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04/10/2010

Noël en octobre, dettes en décembre

?id=725X1342&site=audiogrammes.wordpress.com&url=http%3A%2F%2Faudiogrammes.files.wordpress.com%2F2010%2F03%2F20100403-john-lennon.jpg&sref=http%3A%2F%2Faudiogrammes.com%2F2010%2F04%2Fpage%2F2%2FAttention ! Dans le monde merveilleux du rock, en cette saison 2010-2011, les morts devraient rapporter comme jamais. Avec John Lennon, qui aurait fêté son anniversaire le 9 octobre, et Jimmy Hendrix, dont les têtes de gondoles devraient raffoler, l’année risque d’être bénie pour une industrie du disque en manque de cash. Tout commence d’ici quelques jours avec la nouvelle édition remasterisée par EMI de huit des albums de l’ancien Beatles sachant que « Double Fantasy » devrait bénéficier carrément d’une nouvelle production signée Jack Douglas et par l’inévitable veuve . Les fans les plus malins et les plus fortunés attendront quelques temps avant de bouger afin de se procurer le mausolée, à savoir un coffret intitulé « John Lennon signature box » qui devrait réunir l’ensemble des disques réédités ainsi qu’un double album d’enregistrements inédits. Si les plus fauchés s’offriront quant à eux une compilation de 15 titres probablement sans grand intérêt, les fans les plus fondus, déjà possesseurs du fameux « Signature Box », se paieront, sans délais, « Gimme some truth », un autre coffret comprenant 72 titres remastérisés. Si d’aventure, les nostalgiques de Lennon, atteints de fringale, peinaient encore à assouvir leur faim, le 8 décembre, un biopic consacré à John Lennon sortira exactement 30 jours après l’anniversaire de la disparition du liverpuldien devenu new yorkais.

Au cas où parmi les amateurs de Lennon se nichaient des accros de Jimmy Hendrix, je préfère prévenir. Une large campagne de rééditions et de publications d’inédits devrait frapper au point, peut-être, de mettre sur la paille ces malheureux dingos de rock. Pire et avis aux familles, si l’un de vos proches, amateur de Lennon, admirateur de Hendrix mais aussi fan de Springsteen sommeillait dans l’un des recoins de votre sphère,  attendez-vous à connaitre les affres les plus dévastatrices puisque Sony, après l’édition du Bleu Ray du concert de Hyde Park, propose d’ici quelques semaines une nouvelle édition remasterisée de « Darkness on the edge of town » livrée avec un paquet d’inédits soit au total trois CD et trois DVD. De quoi, vous l’admettrez, fêter noël en octobre et, ce faisant, vous faire prendre le risque de réveillonner avec un simple cheeseburger et un Sunday caramel lors du nouvel an en raison d'une fin de mois particulièrement difficile.

Lyon, le 4 octobre 2010.

Photo: DR

06:01 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rock, john lennon, jimmy hendrix, emi, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/08/2010

W comme "Woodstower"

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C’est donc les 3, 4 et 5 septembre prochain que se tient sur le Parc Nature de Méribel-Jonage le Festival de Woodstower.

Chaque année je m’évertue à vous convaincre d’aller faire un petit tour sur le « grand parc » histoire de soutenir ce festival qui, rappelons-le, était prié il y a quelques années de quitter sa base de l’ouest-lyonnais. Chaque fin d’été, malgré le travail effectué par les équipes de Woodstower et celles du Parc, les jeunes lyonnais ne sont pas en nombre suffisant pour assurer l’avenir d’une manifestation prometteuse. En effet, au-delà des quelques milliers de spectateurs qui se déplacent, si seulement les milliers d’autres, tous persuadés que c’est une idée géniale d’organiser un festival dans un Parc naturel, passaient enfin aux actes, dans les années qui s’annoncent la région lyonnaise serait à la tête d’un magnifique évènement musical, Woodstower devenant un véritable tremplin musical pour la saison à venir.

Arno JYS.jpgPour revenir à l’édition 2010 qui s’ouvre dans quelques jours, l’équipe de Woodstower a fait l’effort d’une programmation qui devrait faire l’affaire de tous autrement c’est à ne plus rien comprendre. Avec comme têtes d’affiches Peter Doherty, l’homme qui fume si bien sur scène, Arno notre meilleur rocker continental, Archive et Olivia Ruiz, Woodstower accueille également ce que Thomas le programmateur m’annonçait comme une véritable surprise pour le public français à savoir Tokyo Ska Paradise Orchestra. La très énergique Jeanne Cherhal, Luke, Four Tet ainsi qu’une kyrielle d’autres artistes attendent, entre fin des vacances et rentrée celles et ceux qui apprécient les évènements rassembleurs et à l’esprit aussi positif comme peut l’être Woodstower. Juré, craché, vous serez tous à Miribel-Jonage le premier week end de septembre.

Lyon, le 26 août 2010.

17/08/2010

R comme "Rock and Roll"

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Depuis quelques temps, le monde du rock connaissait ses prix de tickets prohibitifs, son goût pour les places assises et parfois même numérotées, aujourd’hui les fans les plus friqués exigent d’occuper des places VIP pour assister au concert de leur idole. Il y a peu, le New York Times nous racontait l’histoire de fans qui pour 1750 dollars avaient droit, sur la tournée de Bon Jovi, à un siège au premier rang ainsi qu’une chaise pliante en métal noir dont le coussin était frappé d’un logo rouge et or aux armes du chanteur. Mieux, les répétitions du bébé chantant Justin Bieber sont à l’occasion facturées 350 dollars, pour 800 dollars Christina Aguilera pose pour une photo et pour 900 dollars on peut même dîner avec Les Eagles l’histoire ne disant pas si c’est au restau de l’Hôtel California.

Au terme de son excellent ouvrage « Culture d’en haut, culture d’en bas » sous-titré « l’émergence des hiérarchies culturelles aux Etats-Unis », Lawrence W. Levine, grand spécialiste de l’histoire culturelle, cite avec une certaine délectation Allan Bloom l’auteur à succès de « l’âme désarmée » un pensum réactionnaire qui, en son temps, s’en était pris à « la crise intellectuelle » qui, disait-il, minait le pays et à cette dégénérescence culturelle qui frappait en particulier la jeunesse. La musique classique, pratiquée par ceux qui avaient une bonne éducation, y était saluée, la musique rock symbole de la culture d’en bas, condamnée sans appel. D’ailleurs le réquisitoire de Bloom largement partagé par les élites faisait du rock une musique qui ne contenait « rien de noble, de sublime, de profond, de délicat, de savoureux ou même de décent ». Bloom assurait que la musique rock ne pouvait accueillir que ce qui était « changeant, grossier et immédiat », Bloom précisant que cela vérifiait l’intuition de Tocqueville sur « le caractère de l’art démocratique ». Le rock n’était donc qu’une « nourriture de pacotille pour les âmes », un « phénomène fangeux » bref une « descente aux enfers ».

41%2Br4HoHfxL._SL500_AA300_.jpgJe suis certain que s’il était encore parmi nous, Bloom réviserait sa position, le rock étant devenu parfois « une nourriture de pacotille pour les âmes bien nées ou les blaireaux les plus friqués ».

Lawrence W. Levine, « Culture d’en haut, culture d’en bas », La Découverte, 26 euros.

Lyon, le 17 août 2010.

05/08/2010

L comme "Lunch (Lydia)"

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Lydia Lunch est un de ces mythes dont le rock and roll est particulièrement friand. Chanteuse, écrivaine et plus ou moins actrice, Lydia, de son vrai nom Koch, est issue de la rue new yorkaise. Fugue, inceste, zonant dans l’underground des années soixante-dix c’est avec Teenage Jesus and the Jerks que la chanteuse va s’imposer au point de totaliser aujourd’hui une impressionnante discographie. Plus ou moins tenante d’une sorte de « Spoken words » dans la lignée de Henry Rollins, Lydia Lunch, à partir de sa base de Barcelone continue d’écumer les petites scènes européennes. Alors que peu de ses ouvrages sont traduits en français, « Au Diable Vauvert » vient de mettre à la disposition du public francophone « Déséquilibres synthétiques » (« Will Work For Drugs ») traduit par Virginie Despentes et Wendy Delorme.

Cette compilation de textes parfois proches du chaos est un mélange de fictions et d’entretiens (Hubert Selby Jr, Nick Toshes…) qui valent leur détour. Loin de la noirceur de « Paradoxia » ce recueil pour fans aborde tout à la fois l’Irak ou la religion mais surtout nous plonge dans l’univers cruel de sa jeunesse à Rochester entre une mère inquiétante et un père qui joue la virginité de la fille au poker. « La bête », un autre texte de ces « déséquilibres » nous raconte l’histoire du batteur fou de Teenage Jesus, quelques dizaines de pages résumées par la formule « dope-detox-hosto-prison » par Geraldine Sarratia dans les Inrockuptibles. Recommandé aux amateurs éclairés attirés par le noir.

lydia lunch.jpg> Lyndia Lunch, « Déséquilibres Synthétiques », Au Diable Vauvert, 2010, 18 euros.

    Lyon, le 5 août 2010.

    03/07/2010

    Opiums des peuples

    sommaire_2292_grand.jpgEn ce dimanche si décisif dans cette coupe du monde de football 2010, si l’envie vous prenait de lever le pied en vous intéressant également au rock and roll, précipitez-vous sur le numéro de juillet de Rock & Folk qui nous livre un dossier très opium du peuple puisque consacré au foot et au rock. Cette semaine dans Libé c’est le guitariste ricain de The National qui nous expliquait que le football était un sport roi, ce mois-ci, Rock & Folk nous rappelle cette interview de Rivers Cuomo, le binoclard des américains de Weezer, qui rentrait en lévitation en abordant le sujet dans l’excellent « So Foot ». Bref, de Bob Marley qui, avec ses Wailers rencontrait régulièrement en tournée les journalistes lors d’une partie de football, à Rod Stewart ou Iron Maiden, les fans de football sont légion dans le rock. C’est donc essentiellement du côté d’une Albion, automatiquement perfide, que le foot recrute les meilleurs rockeurs. Ils s’appellent les frangins Gallagher et soutiennent Manchester City, Damon Albarn qui ne rêve que de Chelsea F.C., Lily Allen en fan de Fulhan ou les liverpuldiens de the Coral adeptes des Reds. Discographie, article sur le rock des stades, beaux gestes, tout y passe grâce à Jean-Vic Chapus, Basile Farkas, Jérôme Reijasse et quelques-autres. A lire donc dans Rock & Folk, Juillet 2010, numéro 515,6, 10 euros.

    Renseignements sur www.rocknfolk.com

    Lyon, le 4 juillet 2010.

    02/05/2010

    Le nombril de Naulleau

    Graham%2BParker.jpgOn savait Eric Naulleau amateur de rock et en particulier fan d’un Graham Parker dont il avait édité quelques écrits. De là à imaginer que le même Naulleau, devenu starlette sur-exposée à la télévision française, écrive sur le dit Parker il y avait de la marge ce d’autant que l’objet de ce culte Naullesque est en vérité sympathique mais autant le dire tout à fait secondaire dans la grande histoire des rocks.

    Une fois dit que tout bon amateur de ce genre de musique possède, ce qui est bien entendu mon cas, une ou deux pièces de ce bon vieux Graham Parker, il convient d’être sérieux et donc de dire que l’engouement adolescent de Naulleau pour un second couteau du pub rock britannique est assez étrange pour peu qu’il puisse être honnête. Dans ces aventures du rock anglais des seventies la place de Parker est modeste. Les « grands » qui émergent dans la période s’appellent Elvis Costello, le regretté Ian Dury, les limités mais vitaminés Doctor Feelgood et, mon péché mignon, Wreckless Eric, un type qui fait aujourd’hui figure de soldat inconnu. Bref pour Naulleau il s’agit de Graham Parker alors allons-y pour Parker et ses célèbres Rumours.

    Il convient tout d’abord de le dire tout net, la prouesse littéraire du fan Naulleau est du domaine du « Sprint » puisque sur les 174 pages imprimées, une petite centaine est à mettre à l’actif du complice de Zemmour, le reste étant une très scolaire discographie commentée. Dans les 103 pages restantes, que les ignorants sur Graham Parker ne se fassent pas d’illusions, qu’ils s’abstiennent donc de lire le pensum. Le bouquin de Naulleau n’est même pas une dévote biographie du leader des Rumours, c’est encore moins la saga du pub rock anglais, celui de Brinsley Shwarz, de Nick Lowe, de Dave Edmunds, de Martin Belmont et même de Graham Parker. Ce « Parkeromane » à 17 euros est en fait un objet se voulant littéraire au sujet du nombril de Naulleau. A recommander uniquement aux amateurs du genre.

    Puisque le hasard le fait ainsi, pour trois fois rien, on peut lire dans le numéro de Rock & Folk daté de mai 2010, une interview de Wilko et une excellente discographie sélective consacrée au pub rock, Graham Parker inclus.

    Lyon, le 2 mai 2010.

    18/04/2010

    La vie de Brian

    brianjonestown_massacre.jpgLe cas le plus désespérant du rock américain croise mardi par Lyon, je veux bien entendu parler du Brian Jonestown Massacre, la formation psyche-californienne conduite par sa tête pas toujours pensante, Anton Newcombe. Ceux qui ont vu le film « Dig ! », sorte de rockumentaire bancal consacré au groupe et aux Dandy Warhols, gardent probablement un souvenir halluciné de Newcombe plus occupé au sabotage des concerts du groupe qu’à la cohérente construction d’une carrière qui pouvait pourtant être prometteuse si la drogue n’était pas passée par là. Formé du côté de San Francisco au début des années quatre-vingt-dix the Brian Jonestown Massacre tire son nom, ce qui est en vérité tout un programme, du défunt guitariste des Rolling Stones Brian Jones et du célèbre et funeste suicide collectif du Guyana survenu dans la localité de Jonestown. A la tête d’une discographie pléthorique et donc inégale, Le Brian Jonestown Massacre alterne l’inaudible et le génial, les hommages aux caricatures. Ici même je m’étais permis de saluer « My Bloody Underground » le très Velvétien album paru en 2008. Aujourd’hui, avec la sortie de « Who Killed Sgt Pepper ? » La clique de Newcombe est sur une route qui passe le 20 avril par le CCO de Villeurbanne. J’invite donc les curieux à s’y rendre sans bien entendu m’engager sur la qualité de la prestation que Newcombe livrera mardi. Absent de Lyon je vais devoir faire ceinture mais il y aura bien quelqu’un parmi vous pour me raconter le pire comme le meilleur de ce concert attendu.

    Madrid, le 18 avril 2010.

    07/03/2010

    C’est au CCO

    448042.jpgCe n’est pas vraiment le genre de la maison mais en ce dimanche mon message s’adresse presque exclusivement aux fondus du rock-garage, aux afficionados d’un binaire tout juste décoffré, à ceux qui sont scotchés dans le passé et qui ne devront pas demain soir oublier de se rendre au CCO de Villeurbanne pour y applaudir les Bell-Rays mais surtout leur première partie, les Fleshtones emmenés par l’impayable Peter Zaremba. Je le sais, vous parler de la première partie d’un concert donné dans un coin reculé de Villeurbanne est assez segmentant. En effet, parmi celles et ceux qui les connaissent, qui peut bien encore se souvenir des Fleshtones, un groupe new yorkais jugé comme anecdotique qui, alors qu’il émergeait de sa cave à la fin des années soixante-dix était déjà marqué au fer rouge d’un revivalisme « garage-band » daté car remontant à la première moitié des Sixties.

    Les Fleshtones écument donc à partir de leur Queens natal la scène new yorkaise depuis les années soixante-dix finissantes. CBGB’S, Max’s Kansas City mais aussi les plus petites estrades des bouges les plus minables de Manhattan n’ont alors plus aucun secret pour le chanteur et leader du groupe, Peter Zaremba, qui arpente de long en large, muni de son frénétique tambourin les planches locales porté par une formation déjà figée dans le rock le plus basique. Galères et débuts difficiles sont le quotidien d’un groupe qui devra attendre 1981 et la sortie de l’excellent album « Roman gods » pour entrer définitivement de son vivant au panthéon des paumés du rock.

    Enregistré sur IRS, le label qui accueille alors REM, Zaremba et son combo vont connaître le minimum de succès et de reconnaissance qui font que, près de trente ans plus tard, quelques-uns dans mon genre se souviennent encore d’une formation dont les rares nouvelles n’ont pas toujours été bonnes depuis cette époque fondatrice.

    Impossible pour moi d’assister demain soir au show d’une Zaremba dont je suis certain de la vitalité quasi olympique. Alors n’hésitez pas à y aller, vous m’en direz des nouvelles !

    • > Bell Rays et Fleshtones, lundi 8 mars 2010, 19h, CCO de Villeurbanne, 39 rue Georges Courteline.

    Photo: DR

    Lyon, le 7 mars 2010.

    28/02/2010

    Voodoo Year

    jimi-hendrix.jpgC’est donc dans huit jours que sort le « nouvel » album du Jimi Hendrix, « Valleys of Neptune », 12 titres pour l’essentiel enregistrés en 1969 qui, si l’on tient compte des avis des critiques les plus fiables, sont très loin d’être des rogatons. C’est à l’occasion du rachat par Sony du catalogue de Jimi Hendrix que ce disque nous est proposé et en parallèle on publie une première vague de réédition, « Electric Ladyland » et « Are you experienced » en tête, avant qu’en septembre prochain, pour la date anniversaire de sa mort, on nous propose des archives jusqu’ici inexploitées.

    Il y a bien entendu de quoi être méfiant sur ces « inédits » promis. En effet, quand il disparaît, Jimi Hendrix n’a enregistré que trois disques studios. Depuis cette date, une bonne centaine d’albums du génie de Seattle circulent, le meilleur du « Live » côtoyant les pires prises studios. Compte tenu du fait que l’affaire coûte bonbon à Sony-Legacy, tout nous porte donc à croire que c’est avec sérieux et application que cette politique de publication d’archives va se déployer. Autant dire que les fans de toujours comme les jeunes adeptes du guitariste doivent dès à présent mettre quelques billets dans leur tirelire. Un coffret reprenant la chronologie de la carrière est en préparation, la vidéo du mythique « Miami Pop Festival » de 1968 vient d’être restaurée sans oublier les centaines d’heures d’enregistrements faites à l’Electric Ladyland Studio de Greenwich Village qui attendent preneurs. L’année 2010 sera « Voodoo ». Pourquoi s’en offusquer ?

    > Jimi Hendrix Experience, « Valleys of Neptune », Sony-Legacy, sortie lundi prochain 8 mars.

    Lyon, le 28 février 2010.

    22/11/2009

    « So Punk ! »

    MELGs3.jpgDans le cadre de la manifestation « So Punk ! » organisée par l’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, c’est vendredi prochain que « Marie et les Garçons », mythique groupe de rock lyonnais de la fin des années soixante-dix, remonte sur scène pour un concert exceptionnel au Marché Gare (Lyon 2ème).

    L’aventure du groupe commence en 1975, lors de la fête de fin d’année du lycée Saint-Exupéry, la formation s’appelle alors les Damned Pirates, pour se terminer vers 1979. Entre temps, s’il fallait reprendre quelques bornes dans le parcours musical, on citerait Marc Zermati, le Festival de Mont-de-Marsan, John Cale, le CBGB ou Fourvière …

    MELGs2.jpgDepuis, Maris Girard est disparue et samedi, je crois que c’est sa fille qui sera derrière les fûts.

    Pour en savoir plus sur « Marie et les garçons », on consultera le site www.steviedixon.com ou rockmadeinfrance.canalblog.com. L’Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne expose par ailleurs des archives de l’époque et des photographies de Jean-Paul Bajard.

    • - Marché Gare, concerts et performances, samedi 8 novembre à 19h30 (Pile) - 36 rue Casimir Perrier, Lyon 2ème - 7 euros
    • - Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne. Exposition jusqu’au 29 novembre - 11, rue Docteur Dolard.
    • - Renseignements sur www.i-ac.ev ou au 04 78 03 47 00.

    Lyon, le 22 novembre 2009.

    01/11/2009

    Big man

    Avec « Allia » qui pour l’heure s’abstient de publier de nouveaux ouvrages sur la question, comme les marseillais du « Mot et le reste qui demeurent actifs, « les cahiers du rock – éditions autour du livre » figurent parmi les éditeurs très recommandés qui publient sur le rock.

    Alors qu’un petit bouquin sur Jarvis Coker vient de sortir comment ne pas alerter les nombreux fans de Bruce Springsteen que cet éditeur s’apprête à nous proposer le seul ouvrage en langue française sur Clarence Clemons. Un bouquin d’autant plus intéressant qu’il est signé par le saxophoniste lui-même et est officiellement disponible depuis cette semaine. En voici le prière d’insérer.

    « Surnommé « Big man » en raison de son imposante carrure, le saxophoniste Clarence Clemons joue depuis 40 ans aux côtés de Bruce Springsteen au seuil de son légendaire E Street Band. Avec son meilleur ami, l’auteur et le producteur d’émissions de télé californien Don Reo, il signe aujourd’hui non pas une classique autobiographie de musicien en fin de carrière mais un surprenant et passionnant recueil d’histoires, d’anecdotes et de souvenirs vécus au cours de sa vie personnelle et professionnelle. C’est la toute première fois qu’est ainsi racontée la vie dans le backstage et en tournée avec le E Street Band. Autour de Big Man, l’on croise également de nombreux autres personnages de légende tel que l’acteur Robert de Niro, le boxeur Mohamed Ali, l’ex-Beatle Ringo Starr, le célèbre producteur Phil Spector, les icônes Franck Sinatra ou Bod Dylan, les écrivains Normal Mailer, Richard Brautigan, Thomas Pynchon ou Hunter Thompson, ou encore… le dictateur Fidel Castro. Et bien entendu, le « Boss » Bruce Springsteen, qui signe la préface de cet ouvrage, et toute la « E Street family ». L’on y découvre au passage qui sont Mokshagun, Madame Silvers, la définition d’un Gwyneth ou ce secret que Robert de Niro a confiré au Big Man en lui faisant jurer de ne pas le révéler avant 25 ans ! Enfin, parce qu’il est défintivement un personnage hors du commun, Clarence « Big Man » Clemons intercale entre ses récits authentiques un certain nombre de « légendes », narrations mi-fictives, mi réelles dans lesquelles on se perd avec amusement et délectation à retrouver le vrai du faux. Bienvenue dans l’univers du rock, de des réalités et de des mythes ! »

    > "Big Man" de Clarence Clemons et Don Reo, Editions Autour du livre. 22 €.


    Lyon, le 1er novembre 2009.

    27/08/2009

    W comme « Woodstower »

    W.jpgSi l’on comptabilise la phase pionnière de la Tour de Salvagny, Woodstower va signer cette année sa 11ème édition. Le festival lyonnais installé définitivement sur le grand parc de Miribel-Jonage sonnera donc les 28, 29 et 30 août la fin de l’été 2009 autour d’une programmation qui devrait convaincre un public nombreux. En effet, si tel n’était pas le cas cela serait à désespérer. Comme à son habitude, la soirée inaugurale de demain sera en partie placée sous le signe du reggae et du dub avec, en tête d’affiche, Dub Inc. La soirée du samedi, quant à elle, offre un plateau de première bourre avec le quasi-dépressif Hip-hop de Tricky vu il y a déjà pas mal de temps dans nos contrées (Fourvière ?), Peaches l’électro-canadienne la plus allumée mais aussi les toujours épatants Herman Düne que l’on ne se lasse pas de voir et de revoir. Si on ajoute à cela Zombie Zombie l’extravagant rejeton de la famille Düne et Max Tundra un briton dont on nous dit le plus grand bien, cette édition 2009 se présente plutôt bien à condition que dame météo y mette du sien.

    Woodstower 2009.jpgArts de la rue, Village associatif, cadre champêtre du parc, ateliers, spectacles pour enfants, la sympathique équipe de « Woodstower » mijote depuis des mois cette édition 2009. Sachons être à la hauteur de son investissement.

    • > « Woodstower 2009 », grand parc de Miribel-Jonage

    - Vendredi 28 : Dub Inc – Sporto Kantes – Mardi Gras BB – Dadi et Charlie – Kosh – Aphte Punk …

    - Samedi 29 : Tricky – Peaches – Herman Düne – Zombie Zombie – Hindi Zahra – André Duracelle …

    - 29 et 30, accès libre en journée

    Renseignements sur www.woodstower.com

    Lannemezan, le 27 août 2009.

    18/08/2009

    R comme « Rock dreams »

    510874245.jpg

    En 1973, fruit du travail conjoint et complice du graphiste Guy Peellaert et du journaliste Nik Cohn sortait « Rock dreams » un livre décrit alors par le Los Angeles Times comme « de la musique pour les yeux ».

    De Dylan prostré au fond d’une limousine à Mama Cass à poil dans la position du lotus à Creeque Alley, des Beatles coursés par les flics dans strawberry fields jusqu’à Eddy Cochran reluquant les filles déambulant dans Main Street, les chromos du bruxellois lestés des courts textes du critique rock demeurent dans l’esprit de tous comme la plus belle galerie des mythes du rock avec son lot de lumière et sa cargaison d’ombre. Les images de Peellaert respirent en effet plus la déprime et la mort que les paillettes. Jerry Lee Lewis, bourré, éclusant sous la pluie sa énième bouteille de whisky, Johnny Cash derrière les barbelés, James Taylor cuvant alors que Carole King passe la serpillière, Janis Joplin avachie sur son lit, Ian Anderson en vieux satyre, scène de crime avec ce pauvre Sam Cooke, Donovan paumé sur la colline d’une décharge, constituent le petit peuple de la légende du rock. Un rêve aux accents de cauchemard. On le sait, Guy Peellaert s’en est allé en novembre 2008 laissant derrière lui une œuvre exceptionnelle. Sa dernière série, consacrée à la pop belge restera inachevée mais jusqu’au 28 septembre prochain la Fondation Dina-Vierny propose une exposition intitulée « Bye Bye, Bye Baby, Bye Bye » bel hommage à l’artiste disparu. Encore donc un tout petit mois pour aller la visiter.

    • 02aaf96642a0a9d593ddc110.L._AA240_.jpg>Guy Peellaert, « Bye Bye, Bye Baby, Bye Bye »

    Fondation Dina Vierny – Musée Maillot – 61 rue de Grenelle, Paris 7ème arrondissement.

    Jusqu’au 28 septembre 2009

    • >Guy Peellaert, « Bye Bye, Bye Baby, By Bye »

    Fondation Dina Verny, Gallimard, 29 euros.

    • Rock dreams », Guy Peellaert et Nik Cohn réédition Taschen, 2003

    Hautes Pyrénées, le 18 août 2009.

    05/08/2009

    L comme « La route du rock »

    L2.jpgComme votre compte en banque peut en témoigner, les festivals se multiplient ici et ailleurs comme des petits pains. Pas toujours sympathiques et accueillants ces rassemblements souvent pénibles et convenus se ressemblent tous au point qu’en juillet il était presque impossible d’échapper à Kravitz et Placebo. Parmi cette bourrative offre estivale, « La route du rock » (Saint-Malo), malgré certaines poses indies, est probablement une des rares occasions d’aller à la rencontre d’artistes dont la valeur moyenne est très largement au dessus du cours habituel des choses.

    Me concernant, une fois de plus, mes quelques obligations m’interdisent de faire la route de Saint-Malo mais je me dis que ce n’est pas une raison pour en priver les autres. A l’occasion de sa 19ème édition, le festival Maloin qui se tient les 14, 15 et 16 août, autant dire dans dix jours, mérite, si vous aimez privilégier la qualité aux gros-porteurs, de faire un petit crochet s’il vous arrive de croiser à l’ouest.

    Dès le vendredi, le retour attendu des mythiques My Bloody Valentine devrait faire l’affaire et la foule se précipitera pour s’imbiber des nappes tordues et saturées des guitares de la formation de Kevin Shieds. A mon très humble avis, c’est un petit peu plus tôt dans la soirée qu’avec Tortoise cela devrait encore plus le faire tant la mixture ethno-jazz-rock de la formation de Chicago devrait marquer cette première soirée du festival. Le lendemain, fête de Marie, les Lyonnais iront boire un peu de cidre plutôt que d’assister au set de Peaches qu’ils préféreront aller applaudir à Woodstower. Avec successivement les charmants écossais de Camera Obscura et le remuant duo anglo-ricain, The Kills, la soirée du 15 août sera d’autant plus parfaite qu’un peu plus tôt avec Papercuts et St Vincent, le groupe de Annie Clark, la lente tombée de la nuit bretonne devrait laisser aux festivaliers quelques bons souvenirs. La troisième journée de ce rendez-vous indie Maloin n’est pas mal non plus puisque la grande scène du Fort de Saint-Père accueillera à la file indienne Andrew Bird, Dominique A et les Grizzly Bear ces héritiers très lointains et new-yorkais des Beach Boys. Ça ne s’invente pas !

    « La route du rock », Saint-Malo les 14, 15 et 16 août avec également The Horrors (UK), Deerhunter (US), Crystal Stilts (US), Forest Fire (US), The Present (US) et les Frenchies de Delano Orchestra et Patriotic Sunday.

    Bruges, le 5 août 2009.

    28/06/2009

    Conseils à Soan

    SOAN-NOUVELLE-STAR.jpgAprès avoir massacré, comme ses concurrents, quelques perles et compositions diverses et variées, Soan est donc le vainqueur du TV crochet 2009 organisé par M6. Rebelle sans cause, probablement faux méchant et très modeste chanteur, Soan ambitionne tout de même d’entamer une carrière porté par l’enthousiasme juvénile de Philippe Maneouvre et de ses collègues.

    Au point ou nous en sommes et quitte à supporter encore quelques temps ce nouvel avatar cathodique, autant lui proposer quelques repères afin que l’apprenti-chanteur puisse se situer sur l’échelle de Richter du rock’n’roll. Parmi la production la plus récente l’écoute fouillée et répétée de deux disques s’impose à notre vainqueur.

    En prenant bien soin de lui dire que le dernier album de Eels et le tout nouveau Elvis Costello intitulé « Secret, profane and Sugarcane » se situent à des niveaux inatteignables pour lui, je suggère à Soan de tirer profit de ces écoutes ne serait-ce que pour revenir sur terre.

    Sombre, volontairement inquiétant, gothique-light, Soan a été mis en rayon par M6 comme un personnage se la jouant légèrement disjoncté, quelqu’un de « différent ». Ça tombe bien dans le genre « allumé solitaire » avec E, l’homme qui se cache derrière Eels, il n’y a pas mieux pour Soan car entre noirceurs compliquées, errance solitaire et tutoiements proches de la grâce comme de l’état le plus brut de la musique, Eels doit être une référence pour l’ami que M6 a mis là.

    Soan n’est pourtant pas seulement le croisement mal maîtrisé de Siouxee avec un cousin éloigné de Jim Morrison, c’est aussi un serial killer musical s’attaquant sans discernement à Noir Désir, Jacques Brel ou les Doors. L’écoute du très country et voire même Bluegrass dernier album d’Elvis Costello s’impose donc aussi à Soan histoire de voir que chanter est aussi un métier. Puisque le regard musical de ce Soan est panoramique, je ne peux que lui conseiller d’expertiser quelques-uns des trente albums parus à ce jour du binoclard liverpuldien. Tantôt avec son rock sous amphétamines (avec les Attractions), sa soul néo-orléanaise (avec Allen Toussaint), ses soubresauts Jazz ou Country, l’œuvre de Costello sera une inépuisable source de bonheur et une référence pour notre apprenti-chanteur qui doit tout de même se convaincre que rien n’est gagné pour lui.

    Lyon, le 28 juin 2009.

    Photo: DR

     
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