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19/10/2008

Definitely

Noel Gallagher.jpgPour tout vous dire, je n’attendais plus grand-chose d’Oasis, le groupe mancunien qui l’espace de deux albums et demi (« Definitely may be » en 1994 et « (What’s the story) Morning glory ? » en 1995) avait tracé une voie quasi patrimoniale, pas totalement originale, mais tout de même tonique dans le rock anglais. Par la suite, perdu dans la picole, la dope, la duplication scolaire et à l’infini de leurs deux premiers albums, la musique des frères Gallagher s’était abîmée dans la routine. Ceux que l’on pensait s’inscrire dans la digne lignée des Beatles, Stones, Kinks et Jam semblaient perdus pour la cause. Bien sûr, de temps à autre, quelques provocations parfois un peu lourdes mais souvent amusantes à l’égard de leurs concurrents et ancêtres venaient nous rappeler que le duo, entre deux licenciements de musiciens existait encore. Mais ça le faisait plus comme disent les jeunes.

Avec « Dig out your soul », leur nouvel et énième album, les frères Gallagher semblent reprendre les choses telles qu’elles étaient il y a plus de dix ans. Nous pouvons considérer que Oasis signe ainsi un troisième album. Les poseurs reprocheront, comme toujours, à Oasis de se situer dans un sillage agité pourtant clairement revendiqué depuis quinze ans, celui des Beatles. Quant aux grincheux, ils s’interrogeront sur un « psyche-rock » pourtant de bon aloi. Les frimeurs, jamais en manque de références datant de la semaine et invalidées par eux-mêmes lors de la suivante, ils nous expliqueront qu’Oasis est daté, convenu ou même has been.

N’en croyez pas un mot. Si vous n’êtes ni poseur, ni grincheux et encore moins frimeur, vous vous réjouirez à l’écoute de ce « Dig out your soul », définitely rock !

Lyon, le 19 octobre 2008

 

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09/12/2007

Otis

692ff0411b8cd36f75042581673cf126.jpgCela fait aujourd’hui 40 ans que l’avion qui transportait Otis Redding s’écrasait dans un lac alors que la star de la Soul music était en tournée. C’était le 10 décembre 1967, Otis avait tout juste 26 ans.
Depuis, malgré les nombreuses rééditions de sa discographie, le chanteur de Macon demeure une sorte d’inconnu célèbre chose particulièrement injuste.
Au-delà de « Pain in my heart », titre repris après sa sortie en 1963 par les Rolling Stones, la courte carrière de Redding est une succession inespérée de succès tous majeurs aujourd’hui parfois oubliés. Avec « Mr Pitiful »(1965), « I’ve been loving you too long », titre également repris par les Rolling Stones, « Respect »(1966), « I can’t turn you loose » et l’adaptation cette fois-ci du « Satisfaction » des Stones, le parcours d’Otis Redding va marquer l’histoire de la musique populaire américaine pour culminer avec de fameux hits comme « Fa-Fa-Fa ( sad song) », « Try a little tenderness » sans oublier le posthume « Dock of the bay ».
Show man hors pair chanteur hautement énergique, sensible et hyper doué, Otis Redding a fait les beaux jours des labels Atlantic et Stax.
On fête justement cette année les 50 ans de Stax la magnifique maison de disques de Memphis dont Otis était l’un des plus beaux fleurons. Parmi les nombreuses rééditions et compilations qui occupent en ce moment les bacs on retiendra « Wattstax » la bande originale du film éponyme qui relate en une grosse quarantaine de titres ce que certains avaient appelé à l’époque le « Woodstock noir ».
Fêtes de Noël obligent, beaucoup de magasins sont ouverts ce dimanche. Une occasion unique d’aller vous procurer le meilleur d’Otis Redding et de Stax ou le prétexte d’aller fouiner dans votre vieille collection de 45 tours.

Lyon, le 9 décembre 2007.

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12/06/2007

Magie ?

medium_Rolling_stones_lips.jpgLes Rolling Stones débarquent lundi prochain à Gerland dans, il faut le dire, une relative indifférence. J’ignore si la location turbine à plein régime mais, signe des temps, le bondissant prof de gym, son riffeur sniffeur et leur métronome peu concerné tournent autour de la planète avec manifestement un seul but, faire vivre la marque.

Il y a quelques années, un certain Milan Dargent signait aux éditions Le Dilétante un formidable petit bouquin qui avec fraîcheur racontait un beau souvenir d’adolescent, la venue des Stones au Palais des Sports de Gerland (« soupe à la tête de bouc », 2002)

Cette année la machine huilée occupe toujours Gerland mais cette fois-ci de l’autre côté du parking, au stade. Je ne suis pas certain qu’à Lyon, aujourd’hui en 2007, il puisse y avoir un autre Milan Dargent qui se dise, « seul dans ma chambre. C’est là qu’on savoure le mieux les Rolling Stones.On retire la galette de vinyle noir de sa pochette en carton et on la pose avec délicatesse sur le pick-up. Sa crépite comme un feu de sarments, puis paf ! Keith, Charlie et Bill entrent dans la danse. Ensuite la voix rageuse de Mick vient nous raconter ses sornettes. Oh magie ! »

Montbrison, le 12 juin 2007.

06:00 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Rolling, Stones, gerland, concert, rock, jagger, mick | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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