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22/03/2010

Blah, Blah, Blah

ballon_football-313x313.pngVous le savez peut-être mais le PSG jouait ce week-end à Nice dans un stade vidé de son public. Dans quelques jours c’est à Auxerre que le même Paris St Germain tentera de se qualifier en Coupe dans l’enceinte de l’Abbé Deschamps totalement sans âme qui vive. Après le décès de son supporter le PSG est donc dans le collimateur. Vous le savez sûrement, le Paris St Germain est aussi le club fétiche du Président de la République qui n’a jamais été avare en déclarations sur le hooliganisme. Hier soir, à l’affût de quelques résultats, je suis tombé sur le site de l’Express qui, dans une savante compilation, se permettait de répertorier les propos d’un Sarkozy sur la question. Blah, Blah, Blah…

Janvier 2003 (avant un match PM-PSG)

A la télévision : « Vous vous rendez compte qu’on a trouvé dans un car de supporters, d’ailleurs est-ce qu’on peut les appeler supporters, 30 barres de fer, dont une barre de fer cloutée. On a trouvé 30 couteaux de cuisine et cutters, pour aller voir un match de foot. Est-ce que c’est acceptable ? »

Dans la presse. « Je veux lancer une offensive contre la violence dans le football.

Un amendement va être voté pour durcir les condamnations contre ceux qui se comportent comme des voyous. »

« Qui peut comprendre que pour le match PSG-OM, nous devons mobiliser pas moins de 2000 fonctionnaires ? »

Février 2003

Dans la presse : « Je me donne trois mois pour rétablir la paix dans et autour des stades. »

Janvier 2004

Dans la presse : « Je vous promets de mettre fin au hooliganisme. »

Mars 2004

Dans la presse : « L’idée de devoir mobiliser 2000 policiers pour un match de football est invraisemblable. Mon ambition est que l’on puisse aller de nouveau au stade en famille ».

Après sa tentative réussie de moralisation du capitalisme, de revalorisation du pouvoir d’achat, de promotion de la « valeur travail » et de bien d’autres exploits, le président est donc sur le point d’extirper le cancer du hooliganisme de nos stades. Avec tant de réussites on se demande pourquoi les électeurs ne votent pas plus pour l’UMP. C’est vraiment à n’y rien comprendre.

Lyon, le 22 mars 2010.

05/01/2010

Voeux

olympique-lyonnais.png?w=165&h=191Bien sûr je vais présenter mes vœux à celles et à ceux qui ont le courage de lire ces quelques lignes presque hebdomadaires, ainsi le veut la tradition. Des vœux de bonheur, de santé et de tout ce qu’on veut puisqu’en chaque début d’année tout le monde s’aime au point de distribuer un bel avenir à tous : famille, amis et bien au-delà. Mais ne boudons pas ce moment aussi euphorique que virtuel on aura suffisamment d’ennuis comme ça toute l’année à venir. Moi c’est à notre cher Olympique Lyonnais que je voudrais souhaiter le meilleur comme ce que nous avons connu ces dernières saisons. Seulement là il ne faudra pas se contenter de souhaits, il faudra des buts… marqués plutôt qu’encaissés.

Car avec 2010 l’OL entame une année charnière durant laquelle des décisions douloureuses s’imposeront et que Jean-Michel Aulas ne pourra pas longtemps repousser. L’OL va mal, c’est une évidence mais est-ce un mal conjoncturel ou structurel telle est bien la question ? Avec l’ouverture du mercato d’hiver les commentateurs laissent entrevoir une solution de relance liée à quelque arrivée miraculeuse ce dont on peut douter lorsque l’on sait d’expérience que ces transferts sous la neige ne sont jamais de « bonnes affaires .» Et puis lorsqu’on entend les noms qui circulent il n’y a pas de quoi rêver. Patrick Viera qui a son avenir derrière lui et une expérience qui lui a rendu les jambes un peu lourdes devrait rappeler à ses supporters le flop de la venue de Makélélé au PSG. Quant à l’illustre stéphanois, encore un, Dabo il a tout à prouver. Non il n’y aura pas de miracle au mercato car le mal lyonnais est plus profond. L’équipe s’est effondrée la saison dernière avec l’arrivée de Claude Puel qui a brouillé les pistes du jeu à la lyonnaise sans le remplacer par un autre système et cela se poursuit aujourd’hui. D’ailleurs les joueurs eux même laissent percer ce malaise à l’image d’un Toulalan qui, lors d’une interview de soutien à Claude Puel laissait percer cette phrase perfide ou maladroite : « sur le terrain on fait ce que le coach demande mais ça ne marche pas ».

De toute évidence il y a un déficit de choix tactique et un excès de préparation physique doublé d’un entraîneur qui ne fait pas aimer le beau jeu et manque de qualités de meneur d’hommes. Alors aussi pathétique que soit le soutien que lui apporte JMA la question se posera pour lui à un moment ou à un autre de sauver sa tête ou celle de l’entraîneur et la réponse ne fait pas un pli.

Aussi je souhaite de tout cœur réussite et succès à l’OL, à son entraîneur et à son président tout en craignant que cela ne suffise pas et donc que le divorce ne soit pas loin.

Philippe Dibilio

 
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