Avertir le modérateur

06/12/2009

Noms

On connaissait « Le petit Marseillais », désormais grâce à Renaud Muselier, fort de sa défaite pour accéder à la présidence de la Communauté Urbaine de Marseille, le monde entier va découvrir « Le Grand Marseille ». En effet le second de Gaudin, la municipale de 2014 en vue, s’efforce lui aussi de réfléchir à une échelle plus grande. Il vient donc de colloquer en compagnie de Christian Blanc, l’homme du « Grand Paris ».

« Grand Marseille », « Grand Paris », tout est grand dans notre pays, sauf le Président dirait Villepin. A ce propos notre grand président qui rêve d’une petite réforme territoriale, confie à ses petites mains dirigées par Hortefeux, le soin de bricoler un petit hold-up territorial destiné à réduire toute poche de résistance dans nos provinces.

Ici à Lyon, nous sommes grands depuis belle lurette et le « Grand Lyon » qui deviendra probablement par la magie sarkozyste une métropole souhaite tout de même continuer à œuvrer à la construction d’une métropole multipolaire avec Saint-Etienne, Bourgoin et Vienne tout en sachant que cette entité multipolaire en devenir ne pourra s’appeler ainsi puisque dans le futur, seul le « Grand Lyon » sera habilité à porter ce nom si l’on se pénètre bien de la pensée territoriale du président. Comment pourra donc s’appeler demain cette métropole qui, pour compliquer les choses, contient en son sein « St Etienne Métropole », une collectivité qui aura du mal à justifier le port d’un tel nom.

Que l’on se rassure. Cette question qui semble tarauder bien du monde devrait se résoudre tant la matière grise accumulée ici ou là ne peut que produire la solution qui convient. Si tel n’était d’ailleurs pas le cas, il se trouvera bien quelques as de la communication qui, moulinant sur commande à grands frais, sauveront les neo-métropolitains que nous sommes du terrible destin qui serait le notre si nous n’avions pas de nom à porter.

Lyon, le 6 décembre 2009.

30/05/2009

Juninho

juninho 2.jpgParmi les 44 coups francs marqués par Juninho, celui contre Ajaccio en mars 2006 est peut être celui qui impressionne le plus. Quasiment aux limites du rond central, l'artiste pose le ballon et sans s'intérroger plus que cela, "boom" frappe une balle qui fuse jusque sous la transversale. Porato désarticulé ne peut s'interposer. Juninho sera peut être en tribune ce soir au stadium de Toulouse, rien n'est moins suûr. Son 55ème carton jaune obtenu à Marseille suite à son but ayant été fatal. Peu importe, c'est samedi dernier à Gerland lors de l'avant dernière journée du championnat que le public a rendu hommage au brésilien. Une situation pour le moins curieuse sachant que l'annonce de son départ n'était alors pas "officielle". Les codes du football sont décidemment bizarres.

D'une certain fçon l'Olympique Lyonnais ferme une grande parenthèse avec le départ de son milieu offensif. En verité sur le terrain, cette parenthèse est fermée depuis bien lontmepos, depuis au moins la saison passée qui s'était pourtant soldée par un doublé "coupe-championnat". Dans ce contexte, même si certains peuvent accuser "la faute à pas de chance" ou pire Claude Puel, l'Olympique lyonnais est face à un chantier d'ampleur et les dernières victoires à Marseille et Gerland face au SM Caennais ne sont, pas plus que cela, porteuses d'un avenir que chacun aimerait radieux. Reconstruire sera pour un Puel qui en a les capacités une chose difficile. Le piège de tour qualificatif pour la Champions league va se présenter tôt, très tôt dans la saison. Si l'échec était au rendez-vous il conditionnera négativement la saison prochaine et peut être même la suivante. L'avenir de l'O.L se jouera donc fin août début septembre. Autant dire que le club, l'équipe et l'encadrement ont quelques semaines cet été pour se préparer à l'échance.

Lyon, le 30 mai 2009.

00:15 Publié dans Sur le stade... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : football, ol, olympique lyonnais, juninho, gerland, marseille, om, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/01/2009

Dérapage ?

gaudin.jpgJean-Claude Gaudin, le Sénateur et Maire de Marseille traverse une période difficile pas seulement à cause des problèmes liés aux finances locales, à la neige ou à l'avenir de l'O.M.

Juste avant la trêve des confiseurs, alors qu'il s'agissait lors d'une manifestation de célébrer la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, Gaudin, pointant du doigt le représentant local des associations arméniennes, s'en était pris à ceux qui exigent le vote d'une seconde loi relative au génocide des arméniens pour l'heure bloquée au sénat. Manifestement pour faire bonne figure devant Rama Yade, histoire de fermer le ban, Jean-Claude Gaudin avait expliqué que "la France a fait ce qu'elle devait faire" pour le génocide et, en présence du Consul de Turquie, précisé que "Les Turcs sont en train de fabriquer le même bateau que Protys et Gyptis" (découvreurs de Marseille en 2600) non sans rajouter bravache que "si ces gens-là arrivent devant le vieux port et la Mairie de Marseille, je les accueillerai et j'espère que vous ne me ferez pas un procès public".

Inutile de dire que le dérapage de Gaudin, même assorti le lendemain de nouvelles déclarations visant à calmer le jeu, risquent de laisser des traces du côté de la cité phocéenne. Ici, à Lyon, il y a une année de cela, Gérard Collomb inaugurait à proximité du nouvel immeuble du Groupe Le Progrès une rue Hrank Dink, moment symbolique destiné à honorer la mémoire du journaliste Turc assassiné sans que la présence des autorités diplomatiques turques ne modifient fondamentalement notre volonté de voir le génocide des arméniens enfin reconnu par l'Etat Turc laissant ainsi la porte ouverte à une normalisation des rapports entre la jeune république d'Arménie et la Turquie mais aussi avec l'Europe. Telle était d'ailleurs la position de Hrank Dink.

  • - Pour en savoir plus, lire le numéro de janvier de "France-Arménie" et en particulier l'interview de Pascal Chamassian, président du CCAF PACA. www.france-armenie.fr

Par ailleurs, suite à la campagne publique d'excuses au peuple arménien victime de "la grande catastrophe" de 1915 lancée en Turquie par des personnalités et intellectuels (www.ozurdiliyoruz.com), une soixantaine de citoyens français d'origine arménienne lancent à leur tour un appel intitulé "Merci aux citoyens turcs" destiné à soutenir cette initiative venant de Turquie. Le texte de leur appel est disponible sur Libération.fr et un site vient d'être ouvert afin de recueillir de nouvelles signatures (http://repondre.word-press.com).

    Lyon, le 25 janvier 2009

    18/09/2008

    Dans le besoin

    Bamby.gifDepuis hier après midi 17h et des poussières, Marseille est donc la ville retenue pour être Capitale Européenne de la Culture en 2013. La proclamation du résultat était tout juste faite au Musée d’Orsay que le Maire de Marseille était déjà, quant à lui, rue de Valois pour délivrer avec la Ministre de la culture sa joie communicative. Premier enseignement, Jean-Claude Gaudin est un rapide.

    Deuxième enseignement, et il devrait interroger les uns et les autres, on vient d’inventer pour l’occasion une nouvelle génération de concours. Il faut dire que même quand Danone et Cadbury organisent des concours un minimum d’encadrement des critères est obligatoire. Tel n’est semble-t-il pas le cas pour ce qui concerne le choix d’une Capitale Européenne de la Culture. D’ailleurs en lisant la presse hier matin on pouvait légitimement s’interroger sur ce qui fondait le choix de Marseille plutôt que celui de Bordeaux, Toulouse ou Lyon. Il semblerait que le critère mis en avant, mais jamais revendiqué tout au long du parcours, est assez simple. C’est la ville la plus « dans le besoin » qui devait l’emporter. Que les autres s’écartent. Que Juppé, Cohen et Collomb passent leur chemin, il s’agissait de donner un coup de pouce à un Gaudin à la tête d’une cité qui, si on en croit le jury, n’avait pas les moyens de mener à bien son projet. Choisir la ville qui en a le plus besoin ne me pause à priori aucun problème. Encore fallait-il l’afficher. Le troisième enseignement est, vous vous en doutez, beaucoup plus intéressant. Avec sa fausse candeur Madame Albanel nous livre l’essentiel du problème. En déclarant que le projet de Marseille « correspond à un Engagement de l’Etat » le doute s’insinue. Robert Scott, président du jury, en précisant que le choix de la ville de Marseille avait été fait «  à condition que l’Etat apporte les aides de financement prévues dans le dossier » il confirme notre interrogation et un contexte louche.

    En vérité, Marseille est une ville que nous aimons et nous ne serons pas les derniers à nous rendre de temps à autre dans la capitale phocéenne pour assister aux manifestations programmées mais par pitié que jury et autorités gouvernementales ne se compliquent pas la vie pour nous expliquer ce qui fonde leur choix. Marseille est une ville qui méritait le titre mais n’avait pas nécessairement les moyens de se l’offrir. Parce que ce choix est compatible avec ceux de l’Etat, Marseille est depuis hier désignée Capitale Européenne. Qui plus est avec un Maire qui va aussi vite nous sommes tous certains que ce choix est le bon. Ce ne sont pas Juppé, Cohen et Collomb qui vont me contre-dire.

    Lyon, le 18 septembre 2008.

    22/09/2007

    Marsatac

    medium_Marsatac.jpgDepuis hier, 21 septembre, avec la soirée inaugurale qui devait être consacrée à Pierre Henry, Marsatac, l'événement musical marseillais, nous rappelle à son bon souvenir. N'allez pas dire que je vous alerte au dernier moment puisque je vous recommande ce samedi les soirées du 28 et du 29 septembre c'est-à-dire l'invitation à une virée marseillaise vendredi et samedi prochains.

    Au programme de l'édition 2007, du bon voire même du très bon puisque vendredi à l'Espace Saint-Jean, on nous propose entre autre " Divine Comedy", "Architecture in Helsinki" et "the dead 60's" et le lendemain, sur le même site,  un plateau imposant  dont je ne veux retenir que les étonnants "Cinematic Orchestra" qui, je l'espère, produisent des prestations scéniques aussi intéressantes que leurs enregistrements.

    Cela étant si vous ne pouviez vous rendre hier soir à Marseille, pour l'Echo Sonore 44, Arty Farty, l’association support des Nuits sonores, organisait vendredi à la plateforme du 4 quai Augagneur, « border community » avec Nathan Fake (Londres), Petter (Stockholm), Nil (Lyon) et José Lagarellos (Lyon).

    Puisque nous en sommes aux Echos Sonores, j’en profite pour vous donner la programmation du dernier trimestre 2007.

    En Octobre, Echo Sonore 45 avec Miss Kittin et the Hacker, Echo Sonore 46 avec Radioclit et Jean Nippon.

    En Novembre, Echo Sonore 47 avec Justice, Echo Sonore 48 avec James Holden et Jake Fairley, Echo Sonore 49 avec Marky + Switch + Natty bass et Flore.

    En décembre, Echo Sonore 50 avec José Lagarellos, Echo Sonore 51 avec Laurent Garnier.

    Lyon, le 22 septembre 2007.

     

     
    Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
    high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu