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18/07/2009

B comme « bande-son »

B orange.jpgIpod, lecteur de CD dans la bagnole, peut importe le support pourvu d’avoir l’ivresse musicale. Avant de penser faire sa valise, réfléchir à la quinzaine de disques à emporter tout au long de l’été est chose importante. Sachant que tout ceci n’est pas affaire d’improvisation, voici ma liste pour l’été 2009 même si d’autres rondelles achetées au fil de juillet et août viendront alourdir les bagages. Dans le désordre le plus total……

  • Neil Young, “ After The Gold Rush ”, Reprise (1970).
  • Quincy Jones, “Swinging the big band”, compilation Verve (2006).
  • Dionne Warwick, “Sings the Bacharach & David Songbook”, compilation Demon (2008).
  • The Undertones, “An Anthology”, Salvo (2008).
  • Elvis Costello, “Secret, Profane and Sugarcane”, Universal (2009).
  • The Saints, “Big hits on the underground” compilation Last Call (1999).
  • The Walker Brothers, “After the Lights Go Out”, compilation Fontana (1990).
  • Cowboy Junkies, “Trinity Revisited”, Cooking Vinyl (2007).
  • Emiliana Torrini, “Me and Armani”, Rough Trade (2008).
  • The Byrds, “Untitled/Unissued”, Sony-Legacy (1970-2000).
  • The Pretenders, “Break Up The Concrete”, Shangri-La (2008).
  • Bob Dylan, “Together Through Life”, Sony (2009).
  • Keren Ann, “Keren Ann”, Delabel (2007).
  • Leonard Cohen, “Live in London”, Sony (2009).
  • Elysian Fields, “The Afterlife”, Vicious circle (2009).

Lyon, le 18 juillet 2009.

20/12/2008

Palmes 2008 - # 3

250_375_haring.jpgParmi le faible nombre d’expositions fréquentées cette année un coup de chapeau s’impose tout d’abord à Thierry Raspail pour la magnifique rétrospective Keith Haring au Musée d’Art Contemporain de Lyon. A ce propos j’ai oublié hier d’évoquer le somptueux catalogue édité par Skira. Dans la même veine, même si je garde un beau souvenir de l’exposition Rancillac proposée à Saint-Etienne il y a quelques années, l’exposition « Figuration narrative » des Galerie nationales du Grand Palais valait le déplacement. De manière très connexe j’ai pu me procurer à cette occasion l’invisible livre de Bernard Rancillac, « Le regard idéologique » (Somogy) au prix révolutionnaire de 6,5 euros qui regroupe des textes écrits dans la deuxième partie des années soixante-dix. Cet été, à Londres, en visitant la superbe « National Portrait Galery », j’ai pris la décision de me servir désormais à la pompe que chez BP, le pétrolier, via sa fondation, proposant le « BP Portrait award », une délicieuse expo dont Total devrait s’inspirer.

Plus en amont dans la saison, il convient de saluer aussi le Musée des Beaux Arts de Lyon pour avoir initié une magnifique exposition sur le dessin cornaquée, entre autre, par Jean-Luc Nancy sans oublier le Musée de l’Imprimerie qui était l’hôte, en début d’année 2008, de collections de chromos superbes à faire fondre en larmes de joie nos grand-mères .

En consultant rapidement mon agenda 2008, je me suis dit que cette année finissante n’était probablement pas à marquer d’une pierre blanche en ce qui concerne les concerts. Des piètres pitres de Babyshambles aux tristes et prévisibles ZZ Top les occasions de s’ennuyer en concert furent nombreuses. Quatre concerts remontent à la surface de ma mémoire. Alain Bashung à l’auditorium Maurice Ravel, Cat Power aux Nuits de Fourvière, Suzanne Véga à la salle Molière et Neil Young à la Halle Tony Garnier. Je sais c’est bien peu de choses mais on nous annonce entre autre pour 2009 Lou Reed, Bruce Springsteen, … et Johnny Hallyday (je plaisante !).

Lyon, le 20 décembre 2008

02/07/2008

Et un, et deux, et trois…

966376209.jpgTroisième tentative et drôle d’idée puisque on nous propose en ce début juillet une nouvelle édition française du magazine « Rolling Stone ». Après un numéro « Mai 68 » qui n’était qu’un prélude plutôt prévisible et donc décevant, je dois vous confier mon heureuse surprise après la lecture de ce numéro un. Si les ingrédients naturels d’un mensuel musical de base figurent dans ce nouveau « Rolling Stone » avec ses pages actualité et son guide CD-DVD, la nouvelle rédaction s’efforce de sortir des sentiers battus avec un voyage dans l’Amérique électorale et les implications de quelques stars du rock (Springsteen, Neil Young…) dans la bataille qui se prépare. Avec un bon dossier sur le « nouveau » Folk et un sampler offert, une intéressante interview d’Alain Bashung et un non moins bon entretien avec Patti Smith suite à l’exposition de la Fondation Cartier, la lecture de ce premier numéro est plus que recommandable. Richard Avedon, Lou Reed, Chet Baker et le Tibet sont également au générique d’un mensuel dont tout de même on préfèrera oublier le piètre article sur la « bande-son idéale de l’été ».

En vente en kiosque depuis quelques jours, ce nouveau Rolling Stone devra se battre avec son concurrent, « Volume » édité par l’équipe des Inrockuptibles. Nous pouvons donc craindre qu’une fois de plus le carré rock’n’roll du cimetière de la presse magazine ne se renforce, à terme, de l’un de ces deux titres.

Pour plus d'infos: http://www.rollingstonemag.fr

Lyon, le 2 juillet 2008.

25/06/2008

Young est en Ville

Si tout va bien, ce soir ils seront tous à la Halle Tony Garnier pour assister au show de Neil Young. Tous. Les fans de la première heure qui écoutaient religieusement Buffalo Springfield, nous sommes en 1967-1968, ceux qui par la suite ne vont jamais lâcher le Canadien et qui, dès la sortie en 1969 du premier album solo, vouer un véritable culte à l’auteur de « Cinnamon Girl » ou « Down by the river ».

Arrivent ensuite ceux de la « Woodstock génération » qui découvrent un guitariste plein de hargne qui vient rejoindre Stephen Stills ( l’ex Buffalo Springfield), David Crosby (l’ex Byrd) et l’ex Hollies, Graham Nash. Dans le répertoire de CSN&Y, « Carry On », « Wooden Ships », « Ohio » devront beaucoup à Young, tout particulièrement sur scène.

La troisième vague qui s’identifie à Neil Young et plus particulièrement à son deuxième album solo, l’extraordinaire « After the Goldrush » a, pour les uns, comme titre fétiche « Tell me why », pour les autres « Southern Man » ou « Birds ». Nous sommes en 1970.

Le gros des troupes rejoint le mouvement deux ans plus tard, à la sortie du succès mondial, « Harvest », c’est la génération « Old Man », « The needle and the Damage Done ». Des fans qui par la suite auront des difficultés à suivre Young dans ses formidables et furieuses envolées électriques avec Crazy Horse. Une bonne partie sera perdue pour la cause. « Tonight’s the night » (1973) comme « Zuma » (1975) ne plaident pas pour leur retour au bercail car le parcours décousu et contradictoire de Neil Young les laissera de marbre.

Grand Frère du grunge, de « Rust never sleeps » à « Freedom » Neil Young va devenir dans les années quatre-vingt l’une des références pour une nouvelle génération musicale qui ne ratera pas le rendez-vous de ce soir.

Nous gardons tous en mémoire les deux derniers concerts du Théâtre antique de Vienne, en particulier celui qui fit passer les Foofighters pour un garage band approximatif et Alanis Morissette pour ce qu’elle est.

Depuis, Neil Young continue son noble cheminement. Les bons albums succèdent aux excellents et la sortie de quelques pépites des archives du loner redonnent de l’appétit aux plus anciens. Vous l’avez compris, Neil Young est ce soir en ville et vous ne pouvez pas vous faire porter pâle, la musique de Young étant toujours aussi jeune.

Lyon, le 25 juin 2008.

25/08/2007

Y comme Young (Neil)

medium_Y.jpgLes admirateurs inoxydables de Neil Young, dont je suis, sont depuis quelques mois aux anges. Après le brûlot anti-Bush intitulé "Living with war" (Reprise, 2006) et des deux premiers volumes de ses tant attendues archives, Paramount home vidéo vient de mettre à la disposition du public français, dans une version double DVD, le film de Jonathan Demme intitulé "Neil Young, heart of gold".

Les amateurs de rock se souviennent très probablement du fameux "Stop making sense", concert des Talking Heads filmé à New York par Demme il y a vingt ans de cela. Avec "Heart of gold" le même Demme est à Nashville pour une captation de Neil Young à l'occasion de la sortie de l'album "Prairie Wind".

Le canadien est bien entendu toujours au sommet servi par un Jonathan Demme impeccable. Si vous n'avez qu'un seul DVD musical à visionner en cette période de fin de vacances, offrez-vous le duo Young/Demme, vous ne le regretterez –pas. Quant à ceux qui disent que le "looner" est un animal préhistorique tout juste bon à faire vibrer les baby-boomers, ils devraient avoir honte de vivre ainsi dans le blasphème. Ils mesureront, après avoir vu ce concert, l'étendue de leur ignorance.

En guise de pénitence ils grimperont, bien entendu à pieds, à Fourvière, en répétant inlassablement " Hey, hey, my, my, rock'n' roll never die". Pour s'y préparer, ils visionneront dix fois la vidéo qui suit, si possible à genoux.


Lyon, 25 août 2007.

 
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