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18/06/2010

Noomiz: nouveau MySpace ?

C’est en parcourant twitter que j’ai découvert récemment la start-up française Noomiz et mon ami Henri Parado m’a conseillé de regarder de plus près ce nouveau site. Ensuite, je suis tombé par hasard sur un tweet de la secrétaire d’Etat Nathalie Kosciusko-Morizet qui m’a convaincu d’y regarder de plus près.

Le site Noomiz propose aux artistes une plateforme de blogging, de rencontre  et des solutions de marketing digital permettant de chiffrer le succès d'un artiste sur le web en mesurant et calculant la propagation d’une chanson sur les réseaux sociaux.

Myspace ayant raté le tournant du web 2.0, du web social, les artistes ont aujourd’hui tout intérêt à envisager d’autres solutions. Noomiz m’apparaît comme une initiative intéressante reste à voir si cela fonctionnera. N’étant pas certain qu’il s’agisse de ce qui se fait de mieux, à vous de fouiner et de m’en dire plus.

Lyon, le 18 juin 2010.

13/02/2010

Elevage

Mardi dernier, Bernard Cathelat, l’ancien gourou des eighties, celui du Centre de Communication Avancée du groupe Havas repointait son nez dans Libé. Dans une intéressante interview il nous disait, entre autre, que « depuis cinquante années, les marques avaient délaissé la chasse pour passer à l’élevage de leurs clients.». Je ne suis pas certain qu’aux Etats-Unis le temps de l’élevage des clients n’est pas encore d’actualité en particulier quand on a à portée de main un lieu de gavage comme « le Super Bowl », c'est-à-dire 106,5 millions de téléspectateurs en guise de record national d’audience détenu jusqu’ici par la série « Mash » en 1983. Voici donc comment, il y a quelques jours, les consommateurs américains élevés au foot ont été traités. A regarder certaines de ces pubs, avouez qu’il y a de quoi être emporté par la jalousie….

Superbowl.jpg

Lyon, le 13 février 2010.

18/01/2010

Gainsbourgmania

serge gainsbourg.jpgA reluquer bande-annonce et extraits, en écoutant Joann Sfar ce néo-réalisateur issu de la bande dessinée, on ne peut qu’être rassuré, le Gainsbourg qui nous est proposé cette semaine ne devrait pas décevoir et voire même s’avérer une heureuse surprise hivernale. Sans faire étape au purgatoire, Serge Gainsbourg est donc passé de la gloire au succès éternel, de quoi d’ailleurs rendre inquiétant le phénomène car depuis sa disparition on ne compte plus les compilations, rééditions et bouquins proposés. Que Serge Gainsbourg, mais c’était déjà le cas de son vivant, mérite amplement de figurer parmi la petite poignée d’auteurs-compositeurs français dignes de trôner dans le panthéon international des faiseurs de hits est incontestable. Que l’on assiste à une telle dévotion est pour le moins aberrant. Si l’on écoute bien le monde médiatique, le plus souvent béat, mis à part le billet de 500 francs brûlés par l’artiste devant les caméras, tout ce qu’a produit Gainsbourg relèverait du pur génie. Calmons-nous et considérons que dans les dix ou quinze dernières années de sa vie, Gainsbourg était surtout un bon client pour les médias à l’affût et probablement un auteur et interprète devenu modeste.

Que Sfar, « réinvente au cinéma Gainsbourg » n’est franchement pas pour me déplaire mais il serait grand temps que l’on puisse évaluer l’œuvre du grand Serge sachant qu’il n’est vraiment pas obscène de dire que dans la production pléthorique de notre plus grand artiste « pop » il y a « à boire et à manger ». Je ne pense bien entendu pas le moins du monde à l’œuvre cinématographique de Gainsbourg qui n’offre guère d’intérêt, pas plus d’ailleurs, à quelques-uns de ses textes. Gainsbourg c’est une très grosse vingtaine de bijoux et probablement un nombre équivalent de compositions largement au dessus de la production jugée à l’époque comme la plus recommandable. Pour le reste, l’œuvre de Gainsbourg est plus souvent le fait de l’imitation que de l’inspiration.

Devenu une sorte « d’intouchable », nous pouvons également nous interroger sur une tendance visant à nous démontrer que notre génie national continue d’exercer son talent par procuration. C’est ainsi que depuis quelques semaines l’ensemble de la presse porte au pinacle, au-delà du raisonnable, le dernier album de Charlotte qui ne mérite vraiment pas tant d’honneur. Il est clair qu’à terme cette « gainsbourgmania » particulièrement dévôte se retournera contre un artiste qui ne mérite ni l'aveuglement actuel et encore moins, usé par les mains sales du marketing, l’indignité qui pourrait le frapper demain ou après demain.

Lyon, le 18 janvier 2010.

15/05/2009

La vie des prospectus

prospectus.jpgCrise oblige, selon une récente étude Mediapost-TNS/Sofres publiée fin avril par l’hebdomadaire LSA, les prospectus que nous trouvons dans nos boites aux lettres à échéances régulières semblent avoir une belle vie devant eux. Mieux ils sont plébiscités par les Français.

En vérité, la vie d’un prospectus est moins risquée que celle d’un spermatozoïde puisque quatre imprimés sur sept sont conservés par le destinataire et rapportés à l’intérieur du foyer. Une fois à la maison, plus de 85% de ces documents publicitaires édités par les grands distributeurs sont lus dans la journée et conservés par plus de 70% des personnes. Cerise sur notre gâteau, 82% des Français interrogés considèrent que découvrir au fond de sa boite aux lettres un tel document et le ramener à la maison est « un moment agréable ». Autant dire que si nos compatriotes avaient la même attente et le même comportement à l’égard de la presse quotidienne, les choses seraient parfaites.
Ceux qui collent ces petits macarons « Stop pub » sur leurs boites et qui représentent tout juste plus de 5% de la population doivent prendre conscience de leur marginalité. A contrario près de 60% des sondés apprécient ces imprimés, notamment quand ils sont accompagnés de bons de réduction, et l’essentiel des personnes interrogées plébiscitent le support papier.

Alors que le pouvoir d’achat est entamé, que la précarité reprend du poil de la bête, la bataille des boites aux lettres semble gagnée pour ces bons vieux prospectus qui font non seulement la nique aux moyens technologiques les plus avancées mais surtout jouissent d’un crédit de sympathie que la plupart des tracts militants ne possèdent plus.

A ces experts en marketing et fils de pub qui coupent les cheveux en quatre, à ces communicants qui toisent de très haut ce retour gagnant de la réclame de grand-papa, sachez rester humbles. Le prospectus des familles est de retour avec ses bouteilles de coca-cola, ses lots boites de thon et ses sacs de litière pour chat alignés comme de bons petits soldats sur un papier médiocre aux qualités écologiques parfois douteuses.
Signalons tout de même à nos compatriotes qui semblent avides de ces promos racoleuses et de ces ristournes aguicheuses que la plupart du temps en entrant dans le monde merveilleux de Michel-Edouard, des nouveaux commerçants et de la vie aux champs ils ne sont que les victimes d’une pseudo bataille contre la vie chère dont les prospectus sont les ordres de mobilisation.

Lyon, le 15 mai 2009.

06:48 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : pub, marketing, publicité, tns, étude, sofre, prospectus, lyon, sondage, lsa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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