Avertir le modérateur

06/01/2009

Sarko-nostalgie ?

drapeau europeen.jpgC’est au Brésil que le quasi « Never ending tour » du « plus grand président de l’Europe », je veux bien entendu parler de Nicolas Sarkozy, s’est achevé dans un de ces palaces destinés à offrir un havre de paix à ceux qui n’en ont jamais. Voilà pour le côté VSD des choses.

Pendant ce temps, la Russie obtenait que l’OSCE retire ses observateurs destinés à superviser le respect du cessez-le-feu entre Russes et Georgiens suite à la guerre éclair de août dernier stoppée à l’époque par « le plus grand président de l’Europe », je veux toujours parler de Nicolas Sarkozy.

« Le plus grand président de l’Europe » a donc en l’espace de six mois été à l’origine d’un plan de paix, plutôt complaisant à l’égard de Poutine. Face à la crise financière il n’est vraiment pas certain que des initiatives du Président, comme la tenue du G4, rentrent par la grande porte de la construction européenne quand l’histoire entendra faire ses comptes. Quant aux mesures censées intervenir dans le soutien à l’économie réelle, nul n’est autorisé à prétendre qu’elles peuvent flirter avec le niveau d’exigences requis. Il n’empêche que les six mois passés par Nicolas Sarkozy à la tête de l’Europe risquent de se révéler comme étant un coin de ciel bleu en comparaison avec ce qui attend une Union Européenne présidée par le Président de la République Tchèque, je veux parler de Vaclav Klaus.

Populiste, ultra libéral-viscéral et europhobe militant, Klaus est donc depuis quelques jours « notre » nouveau Président, et cela ne peut que faire froid dans le dos. En effet si Vaclav Klaus se conduisait pendant les six mois qui viennent à l’identique de ce qu’il vient de faire depuis des années, quelque chose qui ressemblerait à de la honte pourrait envahir l’Europe ou plutôt celle des européens.

Considérant les questions environnementales comme de véritables pestes Klaus est un farouche adversaire de tout ce qui touche aux questions écologiques. « Maintenant que nous devons nous serrer la ceinture », avait d’ailleurs dit le lascar devant un congrès américain éberlué, « nous devons supprimer ce luxe ». Entendez par là supprimer le plan-climat. Anti-défenses de l’environnement, Klaus est aussi un ennemi acharné de l’idée européenne. En décidant de ne plus faire hisser le drapeau européen sur le château de Prague, le président Tchèque avait fait valoir il y a quelques mois de manière fort symbolique sa solide europhobie. C’est bien entendu sur le plan économique que ce dernier admirateur de Margaret Thatcher excelle. Pour lui, « l’Europe est un projet socialiste » et partant de là, tout ce qui peut contribuer à asseoir des politiques économiques communes doit être dénoncé dans l’instant.

La future présidence Tchèque sera-t-elle le cauchemar annoncé ? On ne peut que le craindre tout comme il convient de s’attendre à ce que celle de la France qui vient de prendre fin nous laisse rapidement un arrière goût de nostalgie.

En attendant le « Never ending tour » présidentiel continue. Il souhaite aux quatre coins du pays et tous les quatre jours ses vœux de bonne année 2009 aux policiers, aux artistes, aux enseignants…

Lyon, le 6 janvier 2009.

01/07/2008

Taillé pour l’aventure ?

683176173.jpgNicolas Sarkozy qui s’apprête, au nom de la France, à présider l’Europe pendant six mois est-il taillé pour cette aventure ?
On peut en douter sachant que bagout et gesticulations ne font guère illusion du côté de Bruxelles. C’est un Président qui a renoncé aux engagements de son prédécesseur concernant la stabilité des finances publiques qui va se présenter devant nos partenaires. Un Président qui a froissé nombre de pays sur le dossier pour l’union de la méditerranée et qui doit désormais se résoudre à faire un profil plus bas. Un Président qui dénonce Bruxelles devant les marins pêcheurs et les agriculteurs, qui s’en prend à l’Europe quand il s’agit de parler emploi et flambée des prix, bref un homme qui chevauche souvent la ligne jaune de la démagogie plus souvent qu’à son tour.
Dans un contexte économique particulièrement tendu, Sarkozy peut-il donc être l’artisan de « La grande Présidence » qu’il promettait aux Français lors de la campagne Présidentielle française, il n’y a guère plus d’un an. On peut en douter tant l’homme jugé parfois comme imprévisible et agité irrite nombre de dirigeants européens.
Sauf à mettre en avant les questions soulevées par les populations européennes, à savoir l’économie, le social et l’environnement, on se demande légitimement quelle sera la portée de la présidence française le 31 décembre 2008.
S’il veut offrir à l’Europe une « Grande Présidence », Sarkozy doit proposer aux Etats membres un nouveau souffle, un grand engagement pour le changement climatique, une réponse commune à la crise énergétique, des perspectives réelles en matière d’emploi, de droits sociaux et de directive-cadre sur les services publics non sans traiter convenablement les tensions issues du référendum irlandais.
Comme le dit Martin Schulz, le président des socialistes européens, Nicolas Sarkozy est aussi attendu au tournant sur l’Europe sociale, un sujet qui ne semble pas concerner une présidence française avant tout axée sur la politique d’immigration. Retour de l’inflation, augmentation des prix, change euro-dollar, les européens n’accepteront enfin jamais que Sarkozy préside l’Europe avec comme unique logique de s’en servir pour résoudre l’équation française. On peut donc légitimement s’interroger sur le fait que Nicolas Sarkozy n’est tout compte fait guère taillé pour cette aventure. A lui de nous convaincre du contraire.

Lyon, le 1er juillet 2008.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu