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26/05/2009

Indécent

peau_de_banane.jpgOn le sait la délicatesse n’est pas une vertu qui occupe le champ politique, mais tout de même. En se mettant à trois élus verts de Villeurbanne, l’irascible Béatrice Vessiller en tête, pour donner une interview au Progrès dont le seul but est de « flinguer » Bernard Rivalta on atteint là les sommets de l’indécence. A leurs yeux rien ne va au Sytral que préside Rivalta : tarifs trop élevés, projets villeurbannais retardés etc… Même lorsque le journaliste évoque le fait que l’Etat n’accorde que des miettes aux transports lyonnais B. Vessiller tacle Rivalta car, dit elle, les projets du Sytral ne sont ni « grenello-compatibles » ni assez Plan Banlieue compatible. Tout ça comme si le président de l’organisme de transports était seul à bord, décidant de tout et ne rendant de comptes à personne. Or chacun sait, et Béatrice Vessiller en particuliers puisqu’elle siège au conseil syndical, que le Sytral est un outil de la politique d’aménagement du Grand Lyon (beaucoup) et du Conseil Général (un peu) lesquels donnent le là du plan de mandat. En fait la question des transports relève ici plutôt du prétexte tant il est évident que cette interview ne vise en fait qu’à donner le coup de grâce à Bernard Rivalta à Villeurbanne. La bouche en cœur Béatrice Vessiller donne crédit au maire de la ville des meilleures intentions et son acolyte J.C Ray accuse Rivalta de jeter des peaux de bananes sous les pieds du premier magistrat.

Dans cette querelle villeurbanno villeurbanaise qui agite le landernau socialiste local de longue date les verts prennent donc publiquement fait et cause pour celui qui les a fait rois depuis le déclin du PC et ils tirent sans ménagement sur l’ambulance Rivalta. Vessiller glisse d’ailleurs dans son propos cette phrase assassine : « mais peut-on encore compter le conseiller général du canton nord comme un élu de la ville »? Jusqu’en 2011 en tout cas il sera titulaire de ce poste mais par cette perfidie Béatrice Vessiller lance le débat de la non-reconduction de l’intéressé à la candidature, un souhait du maire sans doute, que les Verts devancent certainement pas sans arrières pensés. Avec ce comportement de Harki la basse manœuvre que représente cette interview atteint l’indécent voire pire de la part de plus de ces messieurs et dames venus à la politique en nous expliquant qu’il fallait en changer les mœurs, faire de le politique autrement, la moraliser. Une fois en place ces belles intentions ont tendance à s’envoler dans l’espoir du moindre siège supplémentaire.

Philippe Dibilio

25/05/2007

Perben 3

medium_Perben_3.jpgMardi, je m'interrogeais comme tout le monde sur ce qui avait été promis à Christian Philip le député UMP sortant de la 4ème circonscription de Lyon pour laisser place nette à Dominique Perben.

Rappelez-vous, champion de la délocalisation de ses concurrents, Dominique Perben n'en n'était pas à son coup d'essai.

Perben 1, c'était la délocalisation de Millon à Rome.

Perben 2, celle d'Henry Chabert à Villeurbanne.

Restait à savoir combien valait celle de Christian Philip au titre de Perben 3.

Depuis hier nous commençons à y voir plus clair. Christian Philip est chargé d'une mission sur la Francophonie auprès du 1er ministre. En vérité si mes informations sont bonnes, dès la remise d'un rapport le 18 juin, dont l'urgence apparait immédiatement, Christian Philip serait illico nommé Secrétaire d'Etat à la Francophonie auprès de Xavier Darcos.

Si j'ai un conseil à donner à quelques élus UMP, sur le point de se faire empapaouter par Dominique Perben, c'est d'annoncer dès maintenant leur volonté de présenter des listes majorité présidentielle lors des prochaines municipales lyonnaises.  Une dans chaque arrondissement c'est 9 possibilités de reclassement pour 9 dissidents. Au train où vont les choses soyez certains que Dominique Perben trouvera 9 opportunités pour vous délocaliser définitivement mais très confortablement. En avant pour Perben 4,5,6,...

Lyon, le 25 mai 2007.

23/02/2007

Il cause, alors causons

medium_SarkozyPerbenVF.2.jpg

Voici quelques heures, Dominique Perben a présenté, à la presse, ses griefs sur le bilan de l’actuelle équipe municipale. Reconnaissons-le, en cette période d’élection, il est de bon ton de prodiguer avis et conseils sur la gestion des affaires publiques. Je ne sais pas encore précisément ce que Dominique Perben a bien pu dire sur Lyon mais quant à moi, je souhaite dire deux trois choses concernant celui qui a été Maire de Chalon-sur-Saône de 1983 à 2001.

18 ans à la tête d’une municipalité, 3 mandatures, vous me direz que ca donne tout de même le temps de réaliser des projets d’envergures, de développer sa ville, notamment lorsqu’on prétend avoir une vision pour elle. Chalon, durant ce laps de temps, a t'elle véritablement changée de visage ? Jugez-vous-même.

Parlons, tout d’abord, attractivité et urbanisme, puisque le sujet semble intéresser notre homme. Depuis 1983, la ville de Chalon a perdu, selon l’INSEE, près de 20% de sa population. La perte d’habitants, comme chacun le sait, est le signe tangible du dynamisme d’une ville et aussi une solution efficace pour résoudre les problèmes liés au logement et à l’habitat. J’irais même plus loin ! La récession démographique amorcée au début des années 80 est le fruit d’une stratégie politique sur le long terme, puisque Chalon est sans doute l’une des villes qui, à l’heure actuelle, en France, est la moins touchée par la crise du logement.

Il y a une semaine de cela, le Ministre des transports s’inquiétait, par voix de presse, de la bonne tenue de la politique de renouvellement urbain menée dans l’agglomération lyonnaise. La mixité sociale, l’amélioration de l’habitat, notamment social, la construction de véritables quartiers de vie dans ce que l’on appelait, autrefois, les grands ensembles, et le développement d’un cadre de vie agréable sont autant d’éléments qui participent à la bonne gestion d’une ville. C'est-à-dire autant d’éléments que l’ancien Maire de Chalon peut méditer, lui qui est le champion pendant 18 ans du renforcement de la ségrégation spatiale. En concentrant la plupart des efforts d’équipements, en termes d’urbanisme, sur les quartiers du centre de Chalon, et en regroupant le logement social en périphérie, il a sans équivoque contribué à construire une ville de moins en moins solidaire et équilibrée. Les résultats sont là. Certains quartiers, comme par exemple le Prés Saint-Jean, qui a pourtant fait l’objet d’une opération de renouvellement urbain, a perdu près 2.000 de ses habitants. La faute, sans doute, à la malchance.

Parlons emploi. C’est important l’emploi. Et notre Ministre, ne peux souffrir d’une réputation de laxisme en la matière, lui qui a participé activement à l’effort d’un gouvernement qui, en l’espace de 5 ans a un bilan catastrophique. A Chalon-sur-Saône, les résultats sont probants. Entre 1983 et 2001, Kodak ou Ravensburger, par exemple, ont fait le choix de partir de Chalon pour le premier, et de ne pas s’y implanter pour le second. Nous pourrions évoquer les nombreuses difficultés d’entreprises telles Piffaut ou Zolpan. En 2005, la ville comptait 12,5% de demandeurs d’emplois. Un taux de chômage des jeunes supérieurs à 21%, et un nombre de chômeurs de longue durée en progression constante. Les Chalonnais ne s’y sont pas trompés. Eux qui, lors d’une enquête de l’institut Sofres intitulée « Chalon 2020 », reconnaissaient à 74% que le principal point faible de Chalon est l’emploi exigeant aussi à 70% qu’il convenait de s’occuper en priorité de l’arrivée de nouvelles entreprises et de la création d’emplois.

Hier je m’étonnais de la récente conversion du prétendant UMP à la Mairie de Lyon à la défense de la cause arménienne et me demandant ce que l’ex-boss de Chalon-sur-Saône avait pu bricoler sur la question pendant plus de vingt ans.

Aujourd’hui, comme vous pouvez le constater je veux rafraîchir la mémoire de tous sur un sujet éminemment important.

Ne vous inquiétez pas, je vous vois frétiller d’impatience, nous aurons l’occasion de revenir au fil des mois sur certains fondements élémentaires qui constituent le background d’une campagne.

Lyon, le 24 février 2007.

 
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