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22/07/2010

D comme "Disques de l'été"

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Même si mes vacances 2010 ressemblent plus à de modestes vadrouilles qu’à de grandes expéditions, il convient de préparer avec le plus grand soin la bande originale de l’été, les disques nécessaires pour faire face aux envies. Sachant qu’une bonne sélection est, comme la solexine de jadis, avant tout un savant mélange, voici celui qui va m’accompagner.

  • - Graham Nash, “ Reflexions” (Compilation), Atlantic-Rhino, 2009
  • - Nico, “Innocent and Vain” (Compilation), Polydor, 2002
  • - David Byrne and Fat boy slim, “Here lies love”, None Such, 2010
  • - Johnny Cash, “American VI, Ain’t no grace”, American Recording, 2010
  • - Neil Young, “Dreamin’man live’92”, Reprise, 2009
  • - Jackson Browne, “Time the Conqueror”, Inside Recordinjs, 2008
  • - Robert Wyatt, “Nothing can stop us”, (Compilation), Domino, 2008
  • - Nick Lowe, “The Brenton Trilogy”, Proper Records, 1994-1998-2001
  • - Sharon Jones, “I learned the hard way”, Daptone, 2010
  • - Rolling Stones, “Exile on Main Street”, Virgin, 2010

Hautes-Pyrénées, le 22 juillet 2010.

06:27 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : browne, sharon jones, rolling stones, disques, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/06/2010

Stupide ?

Il y a quelques semaines de cela, alors que Lady Gaga, au zénith, remplissait deux Bercy et que la pauvre Whitney Houston, à la ramasse, annulait le sien, le père Jagger, soixante six ans déjà sonnés, aguichait le Festival de Cannes comme un éternel jeune homme.

Communication tirée à quatre épingles, charmeur et cynique, le beau Mick a fait chavirer la croisette jetant au passage quelques miettes aux journalistes ébahis et en manque de véritables stars. « En ce temps là » leur a-t-il dit « nous étions jeunes, beaux et stupides, maintenant nous ne sommes que stupides ». Le temps dont il s’agit est l’été 1971. Les Rolling Stones, du côté de Villefranche-sur-Mer, sont de véritables réfugiés (fiscaux). De cette période sexe, drogue et blues, l’histoire retiendra deux choses, le mariage de Mick et Bianca à St Tropez et un album intitulé « Exile on Main Street » faisant suite au mythique « Sticky Fingers ». Sortes de sessions avinées sous haute influence des drogues les plus tendance ce double album n’est pas le meilleur du groupe mais contient cependant quelques pépites comme « Tumble Dice », « All Down the Blues » ou « Rocks Off » et le magnifique et countrisant « Sweet Virginia » sous influence de Gram Parsons lui-même sous influence des dites drogues.

C’est ce soir que France 5, après la ressortie de la version 2010 d’ »Exile » avec sa dizaine de bonus, propose « Stones in Exile » du britannique Stephen Kijak sorte de documentaire présenté dans le cadre de la quinzaine des Réalisateurs à Cannes lors de la dernière édition du Festival.

Comme vous pouvez vous en douter le toujours jeune et beau Mick n’est pas si stupide que cela et sa virée cannoise n’est en rien celle d’un retraité à la recherche d’une maison médicalisée pour y passer ses vieux jours. En ressortant « Exile » Universal et Jagger mettent le paquet et en multipliant les produits (coffret à plus de 100 euros, DVD de « Stones in exile » chez Eagle Vision) la PME Rolling Stones se remet en piste, une tournée « Exile on Main Street » n’étant pas à écarter un peu à l’instar de ce que font Brian Wilson ou Van Morrison. Tournée "Exile" ou pas, alors que les Stones devraient rejoindre d'ici la fin de l'année les studios pour nous infliger un énième album sans grand intérêt, Jagger a compris que l'avenir commercial du groupe résidait dans son glorieux passé. Pas si stupide que celà, le leader des Stones a  vu une nouvelle fois juste puisque il y a quelques semaines de cela "Exile on main street" était en tête des ventes en Angleterre chose inédite depuis des dizaines d'années. On pourrait bien entendu ne cesser de disserter sur les 10 inédits qui accompagnent cette nouvelle édition. Il n'empêche, et ce n'est pas nécessairement une bonne nouvelle, que cet "Exile" revu et corrigé, avec ou sans ses bonus a une tête pour figurer dans les dix meilleurs albums de l'année. Une façon de dire que hier comme aujourd'hui, Mick Jagger n'a jamais été stupide.

Dans toute cette affaire, ce qui m’inquiète le plus c’est qu’en 1972, année de sortie de « Exile on Main Street », on allait se tourner la dernière belle page de l’aventure des Rolling Stones. Il ne manquerait plus maintenant que Jagger nous reformate « Angie » l’an prochain afin de faire danser les baby-boomers dans les maisons de retraite pour que nous nous quittions, Jagger et moi, en très mauvais terme.

> « Exile on Main Street », CD, Universal

> « Stones in Exile », ce soir sur France 5 et disponible le 15 juin en DVD agrémenté de 90 minutes supplémentaires. (Eagle Vision)

Lyon, le 10 juin 2010.

18/04/2010

La vie de Brian

brianjonestown_massacre.jpgLe cas le plus désespérant du rock américain croise mardi par Lyon, je veux bien entendu parler du Brian Jonestown Massacre, la formation psyche-californienne conduite par sa tête pas toujours pensante, Anton Newcombe. Ceux qui ont vu le film « Dig ! », sorte de rockumentaire bancal consacré au groupe et aux Dandy Warhols, gardent probablement un souvenir halluciné de Newcombe plus occupé au sabotage des concerts du groupe qu’à la cohérente construction d’une carrière qui pouvait pourtant être prometteuse si la drogue n’était pas passée par là. Formé du côté de San Francisco au début des années quatre-vingt-dix the Brian Jonestown Massacre tire son nom, ce qui est en vérité tout un programme, du défunt guitariste des Rolling Stones Brian Jones et du célèbre et funeste suicide collectif du Guyana survenu dans la localité de Jonestown. A la tête d’une discographie pléthorique et donc inégale, Le Brian Jonestown Massacre alterne l’inaudible et le génial, les hommages aux caricatures. Ici même je m’étais permis de saluer « My Bloody Underground » le très Velvétien album paru en 2008. Aujourd’hui, avec la sortie de « Who Killed Sgt Pepper ? » La clique de Newcombe est sur une route qui passe le 20 avril par le CCO de Villeurbanne. J’invite donc les curieux à s’y rendre sans bien entendu m’engager sur la qualité de la prestation que Newcombe livrera mardi. Absent de Lyon je vais devoir faire ceinture mais il y aura bien quelqu’un parmi vous pour me raconter le pire comme le meilleur de ce concert attendu.

Madrid, le 18 avril 2010.

12/04/2010

Cachetons

Après demain 21 avril, Lou Reed est à Paris et plus précisément à la Cigale pour infliger à des spectateurs probablement sourds l’inaudible album « Metal Machine Music » de 1973. Il faut dire que reprendre sur scène un album dit mythique est devenu particulièrement tendance. Le même Lou Reed, avec la prétention qui lui va si bien, avait interprété en 2007 « Berlin » et cette année, après plus de 30 ans de vie séparée, Iggy Pop convoque à nouveau ses Stooges pour exécuter, dans l’ordre, la trentaine de minute de « Raw Power ». Crise du disque, musique mptrois-isée, inspiration au régime sec, les vieilles gloires exploitent donc, rarement avec bonheur, un fond de catalogue supposé incarner l’éternel du rock and roll.

De Steely Dan, avec « Gaucho », à Van Morrison et son superbe « Astral Weeks » devenu une daube sur scène, sans oublier Todd Rundgren revenu de nulle part avec le très daté « A wizzard a true Star » on ne compte plus les dispensables mais lucratives expériences visant à transformer des albums, parfois de légende, en opérations de financement des retraites de leurs auteurs.

Particulièrement au goût du jour et même s’ils peuvent se présenter comme plus respectables, les concerts « Dont’ look back » ne sont fondamentalement pas différents des messes nostalgiques des sixties qui remplissent en France les Zéniths. De ce point de vue Stooges, Suicide, Echo and the bunnymen pataugent dans le même potage que nos Richard Anthony ou Franck Alamo nationaux.

Cela étant, la chasse aux fans ne se limite pas aux tournées et concerts. Avec des coffrets qui mettent le prix du carton et du plastique au rang de celui de la truffe, on refourgue à des prix invraisemblables les mêmes albums. King Crimson, Les Rolling Stones hier avec « Get yer ya ya’s out » et demain avec « Exile on a main street », Les Beatles en mono comme en stéréo font les beaux jours des majors. Vigilance !

Lyon, le 12 avril 2010.

29/12/2009

2005 en vrac

Tournées mondiales de U2 et des Rolling Stones - Décès de Pierre Bachelet - Couronnement de Albert II à Monaco - Angela Merkel élue chancelière par le Bundestag - Attentats meurtriers à Londres - Raphael, meilleure vente d’album en France …

Lannemezan, le 29 décembre 2009.

26/01/2009

Fan de

album.jpgC’est ce matin que nous trouverons dans les bacs le nouvel album de Bruce Springsteen, « Working on a dream », très attendu car probablement supérieur à son prédécesseur et prélude à une tournée mondiale qui pourrait passer par Lyon au début de l’été prochain.

En vérité, Springsteen, qui cette fois-ci renoue avec le E-street band, est en tournée permanente. Celle de « Magic » n’ayant été que le tour de chauffe du barnum mondial qui se prépare aujourd’hui qui lui-même succède à des shows en solo pour soutenir Barack Obama dans le cadre de la campagne présidentielle. Le Boss bosse et c’est tant mieux pour nous.

Si l’on en croit les quelques privilégiés déjà destinataires du énième opus du citoyen du New-jersey, le disque s’ouvrirait par un impressionnant « Outlaw Pete » véritable torrent musical qui culmine à coups de guitares et de cordes vers l’ultime, le tragique. On nous indique aussi que « The wrestler », bande originale du film de Darren Afonofsky, boucle l’affaire avec une de ces chansons acoustiques dont Springsteen a le grand secret pour tirer les dernières larmes de ses auditoires. Si l’on en croit Bertrand Bouard de Rock & Folk avec cette ballade, Springsteen nous livre une de ces trois ou quatre pépites que contient l’album, le reste se situant entre rage et ballades dans la grande lignée romantique et empathique du boss, c'est-à-dire très largement au dessus du panier du meilleur de la production actuelle. « Working on a dream » sera dès le milieu de la semaine mon disque fétiche. J’irais ce soir me le procurer avec tout de même une légère hantise car je n’aimerais pas que la musique de ce disque puisse ressembler à l’image pieuse d’une pochette qui semble tout droit sortie des seventies car concernant Springsteen, je suis plus pratiquant que croyant.

A lire aussi le numéro hors-série de « Rolling Stones » consacré à Bruce Springsteen, 5,95 Euros en kiosque.

Lyon, le 26 janvier 2009

12/10/2008

Blues

Rolling stones lips.jpgMême si sur mon bureau, d’étonnants articles de presse s’accumulent, de quoi vous faire part un de ces jours de ma mauvaise foi, de retour de Brest et avant de repartir en déplacement professionnel en milieu de semaine prochaine, je vous propose aujourd’hui de jeter un œil sur quelques extraits sur ce fameux et sulfureux documentaire sur Les Rolling Stones, le mythique « Cocksucker blues » dont on nous parlait depuis des années et que le net nous rend disponible.
Attention, âmes sensibles s’abstenir car ce doc n’est pas une variante des cours de maintien et de savoir-vivre de la Baronne de Rothschild. Une fois dit que, parfois, ce « cocksucker » est pénible, moyen voire sans intérêt, je vous confirme tout de même qu’en le visionnant vous en saurez plus sur la vie des bêtes (de scène).
Toujours à propos des Stones et dans la même veine, le célèbre « A travers l’Amérique avec Les Rolling Stones » de Robert Greenfield jadis édité par les « Humanoïdes Associés » (collection Speed 17) et traduit par Philippe Paringaux est à nouveau proposé au public par les éditions « Le mot et le reste ». Filles évanouies, hystérie dingue, sexe et dope, nuits blanches, Jagger enfermé dans sa piaule à Saint-Louis, Truman Capote vêtu d’une veste en peau de buffle… tout y passe. Je sais bien que le handicap de ce « A travers l’Amérique… » c’est qu’il s’agit d’un livre vous savez ce truc avec des lettres imprimées sur du papier. C’est en tout cas plus qu’intéressant à parcourir en complément de ce « Cocksucker blues » dont vous trouverez la quasi intégralité sur le site youtube.com

Lyon, le 12 octobre 2008

29/09/2008

Naming

Alain_Fleisher.jpgIl y a parfois des petits détails qui nous interpellent sur le cours des choses. Voyez cette rentrée littéraire. Deux bouquins touillant réel et fiction se taillent un petit succès qui laisse prévoir le pire. Leur point commun, les Rolling Stones. Le premier s'intitule "Keith me" et le second "Petit déjeuner avec Mick Jagger". Au delà du fait qu'ils transpirent tous deux des procédés moisis sur une grosse centaine de pages, ces deux dispensables ouvrages truffés de références stoniennes à doses jamais homéopathiques ne peuvent que nous interroger sur le fait que deux éditeurs, à priori sérieux, puisqu'il s'agit de Stock et l'Olivier, prennent le risque en des temps si difficiles de jouer leur crédibilité dans de pareilles opérations. Demain si on nous proposait sur les étals de nos librairies un "chez Monop' avec David Bowie" ou "l'Amant du comptable de Yoko Ono" cela ne serait pas pour me surprendre.

Alors si vous aimez les noms, les vrais noms et que vous voulez vous perdre dans un bouquin, un vrai bouquin, plongez en apnée dans un vieux Filofax élimé pour vivre une véritable aventure littéraire, celle du "Carnet d'adresses" d'Alain Fleischer. De Avelle (Noëlle), femme oubliée dont seuls les noms et prénoms caressent encore les oreilles de l'auteur à Zvenigodsky, professeur d'arts graphiques, privé quant à lui malencontreusement de prénom, Fleisher nous entraîne dans un feuilletage mêlant souvenirs du réel et oublis comme ce Bonnemaison (Michel) qualifié par l'auteur de "Sans logis dans (sa) mémoire" ou ce Brieffel (Roby), copain de lycée qui convoque automatiquement le souvenir du vieux professeur Warguier qui à l'époque, déjà si abîmé par l'âge, faisait faire cinq fois de suite la même dictée d'allemand à ses élèves. La succession de noms de personnalités et d'anonymes dans ce répertoire est un vrai bonheur pour le lecteur devenu quasi voyeur de l'intimité de Alain Fleischer. Le "Carnet d'adresses" était ma délectation dominicale au point que le "Rock'n'roll" de François Bon est encore en souffrance. C'est dire!

  • > Alain Fleischer, "le Carnet d'adresses", le Seuil, 21 euros.

Lyon le 29 septembre 2008.

13/08/2008

R comme Robert Johnson

1267705878.jpgLes éditions Castor Astral publient dans leur petite collection « Castor Music » le « A la recherche de Robert Johnson » de Peter Guralnick un auteur que les amateurs de musique peuvent enfin lire en français grâce aux efforts conjoints de Allia (« Sweet Soul Music ») et du Castor Astral qui s’apprête à publier le second tome de sa biographie de Presley.

Johnson est un véritable mythe dans l’histoire du blues et plus généralement de la musique américaine. Redécouvert par l’immense Muddy Waters puis par les Rolling Stones, Robert Johnson est d’une certaine façon l’emblème du blues du delta, un étalon comme l’écrit Guralnick. Pendant longtemps, l’ombre de Charley Patton dominait ce blues du delta faisant injustement passer Robert Johnson en arrière plan. Fort heureusement, un beau jour de 1936, le bluesman méconnu entra dans la boutique de Speir qui travaillait alors pour le label ARC. Johnson enregistra du lundi 23 novembre au vendredi 27 novembre seize faces devenues mythiques. On dit qu’en fait l’enregistrement fût suspendu les mardi 24 et mercredi 25 novembre, Robert Johnson étant emprisonné pour vagabondage. Lire ce petit ouvrage de Guralnick est un vrai plaisir et les 80 pages suivies des indications bibliographiques et discographiques nécessaires se dévorent. A lire à l’ombre du parasol sans oublier d’emporter « Robert Johnson : The complete Recordings » (Columbia) la somme comportant les 29 compositions de Johnson jamais enregistrées incluant par ailleurs les douze prises alternatives.

couv.johnson.petit.format.jpg

Hautes Pyrénées, le 13 août 2008.

09/12/2007

Otis

692ff0411b8cd36f75042581673cf126.jpgCela fait aujourd’hui 40 ans que l’avion qui transportait Otis Redding s’écrasait dans un lac alors que la star de la Soul music était en tournée. C’était le 10 décembre 1967, Otis avait tout juste 26 ans.
Depuis, malgré les nombreuses rééditions de sa discographie, le chanteur de Macon demeure une sorte d’inconnu célèbre chose particulièrement injuste.
Au-delà de « Pain in my heart », titre repris après sa sortie en 1963 par les Rolling Stones, la courte carrière de Redding est une succession inespérée de succès tous majeurs aujourd’hui parfois oubliés. Avec « Mr Pitiful »(1965), « I’ve been loving you too long », titre également repris par les Rolling Stones, « Respect »(1966), « I can’t turn you loose » et l’adaptation cette fois-ci du « Satisfaction » des Stones, le parcours d’Otis Redding va marquer l’histoire de la musique populaire américaine pour culminer avec de fameux hits comme « Fa-Fa-Fa ( sad song) », « Try a little tenderness » sans oublier le posthume « Dock of the bay ».
Show man hors pair chanteur hautement énergique, sensible et hyper doué, Otis Redding a fait les beaux jours des labels Atlantic et Stax.
On fête justement cette année les 50 ans de Stax la magnifique maison de disques de Memphis dont Otis était l’un des plus beaux fleurons. Parmi les nombreuses rééditions et compilations qui occupent en ce moment les bacs on retiendra « Wattstax » la bande originale du film éponyme qui relate en une grosse quarantaine de titres ce que certains avaient appelé à l’époque le « Woodstock noir ».
Fêtes de Noël obligent, beaucoup de magasins sont ouverts ce dimanche. Une occasion unique d’aller vous procurer le meilleur d’Otis Redding et de Stax ou le prétexte d’aller fouiner dans votre vieille collection de 45 tours.

Lyon, le 9 décembre 2007.

10:20 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : otis redding, soul, rolling stones, stones, memphis | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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