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27/08/2010

X comme "XX (The)"

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Il y a presque un an nous arrivait du sud-ouest londonien the XX un de ces groupes venus de nulle part qui en l’espace de quelques semaines peuvent aussi bien entamer une ascension définitive comme sombrer dans les oubliettes. Au terme d’un été plutôt favorable puisque écumant quelques-uns des festivals majeurs, the XX est, à condition que Dieu lui prête vie, en passe, si le deuxième album est à la hauteur, de bifurquer dans le monde des vedettes. Il faut dire que la pop légèrement new wave minimaliste du groupe de Oliver Sim est charmeuse malgré quelques inclinaisons à la déprime. De là à penser que nous tenons là Les Cure ou Depeche Mode d’après demain il y a un cap que je ne suis pas disposé à franchir.

A l’affiche des Eurockeennes, du Festival d’Hérouville Saint-Clair et des Nuits de Fourvière, j’ignore si l’essai a été transformé sur les scènes estivales mais de toute façon le plus difficile reste à faire. En effet, après le tourbillon engendré par le succès plus que remarqué du premier album, les gamins The XX devront être solides. D’après Hugo Cassavetti de Télérama l’environnement familial du groupe devrait être un atout car avec the XX pas question de conflit de génération, de rébellion ou de contestation. Il faut s’y faire, désormais nos rockeurs sont des fayots.

J'étais l'invité hier de la web TV lyonnaise Surf TV qu'anime Daniel Dubois. Voici la vidéo:

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Pour poursuivre sur la musique, je suis, avec l'équipe de Woodstower, l'invité demain à 10h samedi d'Hervé Laurent sur Radio Pluriel (FM 91.5). Vous pouvez écouter en direct l'émission ici. On parlera du festival, de culture à Lyon et de rock and roll.

Lyon, le 27 août 2010.

08/07/2010

Declan et Diana

elviscostello.jpg?w=300&h=200Declan Patrick MacManus est ce soir en Isère avec madame. Le génial binoclard végétarien et ancien employé de la Midland Bank (service informatique) est donc avec sa dulcinée, Diana Krall, sur la scène de Jazz à Vienne. Vous l’avez compris je veux parler d’Elvis Costello. Les Lyonnais enclins à apprécier la musique encyclopédique de l’auteur de « Watching the Detectives » gardent un souvenir incomparable de son passage aux Nuits de Fourvière il y a, je crois, deux ans de cela. Ce soir de fin juillet, à l’Odéon, Costello et Allen Toussaint transportèrent sous le ciel étoilé lyonnais un public nécessairement réduit mais aux anges en partance pour le paradis.

Ce soir à Jazz Vienne, on change de format et en étant inscrit au programme de la très jazzy mère de ses enfants le britannique devra se coltiner un public largement composé d’abonnés à Télérama qui viendra essentiellement pour la Krall. Il n’est donc pas très certain que le charme s’invite sur la scène du Festival viennois à moins que nos deux amoureux, ce dont on peut douter, se réunissent pour un bœuf au terme du spectacle. Costello sera quant à lui sans ses célèbres Attractions mais à la tête d’une formation qui devrait distiller un de ses albums les plus roots, son dernier en date, « Secret, Profane and Surgarcane ». Bref, une soirée viennoise à ne rater sous aucun prétexte.

> « Jazz à Vienne », ce soir 8 juillet, Diana Krall et Elvis Costello, 21h00, Théâtre Antique de Vienne

Lyon, le 8 juillet 2010.

Photo: DR

23/11/2009

"SOS"

diams.jpgAlors que la première décennie du nouveau siècle est sur le point de laisser place nette, on commence à voir fleurir les premiers palmarès chargés de pointer évènements, livres ou disques susceptibles de laisser quelques traces. Le Figaro s’est par exemple déjà essayé à cet exercice dangereux et nous pouvons parier que dans les semaines qui viennent la tentation d’en faire autant va être forte, tous médias confondus. Tout cela pour dire qu’avec la sortie de « SOS », le nouvel album de diam’s, on peut légitimement s’interroger sur la portée, osons le terme, politique, d’une livraison qui pourrait faire date.

Même si certains annoncent déjà que le triomphe de « Dans ma bulle » n’a guère de chance d’être réédité, on peut tout de même avec certitude dire que cet « SOS » est pourtant un album qui devrait marquer. Autobiographique et personnel tout en étant probablement un assez fidèle témoignage générationnel, le nouvel opus de Diam’s capte « l’air du temps » comme l’a écrit avec justesse Stéphane Davet dans le Monde même si parfois d’ailleurs la chanteuse se vautre dans la démagogie. Il n’empêche qu’au delà de son strict contenu, « SOS » est un disque qui devrait marquer, non pas que nous soyons en présence d’un immense album, mais bien parce que dans sa dernière livraison la rappeuse parisienne met « les pieds dans le plat » en s’inscrivant dans, semble-t-il, le rude contexte de sa vie personnelle mais aussi dans celui d’une réalité française têtue. Sur bien des sujets, la question du foulard étant l’un deux, Diam’s devrait trouver quelques échos, non pas chez ceux qui voyaient hier en elle l’expression d’une nouvelle radicalité féminine, mais bien chez celles et ceux qui trouveront dans cet « SOS » l’expression directe de leurs difficultés, de leur mal-être au quotidien mais aussi même d’une volonté d’en découdre.

Nul ne sait bien entendu si ce disque s’avérera comme la fin du parcours de Diam’s ou au contraire la naissance d’un phénomène majeur et inédit à haute portée symbolique. En tout état de cause chacun pourra convenir que « SOS » est un disque important même si de nombreux lecteurs de Télérama compenseront leur désamour à l’égard de la native de Chypre en reportant leur affection et leurs espoirs sur Grand Corps Malade.

Lyon, le 23 novembre 2009

Photo: DR

14/08/2009

P comme « Presse »

P 2.jpgComme je le suggérais il y a huit jours, l’année qui s’annonce risque d’être à haut risque pour Libération. Au cas, que je n’ose envisager, ou sa nouvelle maquette prévue d’ici quelques mois s’avérait un coup d’épée dans l’eau, l’avenir du quotidien pourrait s’annoncer noir.

Côté hebdos, l’avenir est également incertain. Avec les Inrockuptibles, si l’arrivée de Bernard Zekri (Actuel et Canal+) offre quelques garanties sur le plan rédactionnel, il convient de ne pas oublier que Pigasse, sympathique banquier de gauche chez Lazard Europe, en prenant en main les destins financiers de l’hebdo culturel risque de se trouver dans l’obligation d’orienter le titre vers des contrées plus markétées. Avec Télérama, en proie aux visées de Lagardère, l’enjeu est encore plus décisif et l’indépendance de la rédaction une interrogation. Si l’on ajoute à cela la curieuse trajectoire que le Sarko-compatible Olivennes est entrain de faire prendre au Nouvel Observateur, avouez qu’il y a de quoi être inquiet en particulier après la publication d’une interview du Président de la République concoctée par la direction de l’hebdomadaire en tenant à distance la rédaction.

Plus généralement, quand on ajoute aux problèmes économiques cette tendance néfaste de recentrage d’une partie de la presse, on retrouve en permanence l’ombre d’un Sarkozy et parfois d’une Carla « de gauche » Bruni servant de passerelle. La publicité institutionnelle de l’Etat Sarkozyen arrose depuis quelques temps de façon pas toujours parcimonieuse de nombreux titres au point que rares sont les lecteurs de dizaines de publications à être ignorants des affaires de l’année de terre ou de certains effets des politiques gouvernementales.

Ici à Lyon la raréfaction ou les difficultés de certains titres dans la période la plus récente demeurent des problèmes. Les disparitions successives de « Lyon Figaro », de la page lyonnaise du Monde. Le retrait de quelques radios nationales, les difficultés de TLM, les mésaventures de « Lyon Mag » ne peuvent que rendre inquiet.

Certains, en toute cordialité, m’ont fait le reproche de soutenir, face aux menées du propriétaire du Groupe Fiducial, l’équipe de « Lyon Mag ». Ceux là, persuadés par ailleurs que ma démarche est bien naïve, admettent que mon soutien à « Lyon Mag » serait identique à l’égard de tout autre titre dans la difficulté.

Il n’empêche, constatant comme chacun, qu’un magazine comme « Lyon Capitale », affiche comme une médaille son refus d’accueillir désormais de la publicité des collectivités tout en s’abstenant de nous en dire plus sur ses comptes et son actionnariat, est un problème.

Profitons de cet été pour acheter et lire la presse écrite. C’est le plus sûr soutien que nous pouvons lui apporter. Depuis quelques temps sur ce blog je me suis autorisé à mettre en lien la plupart des titres de la presse lyonnaise, allez-donc les visiter. Pour se quitter sur une note agréable, n’oubliez pas de vous procurer « Le coup de grâce », de vous y abonner. En pareil contexte, se lancer dans une telle aventure est une telle folie que c’est un acte quasi citoyen que d’aider cette nouvelle revue à s’imposer.

Lyon, le 14 août 2009.

 

02/12/2007

Springsteen est sourd mais pas muet

ed5384e8576bda4479e28794706ec6f3.gifIl y a quelques semaines, le Président était à Washington pour rendre visite à George W. Bush puis parler devant le Congrès évoquant son amérique, celle d'Elvis et de John Wayne. Depuis  Rama Yade, Bockel et quelques autres s'evertuent à expliquer sur nos antennes que Nicolas Sarkozy s'adressait alors au seul peuple américain comme si Bush était subitement devenu un personnage subsidiaire.

Il faut croire que le message para-Elyséen n'a pas convaincu tout le monde outre altantique à commencer par Bruce Springsteen. C'est ainsi que le boss déclare cette semaine à Telerama, "avec les dernières élections, la France s'est rapprochée de l'Amérique que je dénonce. Comme dit la chanson de Jarvis Cocker que j'adore "Cunts are still running the world" (*). 

Manifestement le boss est devenu sourd, il n'a pas entendu le nouveau message de la France, au moins celui que Rama Yade mouline depuis le retour d'amérique de Nicolas.

Lyon, le 2 décembre 2007.

(*): que l'on pourrait traduire par "les connards dirigent toujours le monde".

08/01/2007

Béghain sait

medium_beghainb.jpgIl y a quelques semaines en commission des affaires culturelles, Patrice Béghain présentait un dossier de quelques 10 000 euros, si mes souvenirs sont bons, visant à mettre en place un débat national (excusez du peu !) sur les politiques culturelles, débat s’inscrivant bien entendu dans le contexte électoral que vous connaissez bien.

Je me suis abstenu de tout commentaire découvrant le dossier mais je me suis dit, même si ses mérites sont grands, que Patrice Béghain serait bien inspiré de temps à autre de prévenir le groupe socialiste de ses fulgurantes propositions dont il aurait le grand tort de penser qu’elles ne m’intéressent pas.

Je viens de recevoir le carton d’invitation frappé du logo de l’hebdomadaire de référence en ce domaine, l’incontournable Télérama, et de l’Observatoire des politiques culturelles qui «du local à l’international », on ne plaisante pas, se veut probablement la caution scientifique de l’opération.

Cela étant soyons positifs en se disant qu’il est toujours agréable de compter parmi les siens des amis qui vous forcent à réfléchir.

Lyon, le 8 janvier 2007


 
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