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14/09/2010

Liliane, fais les valises

bettencourt_gode-7ca9a.jpgJusque-là sans doute ignorant de la chose, Eric Woerth vient de découvrir ce que le mot "pénibilité" au travail signifie pour lui-même.

Avec sa bobine de gendre idéal en comparaison de laquelle Michel Drucker a des allures de braqueur de vieilles dames récidiviste, il se sentait sans doute protégé de la sollicitude des médias et de l'attention populaire, commodément planqué qu'il était derrière les tombereaux d'ignominies antirépublicaines déversées par ses acolytes gouvernementaux dont certains, dit-on, seraient auvergnats.

Et puis il y eut Liliane et le déclenchement de mésaventures à fragmentation pour Eric Woerth. La crème Chantilly, sur laquelle il semblait ondoyer, se mit à tourner jusqu'à l'aigreur, la vérité d'un jour assénée par le ministre étant immédiatement frappée de caducité par les révélations du lendemain. La sauce à l'oseille dans laquelle il barbotait devînt rapidement une marinade cardinalice, de la couleur de ces rubans que l'on troque dans certaines civilisations primitives contre des enveloppes bourrées de verroterie ou de grisbi fraîchement importé de lointains îlots des Seychelles.

Liliane Bettencourt, submergée par le tsunami médiatique, semble en dehors du monde, prête à concourir pour le titre de Miss sous tutelle 2010, en dépit de certaines photos de vieillesse osées qui feraient bondir Mme de Fontenay et à la faveur desquelles on aperçoit sur le bureau de la douairière cosmétique les traces évidentes d'une érotomanie débridée.

Trop occupés à grimper aux honneurs le long de leur indignité, les mécènes du sarkozysme sont sur le point provoquer sa chute. Qu'ils en soient chaleureusement ici remerciés.

Comme disait le comique, bien mal acquis ne profite qu'après.

A la semaine prochaine

Stéphane Nivet

30/06/2009

Criminel

Bernard%20Madoff%20large.jpg150 ans de prison c’est la peine requise contre Bernard Madoff, célébrité de l‘escroquerie que l’on ne présente plus. Je ne sais, au moment d’écrire ces lignes quel sera le verdict de la cour américaine mais l’impact de ce chiffre aura fait son effet. 150 ans voilà qui est astronomique au regard de la vie d’un homme surtout lorsqu’il affiche déjà 71 ans.

Certes Madoff ne purgera pas sa peine complètement, entre remise et état de santé il quittera, discrètement, la prison assez rapidement. Mais au fond là n’est pas la problème, ce qui est choquant c’est que le débat glisse sur le terrain de l’anecdote : 150 ans c’est trop ou pas assez, réaliste ou totalement farfelu, il y aura certainement un journal ou une chaîne de TV pour poser la question avec demande de réponse par Internet ; il n’y a pas de petits profits.

Et pendant ce temps l’escroquerie continue avec ceux qui n’ont pas été mis en cause c’est à dire tous les autres escrocs, y compris en France. C’est ce que dit très bien une journaliste qui a tenu la plume de l’auteur du livre « Les confessions d’un banquier pourri ». Interrogée par le « Progrès » sur ce qu’elle a découvert en écrivant ce livre elle répond : » L’arrogance des membres de la classe financière française Ils pensent qu’au fond un krach ce n’est pas si grave, puisqu’ils vont pouvoir effacer leurs dettes et recapitaliser leurs banques. D’une part en demandant l’aide du pouvoir politique, d’autre part en continuant de racler les fonds de portefeuille des clients des guichets. Et l’après krach ne les inquiète pas. Ils font le dos rond, ils estiment qu’il s’agît d’un cycle historique, que c’est donc destiné à ne pas durer et qu’après tout recommencera comme avant ». Et c’est bien comme cela que ça se passe.

Il y a en France des dizaines de banquiers et autres financiers coupables de spoliation de leurs clients en général de modestes investisseurs, souvent jeunes primo-accédants. Et que s’est-il passé ? Rien. Je trouve pour ma part scandaleux qu’aucune voix ne soit élevée (sauf celle de Jean Montaldo dont les écrits ne sont pas ma tasse de thé mais qu’en l’occurrence j’approuve) pour demander la criminalisation de ces actes. En ces temps où l’on vote une loi à propos de tout ou n’importe quoi pas une proposition pour envoyer au pénal les auteurs de ces crimes financiers. Ni à gauche, ni à droite ni à l’extrême gauche. Il faut que tous soient totalement immergés dans le système pour en arriver là et considérer que gagner de l’argent, beaucoup d’argent, même en ruinant les autres demeure un acte de bravoure

Philippe Dibilio.

 
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