômage et qui a les miches face aux lobbies.

Pour s’en sortir Obama, au mercato d’hiver, devrait faire venir Besson pour une courte pige et en trois coups de cuiller à pot le « traître » remettrait dans l’axe l’électorat démocrate qui, comme les Français, veut débattre d’identité nationale. Cela étant, deux points noirs subsistent dans la politique diplomatique du président américain. Il s’agit de Cuba et de la Corée. Si Sarkozy acceptait de céder pendant quelques mois Jack Lang à Obama, je suis convaincu que les choses iraient mieux en novembre 2010 pour le second bulletin de l’élève Obama.

Lyon, le 6 novembre 2009.

06/06/2009

Classe

Comme probablement nombre d’entre-vous je n’étais pas devant ma télévision pour suivre l’interview « scoop » de Barack Obama par Laurence Haïm (Canal +). Aujourd’hui le président des Etats Unis croise par chez nous et il ne devrait pas nous échapper étant donné qu’il est l’invité de Sarko et quand notre président est à la télé il est pratiquement impossible de l’éviter. Voici donc, pour les retardataires, l’entretien exclusif de Canal sachant que si vous voulez voir à quoi ressemble un président classieux ce document est fait pour vous.

A propos de classe François Bayrou a encore quelques progrès à faire. Cela étant son altercation avec Daniel Cohn-Bendit sur le plateau de France 2 qui ne devrait pas être sans conséquences aura le mérite de le ramener sur la planète terre et de lui offrir un été salutaire à consacrer à la méditation.

Lyon, le 6 juin 2009

22/01/2009

Question de style


Lyon, le 22 janvier 2009.

21/01/2009

Décalé

obama.1201801546.jpgAvec cette chronique je vais sans doute commettre un crime de lèse-majesté, ou plutôt un crime de lèse-président-mondial. En effet je ne parlerai pas en ce jour historique de l’investiture de Barak Obama. Certes je ne minimise pas la portée de cet événement historique mais je ne tomberai pas dans l’Obamania universelle qui nous invite à attendre je ne sais quel miracle de cette élection. Bien sûr je mesure la portée de ce résultat sur son point le plus emblématique : l’arrivée du premier président noir aux USA. Moi qui suis de la génération qui a vibrée aux discours de Martin Luther King ; qui garde vivante l’émotion face au podium olympique aux trois hommes au poings noirs gantés dressés vers le ciel ; je mesure le chemin parcouru. Pour le reste j’attends pour voir et je me désole un peu de l’attitude des français qui comptent sur Obama pour améliorer leur sort car sur ce point notre avenir nous appartient et il est entre nos mains au travers de nos choix et de nos actions. C’est à nous de dire « oui nous pouvons ! » et surtout ce que nous voulons. Car, et c’est bien normal Barak lui s’intéressera à ce qui conviendra d’abord à l’Amérique. Alors je m’arrêterais aujourd’hui aux petites manœuvres de notre Sénat national qui nous fait, à juste titre, une crise d’urticaire après le traitement que lui a réservé Sarkozy au sujet de la loi sur la publicité à la télé. Allégrement court-circuité par un président de la République que rien n’arrête, la Haute assemblée lui a rappelé qu’il fallait compter avec elle en votant le texte à une faible majorité et en modifiant un point (l’augmentation de la redevance) cher au locataire de l’Elysée. Une manip qui n’a pu aboutir que grâce au président du groupe centriste ;Michel Mercier. Une attitude bien inattendue de la part de celui qui attend avec impatience un poste au gouvernement. Il s’agît de savoir comment interpréter sa position. Va-t-il mettre en valeur le fait qu’il a réussi à mobiliser les neufs membres de son groupe qui ont assuré la majorité nécessaire ? ou bien qu’il a montré au grand jour que le groupe centriste tient les clés du Sénat et donc qu’il est suffisamment puissant pour être incontournable? Dans les deux cas le président du Conseil Général du Rhône a mis en évidence le poids qui est le sien ce qui selon lui vaut bien un maroquin.

Philippe Dibilio

Lyon, le 21 janvier 2009

16/01/2009

Progressiste

Barack Obama.jpgHistorique. La semaine prochaine est historique puisque Barack Obama deviendra officiellement, très certainement dans une très grande joie populaire, Président des Etats-Unis d’Amérique. Chacun mesure la portée du symbole, la valeur d’exemple et l’immense espoir suscité par cette installation attendue depuis des semaines par le monde entier. Chacun mesure aussi l’ampleur de la tâche et du défi alors que le contexte demeure à très haut risque.

Affronter les inégalités, lutter contre les effets terribles d’une crise loin d’avoir produit la totalité de ses effets pervers, réformer le système de santé et de protection sociale sans oublier l’école, l’Irak, l’environnement sont autant de dossiers qui attendent le Président Obama dans le bureau ovale.

En faisant appel massivement aux anciens cadres de l’administration Clinton le nouveau Président veut manifestement rassurer en indiquant qu’il entend reprendre les choses là ou elles se situaient à l’arrivée de Bush Junior. Cela étant, comme l’écrit Paul Krugman dans son formidable « l’Amérique que nous voulons » (Flammarion), ce qui caractérise la Présidence Clinton c’est aussi la hantise de trancher et voire même une quasi absence de ligne sur fond de bonne gestion. L’échec des réformes inspirées par Hillary sur le terrain de la santé étant peut-être le signe le plus fort des limites de l’orientation Clinton. Au terme de son ouvrage Krugman s’interroge avec intelligence et même malice sur ce qui fonderait les deux options les plus vivantes, mais entremêlées, parmi les démocrates autrement dit la lutte sourde entre « Libéraux » (au sens américain) et les « progressistes ». De quel bois Obama est-il donc fait ? « Un programme progressiste » écrivait donc le prix Nobel avant que n’éclate la crise et l’avènement présidentiel de Obama, « Un programme progressiste exigerait donc des changements majeurs de politique, mais ne serait absolument pas révolutionnaire. Il aurait pour objectif d’achever le travail du New Deal, notamment par une extension du système de sécurité sociale afin de couvrir des risques évitables qui sont devenus beaucoup plus importants dans les dernières décennies. Et économiquement, ce programme serait tout à fait réalisable. Il reviendrait seulement à donner aux citoyens américains, face au risque financier et à l’infortune personnelle, le niveau de protection qu’ont déjà les citoyens des autres pays avancés ».

Nous espérons tous que Obama aura la volonté et les moyens d’imprimer cette nécessaire nouvelle politique progressiste dont l’Amérique et le monde ont tant besoin. Tels sont nos vœux, tel est notre espoir. Ne cachons pas notre joie. Mardi prochain Barack Obama sera président. Avouez qu’il y a de pires façons d’entamer une année nouvelle.

Lyon, le 16 janvier 2009

04/11/2008

D-Day

OBAMA.jpg

Je vous signale plusieurs RDV relatifs aux élections américaines à Lyon:

  • > Mardi 4 novembre, à partir de 20h30: Lyon Capitale, Jazz Radio et le restaurant-piano-bar Le Cintra s'associent pour vous faire vivre la soirée électorale américaine. Au programme : concerts, retransmission sur grand écran, tables rondes et interventions animées par des journalistes. Le Cintra, 42 rue de la Bourse, Lyon 2e.
  • > Mercredi 5 novembre en direct sur Lyon 1ère (90,2 FM) de 5h à 9h: Elections américaines vues de Lyon, tous les résultats, commentaires, analyses. Emission en direct, en public et en duplex avec Las Vegas réalisée en partenariat avec la Tribune de Lyon, TLM (Télé Lyon Métropole). Salons de l'Hotel Mercure Saxe-Lafayette, 29 rue de Bonnel - Lyon 3e.
  • > Mercredi 5 novembre à 20h30: "Les élections américaines, the day after", Université Lyon 2 avec la participation d'Olivier Richomme (Maître de conférences en civilisation américaine, Université Lyon 2), Romain Huret (Maître de conférences en civilisation américaine, Université Lyon 2) et Vincent Michelot (Professeur des universités à l'IEP de Lyon). En présence notamment d'Harry Sullivan, Consul Général des Etats-Unis d'Amérique.
  • > Jeudi 20 novembre à 18h30 "Soirée élections américaines": Conférence-débat avec Olivier Richomme et Yannick Mireur (Politologue, fondateur et rédacteur en chef de la revue Politique américaine) à la Bibliothèque de la Part-Dieu - 30 boulevard Vivier Merle. Entrée libre.

01/11/2008

Ils ne voteront pas Obama

citrouille.jpgDans quelques jours les Américains vont donc élire leur futur Président au terme d’une procédure électorale compliquée, parfois peu fiable et qui focalise l’attention sur certains Etats. Parmi ceux-là on compte la Floride dont chacun se rappelle l’importance lors des deux élections de Georges W Bush avec son lot de dysfonctionnements, de comptage et de recomptages. En ce jour de Toussaint je voudrais insister sur une particularité, souvent ignorée, de la Floride, celle de l’industrie des morts.
Je ne sais pas si les morts votent en Floride, en tout état de cause s’ils le font, soyons certains qu’ils ne voteront pas Obama. Grand réservoir de retraités venus des Etats-Unis et du Canada, la Floride est donc le premier exportateur de morts au point que les entreprises américaines de pompes funèbres bénéficient auprès des compagnies aériennes d’un avantage commercial désigné par la formule « programme morts fréquents ». L’affaire est simple. En faisant systématiquement appel à la même compagnie pour exporter leurs cercueils aux quatre coins de l’Amérique, les croque-morts de Floride bénéficient en échange de « miles » de la part des compagnies aériennes sur les vols intérieurs. Il faut dire qu’après leur trépas, les retraités yankees demeurent des acteurs importants de l’économie. Sachant que rapatrier un cercueil coûte entre 200 et 500 euros et qu’une compagnie comme Delta Airlines transporte environ 50 000 cadavres par an, on comprendra que la bataille est rude. En effet, premier exportateur de morts, la Floride réexpédie chaque année 23 000 morts sur les 170 000 résidents décédés et comme le dit le patron du fret sur Jet Blue, un seul cercueil rapporte autant qu’une demi-tonne de marchandises.
Comme vous le voyez, non contents d’être les victimes de la crise financière, bon nombre des électeurs de Mc Cain essayent d’apporter leur contribution à l’économie réelle une fois passés dans l’au-delà. C’était ma contribution en ce jour de Toussaint.

Lyon, le 1er novembre 2008.

31/10/2008

Obama mixtape

small_obama_image.jpgL’essentiel de ma journée va être consacrée à faire le voyage retour de Erevan. Difficile donc de m’embarquer dans de savantes dépressions sur l’actualité sachant que nul quotidien français, même avec retard, est disponible en Arménie. A propos de presse, je lisais à l’aller que la liste des artistes et en particulier des musiciens soutenant McCain était proche de la disette. Mis à part Burt Bacharach, quelques redneck de la country comme le rejeton de Hank Williams, l’impayable Ted Nugent, Pat Boone et, si je me souviens bien, l’ex-Nirvana Krist Novoselic supporter il fût un temps de Mitt Rommey, pas grand monde à se mettre sous la dent pour un McCain qui peut bien dénoncer les élites qui soutiennent Barrack Obama.

Dans l’autre camp il y a pléthore. Aux côtés des Sprinsteen, Mickael Stipe, Barbara Streisand, Paul Simon, Jackson Browne et autres Sheryl Crow la plupart des vedettes du Rap sont de sortie pour soutenir le candidat démocrate. C’est en vérité une grande première et clips de soutien, consignes de vote et appels pour s’inscrire sur les listes électorales convergent vers Obama même si de temps à autre le probable vainqueur démocrate se passerait bien d’intempestifs propos venant des milieux du hip-hop comme celui de Ludacris ayant traité Hillary Clinton de « bitch ». On ne se refait pas. Russell Simons et Green Lantern proposent un « Obama mixtape » qui cartonne sur le net. Cliquer ci-dessous pour l'écouter:


podcast

Erevan, le 31 octobre 2008

 

16/10/2008

I want my America back

460px-Bruce_springsteen_front.jpg"Hello Philadelphie ! Je suis heureux de participer ici aujourd’hui à ce rassemblement d’inscription sur les listes électorales et de soutien à Barack Obama, le prochain président des Etats-Unis.

Cela fait trente-cinq ans que j’écris sur l’Amérique, sur son peuple, et sur le sens de la promesse américaine. La promesse qui nous a été faite, exactement ici, dans cette ville, par nos Pères fondateurs, avec une injonction : faites de votre mieux pour donner une réalité effective à l’égalité, à la justice sociale et économique ; pour assurer une part équitable à tous nos citoyens ; pour que l’idée américaine, partout dans le monde, exerce une influence positive, et rende l’existence plus juste et plus sereine. C’est tout cela qui donne à nos vies espoir, forme et sens. Ce sont là les liens qui nous unissent et nous donnent foi dans notre contrat mutuel.

J’ai passé la plus grande part de ma vie de créateur à mesurer la distance entre cette promesse et la réalité américaine. De nombreux Américains aujourd’hui perdent leur travail, leur maison, voient leur fonds de pension disparaître, n’ont pas de sécurité sociale, ou ont été abandonnés dans les quartiers défavorisés. La distance entre cette promesse et cette réalité n’a jamais été aussi grande ni aussi douloureuse. Je crois que le sénateur Obama a pris la mesure de cette distance dans sa vie et dans son travail. Je crois qu’il comprend, dans son cœur, le coût de cette distance, dans le sang et la souffrance, dans la vie de tous les Américains. Je crois que comme Président, il travaillera à restaurer cette promesse pour tant de nos concitoyens qui ont à juste titre cessé d’y croire. Après le gouvernement désastreux des huit dernières années, il nous faut quelqu’un pour nous conduire dans un projet de reconstruction de l’Amérique. Dans mon travail, je voyage partout dans le monde et à l’occasion, je me produis dans de grands stades exactement comme le sénateur Obama. Partout où je vais, je constate, encore et toujours, que l’Amérique reste dépositaire des espoirs, des possibilités et des désirs des peuples, et que, en dépit de l’érosion terrible que vaut à notre réputation et à notre importance dans le monde ce qu’a fait le gouvernement sortant, nous restons, pour beaucoup, la maison des rêves. Mille Bush et mille Cheney ne pourront jamais détruire cette maison.

Cependant ils vont quitter leur charge, nous laissant les tragédies nationales de Katrina, de l’Irak, et d’une crise financière en héritage. Ils ont maltraité notre maison sacrée, ils l’ont pillée et ils nous la laissent dans un état de délabrement terrible. Elle a besoin qu’on prenne soin d’elle, elle a besoin qu’on la sauve, elle a besoin qu’on la défende contre ceux qui la vendraient à n’importe qui pour un peu de pouvoir et quelques dollars. Elle a besoin de bras forts, de cœurs purs et d’esprits décidés. Elle a besoin de quelqu’un comme le sénateur Obama, qui fait preuve de compréhension, de modération, de réflexion, de maturité, de compassion, de force et de foi pour nous aider à la reconstruire une fois de plus. Mais plus important, elle a besoin de nous. De vous et de moi. Pour construire cette maison avec la générosité qui demeure au plus profond de l’esprit américain. Une vraie maison qui soit assez grande pour contenir les espoirs et les rêves de tous nos concitoyens. C’est là que réside notre avenir. Nous nous redresserons en tant que peuple par notre capacité à accomplir cette tâche, ou nous échouerons. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais je veux retrouver ce rêve, rendez-nous notre Amérique, rendez-nous notre pays. L’heure est venue de soutenir Obama et Biden, de nous retrousser les manches et d’aller ensemble vers une aube nouvelle."

Traduit de l'américain par Jean-Charles Burou.

Discours de Springsteen sur la scène du Rassemblement pour le changement à Philadelphie le 4 octobre publié dans Libération le 8 octobre.

Clermont, le 16 octobre 2008.

17/09/2008

Oh ! Brothers

Lehman brothers.pngCela fait maintenant quelques jours que je voulais y aller de mon grain de sel sur la situation de la banque américaine Lehman brothers. Après mon billet « revivaliste » de lundi sur le retour du « collectivisme » et « la nationalisation des moyens de production et du système bancaire », je me disais qu'il convenait d'écrire quelques mots sur cette nouvelle débacle. Le problème c'est qu'à chaque fois que je m'installais devant le clavier, les dépêches fusaient indiquant ainsi une évolution de la situation quasi heure par heure.

Lundi en sortant du Conseil Municipal, je m'arrêtais devant l'écran figé sur Bloomberg TV dans la vitrine du CIC: Lehman Brothers était KO debout: le cours dévissant de plus de 90% ! Le lendemain, alors que le ministre Woerth sur RMC Info annonçait, presque fou de joie, le retour à l'équilibre des finances publiques en 2012, la Fed US injectait 50 milliards de dollars dans le circuit bancaire. Quelques heures plus tard la BCE tentait un bouche à bouche à 70 milliards d'Euros tandis que les bourses étaient toujours à la baisse. Comment voulez-vous, dans un tel contexte, qu'un quidam comme moi trouve temps et quiétude pour réfléchir au sort de Lehman et Frères ?

Reprenant le dessus j'essayais pourtant de m'atteler à la tâche et patatras, l'association des constructeurs automobiles européens annonçait que les ventes de véhicules plongeaient de plus de 7% sur un an et qu'en août le saut était de 15,6%. Stoïque et digne, je reprenais le dessus et voilà que le Monde.fr nous indiquait que nos frères jumeaux Sarkozy et Fillon reprenaient du poil de la bête car selon le baromètre mensuel BVA-L'Express nos deux « brothers » remontaient dans l'opinion. Franchement, il y a des jours c'est à vous dégoûter de faire un blog.

Lyon, le 18 septembre 2008.

08/09/2008

« Revival » ?

1426169730.jpgLe spectre du collectivisme est-il entrain de hanter la planète ? Certains sont très certainement entrain de le redouter après l’annonce de reprise par le Trésor Fédéral des deux mastodontes de la finance américaine que sont Fannie Mae et Freddie Mac. Le gouvernement américain assumera donc la gestion des deux institutions financières en perdition qui ont accumulé 6000 milliards de dollars de prêts immobiliers et perdu en un an quelques 15 milliards de dollars. C’est donc jusqu’à hauteur de 100 milliards de dollars que des injections de fonds de l’Etat Fédéral viendront aider Fannie et Freddie en déconfiture.

Ici, avec Sarkozy, c’est le capital qui va banquer et le moindre possesseur d’assurance-vie devra raquer pour mettre en place le RSA. Par ailleurs, vendredi dernier, le Président annonçait une participation prochaine de l’Etat dans les chantiers de l’Atlantique à hauteur d’un minimum de 8%. Taxe sur les mutuelles et les complémentaires de santé, contribution patronale sur les stock-options, taxe sur l’Internet et la téléphonie mobile, contribution sur les ventes en gros de produits pharmaceutiques, taxe sur les copies privées jusqu’à la célèbre taxe sur les poissons, une sorte de paleo-collectivisme revival gagnerait-il notre pays ?

Que l’on se rassure, l’heure n’est pas encore venue de voir Nicolas Sarkozy déclarer sur un tonneau devant les ouvriers de Renault-Sandouville, « Le capitalisme est malade, qu’il crève ! » même si de toute évidence l’influence de Kouchner, Besson et Bockel commence à se faire sentir très significativement. Fort heureusement Christine Lagarde veille au grain. N’a-t-elle pas réaffirmé ce week end que la taxe RSA serait comprise dans le bouclier fiscal. Ouf !

Lyon, le 8 septembre 2008

02/12/2007

Springsteen est sourd mais pas muet

ed5384e8576bda4479e28794706ec6f3.gifIl y a quelques semaines, le Président était à Washington pour rendre visite à George W. Bush puis parler devant le Congrès évoquant son amérique, celle d'Elvis et de John Wayne. Depuis  Rama Yade, Bockel et quelques autres s'evertuent à expliquer sur nos antennes que Nicolas Sarkozy s'adressait alors au seul peuple américain comme si Bush était subitement devenu un personnage subsidiaire.

Il faut croire que le message para-Elyséen n'a pas convaincu tout le monde outre altantique à commencer par Bruce Springsteen. C'est ainsi que le boss déclare cette semaine à Telerama, "avec les dernières élections, la France s'est rapprochée de l'Amérique que je dénonce. Comme dit la chanson de Jarvis Cocker que j'adore "Cunts are still running the world" (*). 

Manifestement le boss est devenu sourd, il n'a pas entendu le nouveau message de la France, au moins celui que Rama Yade mouline depuis le retour d'amérique de Nicolas.

Lyon, le 2 décembre 2007.

(*): que l'on pourrait traduire par "les connards dirigent toujours le monde".

 
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