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08/03/2010

Patates

Patate.jpgQue des autorités gouvernementales, des scientifiques, des associations, la presse, s'interrogent dans le même temps sur la patate de BASF, devrait en toute logique conduire l'Agence Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) à se mobiliser pour fournir des explications et communiquer pour éclairer notre lanterne. Mieux, Madame Geslain-Lanéelle la directrice de la dite Agence devrait illico, sourire aux lèvres, se précipiter devant les caméras, organiser des points presse, bref faire son job. C'est en vérité tout le contraire qui se produit depuis que la commercialisation de cette pomme de terre génétiquement modifiée vient d'être autorisée par la Commission européenne après la bénédiction de l'EFSA. En effet depuis quelques jours l'EFSA refuse de rencontrer la presse et sa directrice ne se confronte pas en direct aux médias. La seule procédure de communication autorisée par l'EFSA réside dans la nécessité pour la presse de poser des questions au porte-parole de l'Agence qui se charge de répondre par écrit.

Formules creuses et générales, langue de bois constituent donc l'essentiel de la communication des autorités alors que certains parlent de quasi-dissimulation d'information, de procédures contestables, Baroso privilégiant quant à lui la procédure écrite plutôt qu'un véritable débat au sein de la commission. Ce dossier en quelques jours est subitement devenu suspect. Le fait qu'un cordon sanitaire silencieux entoure l'Agence n'est surement pas fait pour favoriser la confiance à l'égard de la politique conduite par certaines sociétés pour imposer les OGM et encore moins vis-à-vis de la commission européenne, Barroso en tête.

Lyon, le 8 mars 2010

N'oubliez pas ce soir, Meeting Régional de la liste conduite par Jean-Jack Queyranne avec Robert Badinter et Gérard Collomb. Partie artistique avec Carmen Maria Vega, Le Quatuor Debussy et Les Gourmets. De 19 heures à minuit. Le Transbordeur. 3, boulevard de Stalingrad, Villeurbanne.

15/04/2009

Bonnes feuilles

J’ai lu cette semaine dans « Siné Hebdo » ; et oui je me suis abonné à cette feuille satirique sans prétentions en réaction à la charge effrénée de ces biens pensants de « gôche » contre le vieil anarchiste tellement inoffensif que ça me le rend sympathique. Des « biens pensants » au sommet du politiquement corrects et qui vont tous finir chez Sarkozy.

J’ai donc lu dans cette hebdomadaire une interview saisissante de Susan George, présidente d’honneur d’ATTAC-France et, entre autre experte des institutions internationales. Par des phrases aussi simples que percutentes cette intellectuelle remarquable ouvre des pistes sur les grands sujets internationaux avec en filigrane l’idée selon laquelle seule des actions coordonnées à l’échelle mondiale permettront de changer la donne sur notre bonne vieille planète. En la lisant me revenait à l’esprit les prévisions lancées dans les années soixante par René Dumont sur le terrain de l’écologie et que nous avons doctement ignorées considérant qu’il prêchait dans le désert ; on connaît la suite. Quel plaisir en tout cas que ces phrases simples qui parlent à tout le monde de chose essentielles.

Quel contraste avec ce langage politique codé et parfois même abscons comme si on voulait absolument le réserver à une élite. Du retour dans l’O TAN elle montre qu’il s’agît là d’un moyen de pousser à l’augmentation des dépenses d’armement. Du G20 elle dit qu’il y a tout pour le commerce et rien pour l’alimentaire ;que l’on va verser des centaines de milliards de dollars au FMI qui les prêtera aux pays en difficulté. Or, ajoute-t-elle, des chercheurs du Massachusetts ont découvert dans les années soixante dix que pendant trente ans des dirigeants africains avaient transféré 420 milliards de dollars dans différents paradis fiscaux ce qui avec les intérêts représente 600 milliards et dont 60% retournaient vers le Nord.

Dès lors il y a deux solutions soit le FMI ne savait pas et il est incompétent, soit il savait et il était complice. Quant à l’Afghanistan elle affirme non sans raisons que l’on,n’y résoudra rien par la guerre ni le terrorisme ni le narco-trafic qui s ‘alimentent d’ailleurs. Aussi elle s’interroge sur l’idée de vendre les différentes drogues dans des officines publiques médicalisées tenues par du personnel en blouse blanche car cela aurait l’avantage de casser les circuits de distribution et de résoudre de nombreux problèmes sociaux en contrôlant les prix ainsi que la qualité des produits. Une méthode que les Etats Unis ont éprouvée dans les années vingt en abolissant la prohibition sur l’alcool. Et d’autres propos de bon sens suivent concernant la faim dans le monde, les OGM ou le levier que représente l’économie verte.

A la lecture de ces lignes je me demande encore comment est-il possible qu’un dialogue sérieux et constructif ne s’instaure pas entre la gauche et des personnalités de ce niveau et de cette fraîcheur, pourquoi une telle barrière demeure entre ceux que l’on nomme les alter mondialistes et la gauche ? Comme Susan George j’aimerais, à mon modeste niveau, voir un vrai front de gauche large et solidaire faire vivre une unité indispensable dans des temps aussi graves. Un front de gauche créatif qui travaille avec des experts autres que ceux au service des gouvernements libéraux en place aujourd’hui ou des think task à la mode. Des gens comme Susan George.

Philippe Dibilio

 
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