Avertir le modérateur

29/07/2008

I comme I’m not there

1787156179.jpg L’heure est aux biopic et singulièrement à ces films qui entendent retracer tout ou partie de la vie de certaines icônes musicales planétaires. L’hiver dernier après Ray Charles, Edith Piaf, Johnny Cash et quelques autres, c’est du côté de Bob Dylan que l’on nous demandait de tourner les yeux et les oreilles.

« I’m not there », le film de Todd Haynes consacré aux vies du génie de Duluth est désormais disponible en vidéo. Passons sur la B.O. du film qui accompagne le DVD chez certains distributeurs, elle est excellente. Pour ce qui concerne le film proprement dit, le meilleur alterne sans nuance avec le moins bon même si Todd Haynes signe un long métrage non dénué d’ambition.

En multipliant les Dylan comme d’autres les pains, Haynes n’a pas fait le choix de la facilité, bien au contraire. En retenant six acteurs différents pour incarner Zimmerman il s’est jeté dans une difficulté qu’il domine au final. La chose a été dite et redite mais jeter son dévolu sur une actrice, Cate Blanchett, était plus que risqué mais force est d’admettre que le résultat est non seulement étonnant mais, autant le dire, un véritable coup de maître. Blanchett est le personnage. Elle domine la situation et se faufile à merveille dans la peau de Dylan. C’est de toute évidence un des points forts de ce biopic qui restera de ce point de vue dans les annales du genre.

C’est du côté de l’élaboration même du récit que « I’m not there » pêche. Loin des biopic linéaires comme « I walk the line », en décidant d’œuvrer dans les méandres souvent opaques du Zim, Haynes, dont le « Velvet Goldmine » était plat mais évident, a mis la barre un peu trop haut en particulier pour des spectateurs béotiens peu familiers de l’œuvre du chanteur. En visionnant ce film nombre d’entre eux se sentiront désemparés et perdus face à un flot d’images trop codées pour être lisibles.

  • « I’m not there » de Todd Haynes, Diaphana video. Environ 20 euros avec la B.O. chez Virgin et à la Fnac.

Lyon, le 29 juillet 2008.

27/11/2007

Bob à l'Institut

01a34d1fbe124d044c01eda38ec58dfd.jpgEncore un coup de maître pour Thierry Frémaux et l’Institut Lumière qui consacrent le week- end prochain à Bob Dylan, une occasion unique pour les fans du Zim et les cinéphiles d’apprécier nombre de films sur la toile et non DVD. C’est tout particulièrement le cas avec la soirée d’ouverture du vendredi 30 qui propose l’indispensable et définitif documentaire de Martin Scorsese, « No Direction Home ».

Même si « I’m not There », le lendemain, est l’événement de ce week-end puisque le bio-pic de Todd Haynes est projeté en avant première française, signalons l’intense programmation concoctée par l’Institut Lumière avec le mythique « Dont look back » de Pennebaker, « Eat the document » du même auteur mais qui filme, toujours en Europe, la tournée de 1966, « Renaldo et Clara » de et avec Bob Dylan, « The true story of the traveling wilburys » histoire de retrouver l’ami George Harrison et le sympathique clone Tom Petty.

La journée du dimanche, tournée autour de fictions parfois dispensables, nous permettra de retrouver tout de même avec plaisir l’univers de Peckinpah pour un « Pat Garrett et Billy the kid » avec bien entendu Dylan mais aussi Kris Kristofferson et James Coburn.

Chapeau bas à l’Institut Lumière qui nous promet par ailleurs des extraits de concerts et des interviews du maître.

L’ensemble des renseignements nécessaires est disponible sur www.institut-lumiere.org.

Un conseil à nos lecteurs d’ailleurs qui souhaiteraient se rendre à Lyon le 30 novembre, 1er et 2 décembre pour cette cure dylanienne, il est prudent de réserver ses places en téléphonant au 04 78 78 18 95.

Lyon, le 27 novembre 2007.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu