Avertir le modérateur

14/08/2009

P comme « Presse »

P 2.jpgComme je le suggérais il y a huit jours, l’année qui s’annonce risque d’être à haut risque pour Libération. Au cas, que je n’ose envisager, ou sa nouvelle maquette prévue d’ici quelques mois s’avérait un coup d’épée dans l’eau, l’avenir du quotidien pourrait s’annoncer noir.

Côté hebdos, l’avenir est également incertain. Avec les Inrockuptibles, si l’arrivée de Bernard Zekri (Actuel et Canal+) offre quelques garanties sur le plan rédactionnel, il convient de ne pas oublier que Pigasse, sympathique banquier de gauche chez Lazard Europe, en prenant en main les destins financiers de l’hebdo culturel risque de se trouver dans l’obligation d’orienter le titre vers des contrées plus markétées. Avec Télérama, en proie aux visées de Lagardère, l’enjeu est encore plus décisif et l’indépendance de la rédaction une interrogation. Si l’on ajoute à cela la curieuse trajectoire que le Sarko-compatible Olivennes est entrain de faire prendre au Nouvel Observateur, avouez qu’il y a de quoi être inquiet en particulier après la publication d’une interview du Président de la République concoctée par la direction de l’hebdomadaire en tenant à distance la rédaction.

Plus généralement, quand on ajoute aux problèmes économiques cette tendance néfaste de recentrage d’une partie de la presse, on retrouve en permanence l’ombre d’un Sarkozy et parfois d’une Carla « de gauche » Bruni servant de passerelle. La publicité institutionnelle de l’Etat Sarkozyen arrose depuis quelques temps de façon pas toujours parcimonieuse de nombreux titres au point que rares sont les lecteurs de dizaines de publications à être ignorants des affaires de l’année de terre ou de certains effets des politiques gouvernementales.

Ici à Lyon la raréfaction ou les difficultés de certains titres dans la période la plus récente demeurent des problèmes. Les disparitions successives de « Lyon Figaro », de la page lyonnaise du Monde. Le retrait de quelques radios nationales, les difficultés de TLM, les mésaventures de « Lyon Mag » ne peuvent que rendre inquiet.

Certains, en toute cordialité, m’ont fait le reproche de soutenir, face aux menées du propriétaire du Groupe Fiducial, l’équipe de « Lyon Mag ». Ceux là, persuadés par ailleurs que ma démarche est bien naïve, admettent que mon soutien à « Lyon Mag » serait identique à l’égard de tout autre titre dans la difficulté.

Il n’empêche, constatant comme chacun, qu’un magazine comme « Lyon Capitale », affiche comme une médaille son refus d’accueillir désormais de la publicité des collectivités tout en s’abstenant de nous en dire plus sur ses comptes et son actionnariat, est un problème.

Profitons de cet été pour acheter et lire la presse écrite. C’est le plus sûr soutien que nous pouvons lui apporter. Depuis quelques temps sur ce blog je me suis autorisé à mettre en lien la plupart des titres de la presse lyonnaise, allez-donc les visiter. Pour se quitter sur une note agréable, n’oubliez pas de vous procurer « Le coup de grâce », de vous y abonner. En pareil contexte, se lancer dans une telle aventure est une telle folie que c’est un acte quasi citoyen que d’aider cette nouvelle revue à s’imposer.

Lyon, le 14 août 2009.

 

21/09/2008

Presse qui mousse

kiosque.jpgIl m’est toujours fort agréable d’être cité par Gérard Angel dans les colonnes des potins. Pour ne pas se méprendre, je veux tout de même indiquer que, contrairement à d’autres, l’idée de ne pas figurer pendant quelques semaines dans cette excellente publication ne m’est absolument pas insupportable. Cette semaine je fais donc un fort modeste come-back puisque Gérard Angel laisse supposer que j’avais quitté la séance du Conseil Municipal au moment ou l’on présentait le rapport sur les semaines sociales de l’Eglise.
Que l’on se rassure, ma sortie était simplement motivée par la nécessité de saluer des visiteurs de Ouagadougou qui s’apprêtaient à entamer un stage de formation dans le cadre de notre coopération décentralisée. J’avais d’autant plus l’esprit libre que l’aumônier du groupe socialiste que je suis considérait comme assez subalterne la présentation du rapport en question qui n’avait entrainé aucune prise de temps de parole en conférence des Présidents l’avant-veille.
Que Gérard Angel ne s’imagine donc pas une seconde que le regard, paraît-il ironique, du grand architecte de l’univers se soit également posé sur moi, et c’est tant mieux, mais à l’avenir je pense avoir fort à faire avec l’œil de lynx du grand concepteur des Potins et ce n’est pas pour me déplaire. Puisque nous en sommes à parler de la presse lyonnaise, je voudrais exprimer toute ma satisfaction, même si ma remarque n’ira pas droit au cœur de Gérard Angel, sur la décision de justice concernant Lyon-Mag qui devrait permettre au mensuel lyonnais d’imaginer son avenir à distance de ce Monsieur Latouche qui l’importune depuis quelques mois.
En évoquant le nom de ce Monsieur, heureux nouveau propriétaire de Lyon Capitale, j’attends comme tout le monde le visage ripoliné de ce magazine qui semble être perdu dans les limbes.
Pour avoir des nouvelles de Lyon Capitale new look il suffit, me direz-vous, de se rendre sur le site du même nom. J’ai l’impression que les rédacteurs de l’ex-hebdo qui deviendra bientôt mensuel sont en forme quasi olympique. En témoigne les propos relatifs au Congrès du Parti Socialiste et en particulier à la contribution « La ligne claire ». Nos anciens rois du piment journalistique évoquent « La ligne floue » et « l’usine à gaz » de Collomb. Comme quoi à Lyon Capitale comme dans les déserts perdus du moyen orient, quand le chamelier frappe du pied, le chameau se met immédiatement à genoux.

Lyon, le 21 septembre 2008

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu