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28/02/2011

Adieu

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16/11/2010

France des années 2020. Roman d'anticipation

carte_elections_2e_tour.jpgNous sommes le 1er février 2020. J'ai bientôt 40 ans, plus que 30 ans avant de pouvoir prendre ma retraite.

Hier soir à la télévision, le président Strauss-Kahn, âgé de 71 ans, a d'ores et déjà annoncé qu'il ne briguerait pas un troisième mandat, laissant ainsi les mains libres à son premier ministre, Arnaud Montebourg, pour être candidat aux présidentielles de 2022. Jean-François Copé, avocat fiscaliste aujourd'hui retiré de la vie politique depuis son score croupion aux élections présidentielles de 2017- surclassant de quelques milliers de voix seulement celui de Gaston Defferre en 1969 - n'a pas souhaité réagir à cette annonce. Xavier Bertrand, assureur militant, a déclaré "être disponible afin de mettre fin à la politique du gouvernement socialo--modemo-écologiste qui a ruiné la France depuis 2012". Toutefois, les travaux de la commission d'enquête "Droit d'inventaire après Kärcher" risquent d'entraver derechef les ambitions du conseiller territorial de Picardie, le président de ladite commission, le député-maire d'Antony Alain Morvan, ayant déjà annoncé qu'il envisageait de l'auditionner "à toutes fins utiles" d'ici la fin de l'année.

Beaucoup de départ en retraite à droite et au centre. Jean-Louis Borloo a quitté tous ses mandats électifs pour prendre la tête de la Fondation "France-Six Roses". Brice Hortefeux, sénateur-maire de Vichy, a été déclaré inéligible pour sa énième déclaration sur les auvergnats. Voilà qui devrait renvoyer aux oubliettes la proposition de rétablissement de la peine de mort pour les français naturalisés depuis moins de dix ans. Christine Lagarde est annoncée à la présidence du FMI tandis que Dominique de Villepin a remplacé à la tête du Conseil Constitutionnel Jean Sarkozy, fraichement licencié en droit après huit années de dur labeur et nommé à cette fonction le dernier jour du mandat de son père. Xavier Darcos a été quant à lui élu nouveau secrétaire perpétuel de l'Académie Française après la modification du règlement de 1635 qui interdisait, jusqu'à présent, d'être membre de la Compagnie immortelle à ceux qui ne maitrisaient pas totalement la règle de trois et le passé antérieur. Ces nouvelles dispositions sont de nature à susciter quantités de vocations, à l'instar de Frédéric Lefebvre,maire d'Issy-les-Moulineaux depuis l'épectase de Santini, auteur du célèbre "J'ai été sarkozyste : itinéraire d'un malgré-nous" et à qui il tarde de remplacer le joyau toujours vert Valéry Giscard d'Estaing au fauteuil n°16 jadis "Occupé" par Charles Maurras.

A gauche, quelques nouveautés. Ségolène Royal, ministre de l'Intérieur et de la Fra-ter-ni-té, a soulevé un tollé lors du débat sur la loi portant création d'internats militaires pour les jeunes en difficulté. Gérard Collomb, maire de Lyon depuis 19 ans en campagne pour son 4ème mandat, actuellement ministre de l'aménagement du territoire, espère que l'OL, désormais présidé par Olivier Faron, remontera en CFA 2 dès cette saison. Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, ministres d'ouverture du gouvernement Montebourg, ne cachent plus leurs divergences de plus en plus fortes avec le président Strauss-Kahn. Jean-Luc Mélenchon aurait rédigé, sans l'envoyer, sa douzième lettre de démission. Bruno Julliard, ministre de l'Education Nationale, a déclaré penser à la Mairie de Paris "en se rasant le matin".

Nouvelle polémique sur l'île d'Yeu depuis que Eric Besson, qu'on aurait aperçu aux bras de sa femme Marine en Amérique du Sud, a fait discrètement fleurir la tombe de son beau-père ainsi que celle de son voisin de tranchée.

Au Sénat, il y a néanmoins fort à craindre d'un basculement à droite de la haute assemblée lors du renouvellement de septembre. Michel Mercier, ancien garde Sceaux et désormais benjamin du Palais du Luxembourg, fait figure de favori pour succéder à Laurent Fabius au perchoir sénatorial. Il faut dire que le projet de loi portant interdiction impérative du cumul des mandats a réveillé, en pleine sieste et en plein gigot, quantités de barons sur lesquels, vous l'imaginez bien, l'étique Mercier ne manquera pas de surfer à la vitesse du Rhône Express fondant sur Saint Exupéry.

A Corbeil-Essonnes, le toujours fringant Serge Dassault, 95 ans, a dû se résoudre à ne pas se succéder à lui-même et convoiter le suffrages des électeurs, vivants ou morts, une décision souveraine du conseil constitutionnel ayant établi que le risque d'énurésie était incompatible avec l'exercice d'une fonction élective, notamment en ce que "la présence ininterrompue d'infirmières au cours des séances du conseil municipal pouvait être de nature à empêcher la bonne tenue des débats".

Michel Sardou a sorti son dernier album, "Nicolas, reviens, ils sont devenus fous". Carla Bruni vient d'épouser en huitièmes noces Silvio Berlusconi.

Il est huit heures, mon réveil sonne. Nous sommes le 16 novembre 2010. François Fillon est toujours Premier Ministre et Frédéric Lefebvre est membre du gouvernement. Pour atténuer cette légitime torpeur matinale, on m'apprend que le préfet Gérault a glissé à un poste parisien. J'ai repris deux fois des moules.

A la semaine prochaine

Stéphane Nivet

15/11/2010

Chaud et froid

matiere_transporte_a_chaud.jpgIl y a fort à parier que la nomination du gouvernement nouveau ne fasse ni chaud ni froid aux français à l'instar du match OL-Nice d'hier soir qui a laissé de marbre tout Gerland. Cela étant, pour en rester aux différences de températures c'est aujourd'hui à Lyon que s'ouvre "Sibérie inconnue" ce festival de création russe imaginé par la Fondation Mickhail Prokhorov et sa fondatrice Irina Prokhorova, un événement qui s'achèvera, le 21 novembre prochain. Comme le disent les Inrockuptibles de la semaine l'initiative de la manifestation, "La Sibérie est une métaphore de la Russie puisque elle a toujours été le centre symbolique du pays, le point névralgique de tous ses paradoxes culturels et historiques". Russie et Sibérie, pourrait-on dire, sont toutes deux malheureusement aussi des territoires de censure, de soumission à cet ordre aux allures de pas de l'oie qui règne à Moscou, à cette poutinisation intolérable mais aussi fort heureusement, à des actions de résistance. L'événement lyonnais qui se veut et est, aussi divers que varié, s'il tient ses promesses, devrait donc faire date.

Pendant que le froid Sibérien s'installera dans l'atrium de l'Hôtel de Ville avec l'exposition "Qui devenir ?", le Conseil Municipal, quelques mètres plus loin, sous la chaleur des spots de la télévision, éclusera, heure après heure, l'égotisme pesant des uns plus que des autres. Sauf s'ils aspirent à ressembler à leur propre caricature, il convient donc de mettre en alerte ceux qui souhaitent faire de l'art de pérorer le degré ultime de la politique. Une tuile arrivant rarement seule, l'idée saugrenue de l'exécutif de réduire le nombre de séances publiques risque dans les temps qui s'annoncent de provoquer un allongement insupportable et inutilement à risque de nos Conseils Municipaux qui ressembleront ainsi à ces pérégrinations devenues désuètes de l'Orient Express vers la Russie éternelle, du chaud vers le froid.

> "Sibérie inconnue", du 15 au 21 novembre 2010 à l'Opéra, les Célestins, l'Auditorium, l'Hôtel de Ville, le Conservatoire National supérieur de musique, la Galerie des Terreaux, les Subsistances…Renseignements sur le site culturel de la Ville, sur www.france-russie2010.fr et www.prokhorovfund.rv

> Séance publique du Conseil Municipal, 15 heures, Hôtel de Ville, entrée place de la Comédie

> Le Collectif des Morts sans toi(t) et le Conseil Lyonnais pour le Respect des Droits organisent le mercredi 17 novembre à 18h30 leur traditionnelle cérémonie annuelle d'hommage aux lyonnais disparus dans la solitude. C'est à l'Hôtel de Ville et ouvert à tous.

Lyon, le 15 novembre 2010.

04/11/2010

Grenouilles de marigots

6551-ehlkxyjcx3hr8e4c1w5p.gifAlors que Christine Boutin, la présidente du Parti chrétien-démocrate, annonce sa vraisemblable candidature à l’élection présidentielle de 2012 et que le député UMP Christian Vanneste refait parler de lui en prônant une alliance avec le F.N., les milieux catholiques radicaux qui croisent au large des eaux territoriales mais néanmoins troubles de la droite et de l’extrême-droite annoncent la couleur.

Ce week end à Lyon, lors du Congrès d’un cercle catholique qui avait invité l’incontournable Vanneste, Lemoine le maire UMP de Montfermeil, quelques anciens députés UMP mais aussi Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, on a annoncé la constitution de « Audace 2012 » une structure qui ambitionne, dans la perspective de la prochaine présidentielle, de fédérer tout ce que le monde chrétien compte comme associations réactionnaires. L’objectif de cette côterie née dans l’aile ultra-droite de l’UMP est pour le moins claire. Il s’agit de peser sur les candidats en les sommant de prendre position sur quelques-unes des thématiques chères tout à la fois à l’UMP et au Front National.

Le président de cet « Audace 2012 » n’est autre que François Billot de Lochner le patron de la fédération UMP des métiers de la banque et à ses heures perdues un auteur émérite puisqu’il a commis le bouquin, « L’affaire Vanneste, la mise à mort de la liberté d’opinion ».

Mettre au pied du mur les candidats est donc au centre des préoccupations de « Audace 2012 » pour, explique son fondateur, « inviter les candidats à l’Elysée à adopter des positions claires sur les valeurs qui nous paraissent éssentielles », traduisez l’avortement, la famille fondée sur le mariage et ce que « Audace » nomme la liberté de conscience. Ces petites manœuvres qui concernent pour l’heure essentiellement la pataugeoire de l’aile la plus conservatrice du catholicisme n’en est pas moins inquiétante car jusqu’ici ce type d’agitation provenait essentiellement des rangs du F.N. et de ses associations satellites. Aujourd’hui, c’est du sein même de la majorité qu’émerge ce genre de propos. Aux uns comme aux autres, à l’UMP et au pouvoir, de nous indiquer leur façon de se situer face aux grenouilles qui s’égosillent dans le marigot et si, dans le même temps, l’église avait quelque courage pour nous indiquer son sentiment, la chose ne serait pas inutile.

Lyon, le 4 novembre 2010

Photo:DR

02/11/2010

Meunier, tu mords ...

meunier.jpgPhilippe Meunier, député UMP du Rhône, ne semble pas être à l'aise au sein de sa formation politique, inquiet qu'il est de la dérive gauchiste de l'UMP. Il a d'ailleurs rejoint le collectif de la "droite populaire", appellation intrépide qui pourrait laisser alléguer, on ne sait par quelle aberration fantaisiste, qu'il existerait actuellement en France une droite "impopulaire".

La semaine dernière, à l'occasion des émeutes de la place Bellecour, le député de l'est lyonnais s'est sublimé à la faveur de déclarations qui feraient passer Bruno Gollnisch pour le président de la Ligue des Droits de l'Homme :

"Nous sommes en face de prédateurs qui n'ont pour objectif que de casser, de piller et d'agresser la population française. Face à ces casseurs prédateurs, il n'y a que deux solutions possibles. Premièrement : condamner très lourdement ces délinquants qui ne respectent rien et qui remettent en cause l'existence même de notre contrat social. Deuxièmement : expulser de notre territoire national les casseurs de nationalités étrangères."

Les amateurs d'audace apprécieront la distinction opérée par M. Meunier entre d'un côté "les prédateurs" et de l'autre "la population française". C'est sans doute mutatis mutandis la même audace qui avait poussé Raymond Barre, les cendres de la rue Copernic encore tièdes, à grabeler les Juifs des Français innocents. Et M. Meunier de rebondir sur son postulat pour requérir, en bon populiste, que ces "prédateurs" réputés étrangers regagnassent leur pays.

Sans doute été frappé nuitamment par une apparition mariale d'Eric Ciotti lui annonçant l'apocalypse et le sac de Lugdunum Caput Galliarum par les hordes vandales , Philippe Meunier n'a pas manqué de gratifier la représentation nationale, mercredi 27 octobre, d'une autre glissade, façon invasions barbares avec une mouillette d'immixtion parlementaire dans le judiciaire :

"La ville de Lyon a subi une semaine de violences perpétrées par des casseurs, véritables prédateurs, qui ont volé, pillé et agressé la population. Dès les premiers jours des décisions de justice ont été rendues : quelques sursis mais surtout des relaxes. Ces décisions sont d'autant plus surprenantes que la justice a emprisonné plusieurs semaines un retraité ayant tiré sur des cambrioleurs surpris à son domicile. Il a fallu l'exaspération des Lyonnais et l'appel du parquet pour qu'enfin les premières décisions de prison ferme soient prononcées par les tribunaux lyonnais."

D'aucuns s'inquiéteront de voir un député de la République blâmer des décisions de justice rendues par des magistrats indépendants. Mais au point où nous en sommes, le pouvoir judiciaire n'en est plus à s'offusquer qu'on lui fasse subir les derniers outrages.

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01/11/2010

Férié

bougie-allummee-noir-20070630.jpgQue l’on ne s’y trompe pas, comme son nom l’indique, la fête d’aujourd’hui est destinée à honorer les saints, tous les saints. Si cette Toussaint est fêtée le 1er novembre c’est au Pape Grégoire III que nous le devons et si, en ce lundi, depuis les cieux, l’ami Grégoire nous faisait le plaisir de nous lire, nous ne pourrions que le saluer tout en le remerciant de nous avoir apporté un jour férié supplémentaire. Contrairement aux croyances les plus enracinées, c’est donc demain 2 novembre que se situe la commémoration des défunts c'est-à-dire de tous les autres autrement dit ceux qui ne sont pas des saints. Cette fête des trépassés située le lendemain de la Toussaint n’est donc pas un jour férié ce qui nous oblige à fêter les communs des mortels le jour où il conviendrait d’honorer uniquement nos saints. Cette sorte de mélange des torchons et des serviettes n’est pas convenable et il serait grand temps, tout en maintenant le 1er novembre jour férié pour honorer les saints, tous les saints, d’instituer le 2 novembre comme un jour férié destiné à avoir une pensée pour les autres trépassés. Sachant par ailleurs que le 3 novembre est jour de Saint Hubert, patron des chasseurs, et que je propose que cette journée devienne la Saint Hortefeux, le plus exemplaire de nos chasseurs, nous pourrions alors tous jouir d’un week end prolongé qui commencerait le 29 octobre au soir pour s’achever le 4 novembre au matin. Je crois que je vais en dire deux mots à De Maistre pour qu’il en parle à Woerth.

 

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Après tant de promenades et déambulations, la vache Lucile chère à Jean-Charles Daclin (jcd@silenceprod.com), va se reposer quelque peu du côté de l’Indo Café, 14 rue de la Thibaudière dans le 7ème arrondissement. En effet, couchée sur une bâche de 3x4m, Lucile se balade un peu partout dans la ville mais aussi jusqu’en Asie. A partir du 3 novembre elle s’expose.

> « Les promenades de Lucile », vernissage le 3 novembre avec DJ Astronome (Electro Saoul et pâturages). Jusqu’au 1er décembre à l’Indo Café.

> Devenez fan de Lucile sur Facebook

      Lyon, le 1er novembre 2010.

      19/10/2010

      Ramassée

      rama-yade.jpgLes défenseurs du sarkozyme, en ces temps difficiles pour le pouvoir, sont de plus en plus rares au somme de l'Etat : Frédéric Lefebvre, preuve vivante qu'on peut partir de rien pour arriver nulle part, Dominique Paillé, persuadé que derrière chaque journaliste se cache un bolchévique sanguinaire, et Xavier Bertrand, camelot patte-pelu d'un roi nu, ont cessé d'être audibles, si on peut croire qu'ils l'aient été un jour, exception faite bien sûr des électeurs fascistes inquiets de leur dérive droitière.

      A l'occasion de l'émission "A vous de juger", présentée par la suave Arlette Chabot, flanquée du sémillant Nicolas Beytout, journaliste qui partage sa vie entre la rédaction des Echos et le comité d'éthique du MEDEF - nous voilà rassurés pour la moralisation du capitalisme et du journalisme réunis !- et Alain Duhamel, dernier journaliste vivant avec Jean Daniel à avoir chroniqué tous les présidents de la Veme République, le sarkozysme a envoyé Rama Yade au front défendre les retraites, l'identité nationale, le bessonisme, la brasse coulée et l'athlétisme en salle.

      Mac-Mahon, s'il était encore en vie et Danièle Gilbert, si elle était encore à l'antenne, seraient en droit de déposer plainte pour plagiat, tant la kyrielle de banalités creuses et de conneries cyclopéennes déversées par Rama Yade atteignit un niveau inédit à la télévision depuis Jean-Pierre Raffarin en campagne référendaire, lui ouvrant ainsi séance tenante la route fleurie du Guinness Book des records et par voie de conséquence, celle de l'Académie Française, si Héléne Carrère d'Encausse, ce jeune bourgeon libertaire, daigne casser sa pipe immortelle un jour.

      Subsidiairement en auto-promotion de sa Lettre à la jeunesse qui rendra nécessairement jaloux, de là où ils sont, Pierre-Mendès France et Albert Camus, Rama Yade est venue expliquer combien le sarkozysme, et bien, c'était les "Bisounours", "l'île aux enfants", "Oui-Oui et les lapins roses", "Mary Poppins"... L'occasion d'entrevoir le monde potemkinisé de Rama Yade : l'UMP incarne vous l'aurez compris, la défense des libertés, des droits de l'homme, et, n'ayons pas peur des mots, de la femme, le sens du dialogue, le compromis tandis que le vilain, le méchant PS incite la jeunesse à casser et que dans le même temps Europe Écologie deale du cannabis bio à la sortie des collèges.

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      18/10/2010

      « Nègre » de Sarko

      JacquesAttali.gifPourquoi tant d’hésitation et de circonvolution ? Il paraît que le président hésite encore ne sachant plus faire la part de l’utile entre le choix d’un premier ministre centriste, d’un ancien Villepiniste, d’un troisième Chiraquien ainsi que d’une quatrième Umpiste revêche. Bref, Nicolas Sarkozy pourrait même se laisser aller à faire à nouveau les yeux doux à son collaborateur actuel, François Fillon. Pour Sarkozy comme pour nous parfois dans la vie, nous n’arrivons pas à percevoir une bonne solution qui s’impose pourtant comme le nez au milieu de la figure. Cette solution évidente s’appelle Attali, l’homme qui vient de proposer à la droite un programme clé-en-main jusqu’en 2020. Il faut dire que dans la série des conseillers qui ne méritent pas d’être oubliés, Jacques Attali s’impose. Jadis avec Tonton, aujourd’hui avec Sarko, Attali s’est déjà fait remarquer en 2008 comme chef de la commission destinée à booster la croissance nationale. On connait le résultat et Attali s’est fait, à cette occasion, beaucoup d’amis parmi les chauffeurs de taxis. Attali le larbin nous revient donc deux ans plus tard et en cet automne 2010 il livre le plan d’austérité qui manquait tant à la droite coupant presque l’herbe sous les pieds à des hiérarques de l’Ump qui ne doivent pas en croire leurs yeux. Avec « sa stratégie à dix ans » et son objectif « croissance 2.5% », Attali vient donc de formuler 27 propositions à Sarko. Au rayon des finances publiques et du retour du déficit à 3%, le nouveau conseiller de l’Elysée propose le gel du point d’indice pour les fonctionnaires d’Etat comme de la Fonction publique territoriale ainsi que le remplacement d’un seul fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Au rayon sécu, Attali veut présenter une posture de gauche en s’interrogeant sur la prise en charge de certaines maladies lourdes pour les bénéficiaires de gros revenus ce qui, tout à la fois, représente une attaque contre l’universalité de la sécu mais surtout une probable généralisation, dans un second temps, de ces mesures à des français loins d’être fortunés. Chasse aux niches fiscales, réexamen de la fiscalité du patrimoine, l’héroïque Attali ne nous explique pas ce qu’il compte faire de la TVA réduite dans la restauration, ne semble pas plus très au clair sur la question des retraites ou de la réforme fiscale tout en envisageant sérieusement une hausse de la TVA. Avouez que Attali à Matignon cela aurait une autre gueule que Borloo ou Alliot-Marie et pour une fois Sarkozy pourrait se réjouir d’avoir non seulement comme premier ministre, un collaborateur mais presque « un nègre », une situation pour le moins inédite pour Jacques Attali.

      Lyon, le 18 octobre 2010.

      14/10/2010

      Ça va ?

      401px-Cohen-Solal_Mutualite_2008_03_03_n9.jpgComme dirait l’autre, en politique ça va, ça vient et quand ça va, ça va. Le problème c’est quand ça va pas pourrait rajouter un Bertrand Delanoë qui, hier encore était dans une telle lévitation que les moindres recoins de la stratosphère lui étaient mieux connus que le fond de sa poche et qui, aujourd’hui, suite à deux ou trois revers rame comme un malheureux. Rappelez-vous la fin de l’été, le Maire de Paris faisait son petit aller-retour à la Rochelle prenant bien soin, face caméra, de prendre cet air important que nombre de seconds couteaux aiment tant choper. L’ex présidentiable avait donc fait illusion à l’université d’été des socialistes et s’en était retourné à côté du bazar de l’hôtel de ville. Quelques temps plus tard, suite à son deal avec l’UMP concernant le sort de Chirac et en pataugeant sur l’exposition de Larry Clark, Delanoë s’est retrouvé, plus que contesté, banal.

      Pour ces élus qui veulent jouer les grands fauves, la plupart du temps enfermés dans leur tour d’ivoire, le destin ne prévenant pas, il se retrouvent en deux temps, trois mouvements, dans la difficulté. Aujourd’hui, sans lui faire en aucune façon offense, celui qui était encore il y a quelques mois le plus formidable Maire de Paris pouvant s’honorer d’avoir été élu, se retrouve balloté, presque en stand-by vers la sortie. La chose est injuste mais c’est tout de même une réalité.

      Il faut dire que l’ivresse des sommets ne concerne pas que les beffrois du Nord et du Pas-de-Calais. Dans certaines contrées moins exotiques, quelques-uns de nos chefs à plume, peuvent, à l’instar de ce qui arrive à ce pauvre Delanoë se retrouver, eux-aussi, victimes de leur foi inoxydable dans leur bonne étoile. Vous me direz qu’une saine colère ou deux peuvent tout à fait bien redonner le tonus nécessaire et nous ne pouvons que plaindre l’entourage d’un Maire de Paris qui, pour probablement se sortir de cette mauvaise situation, redouble de hurlements et de vexations à l’égard d’un premier cercle la plupart du temps anesthésié depuis des lustres et habitué à recevoir quelques claques entre camarades.

      Lyon, le 14 octobre 2010.

      Photo: © Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons

      09/10/2010

      Sous le soleil de l’UMP

      panneau-solaire.jpgEn l’espace d’un temps et trois mouvements, en annonçant vouloir réduire les installations de panneaux solaires photovoltaïques, le gouvernement vient de fragiliser nombres de petites entreprises qui travaillent dans une filière loin d’être solide dans notre pays.

      Parce qu’en France on accusait un grand retard, face à l’Allemagne, au Japon et surtout à la Chine, le Ministère de l’écologie avait mis en place des mesures invitant les particuliers comme les professionnels à se tourner vers cette technologie. Compte tenu de l’absence de vision et de stratégie globale de la part de Borloo et de sa majorité, c’est la Chine qui avait principalement été en capacité de tirer profit de telles mesures, les incitations fiscales provoquant un aberrant soutien à nos concurrents. Depuis donc quelques semaines, budget 2011 oblige, les autorités françaises songent à faire marche arrière en annonçant la fin prochaine de ces réductions fiscales, fragilisant ainsi un tissu de pme qui était pourtant loin d’être en grande forme. Cette réaction qui tourne le dos au bon sens est, pour ne prendre que cet exemple, exactement à l’opposé de ce que, nos voisins allemands avaient jadis imprimé, à savoir prendre des mesures du même type d’emblée présentées comme figurant dans un système annoncé comme dégressif. Si le duo Bargoin-Estrosi persistait à prendre de telles mesures, il est clair, en particulier dans notre région et singulièrement dans notre espace métropolitain, que toute une filière de production et de recherche serait pénalisée. Comme l’écrit Geneviève Fioraso la dynamique député socialiste de l’Isère, « A quoi sert de financer la recherche sur le photovoltaïque et le rachat de l’électricité produite si c’est pour acheter des panneaux aux chinois dont on ne compte ni le coût carbone, ni la capacité à être maintenus, à garder une performance stable dans le temps pas plus que les modalités de recyclage au terme de ses 15 années de fonctionnement garanties ». On pourrait rajouter a quoi sert d’affaiblir une filière nationale qui ne demandait, à condition d’être soutenue, qu’à monter en puissance en garantissant une réelle qualité ? Décidemment, même le soleil commence à en avoir assez d’un président et d’un gouvernement qui, non seulement salissent tout ce qu’ils touchent, mais qui pénalisent aussi tout ce qui bouge.

      Lyon, le 9 octobre 2010.

      Photo: DR

      22/09/2010

      Brice et les juges

      Brice banzaï.jpgBrice, boutefeu de la Sarkozie, prône l’élection du juge d’application des peines.

      Après avoir monté « ceux qui se lèvent le matin » contre les « assistés », les salariés du secteur privé contre les fonctionnaires, les riches pauvres qu’il faut doter d’un bouclier contre les pauvres riches de leurs RSA, CMU et autres avantages à abolir lors d’une prochaine nuit du 4 août, les jeunes contre les retraités, les Français de souche contre les Roms, le pouvoir mène aujourd’hui l’attaque contre les juges. Habilement – l’équipe est passée maître en matière d’intox – il laisse entendre que des juges en phase avec l’opinion majoritaire seraient moins laxistes.

      Il pense qu’à force de seriner que l’insécurité est de la faute des juges et autres syndicats de la magistrature, l’opinion du bon peuple, si précieuse lors des élections, finira bien par intégrer que ce n’est pas la faute aux ministres successifs de l’Intérieur si la politique sécuritaire menée depuis huit ans est un échec. Haro donc sur ces magistrats gauchistes - ou peut-être Auvergnats – qui osent aller jusqu’à condamner un auguste politique pour injure raciale (Auguste : un nom prestigieux à Rome et dans les cirques) !

      Brice trouve là à la fois de quoi contrer MAM en vue du futur remaniement et de quoi attirer l’attention des médias loin des affaires Woerth, Bettencourt, Roms et autres condamnations par les plus hautes instances européennes et internationales. Il sort de son chapeau un vieux lapin et, en bon gardien, il jappe contre le JAP. Le JAP élu : voilà la solution aux problèmes d’insécurité...

      Pour mémoire, le JAP n’habite ni Tokyo ni Hiroshima : le Juge d’Application des Peines est le juge chargé de prononcer des mesures d’aménagement des peines qui peuvent aller jusqu’au bracelet électronique ou à la semi liberté. Il peut même dans certains cas suspendre des peines. C’est aussi le JAP qui suit l’exécution de la peine en milieu ouvert, qu’il s’agisse d’un sursis avec mise à l’épreuve ou d’un travail d’intérêt général.

      Ici et là, d’aucuns enfourchent déjà la bicyclette uémpiste et tentent de nous expliquer que les juges de commerce et ceux des Prud’hommes sont élus et que cela ne choque personne. J’en lis même qui rappellent la Commune de Paris pour justifier cette lumineuse idée.

      Je crois profondément que lorsqu’il s’agit de juger et de condamner un homme, l’opinion populaire, naturellement momentanée voire instrumentalisée, ne disposera jamais de suffisamment d’éléments pour déterminer la part de responsabilité réelle de celui que l’on juge ni sa capacité de réinsertion dans la société. En la matière, un juge bien formé, sans l’inflation phénoménale des textes de loi votés depuis 2002 – à chaque crime sa loi particulière aujourd’hui - , une justice indépendante du pouvoir exécutif valent mieux qu’un juge soucieux d’être réélu, fut-il compétent.

      Comme le disait le poète argentin Antonio Porchia « L’homme juge tout dans la minute présente, sans comprendre qu’il ne juge qu’une minute : la minute présente ».

      Jean-Paul Schmitt

      20/09/2010

      Droite (républicaine ?)

      logo_ump.jpgLa droite française est-elle dans son ensemble encore républicaine ? Par convention, voire même par habitude, on s’efforçait jusqu’ici, dans notre pays, d’accoupler le terme « républicaine » au mot « droite » pour la distinguer du Front National. Parce qu’il était nécessaire de maintenir un cordon sanitaire salutaire entre l’UMP et le Front National, ce qualificatif de « républicaine » pouvait même prendre, de temps à autre, des contours électoraux, la gauche ayant toujours préféré voir élire un député ou un président UMP plutôt qu’un sbire du F.N. Même si le danger n’était que théorique, nous avions fait par exemple le choix de voter Chirac plutôt que nous réfugier dans l’abstention.

      Aujourd’hui, au terme d’une séquence estivale à nulle autre pareille, il n’est peut-être pas inutile de se reposer la question, avec un œil neuf, c'est-à-dire éclairé par la situation politique. Nous devons, autrement dit, nous demander si, dans sa globalité la droite demeure républicaine donc fondalement enracinée dans des réponses qui n’auraient rien à voir avec celles du F.N. Au terme de cet été, on peut désormais en douter si nous prenons en compte les prises de position, les propos et les agissements du président et de quelques-uns de ses ministres. L’agitation intempestive à l’égard des roms, les coups de menton répétés et les propos parfois aux limites de l’obscénité de la clique Estrosi, Besson, Ciotti, Mariani mais aussi d’Hortefeux nécessitent un réexamen de la caractérisation d’une droite désormais occupée à surfer durablement sur les positions du Front National.

      L’interview ce week end au Figaro Magazine du ministre Hortefeux est une nouvelle illustration de l’évolution à petits pas des délimitations politiques et idéologiques de certains. En remettant une bonne couche de confusion sur la question des mineurs, de la délinquance, sur la récidive, l’exécution des peines, l’Auvergnat de Neuilly a une nouvelle fois démontré qu’il quittait, sur ordre, la sphère qui jusqu’ici caractérisait la droite « présentable ». La droite est-elle donc toujours républicaine ? Il convient de ne pas tirer un trait d’égalité entre le FN et l’UMP mais il n’empêche que devenus complètement désinhibés, Sarkozy et certains des siens fréquentent de plus en plus l’infréquentable ne serait-ce qu’en réclamant maintenant que « le peuple puisse être associé aux décisions de justice relatives à l’exécution des peines ». Une telle position n’est pas seulement un coup porté aux magistrats c’est aussi une étrange posture aux allures berlusconiennes donc aux accents de moins en moins républicains.

      Lyon, le 20 septembre 2010.

      15/09/2010

      Philippe, Michel, Fabienne et les autres…

      Fouette.jpgPhilippe veut être le cocher de l’Union Manichéenne Populiste. Michel, avare de sa notoriété, – c’est « l’inconnu » comme le qualifie un sondage récent de Mag2Lyon - essaie d’exister à côté du premier. Fabienne les vit tous les deux comme des copains et continue imperturbable à se glisser sur toutes les photos où il y a Borloo : le côté fripé de l’écolo-valoisien l’avantage.

      À regarder de près les projets et les dires de la triplette de la belle ville, on se dit qu’à part enfourcher la bicyclette UMP pour exister, c’est assez léger.

      Si côté sympa, Michel Havard arrive largement en tête, que dire de ses projets ? Il affirmait récemment « En ville il faut faire du métro à chaque fois qu’on peut le faire ». C’est plutôt court : vise-t-il la seule faisabilité technique ou l’usage le plus efficient des deniers publics ? Rapprocher des gens et des territoires par un tram qui coûte 3 à 5 fois moins au kilomètre qu’un métro est-il si aberrant ? Ou bien s’agit-il seulement pour lui d’exister un peu en fouettant Collomb à l’instar du cocher ? Quant il prône par exemple un métro qui irait de la gare Saint-Paul à celle de la Part-Dieu, il oblige les voyageurs de l’Ouest-Lyonnais allant de l’Arbresle à Part-Dieu et au-delà vers Meyzieu à changer de moyen de transport ; le tram-train est bien moins cher et beaucoup plus attractif. Et lorsqu’il affirme que l’extension du réseau de métro tel qu’il le souhaite prendra peut-être dix ans, il faut soit une belle méconnaissance des délais nécessaires (études, avant-projet, projet, consultations publiques, votes, expropriations, réalisation…), soit plus vraisemblablement – l’homme n’est pas sot – une bonne dose de mauvaise foi.

      Côté Fabienne, l’élue radicale du 1er, on joue de la brosse à reluire : « Michel est un chef d’équipe élégant, efficace et discret qui donne sa place à chacun et à chacune. ». La vacherie est dans le sourire, mais c’est bien dit. D’autant qu’avant de se glisser sur la photo à côté de l’inénarrable fripé lors des ateliers du parti qui n’a plus de radical que le nom, elle prend soin d’ajouter à propos de Michel « C’est un homme comme Borloo qui arrive à mettre des gens différents autour de la table et à les faire bosser ensemble » (gageons qu’à table, Borloo sait aussi les faire trinquer).

      Vous me direz que notre avocate radicale a déjà tant à faire sur son blog pour le remettre à jour que cela ne lui laisse guère le temps pour faire dans la dentelle. Elle s’y laisse aller à une « caCAphonie » qui mélange allégrement dissonances et matières fécales. Le reste dudit blog est d’une richesse confondante : « Oui, le centre est peut-être un solution jamais miracle mais pragmatique. Oui Jean-Louis Borloo est peut être celui qui la transformera demain avec vous. ». C’est « le stress au lieu et place de la sérénité »…

      Jean-Paul Schmitt

      14/09/2010

      Liliane, fais les valises

      bettencourt_gode-7ca9a.jpgJusque-là sans doute ignorant de la chose, Eric Woerth vient de découvrir ce que le mot "pénibilité" au travail signifie pour lui-même.

      Avec sa bobine de gendre idéal en comparaison de laquelle Michel Drucker a des allures de braqueur de vieilles dames récidiviste, il se sentait sans doute protégé de la sollicitude des médias et de l'attention populaire, commodément planqué qu'il était derrière les tombereaux d'ignominies antirépublicaines déversées par ses acolytes gouvernementaux dont certains, dit-on, seraient auvergnats.

      Et puis il y eut Liliane et le déclenchement de mésaventures à fragmentation pour Eric Woerth. La crème Chantilly, sur laquelle il semblait ondoyer, se mit à tourner jusqu'à l'aigreur, la vérité d'un jour assénée par le ministre étant immédiatement frappée de caducité par les révélations du lendemain. La sauce à l'oseille dans laquelle il barbotait devînt rapidement une marinade cardinalice, de la couleur de ces rubans que l'on troque dans certaines civilisations primitives contre des enveloppes bourrées de verroterie ou de grisbi fraîchement importé de lointains îlots des Seychelles.

      Liliane Bettencourt, submergée par le tsunami médiatique, semble en dehors du monde, prête à concourir pour le titre de Miss sous tutelle 2010, en dépit de certaines photos de vieillesse osées qui feraient bondir Mme de Fontenay et à la faveur desquelles on aperçoit sur le bureau de la douairière cosmétique les traces évidentes d'une érotomanie débridée.

      Trop occupés à grimper aux honneurs le long de leur indignité, les mécènes du sarkozysme sont sur le point provoquer sa chute. Qu'ils en soient chaleureusement ici remerciés.

      Comme disait le comique, bien mal acquis ne profite qu'après.

      A la semaine prochaine

      Stéphane Nivet

      09/09/2010

      Gambetta

      200px-Borloo-181207.JPGIl est assez amusant d’écouter les propos du personnel politique de la droite à propos d’un Jean-Louis Borloo que quelques-uns aimeraient caser à Matignon et dont on craint beaucoup à l’UMP l’irrésistible ascension. En vérité détracteurs et supporters de Borloo trouvent à l’ancien avocat de Bernard Tapie une qualité commune, celle d’être incompréhensible par le commun des mortels. Les uns, vous l’avez compris regrettant la grande difficulté du Ministre d’Etat à articuler quelque chose de construit, clair et déchiffrable, les autres étant persuadés que leur champion demeurant la plupart du temps imbitable, nul dans le pays ne songerait à contester le charabia valoisien de l’ex maire de Valenciennes. Côte coupe de douilles, c’est du pareil au même. Les potes du ministre pensent que sa chevelure hirsute incarne assez bien le charme créatif et une pensée truffée d’épis, les autres, tout au contraire préférant mettre en avant la perfection capillaire d’un Fillon sponsorisé par Pento.

      Jargon incompréhensible, coiffure rebelle et pas toujours très nette ne sont pourtant pas les seuls éléments qui divisent le petit monde de la Sarkozie à propos de Borloo. Les hallucinations borlesques pré-Copenhague ont laissé par ailleurs des traces tenaces qui, interprétées aujourd’hui par les détracteurs disqualifient définitivement un type dont le baratin illuminé ne passe plus. Tout au contraire, les propos, nécessairement durables du ministre provoquent une légère lévitation parmi les quelques groupies bigotes qui considèrent leur gourou comme une lumière.

      N’ayant aucune raison de me mêler des tenants et aboutissants de ce débat qui fracture la droite française, je dois tout de même vous avouer qu’après avoir entendu les fameuses « dix propositions » livrées à Lyon le weekend dernier par Borloo devant ses amis, me voilà sur la plus extrême défensive tant le discours du chef valoisien me paraît plus proche d’un Darry Cowl lèche botte que de Gambetta.

      Lyon, le 9 septembre 2010.

      Photo/ DR

       
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