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23/12/2010

La pause continue

Ce n'est qu'un début, la pause continue.

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06/01/2010

Sacré Caesar

Jules Caesar Sarko.jpgSacré Jules César et son calendrier appelé depuis, julien ! On lui doit – deux ans avant la fondation de Lugdunum par ce brave Munatius Plancus – que le 1er janvier soit pour la première fois le premier jour de la nouvelle année. Un jour consacré alors à Janus, Dieu des portes et des commencements. Je me dis in petto, pour la porte qu’il faudrait qu’il prenne : « Ave Sarkozius, cela commence à bien faire »… Jusqu’alors, le sacré Jules qui était également Grand Pontife, fixait à ce titre le premier jour de chaque nouvelle année. Pourvu que Sarkofex Maximus ne prenne pas l’idée de faire pareil, histoire de marquer son règne ou de redresser les sondages.

Au Moyen-Âge, la nouvelle année débutait à Pâques et donc cela bougeait tout le temps. Beaucoup plus que la manière dont la modernité pénètre de nos jours encore au Vatican. Et voilà qu’un pape, Grégoire, le 13ème du nom, en 1582, instaure un calendrier qui fait commencer l’année le 1er janvier. Un Grégoire qui peut créer des choses plus intelligentes que la béatification d’un prédécesseur un peu trop conciliant avec le nazisme, cela vaut la peine d’être noté. Comme le premier de l’an est l’occasion des bonnes résolutions, il serait bien que la sainteté qui siège aujourd’hui au Vatican prenne, lui aussi, de bonnes résolutions pour l’année nouvelle. Comme, par exemple, conseiller l’usage du préservatif en Afrique pour lutter contre le sida ou autoriser le mariage de ces pauvres prêtres obligés de convoler en noces secrètes si la vie de couple les tente ou encore accueillir à communion les divorcés remariés qui le souhaitent.

Les Romains de ce brave Jules sacrifiaient à la déesse Strenna, il paraît que le mot étrennes dérive de là. J’avoue préférer les étrennes aux bonnes résolutions, même si en échange je dois accepter l’horrible calendrier de mon facteur ou celui des pompiers de mon village. Au moins c’est un bon moment de convivialité. Plus encore que leurs affreux calendriers, je déteste ces cartes de vœux aux sapins couverts de crème chantilly et aux Santa Claus coca cola qui se trémoussent façon Walt Disney sur un air sirupeux de merry Christmas. Ils engorgent ma boite de courriel parce que des copains sont trop paresseux pour m’écrire un petit mot personnel. Si les cartes de visite qu’on échangeait à la fin du 18ème siècle avaient pareil mauvais goût, je comprends pourquoi les conventionnels de 1791 les ont supprimées en même temps que le premier de l’an. Un député qui devait ressembler à Emmanuelli allant jusqu’à déclarer lors d’une séance de la Convention : « Citoyens, assez d’hypocrisie ! Tout le monde sait que le Jour de l’An est un jour de fausses démonstrations, de frivoles cliquetis de joues, de fatigantes et avilissantes courbettes… ».

Gageons qu’aucun de ceux qui présenteront leurs hommages respectueux à Nicolas Sarkozy dans les salons de l’Élysée à l’occasion de ce nouvel an revenu en grâce dès 1797 n’aura la moindre once d’hypocrisie ni ne ressentira le moindre avilissement en faisant ce jour prochain des courbettes au prince qui nous gouverne.

Nous sommes – paraît-il – en République, que diable !

Jean-Paul Schmitt

22/12/2009

Père Noël chiche

P-cresse No-l-1.jpgMerci papa Noël !

 

Merci pour les 7,7 milliards d’euros dans les souliers des Universités, quel beau Noël, non ? Il y aura même des étrennes : 1,3 milliards d’euros de plus pour une Opération Campus qui aura désormais 5 milliards d’euros dans sa tirelire. Tant de milliards ! « C'est tellement énorme que j'arrive plus à compter » disait Valérie Pécresse, sur jouant à tout va la simplicité sur France Inter.

Mais ne soyons pas chagrins et fouillons dans la hotte pour déballer le cadeau.

Sur le paquet, une étiquette : « Bon pour une utilisation à partir de 2012 », une échéance qui rappelle vaguement quelque chose. Peau de balle pour Noël 2009 et rien pour 2010 ou 2011 ? C’est quoi ce cadeau ?! C’est à n’y rien comprendre. Il y a sûrement une explication. Ne boudons pas trop vite et déballons.

Bingo ! Un chèque cadeau avec quelques annotations de bas de page. Vite, déchiffrons :

Alinéa 1 : « Il s’agit d’une dotation en capital en pleine propriété destinée à permettre aux universités de se doter d’un capital générateur de revenus ».

Pas mal.

Alinéa 2 : « Seuls les revenus de ce capital pourront être utilisés ».

Force est de constater que la générosité de l’État a des limites. Mais après tout, avec un bon conseil de surveillance pour éviter des dérives spéculatives hasardeuses, on pourra peut-être faire fructifier le pécule.

Alinéa 3 : « Le capital devra être placé en bons du Trésor ».

Les petits bonshommes du Trésor sont passés par là. Ils nous font le coup des obligations à terme de 10 ans à 4% l’an. Des fois que des universitaires gauchisants et barbus ne connaissant rien à l’économie se mêleraient de vouloir gérer. Vive l’autonomie des universités !

Faisons un calcul rapide : le campus le mieux doté, le superissime campus français (pas sûr du tout que ce soit celui de Lyon, fut-il Lyon Métropole avec Saint-Étienne), doté d’un milliard, pourra disposer de 40 à 50 millions d’euros issus du placement à 4% d’une dotation qui sera faite au mieux d’ici quelques dizaines de mois.

Alinéa 4 à l’usage des ministres et des présidents d’université : « Bien insister lors de chaque intervention publique que vous ferez sur le fait que le gouvernement investit des milliards pour l’avenir du pays ».

Pas de quoi faire la nique avec notre cadeau aux copains d’outre Atlantique : leurs neuf facultés les plus prestigieuses ont 130 milliards de dollars de dotation. Dix fois plus que ce que nous promet saint Nicolas. Déjà qu’ils dépensent 21.600 dollars par an pour les étudiants (hors recherche et développement), soit trois fois plus que la France si j’en crois les statistiques de l’OCDE.

Merci papa Noël ! Merci saint Com’ ! Joyeux Noël !

Jean-Paul Schmitt

 

30/10/2009

Pour un Noël « identité nationale »

hommemoderne.jpgChacun connaît le magnifique et célèbre catalogue « L’homme moderne » sous-titré « objets originaux du monde » qui nous propose des produits utiles dans les moindres moments de notre pauvre vie. Noël approchant, je vous propose aujourd’hui une sélection « identité nationale » parmi les centaines d’objets proposés. Voici mon Top 10 :

  • 1- Une reproduction de la Renault 12, voici post-Pompidolienne, cette réplique au 1/18ème (24x9x8,5cm hors socle) est vendue 39,5 €.
  • 2- Pour célébrer les 120 ans de la célèbre Tour Eiffel, un objet en métal et socle en résine, 29 €. Si vous disposez de quelques Playmobil vous pourrez aussi reproduire le concert de Johnny financé par le Président
  • 3- Un lot de deux angelots lumineux qui « veillent sur notre intérieur » comme Brice Hortefeux sur le pays, 25 €.
  • 4- Le DVD de l’année de naissance de Eric Besson notre saint-ministre, 16 € (au lieu de 19,82€ !)
  • 5- Un aspiro broyeur mobile qui « aspire et broie » juste en appuyant sur un bouton. Cette métaphore de la politique gouvernementale vous coûtera tout de même 129 €.
  • 6- Un paillasson « country-house » qui imite magnifiquement les pierres de taille et qui, nous dit le catalogue, se nettoie simplement au jet d’eau mais aussi au Kärcher, 29,5€.
  • 7- « Le remède anti-morosité » du catalogue est un coffret de 5 CD intitulé « Les jours heureux des années 50 ». En écoutant cette compile vendu 29,5 € vous oublierez les jours de crise.
  • 8- La barrière invisible qui éloigne les (animaux) indésirables, 39,9€ seulement.
  • 9- Une paire de mules « ultra light » incroyablement légères (130 gr chacune) avec doublure en tissu écossais. Du 40 au 45, 29,5€.
  • 10- Un alambic de collection en parfait état de marche qui, avec son look entre-deux guerre vous permettra de repenser au bon vieux temps des bouilleurs de cru. 99 € au lieu de 125€.

Cette sélection, bien que n’étant pas homologuée officiellement par le Ministère, n’en demeure pas mois idéologiquement parfaite.

Lyon, le 30 octobre 2009.

08/01/2009

Les fous qu’est-ce ?

Sarkofou.jpgQuestion à poser aux amis d’un établissement célèbre où une certaine victoire aux élections présidentielles dernières fut fêtée.
Il faut certes être fou pour incendier les voitures de ceux dont c’est parfois le bien le plus coûteux et un outil de travail. Rendez-vous compte : 1147 voitures incendiées durant la nuit de la Saint Sylvestre. Plus de 30% d’augmentation. Une vraie folie.
À en croire le gouvernement, c’est de la faute à tous ces tricheurs qui veulent changer de voiture sans payer. Déjà qu’il leur a fallu se saigner pour le cadeau de Noël des gosses à cause du prix fou des voitures miniatures.
Si, si ! Voilà les fautifs. Vous auriez mauvais esprit à ne pas reconnaître-là la source de cette flambée. La police a retrouvé quelque 30 auteurs présumés allumeurs de mèche (parfois éméchés). Pour autant qu’ils soient reconnus coupables par la justice, ils ne pourront pas passer l’examen du permis de conduire aussi longtemps que la victime des faits n’aura pas été indemnisée en totalité. Reste à espérer qu’ils ne soient pas pris en flagrant délit de conduite sans permis. C’est fou comme les situations peuvent se compliquer…
Vous me direz que pour une fois que notre Grand Justicier ne donne pas dans le tout répressif, il faut être un peu fou ou dérangé pour ne pas applaudir.
Certes. Quoique sa propension à se saisir de tout ce qui bouge avec un populisme des plus éreintants me rend fou moi aussi (en tout cas un peu plus que je ne le suis déjà).
Voyez son discours du 2 décembre dernier à Antony au centre Erasme. C’est complètement fou : il aura suffi d’un crime très rare de schizophrène pour que notre Grand Protecteur annonce une nouvelle politique avec emprisonnement, soins forcés etc…
Voilà la folie ramenée au stade de dangerosité sociale d’un âge que l’on pensait révolu.
Déjà, l’année passée, Christian Demuynck, sénateur UMP de Seine-Saint-Denis stigmatisait les marginaux comme fous et meurtriers potentiels en souhaitant une politique vigoureuse de placement en institution spécialisée afin « d’éloigner durablement les sujets les plus perturbés », escamotant ainsi la complexité de la question des soins nécessaires à des populations que tout contribue à déstructurer.
Notre Grand Timonier continue à jouer sur les peurs du bon peuple et à proposer des aliénations renforcées, malgré les chiffres qui montrent que seuls 4 crimes sur 1000 font l’objet d’un non-lieu du fait d’irresponsabilité mentale. Une façon comme une autre de mettre au service de la seule répression des moyens déjà rognés et jusque-là dédiés tant bien que mal à ceux qui souffrent d’un mal que notre société leur inocule. Et cela permet peut-être de ne plus trop parler de la promesse concernant les Unités d’Hospitalisation Spécialement Aménagées (UHSA) destinées aux détenus atteints de troubles mentaux.
Pour ne pas encourir de poursuites judiciaires, j’éviterai les « Casse-toi, pauvre fou » et je me contenterai de citer La Rochefoucauld : « On trouve des moyens pour guérir de la folie, mais on n’en trouve point pour redresser un esprit de travers. »

Jean-Paul Schmitt

Lyon, le 8 janvier 2009.

04/01/2009

Wii

wii.jpg

Un cadeau pour la grand-mère.

Ne l’oubliez surtout pas. Cet après-midi, comme chaque année, c’est le jour de la galette des rois chez Mamie. Même si vous avez quelques peines à avaler, après tant de repas dignes de Pantagruel, la frangipane, aller faire la bise à la grand-mère pour la nouvelle année est toujours un moment délicieux. Cela dit, comme chaque année, la question du cadeau destiné à grand-mère se pose. Après les œuvres complètes d’André Rieu offertes l’an passé, celles de Nicolas Hulot il y a deux ans et « La France vue du ciel » cela fait trois ans, il est temps de passer aux choses sérieuses.

De nombreuses maisons de retraite à travers le pays songent à s’équiper de consoles Wii, pourquoi ne pas faire comme elles. En effet, et rien n’est plus sérieux, les séniors prennent un vrai plaisir à jouer de ce nouvel outil, à l’origine destiné aux plus jeunes. Curling, Tir à l’arc, bowling sont les jeux les plus prisés par nos anciens qui peuvent ainsi passer de bons moments, qui plus est conviviaux, à manier la Wii tout en étant assis sur une chaise voire même dans un fauteuil roulant.

Le côté obscur de la Wii c’est bien entendu son prix et les radins devraient faire la grimace en apprenant que la console munie des accessoires approche les 250 euros (249 € chez Virgin avec le kit de protection Wiimote et le Nunchuk avec finition « Soft touch ») sans compter un lot de jeux comme « Sport Island » (21,99 €) ou le « Family Trainer » (59,99 €). On évitera, mais c’est tellement évident, de joindre à l’ensemble « Koh Lanta » (49,99 €) ou l’éternel Mario (« Mario Kart », 49,99 €). Bonne année Mamie.

Lyon, le 4 janvier 2009.

02/01/2009

Charlie Haden

Un cadeau pour un cousin amateur de jazz que vous n’aimez guère.

La corvée des réveillons est terminée et pourtant vous devez encore vous coltiner un repas de famille et ainsi rejouer la cérémonie des cadeaux. Parmi les invités, il y a ce cousin pénible et parfois sectaire qui ne jure que par le jazz le plus pur. Un cadeau s’impose pour lui. Il s’agit d’un magnifique disque de Charlie Haden intitulé « Rambling boy » (Emarcy Records). Pourquoi me direz-vous, si le disque du célèbre contrebassiste est si bon que cela, l’offrir à un type que l’on n’aime pas trop. La réponse est simple, car l’album en question est un authentique disque de country. De la country pur-sucre. Autant vous dire qu’une fois rentré chez lui pour écouter religieusement la nouvelle production de l’immense Charlie, la déception du cousin devrait être proportionnelle à l’attente et sa détestation à votre égard pourrait durer une bonne douzaine de mois.

Compagnon de route de Ornette Coleman, Keith Jarrett, Carla Bley, Pat Metheny et de bien d’autres, Haden, sous ses propres couleurs est titulaire de l’une des plus belle discographie du jazz. Le contrebassiste est en effet depuis les années soixante l’une des grandes références de la musique américaine. Très engagé à gauche Charlie Haden est par ailleurs l’homme de bien des combats et le célèbre « Liberation Music orchestra » unissant Haden à Carla Bley demeure une référence tout comme son « Song for che ». Mais revenons au cousin.

Avec « Rambling boy », Charlie Haden ou plutôt « Charlie Haden family and friends » signe un grand album de musique country en compagnie, pour ce qui relève de la famille, de Rachel-Tanya-Petra Haden et, pour ce qui concerne les ami(e)s, d’Elvis Costello, Bruce Hornsby, Rosanne Cash, Pat Metheny ou Ricky Scaggs. Il faut dire que cette incartade de Haden dans la musique des péquenots n’a absolument rien d’exceptionnelle. Haden vient de là, il vient de la bouze. Né dans un de ces trous dont l’Amérique a le secret, Charlie passe son enfance dans le Missouri. Là-bas sa famille organise dans une radio du coin une émission appelée « Haden family show » et dès l’âge de 22 mois le petit Charlie est de la partie. Le « Country and western » est donc la musique qui va bercer la jeunesse de celui qui se risquera à l’âge de vingt-ans à la contrebasse puis au jazz pour devenir le musicien que nous connaissons.

Cet album destiné au cousin, ou à qui vous voulez, est une petite merveille, loin, très loin de l’univers musical du Charlie Haden habituel et je vous jure qu’après avoir fait lors de la première audition la moue le destinataire de ce cadeau vous remerciera de l’offrande.

  • > Charlie Haden, Family and friends, « Rambling boy », Emarcy records, 2008.

Lyon, le 2 janvier 2009.

31/12/2008

L’humanisme pour les nuls

L'humanisme_pour_les_nuls.jpgUn cadeau pour François Bayrou.

Un livre marrant et simple pour celui qui, benoîtement, gentiment sinon innocemment, surfe sur un concept aussi vieux que la philosophie. Après « La philosophie pour les nuls », « La mythologie pour les nuls », « Le Parti Socialiste pour les nuls » (eh oui !), pour ne citer que les meilleurs, voici un cadeau utile pour ce cher François qui s’approprie ce beau mot - mot-valise s’il en est – d’une manière un peu trop exclusive à mon goût.
Comme pour le sujet de philo du bac, le cher ex-ministre de l’éducation qui à l’époque n’avait pas encore fait son chemin de Damas, pourra méditer et approfondir. Je n’aurai pas la cruauté de lui retourner ce qu’il disait concernant Martine Aubry (qui avait d’ailleurs largement mérité la charge, compte tenu de sa position sur les alliances avec le Modem) : « Moi je n’aime pas les gens qui disent une chose et font le contraire ». Je lui rappellerai cependant les propos plus récents d’un de ses lieutenants qui voulait « tailler dans le gras de l’hôpital » à coups de 10 milliards d’euros sur 5 ans. Humanisme comptable ?
Peut-être est-il sincère. Habile, sûrement. Parfois drôle malgré lui. Ne disait-il pas récemment, certes après avoir avalé un grand bol de vin chaud : « Généralement, les gens commencent révolutionnaires et finissent ministres. Moi, j’ai commencé ministre et je finis révolutionnaire ». Désopilant.
Bayrou nuls.jpgEn tout cas, son langage révolutionne parfois les centristes sarkozyens. Mais, quand il qualifie l’humanisme du Modem de troisième voie entre le socialisme et le capitalisme, c’est surtout une « ficelle » destinée à phagocyter le PS en vue de 2012 (comme si ses organes dirigeants avaient besoin de lui pour l’affaiblir).
La lecture lui rappellera que le sujet est vaste et, qu’à défaut de définition partagée, il risque fort de prêter à toutes les manipulations. Je lui recommande cette définition : « Est humaniste celui qui se bat contre la discrimination et la violence en proposant des voies pour que la dignité et la liberté de choix de l’être humain puissent se manifester. »
À cette aune, pour l’immense majorité des Socialistes – pour les 50% notamment de ceux qui soutiennent l’équipe de Ségolène Royal – le Socialisme est un humanisme.
En guise de dédicace, j’inscris une citation d’Henri Laborit : « Il est plus facile de professer en paroles un humanisme de bon aloi, que de rendre service à son voisin de palier ».

Jean-Paul Schmitt

Lyon, le 31 décembre 2008.

30/12/2008

Oscar

546708066.jpgUn cadeau pour votre cheval de course.

Mon cher Oscar à l’approche de Noël je vais te faire un petit cadeau mais ce n’est pas facile de choisir pour le brave cheval que tu es. En bon professionnel tu es équipé pour la compétition et puis dans ce domaine on ne rigole pas alors je laisse ça à notre ami Pierrot, ton entraîneur. J’ai bien pensé à une couverture en ces temps rigoureux et froids mais tu es un animal si solide que tu passes toute l’année dehors loin des box et seulement à l’abri d’une cabane les jours de grosses pluies. Et oui tu es un cheval robuste et fort et tu le prouves en compétition où tu réussis, certes à ton niveau, avec une louable régularité. Je ne dirai pas de toi que tu es le Poulidor des courses hippiques du Centre Est puisque toi ce sont les troisièmes places que tu affectionnes. Mais il t’arrive de gagner aussi comme ce fût le cas ce printemps à Cagnes sur Mer où tu as brillamment défié les trotteurs du bord de la Méditerranée, et d’ailleurs, ce jour là j’ai été un propriétaire heureux. Je n’ai donc rien à te reprocher puisque tu gagnes même le prix de ton avoine et de tous les petits besoins d’un cheval de course chouchouté. Rien à te reprocher ou presque. Je t’avoue, en effet, qu’il m’est arrivé de me fâcher au bord de la piste ou devant mon poste de télévision lorsque je te voyais entrer en tête dans la dernière ligne droite avant de te faire rattraper et dépasser par plusieurs adversaires. Je ne m’explique pas ce relâchement au moment de l’effort final. Alors je me demande si tu n’aurais pas des problèmes d’ouie au point de ne pas les entendre arriver ces concurrents plus « débouleurs » que toi. Ou bien considère-tu que ta prestation est finie lors du dernier passage devant les tribunes et que tu te contentes alors de faire admirer ta belle robe baie foncée. Aussi j’ai pensé t’offrir un petit ustensile qui pourra peut-être t’aider. Il s’agît d’un rétroviseur, pas un gros rétroviseur de camion, non un petit, mignon, comme on avait sur nos vélos Solex en un temps que ni toi ni les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Je te l’offrirai dans un paquet cadeau à ton nom : « Oscar Magoda » mais je veillerai à ce que tu le portes en course. Grâce à lui tu verras tes adversaires fondre sur toi et puisqu’il paraît que l’optique du cheval fait qu’il voit les choses trois fois plus grandes qu’elles ne sont j’espère que la vision de ces monstres lancés à ta poursuite t’effraiera suffisamment pour que tu accélères ta course jusqu’au poteau final. Tu vas me dire que c’est un cadeau intéressé, c’est vrai, mais je ne doute pas que tu prennes toi aussi du plaisir à gagner plus de courses avec tout ce qui va avec : photos, félicitations et bisous ; parfois même de la part de jolies filles. Moi, il est vrai j’en ai les gains, que veux tu c’est ainsi. Alors joyeux Noël Oscar et une bonne année riche de victoires.

Philippe Dibilio

Lyon, le 30 décembre 2008.

Oscar

546708066.jpgUn cadeau pour votre cheval de course.

Mon cher Oscar à l’approche de Noël je vais te faire un petit cadeau mais ce n’est pas facile de choisir pour le brave cheval que tu es. En bon professionnel tu es équipé pour la compétition et puis dans ce domaine on ne rigole pas alors je laisse ça à notre ami Pierrot, ton entraîneur. J’ai bien pensé à une couverture en ces temps rigoureux et froids mais tu es un animal si solide que tu passes toute l’année dehors loin des box et seulement à l’abri d’une cabane les jours de grosses pluies. Et oui tu es un cheval robuste et fort et tu le prouves en compétition où tu réussis, certes à ton niveau, avec une louable régularité. Je ne dirai pas de toi que tu es le Poulidor des courses hippiques du Centre Est puisque toi ce sont les troisièmes places que tu affectionnes. Mais il t’arrive de gagner aussi comme ce fût le cas ce printemps à Cagnes sur Mer où tu as brillamment défié les trotteurs du bord de la Méditerranée, et d’ailleurs, ce jour là j’ai été un propriétaire heureux. Je n’ai donc rien à te reprocher puisque tu gagnes même le prix de ton avoine et de tous les petits besoins d’un cheval de course chouchouté. Rien à te reprocher ou presque. Je t’avoue, en effet, qu’il m’est arrivé de me fâcher au bord de la piste ou devant mon poste de télévision lorsque je te voyais entrer en tête dans la dernière ligne droite avant de te faire rattraper et dépasser par plusieurs adversaires. Je ne m’explique pas ce relâchement au moment de l’effort final. Alors je me demande si tu n’aurais pas des problèmes d’ouie au point de ne pas les entendre arriver ces concurrents plus « débouleurs » que toi. Ou bien considère-tu que ta prestation est finie lors du dernier passage devant les tribunes et que tu te contentes alors de faire admirer ta belle robe baie foncée. Aussi j’ai pensé t’offrir un petit ustensile qui pourra peut-être t’aider. Il s’agît d’un rétroviseur, pas un gros rétroviseur de camion, non un petit, mignon, comme on avait sur nos vélos Solex en un temps que ni toi ni les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Je te l’offrirai dans un paquet cadeau à ton nom : « Oscar Magoda » mais je veillerai à ce que tu le portes en course. Grâce à lui tu verras tes adversaires fondre sur toi et puisqu’il paraît que l’optique du cheval fait qu’il voit les choses trois fois plus grandes qu’elles ne sont j’espère que la vision de ces monstres lancés à ta poursuite t’effraiera suffisamment pour que tu accélères ta course jusqu’au poteau final. Tu vas me dire que c’est un cadeau intéressé, c’est vrai, mais je ne doute pas que tu prennes toi aussi du plaisir à gagner plus de courses avec tout ce qui va avec : photos, félicitations et bisous ; parfois même de la part de jolies filles. Moi, il est vrai j’en ai les gains, que veux tu c’est ainsi. Alors joyeux Noël Oscar et une bonne année riche de victoires.

Philippe Dibilio

Lyon, le 30 décembre 2008.

29/12/2008

Mauriac

9782841004287.jpgUn cadeau à un parent demeuré gaulliste.

Autant le dire tout net, il convient d’être vraiment « accro » de François Mauriac pour prendre quelque plaisir à lire l’intégrale des 1000 pages de son journal et mémoires politiques éditées dans la collection « bouquins » chez Robert Laffont. Ce cadeau que vous pouvez pourtant destiner à un grand-père ou vieil oncle demeuré gaulliste (et donc anti-Sarkozyste), mérite pourtant de s’y perdre. Par-ci, par-là, de belles charges contre le stalinisme et quelques-uns de ses contradicteurs de « l’humanité » sont pourtant de véritables délices pour le lecteur très occasionnel du Mauriac « politique ».

Dans bien des cas, même si le charme de l’écriture et l’humour du grand écrivain demeurent, les nombreuses effluves catholiques du Bordelais paraissent interminables et soporifiques. Il n’empêche que cette édition établie par le maître du genre, Jean-Luc Barré, est remarquable et démontre, si le besoin s’en faisait sentir, que Mauriac est un observateur et un commentateur acide et avisé de son époque malgré des inclinaisons aux limites du réactionnaire mais franchement libres. Si papy ou l’oncle sont remis de la disparition du Général mais demeurent ouverts sur le monde, une autre somme de François Mauriac est préférable. Il s’agit cette fois-ci, chez Bartillat, des chroniques de télévision de cet écrivain à la voix passée au papier-de-verre qui disposait d’un goût manifeste pour l’étrange lucarne.

Vous le savez peut-être, Servan-Schreiber avait sollicité en 1959 l’écrivain pour assurer chaque semaine dans l’Express des billets sur l’étonnant spectacle de la télévision que Mauriac appréciait particulièrement à la différence de nombre d’intellectuels de l’époque. Tout y passe, des grandes adaptations littéraire que l’unique chaine de télévision produisait jusqu’à « Intervilles » via les émissions de variétés ou les jeux. C’est assez formidable pour tout vous dire. Mauriac parlant de Bellemare, Johnny, Claude François ou des grands pionniers de notre télévision sont par exemple des grands moments que les destinataires de ces chroniques intitulées « On n’est jamais sûr de rien avec la télévision » devraient tout particulièrement apprécier car c’est un authentique régal.

  • > François Mauriac , « Journal et mémoires politiques », Robert Laffont, 32 euros
  • > François Mauriac, « On n’est jamais sûr de rien avec la télévision », Bartillat, 25 euros

Lyon, le 30 décembre 2008.

26/12/2008

Pistolet à eau

Pistolet.jpgUn cadeau pour Martine Aubry.
Pour la fille chérie de Jacques : un pistolet à eau moderne et motorisé. Rien d’agressif dans son apparence : en forme de joli petit requin rose, il incarne le renouveau de la célèbre gamme PS (Pistolet Solides).
Martine pourra en jouer sans danger avec ses amis Benoît, Bertrand, Lionel et Laurent.
J’ai beaucoup hésité à lui offrir une énième poupée vaudou de Ségolène Royal, mais comme Lionel les lui dérobe systématiquement pour les massacrer - il est très rageur quand il joue – j’ai opté pour ce joujou plus inoffensif. Quoique…
Quelques conseils d’utilisation pour bien s’amuser :

  • - remplir la réserve d’eau (éviter absolument le vitriol utilisé sur Ségolène avec l’ancienne gamme de jouets);
  • - se mettre en embuscade (un an et demi avant l’attaque est un délai raisonnable, mais ne pas se priver d’exercices préalables);
  • - viser (bien repérer les nombreux amis déguisés et leurs seconds couteaux pas toujours en plastique) ;
  • - tirer à vue (conseil superflu ?) ;
  • - plus besoin de pomper en tirant : grâce au système électrique, une seule main suffit pour actionner la gâchette et projeter l’eau (l’autre peut servir à baillonner un allié de circonstance un peu trop bavard et souvent tenté de parler à votre place) ;
  • - profiter pleinement de la grande liberté de mouvement permise par ce jouet révolutionnaire pour éviter les pièges des alliés farceurs (très utile dans les mois qui viennent) ;

Martine Aubry.jpgCaractéristiques : réservoir de 450 ml - Jet sur plus de 7 m - Alimentation : 2 piles LR6 (fournies). Coloris selon la disponibilité (le rose est fortement conseillé : le requin est plus sympathique).

Une version pour tirer dans les coins sera bientôt disponible. Inspirée du fameux « Cornershot » dont l’armée française vient tout juste de se doter, sa livraison est prévue pour fin 2011 juste avant les prochaines présidentielles. Le réservoir pourra contenir du vitriol, contrairement au modèle offert. À prévoir pour un prochain cadeau de Noël.

Jean-Paul Schmitt.

25/12/2008

Joyeux Noël

Lyon, le 25 décembre 2008.

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23/12/2008

Supermarket

510.gifUn cadeau pour votre nièce.

Il faut la calmer. La petite s’imagine déjà vétérinaire, Top Model ou Docteur Kouchner, il est donc grand temps, puisque elle a déjà 5 ans, de lui faire rentrer dans la tête quelques principes de réalité. Cette caisse équipée de supermarché devrait commencer à lui donner le goût du service et l’entraîner au travail partiel. Avec un sens du détail qui honore ce fabriquant, votre petite nièce disposera d’une caisse électronique, d’un lecteur de carte bleue mais aussi du linéaire de friandises qui piège les enfants à la caisse. Bien entendu pour 54€90 on aurait aimé aussi un détecteur de faux billets mais également une carte d’identité destinée à contrôler les chèques des clients à la mine pas très nette.

Ce magnifique « supermarket » proposé à des enfants de plus de 3 ans devrait accompagner votre petite nièce pendant toutes ses études car une fois obtenu son Bac+3 elle pourra postuler à un emploi d’hôtesse de caisse et bénéficier ainsi d’une sacrée avance sur ses collègues débutantes.

Si par malheur vous n’avez pas de nièce mais un neveu reportez-vous au billet d’hier. Avec son poste de police, le petit pourra prétendre faire valoir quelques qualités le jour ou il souhaitera occuper un job dans la sécurité d’un « supermarket ».

Lyon, le 23 décembre 2008.

 
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