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23/01/2010

Vu à la télé

Il n'est vraiment pas dans mes habitudes de publier sur ce blog interventions, discours ou textes relatifs à la vie municipale ou communautaire. L'occasion faisant exceptionnellement le larron, le sympathique Antoine du groupe socialiste au "Grand Lyon" m'ayant transmis une vidéo relative à la dernière séance publique, voici mon intervention à propos de notre politique métropolitaine et de la réforme territoriale actuellement en discussion au parlement.


Lyon, le 23 janvier 2010.

06/12/2009

Noms

On connaissait « Le petit Marseillais », désormais grâce à Renaud Muselier, fort de sa défaite pour accéder à la présidence de la Communauté Urbaine de Marseille, le monde entier va découvrir « Le Grand Marseille ». En effet le second de Gaudin, la municipale de 2014 en vue, s’efforce lui aussi de réfléchir à une échelle plus grande. Il vient donc de colloquer en compagnie de Christian Blanc, l’homme du « Grand Paris ».

« Grand Marseille », « Grand Paris », tout est grand dans notre pays, sauf le Président dirait Villepin. A ce propos notre grand président qui rêve d’une petite réforme territoriale, confie à ses petites mains dirigées par Hortefeux, le soin de bricoler un petit hold-up territorial destiné à réduire toute poche de résistance dans nos provinces.

Ici à Lyon, nous sommes grands depuis belle lurette et le « Grand Lyon » qui deviendra probablement par la magie sarkozyste une métropole souhaite tout de même continuer à œuvrer à la construction d’une métropole multipolaire avec Saint-Etienne, Bourgoin et Vienne tout en sachant que cette entité multipolaire en devenir ne pourra s’appeler ainsi puisque dans le futur, seul le « Grand Lyon » sera habilité à porter ce nom si l’on se pénètre bien de la pensée territoriale du président. Comment pourra donc s’appeler demain cette métropole qui, pour compliquer les choses, contient en son sein « St Etienne Métropole », une collectivité qui aura du mal à justifier le port d’un tel nom.

Que l’on se rassure. Cette question qui semble tarauder bien du monde devrait se résoudre tant la matière grise accumulée ici ou là ne peut que produire la solution qui convient. Si tel n’était d’ailleurs pas le cas, il se trouvera bien quelques as de la communication qui, moulinant sur commande à grands frais, sauveront les neo-métropolitains que nous sommes du terrible destin qui serait le notre si nous n’avions pas de nom à porter.

Lyon, le 6 décembre 2009.

10/11/2009

L’Europe des métropoles

seapflags.jpgCe soir, en route pour Barcelone, pour participer en compagnie du Directeur de l’Agence d’Urbanisme, au séminaire sur les modèles de gouvernance métropolitaine en Europe. Chacun le sait cette question se pose sur l’ensemble du vieux continent et même si dans la funeste réforme territoriale imaginée par Nicolas Sarkozy cette question est le cadet des soucis des autorités gouvernementales françaises, constatons qu’à partir de demain à Barcelone, universitaires et élus venus de Catalogne, Londres, Paris, Turin et d’ailleurs s’efforceront, en partageant leurs analyses et expériences, d’étudier les points majeurs concernant les phénomènes de métropolisations sous les aspects institutionnels, économiques, d’aménagement et culturels.

Il s’agira pour nous, en décrivant l’obscur maquis institutionnel français d’expliquer à nos collègues européens en quoi la nouvelle aventure métropolitaine que nous initions, ici à Lyon, avec St-Etienne, le Nord Isère et le Pays Viennois, a vocation à changer la donne pour que L’Euro métropole lyonnaise se hisse au bon niveau en Europe. En effet, cet ensemble métropolitain que nous souhaitons multipolaire, se situe, pour l’heure, bien en deçà des grandes métropoles comme Barcelone, Manchester, Milan ou Francfort. Pourtant avec ses presque 3 millions d’habitants, dotée d’une armature urbaine forte, l’Euro Métropole lyonnaise peut légitimement prétendre intégrer le « club » des grands ensembles métropolitains dont les leaders sont Barcelone (4,8 millions d’habitants), Milan (3,9), Manchester (2,5) ou Francfort (2,5). Face à ces enjeux qui ne sont, loin s’en faut, pas uniquement démographiques, sur les plans de la cohérence de nos territoires, des facteurs aussi importants que le dynamisme économique et une culture partagée en matière de développement durable et d’aménagement, Lyon avec sa région urbaine a vocation à relever le défi métropolitain.

En attendant, pour notre territoire qui, je le rappelle est constitué de plus de 800 communes, 60 intercommunalités, 13 autorités organisatrices de transports et sur 6 départements, l’heure n’est pas à se lamenter sur l’existence des mille-feuilles à la française. Notre volonté de construire cette métropole multipolaire est bien plus forte que les résistances générées par ces découpages institutionnels. C’est ce que nous tenterons d’expliquer ces jours-ci à Barcelone en faisant valoir les premières pistes de nos réflexions communes.

Lyon, le 10 novembre 2009.

Photo: DR

03/11/2009

Canal historique

A lire le texte totalement « imbitable » qu’il signe dans Vox Rhône –Alpes on est sur d’une chose ce n’est pas lui, Michel Mercier, qui l’a écrit. Cette prose technocratique ne ressemble pas du tout à notre Michel Mercier qui certes sait manier la langue de bois mais toujours dans un langage accessible. Mais c’est là le privilège d’un ministre il ne manque pas de plumes dans son entourage aussi pour aborder la question de l’aménagement du territoire il les laisse agir. Car si ce sujet relève en partie de son portefeuille Mercier s’y attelle à sa façon et d’abord sur le terrain. En politique averti qu’il est il sait très bien que l’essentiel réside dans la capacité à réunir des troupes et les déplacements d’Etat peuvent aussi servir à ça. Comme il l’avait très bien rappelé sur le plateau de l’émission 10 questions à… sur TLM Michel Mercier et d’abord un centriste qui puise sa conviction dans les écrits d’Emmanuel Mounier, cette pensée et ce choix politique il les a chevillés au corps. Alors son maroquin il l’utilise aussi à sillonner le pays pour y nouer des contacts et faire revivre le grand courant centriste.

Cette entreprise, relayée ailleurs par des hommes comme Jean Arthuis, il l’a commencé dans le Rhône lorsque Jean Luc Da Passano a fondé une association visant à regrouper les centristes « canal historique » dans notre département. Mugette Dini, sénatrice du Rhône, en avait pris la présidence avant d’en devenir l’ambassadrice au plan national. Et leur affaire avance, sans bruit et à petits pas, mais elle avance.

Il faut dire qu ‘au moment où, d’une part, Nicolas Sarkozy est, c’est peu dire, moins flamboyant et que d’autre part François Bayrou penche trop à gauche pour son électorat il y a une fenêtre de tir pour cette initiative. La stratégie du président de la République visant à rassembler toutes les composantes de la droite dès le premier tour si elle lui a permis de gagner la présidentielle ne sera peut-être pas la meilleure pour les élections à venir et sûrement pas pour les cantonales de 2011. Déjà pour les régionales de l’an prochain dans le Rhône la volonté hégémonique de l’UMP sur la liste de la majorité nationale et le désordre qu’entraînera la candidature Bégag au Modem laisseront orphelins nombre d’électeurs centristes. Ce qui constituera un réservoir de voix pour les cantonales indispensable à un Michel Mercier qui ne veut pas perdre la main sur le département tout en plaçant des hommes et des femmes en capacité de devenir « conseillers territoriaux » dans la perspective de la réforme en cours. Alors l’offre de Mercier reprend tout son sens et, qui sait, le centrisme « canal historique » renaîtra-t-il une fois encore de ses cendres.

Philippe Dibilio

25/09/2009

Paris, reine du monde.

affiche-40x60-gp-c_535f7.jpgCe midi je vais visiter, avec une délégation de notre Agence d’Urbanisme, l’exposition « Grand Paris » à la Cité de l’Architecture. Vous le savez, en France, la capitale et sa région bénéficient d’une attention et de moyens sans pareils au point que depuis quelques temps le gouvernement s’est même doté d’un ministre en charge de la région capitale. D’ailleurs la réforme territoriale que ce même gouvernement nous prépare ne semble avoir que faire de l’avenir de ce que encore hier on appelait « Les métropoles d’équilibre ». Avec Sarkozy, la bonne vieille expression « Paris et le désert français » semble reprendre du poil de la bête. Je disais donc que les provinciaux de Lyon allaient visiter l’exposition consacrée à la Capitale.

C’est la consultation sur le « Grand Paris » intervenue il y a moins de deux ans qui enfante cette exposition qui examine Paris à très grande échelle. C’est d’ailleurs un lyonnais le président du PRES, Michel Lussault, professeur de géographie à l’ENS, qui a coordonné le cahier des charges de cette consultation et visiter tout à l’heure l’exposition en sa compagnie est chose très précieuse.

Cette exposition s’est donnée pour mission de rendre compte de l’aspect novateur de la consultation, du foisonnement des propositions et des démarches. Elle devrait probablement nous permettre, à nous qui entamons un travail à l’échelle métropolitaine (Lyon - St-Etienne - Bourgoin - Vienne), de nous emparer d’un travail au contenu intellectuel riche, de nous pénétrer d’une démarche ouverte en direction des différents acteurs, plus souple en terme de procédure et, espérons-le, créative.

Comme l’a envisagé l’équipe du « Plan d’Urbanisme Construction et Architecture » (PUCA) du ministère de l’écologie, en refusant toute logique de « Master plan » et de schéma général, c’est le pragmatisme, l’histoire des lieux et des territoires, la géographie et les paysages qui dictent la réflexion à l’œuvre.

Nous verrons bien comment l’exposition traduit cette démarche et je ne manquerais pas, si nécessaire, de vous en dire deux ou trois mots dans les semaines prochaines. Si vous aussi, vous souhaitez visiter cette exposition sur les projets du Grand-Paris, c’est à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, 1 Place du Trocadéro, Paris 16ème, métro Trocadéro.

Paris, le 25 septembre 2009.

11/09/2009

Papa Malick

Affiche-Papa-Malick.jpgEntre les avions de Dassault, vendus pas vendus, par Sarkozy aux Brésiliens, la réforme territoriale qui semble avoir pour le moment un peu de plomb dans l’aile, les tripatouillages électoraux du congrès socialiste de Reims qui remontent à la surface, le retour en force de la « Françafrique » ou l’offensive nauséabonde de la droite américaine contre Obama, les sujets et occasions ne manquent pas en cette rentrée. Cela étant je m’étais promis de vous dire quelques mots sur l’exposition de rentrée du Musée Africain de Lyon qui présente depuis le 9 septembre, et jusqu’au 4 octobre, « Guissané : la poésie du signe », le travail de l’artiste contemporain Papa Malick, plus connu dans certaines contrées du Sénégal sous le nom de « Vieux » Niang.

« Guissané » est un terme wolof qui signifie « sorcier » ou plutôt un sorcier lisant l’avenir par une interprétation de traces dessinées dans le sable avec les doigts. Partant de ces gestes du sorcier, Papa Malick, sur ses toiles, propose donc des œuvres faites de pigments et sciures qui entendent renouer avec la tradition, la culture sénégalaise, la mémoire. Ces œuvres faites de traces, signes indéchiffrables, pictogrammes mystérieux, sont visibles dans le Musée Africain du cours Gambetta qui demeure malheureusement un lieu peu connu que j’invite chacun à visiter.

Avec l’exposition consacrée à François Maspero par le Musée de l’Imprimerie que je compte évoquer demain, il convenait de signaler ces deux manifestations qui risquent de peser bien peu lourd face à la Biennale d’Art Contemporain qui déboule avec ses gros « Ça beau ! ».

  • Papa Malick, Musée Africain de Lyon – 150, Cours Gambetta, Lyon 7ème arrondissement – Métro Ligne D, Garibaldi. Renseignements au 04 78 61 60 98 et sur www.musee-africain-lyon.org

Lyon, le 11 septembre 2009.

 
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