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13/12/2009

Disette

Quelques mots aujourd’hui relatifs aux rares concerts et manifestations culturelles programmés alors que la trêve des confiseurs s’annonce.

Le 11 décembre, retour de Philippe Prohom au Marché-Gare avec des invités de marque comme Fake Oddity et Aston Villa (20 heures – 13 euros). Le lendemain, Zen Zile et Scratch Bandit Crew continuent de croiser dans la région. Pour ceux qui n’étaient pas à Saint-Priest c’est l’occasion de se rattraper ce soir-là aux Abattoirs de Bourgoin (20h30 – 15 euros). Je vous précise à nouveau que Marcus Miller se produit le 22 décembre à l’Auditorium de la Part-Dieu recréant « Tutu » l’album qu’il avait enfanté pour Miles Davis.

Gueule de bois ou pas, n’oubliez-pas que le 3 janvier la Xème Biennale d’Art Contemporain baisse définitivement le rideau et à y regarder de près il faudra se rendre à l’évidence : mise à part la galette des rois il n’y aura pas grand-chose à se mettre sous la dent pendant le mois de janvier. De quoi attendre en toute sérénité le 6 février car l’Epicerie Moderne de Feyzin programme ce jour là Emily Jane White et les étonnants minos de Zak Laughed.

Lyon, le 13 décembre 2009.

27/11/2009

« Tutu »

Tutu.jpgDans trois semaines, le 22 décembre, Marcus Miller se produit sur la scène de l’auditorium de la Part Dieu en recréant le mythique album de Miles Davis, « Tutu », un des symboles avec « We want Miles » de la dernière période du Maître et du retour en studio après ses problèmes de santé. Le jazz Funky de Miles part alors vers la conquête du très grand public en compagnie de jeunes inconnus du nom de Mike Stern, Mino Cinelu et du bassiste Marcus Miller qui deviendra peu à peu l’une des chevilles ouvrières de la magnifique machine conduite par Davis. En quittant Columbia pour Warner, nous sommes en 1986, Davis va proposer ce « Tutu » hommage à Desmond Tutu l’archevêque anglican de Cape-Town qui a reçu le Nobel de la Paix deux ans auparavant. Miller est aux manettes, crédité à la composition puisque Davis est en conflit concernant les droits de ses propres compositions, veillant au grain en ce qui concerne les arrangements, le bassiste laissant le soin à Miles de poser sa trompette sur la magnifique mécanique usinée également par George Duke, Adam Hozman, Bernard Wright, Omar Hakim et quelques autres.

C’est l’équipe de « Jazz à Vienne » qui est à l’initiative de ce concert lyonnais qui nous permettra quelques mois après son passage au dernier festival viennois de revoir Marcus Miller sans SMV.

Avec cette fois-ci Miller le jazz de Miles toujours réinventé avait alors pris très nettement un nouveau virage aux accents et sonorités neuves. Même si nombre d’amateurs de Davis continuent de considérer cette période comme secondaire dans l’œuvre du génial trompettiste, je ne peux qu’inviter les jeunes générations qui parfois méconnaissent l’œuvre de Miles Davis à écouter ce jazz fusion des années quatre-vingt qui baigné de synthétiseurs et parfois même d’échantillonnages devrait leur aller droit au coeur.

Marcus Miller avait été l’un des artisans de ce énième virage de Davis, l’homme qui faisait reculer depuis des décennies les limites du jazz. Le 22 décembre le talentueux bassiste nous proposera donc une nouvelle vision de « Tutu ». Je voulais vous en parler dès aujourd’hui car il n’y aura probablement pas de places pour tout le monde.

  • « Marcus Miller Tutu », Mardi 22 décembre 2009, 20h30, Auditorium de Lyon. Renseignement et réservations au 04 78 95 95 95 et sur www.auditorium-lyon.com

Lyon, le 27 novembre 2009.

08/11/2009

Demandez le programme

Nous sommes le 8, il était donc temps de pointer dans l'agenda de novembre quelques concerts qui méritent le détour. Placebo hier au soir et Rammstein le 2/12, la Halle Tony Garnier va connaître un bon mois de novembre puisqu'elle accueille Massive Attack (16/11 20h, 44€), Muse (le 22/11, 20h, 44€) et Depeche Mode (23/11, 20h, 51€), mais reprenons dans l'ordre.

  • > 13 novembre, le duo Ceccarelli-Mazariello est à l'amphi de l'Opéra de Lyon à 20h30 16€. Attention, les mêmes se produisent le même jour, au même endroit à 12h30 et c'est gratuit.
  • > Les nombreux fans de Dominique A sont déjà possesseurs de leurs billets (20€). Les autres sont priés de se réveiller car cela risque d'être rapidement complet. C'est le 13 novembre, 20h30, à l'Epicerie moderne de Feyzin.
  • > Le 19/11, les Beatles se reforment au Kao (19h30) sous le pseudonyme de Revolver (20€). Les auditeurs de France Inter ne peuvent y échapper.
  • > Impossible d'échapper également au phénomène Carmen Maria Vega qui à l'occasion de la sortie de son 1er LP est en tournée nationale. Elle est ce soir au Kao 20h, 16€.
  • > Retour gagnant du Peuple de l'herbe dont "491" nous dit que son nouvel album est "grisant". Transbordeur 19h (parce que le concierge se couche très tôt), 24 €. A quand les gouters-concerts du Transbo ?

Pendant que nous y sommes, 3 dates à retenir. Le 28/11 les mythiques Marie et les Garçons se reforment pour un concert unique dans le cadre de l'exposition "So punk" organisée par l'Institut d'Art Contemporain de Villeurbanne, cela sera au Marché Gare. A ne pas rater. Rammstein est donc en ville le 2/12 à la Halle, écartez les enfants ! Enfin, déjà vu cet été à Jazz à Vienne dans un autre dispositif, Marcus Miller (l'ancien bassiste de Miles Davis) est le 22/12 à l'Auditorium de Lyon. Bons concerts !

Dominique A - Hasta que el cuerpo aguante.
envoyé par CInq7. - Regardez la dernière sélection musicale.

Lyon, le 8 novembre 2009.

01/06/2009

Le jazz sans la java

019_JAZZ-A-VIENNE.jpgInconscients et portés par les beaux jours vous voyez bien que le temps des festivals arrive mais chaque jour vous repoussez d'autant le moment d'aller réserver. Erreur. Prenez Fourvière, depuis belle lurette le spectacle de Blur est "sold out", même chose pour Seal à Jazz à Vienne. Dans un élan que seul mon sens de la retenue m'empêche de saluer, je vais donc vous dire quelques mots de l'édition 2009 de Jazz à Vienne, prélude de celle très attendue du 30ème anniversaire qui se déroulera l'an prochain.

Comme chaque année beaucoup de stars attendent les festivaliers et avec Seal, Diana Reeves, Randy Crawford, Barbara Hendricks, Stanley Clarke ou Marcus Miller et tant d'autres nous sommes gatés. Après la traditionnelle soirée d'ouverture, "Africa", avec Yousson' N' Dour et Hank Jones, je veux tout d'abord signaler celle du lendemain 28 juin consacrée au Gospel. En accueillant Gregory Hopkins and the Harlem jubilee Singers, Jazz à Vienne frappe un grand coup en programmant l'une des plus belle formation d'un genre en plein renouveau qui propose parfois le pire. Mieux, et 1er rendez vous attendu du festival, le "Duke orchestra" conduit par Laurent Mignard se joindra à la chorale de Harlem pour interpréter la très méconnue oeuvre sacrée du grand du Duke Ellington.

Beaucoup de big bands moulineront d'ailleurs leur groove tonique sur la scène du théâtre antique. Cela sera le cas avec le Laurent Cugny enormous band. Le Jason Lindner Big band, Roy Hargrove Big band qui invitera Roberta Gambariniet Mc Solaar, Wynton Marsalis et le Lincoln center jazz orchestra sans oublier Roy Ayers and friends et aussi le Sun Ra Arkestra. Parmi les rdv me semble-t-il importants voire étonnants, la soirée consacrée au grand Martial Solal (30 juin) est à marquer d'une pierre blanche. Le 5 juillet la machine SMV (Stanley Clark, Marcus Miller et Victor Wooten) occupera la scène précédant de 3 jours l'hommage à Nina Simone qui sera probablement une émouvante réussite. Dernière recommandation, si Erik Truffar est un habitué des scènes lyonnaises, en invitant le 10 juillet Christophe, le trompettiste risque de faire son enième retour gagnant.

"Jazz à Vienne" c'est 14 nuits au théâtre antique, c'est aussi aux Jardins des Cybèle, au Club de minuit, au Jazz mix des dizaines et des dizaines d'artistes programmés et des centaines d'occasions d'écouter de la musique live sous le ciel étoilé de Vienne. Pour s'y retrouver dans cette impressionnante programmation, une seule solution pointer son nez sur www.jazzavienne.com.

Lyon le 1er juin 2009.

11/08/2007

N comme Nabe (et l'âme de Billie Holiday)

medium_N.jpgBeau parleur, limite phraseur, cultivé et décalé, provocateur s'abandonnant parfois au pire, Marc-Edouard Nabe est un sacré loustic dont la prose annuelle, je dois vous le confesser, m'indiffère totalement. Pourtant "La table Ronde" en éditant dans sa collection de poche le bouquin de Nabe sur Billie Holiday paru en 1986 chez Denoël fait œuvre utile en remettant en circulation un beau texte intelligent, personnel et documenté sur cette exceptionnelle  chanteuse.

Si "l'âme de Billie Holiday" devrait une fois de plus en irriter plus d'un étant donné que l'auteur infréquentable niche dans les moindres recoins de son texte, je veux ici mettre l'accent sur ce livre qui devrait, sous votre parasol, vous donner le blues.

Il y a quelques jours, le 4 août je crois, je vous parlais du "Librio" a deux euros de Philippe Hucher  sur le jazz et je m'étais promis alors de vous recommander aussi, chez Actes Sud, le "Miles Davis" de Jean-Pierre Jackson (collection Classica) journaliste prolifique déjà auteur d'un excellent Charlie Parker chez le même éditeur. Voilà qui est fait.

Bon été jazz à tous en vous précisant que "Free" le dernier album de Marcus Miller pourrait agréablement vous accompagner dans vos longues chevauchées automobiles. L'ancien bassiste de Miles Davis, génial grand maître du slap, y revisite entre autre avec modestie, bon goût  et en toute funkitude syncopée, "Jean-Pierre" un des thèmes favoris de Miles. ("Free", Dreyfus Jazz, 2007).


Billie holiday
envoyé par 2gaia

Hautes Pyrénées, le 11 août 2007.

 
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