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22/12/2008

Le poste de police

lego.jpgUn cadeau pour votre petit frère.

Impossible de l’avoir manqué. Il était dans l’ensemble des catalogues qui jonchaient votre boite aux lettres. Le poste de police est la nouveauté Lego de ce Noël 2008, mais écoutons ce qu’en disait le catalogue Auchan. « Attrape les voleurs et mets-les en prison ! Contient 7 mini figurines, un camion, une voiture et une moto de police - 953 éléments - 67 € 90, dès 6 ans. »

Voilà votre petit frère en situation de commencer à réviser son concours à l’entrée de l’école de police. En attendant il pourra le mercredi après-midi, en invitant quelques amis d’origine étrangère, s’exercer à ce noble art de policier. Ne vous inquiétez pas, à l’âge de six ans il ne s’apercevra pas qu’avec une bagnole et une seule moto le poste de police est en sous effectif ; cela étant il est toujours possible de compléter ce splendide cadeau par l’achat d’une boite supplémentaire de Lego. Je ne peux que vous suggérer, sans attendre, d’écrire au service clientèle de la marque pour demander qu’à Noël 2009 on songe à proposer à nos enfants un poste de rétention administrative avec la figurine de oncle Hortefeux, un avion et une camionnette destinée à déposer, au pied de la passerelle, un petit sans papier.

Lyon, le 22 décembre 2008.

00:09 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : police, noël, cadeaux, nöel, prison, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/12/2008

Stupéfiant

Stupéfiant ! Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier la descente des gendarmes de Marciac dans le lycée de la ville. Cela fait déjà quelques jours que sur RMC Info, France-Inter et quelques autres médias on s’indigne de l’opération anti-drogue conduite par la brigade de gendarmerie mais, rappelons-le, l’affaire remonte au 19 novembre et ce n’est que depuis deux ou trois jours que nos ministres commencent à s’effrayer.

Même si le Procureur de la République indique quant à lui que ce « contrôle » des gendarmes a été fait à la demande du Principal, il convient de dire que le chef d’établissement en question s’autorise à dire qu’il a le sentiment « d’avoir été trompé, d’avoir été floué dans cette affaire, d’avoir été d’une naïveté assez confondante » (AFP).

Ce qui est choquant dans toute cette histoire c’est aussi qu’un Procureur puisse expliquer les choses par le simple fait qu’il s’agirait « d’une opération de contrôle à la demande expresse du Principal » (Nouvel Observateur).

Et alors ? Au-delà du fait que l’on confonde scandaleusement en l’espèce, action de prévention et répression, il n’empêche que le comportement des gendarmes, s’il s’avère coupable, ne peut en aucune façon être justifié, au seul prétexte qu’il s’agirait « d’une demande expresse ».

Jusqu’ici on appréciait Marciac pour la qualité de son festival, son école de jazz, ses magrets de canard et ses haricots Tarbais. Force est de constater que depuis le 19 novembre, il convient d’ajouter ses gendarmes. Comme quoi en France si le goût pour le magret de canard et le confit d’oie ne reste plus confiné au sud-ouest, nous pouvons également constater qu’aux quatre coins du pays, et pas seulement dans les cités, nos policiers seraient parfois capables des mêmes « exploits », mais attendons le résultat de l’enquête du Ministère de l’Intérieur, qui n’en doutons pas, devrait faire la lumière sur cette affaire. Pour patienter vous pouvez toujours écouter le témoignage d’un professeur de l’établissement collecté par Daniel Mermet sur France Inter
podcast

même si je n’arrive pas à comprendre pourquoi ce pod cast est daté du 18 novembre c'est-à-dire la veille de l’évènement. S’agit-il de plusieurs interventions policières ? D’une simple erreur de date ? Allez savoir. Voici également le reportage du journal de France 2 du 3 décembre.

Lyon, le 5 décembre 2008.

21/05/2007

Garde à vue, histoire vécue.

medium_gardeavue.jpgIl est arrivé en début d'année, une sale petite histoire à l'écrivain Christophe Mercier. Bilan, dix-neuf heures de garde a vue contées méticuleusement, sans fioritures, rajouts ou commentaires dans une petite brochure de trente pages intitulée "Garde à vue" et publiée par les éditions Phébus pour la somme modique de 3 euros. En voici les premières lignes histoire peut-être de vous mettre dans le bain. On ne sait jamais….
 
"Je sors d'un déjeuner rue Saint-André-des-Arts avec deux amis éditeurs. Je raccompagne l'un d'eux à pied dans le VIIe, où je récupère ma moto (une 125), et je prends le chemin du XIIe. Je roule lentement, m'apprêtant à m'arrêter avenue des Gobelins, sur la droite, dans un café j'ai un rendez-vous. L'avenue est complètement dégagée, je roule à la limite de la voie de circulation et du couloir de bus (dont je vois, de loin, qu'il est obstrué par une voiture arrêtée par deux policiers)".

Lyon, le 21 mai 2007.

06:58 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Mercier, Christophe, Phébus, phebus, police, justice, livre | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/03/2007

La vie de Bryan au pays de Dylan

medium_Bryan_Ferry-dylanesque.jpgIl y a quelques jours, dans un commentaire concerné et informé adressé à propos des Plastiscines, un dénommé "Bib" m'annonçait la sortie du disque de reprises de Dylan par Bryan Ferry.

Pour celles et ceux qui ont toujours préféré l'assiduité dans leurs études au bonheur de sécher des cours pour aller écouter les nouveautés chez le disquaire d'en face, je dois d'emblée préciser que le Bryan dont il est question aujourd'hui n'est ni le petit fils de Jules et encore moins le frère caché de Luc.

Bryan Ferry, ancien co-leader avec Eno du légendaire et surcôté "Roxy Music" traîne dans la pop Britannique depuis près de trente ans cette sorte d'ennui propre à ces latin lovers de pacotille qui jouent les crooners. Comme bien des fils de prolétaires, lui est issu d'une famille de mineurs de la région de Newcastle, passés par les écoles d'art londoniennes, Ferry est un poseur, une sorte d'improbable Dandy superficiel et peu concerné. Bref, Ferry, vous l'avez compris n'est pas le genre de personnage qui m'intéresse. D'ailleurs au moment de la grande grève des mineurs contre Thatcher, lui le fils de gueule noire n'avait jamais apporté son soutien au mouvement alors que derrière les Communards, Robert Wyatt, Paul Weller, Elvis Costello, Billy Bragg et même Morrissey, c'est dire, les concerts de soutien s'organisaient. Cela étant, dans le cercle pas encore assez restreint du rock gériatrique qui malheureusement perdure, Ferry avec Bowie, Lou Reed, Marianne Faithfull et quelques autres fait honneur à la profession. Soyons clair, Ferry c'est du bon et à ceux qui ont zappés les trois ou quatre premiers albums solos de notre homme je vous conseille de vous les procurer. Une fois dit que Bryan Ferry mérite notre considération contrairement à ces Deep Purple, Who et Police qui écument nos festivals d'été je n'entendais pas vous tenir le crachoir sur Bryan Ferry mais, lundi dernier, à la lecture de la double page de Libération, je me suis dit que comme Bayon, le super-intendant culturel de Libé faisait l'éloge de Ferry, il fallait réagir en expliquant sur ce blog que, malgré le soutien de Bayon, "Dylanesque" de Bryan Ferry valait le coup.

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21:05 Publié dans Culture & cultures... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ferry, Bryan, Dylan, Bowie, Eno, Police, Roxy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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