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02/05/2010

Le nombril de Naulleau

Graham%2BParker.jpgOn savait Eric Naulleau amateur de rock et en particulier fan d’un Graham Parker dont il avait édité quelques écrits. De là à imaginer que le même Naulleau, devenu starlette sur-exposée à la télévision française, écrive sur le dit Parker il y avait de la marge ce d’autant que l’objet de ce culte Naullesque est en vérité sympathique mais autant le dire tout à fait secondaire dans la grande histoire des rocks.

Une fois dit que tout bon amateur de ce genre de musique possède, ce qui est bien entendu mon cas, une ou deux pièces de ce bon vieux Graham Parker, il convient d’être sérieux et donc de dire que l’engouement adolescent de Naulleau pour un second couteau du pub rock britannique est assez étrange pour peu qu’il puisse être honnête. Dans ces aventures du rock anglais des seventies la place de Parker est modeste. Les « grands » qui émergent dans la période s’appellent Elvis Costello, le regretté Ian Dury, les limités mais vitaminés Doctor Feelgood et, mon péché mignon, Wreckless Eric, un type qui fait aujourd’hui figure de soldat inconnu. Bref pour Naulleau il s’agit de Graham Parker alors allons-y pour Parker et ses célèbres Rumours.

Il convient tout d’abord de le dire tout net, la prouesse littéraire du fan Naulleau est du domaine du « Sprint » puisque sur les 174 pages imprimées, une petite centaine est à mettre à l’actif du complice de Zemmour, le reste étant une très scolaire discographie commentée. Dans les 103 pages restantes, que les ignorants sur Graham Parker ne se fassent pas d’illusions, qu’ils s’abstiennent donc de lire le pensum. Le bouquin de Naulleau n’est même pas une dévote biographie du leader des Rumours, c’est encore moins la saga du pub rock anglais, celui de Brinsley Shwarz, de Nick Lowe, de Dave Edmunds, de Martin Belmont et même de Graham Parker. Ce « Parkeromane » à 17 euros est en fait un objet se voulant littéraire au sujet du nombril de Naulleau. A recommander uniquement aux amateurs du genre.

Puisque le hasard le fait ainsi, pour trois fois rien, on peut lire dans le numéro de Rock & Folk daté de mai 2010, une interview de Wilko et une excellente discographie sélective consacrée au pub rock, Graham Parker inclus.

Lyon, le 2 mai 2010.

31/05/2009

Sixties

manoeuvre.jpgDans un éditorial fort bien titré "Radio gaga", Philippe Manoeuvre le boss de Rock&Folk et accessoire rémunéré sur M6, indique à qui veut bien le lire et à quelques-uns de ses plus jeunes lecteurs, son point de vue sur "les sixties". Que nous dit l'homme aux célèbres Ray Ban et au perfecto parfait ? "On additionne les Rolling Stones+James Bond+Bob Dylan+Star treck+ es grands festival rock et on se dit que oui décidemment les bonnes choses viennent de là, des sixties triomphales".

A constater la trajectoire actuelle de Manoeuvre qui n'hésite pas, par ailleurs, à consacrer la "une" de Rock & Folk et 10 pages (dix !) à Mötley Crüe, on ne peut qu'être attristé par les dommages colatéraux engendrés par ces fameuses "sixties".

S'il lui reste un peu de temps dans son agenda problement compliqué, je suggère à Manoeuvre de parcourir quelques pages de bouquins qui viennent de paraître et qui se consacrent à cette période "triomphale" d'où tout semble venir. Dans l'ordre qui lui conviendra il lira "L'amérique de John Didion (Grasset) et en particulier sa plongée dans le San Franscisco de 1967. Manoeuvre connaît à la perfection l'itinéraire des Rolling Stones mais les exploits de la bande à Jagger réédités par "Le mot et le reste" devraient lui rafraichir la mémoire et peut-être lui donner l'occasion d'informer son jeune public. Au delà de la came, avec les sixties, on pense illico à un autre mot, qui n'est peut être plus du tout initialisé dans le cortex de Manoeuvre. Il s'agit de la politique. A cet effet la lecture de "Diggers" de Alice Gaillard (éditions l'Echapée) devrait apporter le complément nécessaire à une bonne connaissance de la période non sans le conduire à une saine reflexion. Voilà quelques lectures qui permettront à Manoeuvre, au cours des longues heures d'attente dans sa loge de "La nouvelle star" de réviser son point de vue sur les "sixties"et les "bonnes choses de la vie".

> Rock & Folk, n°502, Juin 2009, 5 euros,

Lyon, le 31 mai 2009.

24/11/2006

Little Bob

medium_Little_bob1light.jpgRock & Folk consacre quatre pages à Little Bob Story. Qui plus est, c’est Alain Dister, un Lyonnais, pionner du magazine, qui s’y colle.
Little Bob c’est le Havre, une ville mythique du rock qui a également enfanté Philippe Garnier, une autre signature géante du Rock & Folk des années soixante-dix. A l’époque des dizaines de milliers de lecteurs de la revue voyageaient par procuration du côté de New York et de la Californie grâce à Garnier.

Le troisième « grand homme » de cette ville c’est bien entendu Dhorasso dont je veux, comme bien d’autres, saluer le parcours, le talent et les valeurs. Mais revenons à Little Bob.

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