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21/12/2009

Avis de débats

Acteurs de l'économie.jpgL’ENS lyon, le magazine « Acteurs de l’Economie » et RCF 88.4 Fm, organisent des conférences-débat début 2010 toutes consacrées à des thématiques actuelles et fondamentales. En voici la liste sachant qu’il est prudent de s’inscrire.

  • « Discrimination : comprendre hier pour mieux lutter aujourd’hui »

Avec Sam Braum, témoin de la Shoah - Louis Schweitzer, Président de la Hade - Olivier Faron, Directeur de l’ENS Lyon. Vendredi 8 janvier, 18h, ENS Lyon, 46 avenue d’Italie, Lyon 7ème Amphithéâtre Charles Mérieux. Inscription : gwormser@ens-lsh.fr

  • « Entreprendre : une idée de gauche ? »

Avec Manuel Valls, Député – Maire d’Evry – Gérard Collomb, Sénateur-Maire de Lyon, Gérard Debrinay, PDG d’Algoé.

Jeudi 4 Février, 18h, IAE de Lyon, Manufacture des Tabacs, Lyon 8ème

Inscription : http://iae.univ-lyon3.fr

  • « 2007-2010 : la démocratie a-t-elle changé en France ? »

Avec Jean-Jack Queyranne, Président de la région Rhône-Alpes, Olivier Mongin, Revue Esprit, Dominique Wolton, sociologue.

Lundi 8 février, 18h, IEP de Lyon, rue Richard Appleton, Lyon 7ème

Inscription : http://iep.univ-lyon2.fr/inscription

Cette série à venir fait suite à la conférence organisée le 3 décembre à l’IAE de Lyon sur le thème du PIB avec Dominique Meda, Bruno Lacroix et Catherine Mercier-Suissa dont le compte rendu est publié dans le numéro de Janvier 2010 d’Acteurs de l’Economie actuellement en vente (4,5 euros).

Lyon, le 21 décembre 2009.

19/12/2009

Nostradamus

duhamel.1171620777.jpgComme moi, beaucoup d’entre-vous, en lisant jeudi dernier libération se sont subitement trouvés démunis et paumés. Au bas de la chronique si enrichissante de notre meilleur expert politique, je parle vous l’avez compris de Alain Duhamel, une terrible mention figurait. Je vous la livre tel quel. « La chronique d’Alain Duhamel reprendra le jeudi 7 janvier » nous disait Libé sans prendre la moindre précaution. Rendez-vous compte, pendant plus de vingt jours nous allons être nombreux à végéter pendant la trêve des confiseurs sans bénéficier des analyses les plus pointues.

La chose est d’autant plus terrible qu’avec un papier intitulé « Il y a foule au bal des prétendants socialistes » Alain Duhamel terminait 2009 avec un brio que l’on osait plus espérer. Le seul titre de ce billet de Duhamel résumait la difficulté de l’entreprise. Chapeau l’artiste !

Pour tout vous avouer, j’avais tout de même quelque appréhension dans la mesure où la dernière fois où l’expert avait passé en détail les socialistes pour pronostiquer qui pourrait être candidat aux dernières présidentielles, Duhamel avait juste oublié de citer le nom de Ségolène Royal. Que l’on se rassure. Cette fois-ci, au sommet de son art, Duhamel n’a oublié personne. L’œil du maître est toujours aussi exercé et je peux, sans je l’espère trahir le fécond esprit de cet analyste de la vie politique française vous dire qu’au « bal des prétendants socialistes » figurent, tout d’abord Martine Aubry, François Hollande, Ségolène Royal mais aussi Manuel Valls (pour prendre date), Pierre Moscovici (le plus doué et le plus cultivé), Bertrand Delanoë et pourquoi pas DSK. Je sais cela vous en bouche un coin. Poussant encore plus loin le remue-méninge, Alain Duhamel, qui n’est pas du genre à la jouer défensive, se risque à un commentaire dont la portée historique devrait dépasser bien des lecteurs. Je vous la livre : « On peut penser que parmi ceux qui affichent leurs intentions, un tri se fera peu à peu ». Face à une telle puissance chacun doit admettre que Duhamel peut légitimement prendre une vingtaine de jours de vacances ce d’autant que, cerise sur la bûche de Noël, le plus fin limier de la vie politique française s’autorise à penser qu’il y a peut-être un « trop plein de prétendants ».

Avant de vous laisser réfléchir pendant tout ce week-end à tant de science, je voudrais tout de même faire valoir un bémol. Hier j’évoquais l’étonnante candidature de l’inrockuptible Mathieu Pigasse. Sachant que le nom du banquier de gauche n’est même pas évoqué par Duhamel, sans vouloir me transformer en supporter de Pigasse, je veux juste dire à ce sympathique candidat aux primaires que ses chances sont intactes. Ne pas figurer dans « ce bal des prétendants » inventorié par Alain Duhamel pouvant s’avérer le signe d’un authentique destin politique.

Lyon, le 19 décembre 2009

16/08/2009

Q comme « Quadras »

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D’ici quelques jours, courants, clubs, côteries, écuries nichées au sein du PS vont se réunir avant de converger, fin août, vers la traditionnelle rentrée Universitaire de La Rochelle. Sous l’autorité de la Rectrice désormais tournée vers son unique tâche, « changer de cap », l’Université des socialistes va faire l’actualité. Plus exactement ce sont les fameux « quadras » qui seront au centre de l’agitation, Manuel Valls ayant vocation à en être le héro après le remontage de bretelles de Juillet. Il faut dire que la ridicule lettre de remontrance expédiée par Martine Aubry sera désormais portée par Valls comme une véritable médaille. De quoi d’ailleurs irriter un autre quadra, l’ex enfant terrible démonétisé, Arnaud Montebourg qui, après avoir soutenu Aubry lors du Congrès de Reims, révise ses gammes pour nous rejouer sa petite musique. Valls, Montebourg, Peillon, le troisième de ces quadras, sur le point de phosphorer à l’ombre des pins parasols de la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, surveillera les deux autres comme le lait sur le feu mais sur un mode moins agité. Le quatrième, Benoit Hamon est probablement parmi ces quatre celui qui ne manque pas d’air. Rappelez-vous, il n’avait trouvé rien d’autre à déclarer, suite à la lettre d’Aubry au pétillant Valls que « parfois Manuel, lui aussi, a franchi la ligne jaune », un comble de la part d’un socialiste qui avait, contre le point de vue majoritaire de son Parti, voté « Non » au référendum européen.

Valls aux portes du conseil de discipline, Montebourg en jeune révolté, Peillon dont les postures sont plus variables que géométriques, Hamon en donneur de leçons, permettez-moi d’exprimer quelques réserves sur ces médiatiques quadras qui, au gré des vents, semblent avant tout préoccupés par la gestion de ce qui peut porter leur destin personnel.

Vous me direz que, à considérer l’impunité réservée aux anciens, on ne peut qu’être indulgent à l’égard du bouillant Maire d’Evry sachant que Martine Aubry ne semble pas avoir les mêmes exigences à l’encontre de quelques hiérarques décatis. C’est ainsi que Jack Lang, émissaire de Sarkozy à Cuba ou Rocard représentant du Président auprès des pingouins polaires semblent bénéficier de la mansuétude de la pionne socialiste.

Il est vraiment temps de préparer un saut de génération et d’inviter les trentenaires à monter en première ligne, après tout, aller à l’Université c’est encore de leur âge.

Lyon, le 16 août 2009.

16/06/2009

Sémantique

Il fallait y penser ! Manuel Vals l’a fait, pour sortir le Parti Socialiste de la crise qu’il traverse il a deux idées : changer le mot parti et l’adjectif socialiste. C’est sa façon à lui de rénover : on efface tout et on recommence. Et il argumente à sa manière. Changer socialiste car le mot socialisme est sans doute dépassé. Il renvoie à des conceptions du 20ème siècle. Changer parti un mot qui nous enferme dans quelque chose d’étroit. Il préfère rassemblement ce qui renvoie au feu RPR. Décidément le mauvais résultat du PS aux élections européennes entraîne ses dirigeants dans une course à l’échalote dont on se demande où elle va finir. A force de vouloir trouver le truc qui va permettre de tout changer et de placer son auteur en pôle position pour la présidentielle on finit par tomber dans ce genre de gadget qui ne sert qu’à évacuer les questions de fond. Après avoir reproché à Martine Aubry de ne pas avoir trouvé en quarante huit heures les solutions aux problèmes posés par le vote du 7 juin, les contestataires de la direction en sont à sauter sur tout ce qui fait djeun’ pour occuper la scène médiatique. Et pourtant Manuel Vals ne manque ni d’idées ni de talents mais il a oublié cette formule chère à François Mitterrand ; il faut laisser (au moins un peu) du temps au temps et réfléchir d’abord. Car personne ne croira que ce sont les mots parti et socialiste qui ont entraîné le PS sur la pente douce du recul depuis le début des années 2000. Derrière les mots il y a des actes et une pratique et ce sont eux qui leur donne de la force ou de l’anémie. Gérard Collomb est certainement sur une meilleure voie, bien qu’ambitieuse, lorsqu’il dit essayer de contribuer avec un certain nombre d’amis et d’intellectuels à redéfinir une pensée politique. Il sera temps ensuite de trouver les mots qui la porte. Il est certainement préférable de laisser la sémantique dans son rôle et de ne pas lui demander de faire de la politique à la place des politiques.

Philippe Dibilio

15/06/2009

Le nom de la rose

couronne%20de%20laurier.GIFA chaque fois que le Parti Socialiste est dans la mouise, il y a toujours un petit malin pour évoquer la nécessité de changer de nom. Emmanuel Valls, un récidiviste, et Aurélie Filipetti sont les derniers sur la liste de ceux qui veulent donc trouver un nouveau nom au PS. Quand on demande d’ailleurs aux partisans du changement de nom ce que pourrait être la nouvelle appellation du PS, en général ça ne va pas très loin.

Prenez la députée royaliste de Moselle, elle propose vaguement quelque chose avec « à gauche ». On remerciera donc Aurélie Filipetti pour sa contribution.

Il y en a une qui vient de passer à l’acte, c’est Christine Boutin. Son forum des Républicains sociaux fort de ses 8500 membres revendiqués va donc changer de nom et désormais se nommer « Parti Chrétien-démocrate » pour affirmer, vous vous en doutiez, les valeurs chrétiennes au sein de la majorité.

Pour revenir au Parti Socialiste, il convient de passer sous les fourches caudines de l’air du temps. A l’instar de Monoprix qui s’appelle « Monop » quand il s’agit de désigner des points de vente plus petits, plus branchés, plus proches et plus disponibles, je propose que nous assumions le terme généralement utilisé pour nous nommer, celui de « soces ». Ainsi on dirait « Les soces » comme on parle « des Simpsons », « Les soces » sachant que l’on préfère parler « des Stones » plutôt que « des Rolling Stones », « Les soces » comme on dit « La Star-Ac » ou « un Coke ». Léger, direct, proche et qui se la pète pas, ce nouveau nom nous permettrait de cultiver ce capital de sympathie qui nous échappe et rapidement rares seraient les Français à rapprocher le nouveau terme « soces » de l’idée du socialisme. Un argument qui devrait aller droit au cœur de Valls.

Parlons clair entre-nous, la question qui pourrait fâcher concerne l’identité graphique des « soces », le logo, autrement dit le célèbre poing et la rose. En vérité le poing fait plus tâche que la rose. Supprimons-donc le poing, mais alors que faire de la rose. De toute évidence une rose toute seule avec en dessous le terme de « soces » n’a aucun sens. Supprimons donc la rose. Après un toilettage aussi radical il convient de revenir aux fondamentaux et en politique la métaphore est toujours végétale car les socialistes ne sont pas les seuls à puiser dans l’univers horticole pour imposer une identité. Regardez l’UMP, Les Verts, le pommier électoral de Chirac, il est impossible d’y échapper et par les temps qui courent se priver d’une référence écolo relèverait du suicide. Cherchons donc pour accompagner ce nom si sympathique de « soces » une fleur, plante ou arbre susceptible de faire l’affaire. Un visuel s’impose, le laurier, symbole de la victoire qui un jour reviendra. Avouez que cela aurait de la gueule une couronne de laurier avec « Soces » en dessous. Le laurier soce va s’imposer, c’est une certitude.

Lyon, le 15 juin 2009.

 
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