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08/10/2010

La liste de Requien

Lyon people 10 ans.jpgIl y a quelques temps, lors d’un match de l’OL, Marc Polisson le rédacteur en chef de Lyon People m’indiquait que dans le numéro 100 de sa revue, sorte de best of des 10 dernières années, Jean-Marc Requien dont le nom de plume est Justin Calixte allait m’estourbir. Je suis tombé le week end dernier sur le pensum en question, il est intitulé « Nos chers disparus », j’y figure et c’est après tout bien là l’essentiel car il n’y a pas de plus grand bonheur à Lyon que de se faire descendre par Requien, un de ces intellectuels locaux dont la reconnaissance éternelle de la cité commencera une fois qu’il aura rejoint, là-haut, au paradis, le marigot des aigris.

La dernière production littéraire de Jean-Marc Requien est cependant un peu décevante car, dans ce numéro spécial, il se risque à un exercice tout aussi spécial que nous appellerons, faute de mieux, « littéraire », puisqu’il s’agit de dresser la liste des gens que notre Justin déteste.

D’un côté Requien nous passe donc la liste des morts, les véritables, ceux qui ont la chance de compter pour l’ancien pubard, et de l’autre, la liste des « disparus » c'est-à-dire les mecs et les gonzesses qui sont morts aux yeux de Requiem et qui ont tout de même droit, à la rubrique « Autres disparus ». Au terme de cette liste de dénonciation figure ceux, « dits de pacotille » qui méritent nous dit le pisse-copie des Monts d’or « d’être oubliés » (sic).

C’est donc là que je figure, en bonne compagnie puisque avec mes collègues Roure, Deschamps, Laferrière, au milieu des journalistes Jean-François Mesplède, Elisabeth Chambard, Robert Marmoz, Guy Moïse, Régis Neyret ou Brunet Lecomte, parmi des personnalités diverses et variées comme Chabert, Nardone, Jacques Moulinier, Begag, Noir ou Jean-François Mermet. Bref, la compagnie de ces gens-là ne m’indispose pas et pour tout vous dire serait du genre à m’honorer.

Pour en finir, que dire à ce pauvre Requien qui en est rendu à faire des listes pour exister. J’avais fait partie des rares qui avaient défendu ce modeste professionnel de la communication avant son départ agité de l’Hôtel de ville. Je ne le regrette bien entendu pas même si la prose de notre provincial fouette maintenant un peu l’urine. Sachez tout de même que, bien qu’étant membre à vie du contingent des mecs détestés par Requien, Justin Calixte pourra toujours compter sur moi pour le défendre si quelques-uns voulaient le tondre à la libération.

Lyon, le 8 octobre 2010.

05/07/2010

Soldat Woerth

Eric_woerth.jpgSi certains doutent encore de l’utilité du Figaro de Dassault pour la droite, qu’ils épluchent, pas nécessairement dans le détail, la façon dont le quotidien remue le ciel, la terre et une partie du cosmos pour sauver le bon Monsieur Woerth. Après Philippe Parini, le directeur général des finances publiques monté au créneau le 30 juin, ce week end le « premier » premier ministre de la France, l’indispensable Guéant tentait lui-même une contre attaque sur quatre pages du « Figaro-Magazine » dénonçant comme il se doit, les socialistes.

Alors que les révélations sur les mœurs de la république à l’égard des puissants se multiplient comme jamais, on se mobilise de toute part pour expliquer aux Français que Woerth est un perdreau de l’année, un gentil ministre désintéressé, un peu amorphe et la tête dans les étoiles. De toute évidence « Tenir bon » est désormais le mot d’ordre. Tenir bon jusqu’au 14 juillet en se disant que l’été faisant le soufflet aura une fort mauvaise mine à la rentrée. Tenir bon sur l’ensemble des fronts, sur Bettencourt, sur Woerth et Madame, sur la trésorerie de l’UMP. Manifestement cette affaire Bettencourt-Woerth à tout d’une poudrière alors que le pays traverse une crise terrible et que la rentrée s’annonce pire encore. A ceux qui ne seraient pas convaincus de cela l’agitation qui règne dans les rangs de la droite devraient les faire changer d’avis. Pire. Derrière le dossier Woerth les questions du fonctionnement partial de l’appareil d’Etat, de ses services fiscaux et peut-être même de sa justice, sont désormais posées. Mieux. Au-delà du cas de ce pauvre Woerth, trésorier de l’UMP, c’est de morale dont il s’agit de parler tout en s’interrogeant sur l’avidité financière de la machine électorale présidentielle. Dans le « Marianne » de la semaine on nous explique qu’étant donné le plafonnement des dons on invite du côté du parti présidentiel à multiplier les donations au sein d’une même famille et même à contribuer aux levées de fonds vers l’ensemble des formations de la majorité. Bref, le potentiel calorifuge de Woerth est chaque jour de plus en plus dangereux pour la droite et l’on peut, de moins en moins s’interroger sur les raisons qui conduisent la majorité à ne surtout pas lâcher le soldat Woerth en pleine campagne.

Fin de la saison 1 du feuilleton, le 14 juillet.

Lyon, le 5 juillet 2010.

Photo: DR

04/12/2009

Coup tordu

071G_Collomb%20det-2.jpgParfois la presse lyonnaise a de curieux mœurs. On se souvient par exemple de « Lyon Capitale » mettant il y a quelques années la bobine de son repreneur à la « Une », un luxe que même les patrons successifs du Figaro n’auraient jamais accepté de s’offrir. Dans le numéro trois du « Coup de grâce », l’innovation est de nature différente puisque Guillaume Tanhia, le boss de la revue, titre en couverture, « Collomb, le petit Sarkozy de province », cette accroche aguicheuse renvoyant à trois maigrelettes colonnes en page vingt-deux sur un total de près de 150.

Passons donc sur ce procédé qui disqualifie une charge d’autant plus gratuite que le même Guillaume Tanhia se croit obligé de nous infliger quelques arguments plutôt « cheaps » dans un feuillet plus hargneux que « classieux ».

Pré-Marxiste, notre éditorialiste dénonce le fait « d’offrir des bâtiments publics prestigieux aux grands groupes financiers ». Populiste, notre nouvelle conscience patrimoniale s’indigne de ne pas filer 120 millions à l’Hôtel-Dieu alors que le stade de Décines va engendrer 150 millions en aménagements publics. Lyrique, le directeur de conscience du « Coup de grâce » nous invite à nous remémorer « La générosité des milliers de lyonnais qi firent des dons pour l’édification et le fonctionnement de l’Hôtel-Dieu ». Plutôt que de draguer le passant avec son titre de couverture renvoyant à sa mauvaise humeur déguisée en édito, Guillaume Tanhia aurait mieux fait de travailler et de proposer à ses lecteurs un véritable dossier documenté et donc utile sur l’avenir de l’Hôtel-Dieu. Sans rancune.

Lyon, le 4 décembre 2009.

05/11/2009

Palmarès

palmares.jpgPour la cinquième année consécutive, Lyon pointe en tête du palmarès des villes de plus de 500 000 habitants. Avec ses 5 pôles de compétitivité, son guichet unique d’accueil des entreprises sans oublier la présence de deux incubateurs, selon le classement 2009 établi par « L’entreprise », Lyon fait toujours la course en tête en matière d’innovation et de Recherche-développement.

La constitution du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur, le PRES, qui marque le rapprochement des Universités Lyonnaises et Stéphanoises, indique lui aussi que la vision lyonnaise des territoires est sur le point de changer d’échelle. En s’engageant depuis quelques mois dans la perspective de construction d’une Euro-Métropole multipolaire, Lyon, St Etienne et le Nord Isère, viennent, en commun, d’initier un nouveau type de coopération. Il débouchera d’ici quelques temps sur une volonté partagée de lier leur avenir en matière de transports en commun, de planification territoriale, de recherche et d’université mais aussi dans le domaine des grands évènements culturels rassembleurs que sont les Biennales de la Danse et de l’Art Contemporain pour ce qui concerne Lyon, du Design avec St Etienne et probablement demain avec « Jazz à Vienne », le Pays Viennois ayant vocation à rejoindre ce mouvement.

En indiquant que « l’ambition du Grand Lyon est de compter parmi les métropoles européennes de référence », le magazine l’Entreprise indique clairement que si le désir métropolitain nouveau incarné par nos trois agglomérations est plus que justifié, il n’en oubli pas de dire qu’il se construit à partir « d’une alchimie réussie entre le dynamisme entrepreneurial, la performance économique et le cadre de vie ». Ces encouragements ainsi formulés par le palmarès démontrent aussi l’importance de l’armature urbaine de notre pays car des villes comme Lille (2ème), Nantes et Bordeaux (3ème) sont également des chances décisives pour une France en Europe.

Ne croyez pas un seul instant que mon propos d’aujourd’hui est à placer sous le signe du chauvinisme ou d’un « Cocorico lyonnais ». Au contraire. Alors que ce gouvernement nous prépare une réforme territoriale indigente, tout juste bonne à assouvir l’avidité électorale de l’UMP, il serait utile, en consultant cette étude, que les Sarkozy et Hortefeux en tirent des enseignements. Au lieu de considérer que le pays est constitué d’une région-capitale et d’un désert provincial, les autorités gouvernementales gagneraient beaucoup à rompre avec ce mal bien français. D’ailleurs la politique actuellement esquissé autour de l’idée d’un « Grand Paris » doté d’un ministère de tutelle est une aberration. Aujourd’hui, en tournant le dos à la décentralisation, en s’en prenant aux collectivités territoriales, en n’étant pas animé d’un projet d’avenir pour la France des territoires, Sarkozy se trompe de chemin. L’avenir du pays se situe à Lyon, mais aussi à Lille, Nantes, Bordeaux, Marseille ou Toulouse. Il serait utile et urgent que le chef de l’état en prenne conscience sous peine d’entraîner le pays dans une impasse.

> « L’entreprise », novembre 2009, 3,50 euros, en kiosque.

Lyon, le 5 novembre 2009.

Illustration: DR

26/09/2009

Numéro deux

couv1.jpgLes lecteurs du « Coup de grâce » pris d’un estival « chi-chi » en feuilletant du bout des doigts le premier numéro de la nouvelle revue culturelle lyonnaise, devraient être rassurés en lisant cette deuxième livraison qui tirée à « trois «  épingles (saisir, découvrir, choisir) est une réussite. Longuement consacré aux arts plastiques, dixième édition de la biennale lyonnaise oblige, ce deuxième opus du « Coup de grâce » ne se cloître pas pour autant dans la presqu’île puisque l’équipe de Guillaume Tanhia nous propose d’aller jeter un coup d’œil vers la Duchère, St Etienne en interviewant entre autre Françoise Goubert et surtout une randonnée valentinoise opportune sans oublier de petites escales en pays viennois, à Roanne et à St Julien Molin-Molette.

Moins métropolitain, plus exotique mais tout aussi intéressant, c’est du côté de Tokyo que nous entraîne Nino d’Introna, le patron du « Théâtre Nouvelle Génération », façon d’ouvrir la voie à Margot Carrière de « La Belle Zanka », qui, quant à elle, raconte son premier voyage à Yokohama.

« Le Coup de Grâce » c’est 170 pages, alors ne comptez pas sur moi pour vous décrire en détail le menu de ce numéro de rentrée qui évoque aussi la rencontre de Gallotta et Bashung, Thierry Raspail dans le texte et plus de vingt-pages de portfolio. Après en avoir terminé avec son dictionnaire de Lyon, ce deuxième numéro marque aussi la rentrée de Patrice Béghain qui titulaire d’une chronique, cette fois-ci consacrée à l’offensive des bigots à l’égard de l’Art Contemporain, évoque aussi Tiepolo et plus particulièrement l’ouvrage de Roberto Calasso dans les pages désignées sous le curieux vocable de « l’industrie culturelle » et surtout les époux Pontié et leur vin de Cahors. De quoi peut-être nous laisser espérer, dans le numéro trois, une rubrique sur l’art des jardins confiée à l’excellent ancien Adjoint à la Culture ?

Comme l’indique Guillaume Tanhia dans un édito intitulé « Baise-moi », le premier numéro mis en vente au début de l’été, « fut une réussite financière ». N’allez surtout pas en tirer comme conclusion que notre homme roule désormais en rolls et s’habille chez Zili. Vous le savez éditer une pareille revue est une gageure financière. S’y abonner est donc un geste de soutien utile, fort et agréable.

Lyon, le 26 septembre 2009

20/06/2009

Le coup, quand il vous arrive.

Culture-001.jpgLe coup est parti. En effet « Le coup de grâce », la revue culturelle portée par Guillaume Tanhia depuis de longs mois est disponible dans les kiosques. Segmenté en trois parties distinctes, « Saisir-Découvrir-choisir », ce premier numéro estival ressemble à un coup d’essais qui laisse entrevoir, en vitesse de croisière, la revue solide et ouverte que Lyon et sa région méritent. Dans la vitrine de ce premier numéro un article « post-2013 » qui s’interroge de manière assez équilibrée sur ce que serait la panne lyonnaise en matière de politique culturelle, un autre plutôt naïf sur l’envol marseillais sans oublier une plongée revigorante dans le monde machiste de la culture et une autre astucieuse à propos du patrimoine dopé par l’informatique.

Les sept euros investis dans cette belle revue vous permettront également d’aller à la découverte de Jemmie Walker, une actrice lyonnaise de 89 ans, Maguy Aimé directrice de casting, Gilles Pastor qui s’apprête à investir le théâtre du point du jour, sans oublier l’interview de Khalil El Ghrib dont les questions sont plus longues que les réponses et la découverte d’une kyrielle d’artistes (Philippe Favier, Vanessa Debray…) et d’une confortable section « choisir ».

Vous le savez, je suis un supporteur sans faille du travail effectué chaque semaine par le « Petit Bulletin » ou information pratique et articles toujours bien léchés cohabitent à merveille. Avec « Le coup de grâce », et malgré les limites de tout premier numéro, on joue dans un registre différent, celui d’une revue tout à la fois accessible, fouineuse mais dotée de véritables exigences.

Maintenant, passons au morceau de bravoure car il ne suffit pas de saluer le nouveau-né encore faut-il lui assurer son quotidien. Tout d’abord la petite réserve que je veux formuler consiste à la fois à saluer la charte de la revue publiée en page onze et douze et parait-il signée par les actionnaires sans que les dits actionnaires ne se fassent connaître. Plus essentiel, j’ignore les contours financiers d’une telle entreprise mais il ne faut pas être expert pour se rendre compte que l’aventure initiée par Guillaume Tanhia et ses amis exige le soutien de tous. S’abonner est donc le plus sûr moyen de donner le coup de pouce nécessaire à ce « coup de grâce », alors terminons par le vif du sujet …

« Le coup de grâce », abonnement 30 euros et plus si affinités, chèque à envoyer au 17, rue du Garet, Lyon 1er arrondissement, ou bien joindre le service abonnement sur abonnement @lecoupdegrace.eu.

Lyon, le 20 juin 2009.

Image: DR

04/05/2009

Kiblind #25

Kiblind n°25.jpgLe numéro avril-mai de Kiblind est disponible. Toujours aussi beau, aussi intelligent et aussi gratuit. A noter une interview croisée sur les musiques actuelles, l'inévitable Sliimy et un très beau cahier mode. Disponible partout et ailleurs.

 

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23/10/2008

Esprits libres

Il est temps que je parle de la nouvelle formule mensuelle de « Lyon Capitale » puisque octobre va bientôt toucher à sa fin. Par ailleurs j’avais promis à quelqu’un de l’équipe de Lyon Cap de dire sur ce blog « tout le bien » ou « tout le mal » que je pensais du nouveau né. Allons-y !

Je ne sais pas si le bébé se porte bien, entendez par là de savoir si ses parents adoptifs seront en capacité de subvenir à ses besoins, mais je dois dire avec plaisir que le nouveau rejeton de la famille « Lyon Capitale » est un beau bébé, bien blond comme dans la publicité, avec sa bonne mine, un brin de surpoids, mais malgré quelques traits de caractère qui semblent congénitaux, un bambin qui fait plaisir à voir et donc à parcourir.

A lire certains articles, et c’est après tout bien normal, on pourra s’étouffer ou pouffer de rire notamment en lisant les propos de cet économiste qui, citant d’entrée Engels, taille un costard à la cité lyonnaise accusée d’usurper un titre de « cité internationale ».

Venant d’un professeur d’Université je dois vous confier que le coup est rude, sûrement pas bas, juste rude. D’ailleurs Lyon Capitale new look donne dans sa nouvelle formule largement la parole aux experts, thésards, autorités et personnalités les plus diverses. C’est après tout peut-être cela qui correspond aux propos du Directeur des Esprits libres, « pas de journalisme prêchi-prêcha fabriquant du prêt-à-penser, pas d’articles moralisateurs et donneurs de leçons ». Si demain les journalistes de Lyon Capitale avaient donc des douleurs au poignet cela serait peut-être plus le fait de tenir un micro qu’un stylo ? Nous verrons.

A propos du nouveau Directeur qui convoque pour l’occasion Victor Hugo et Abe Rosenthal, le boss du New York Times, je veux dire, mais c’est peut-être le fruit d’un bouclage stressant, qu’il aurait été opportun d’expliquer les épisodes manquants au lecteur entre l’ancienne formule hebdomadaire et la nouvelle mensuelle. De nous confier, pas nécessairement dans le détail, mais de nous confier tout de même quelques éléments sur le nouveau repreneur et ses perspectives. Tel sera probablement le sens de l’édito du numéro 672, sachant par ailleurs que pour une fois, Lyon Capitale n’a pas décidé de mettre la photo de son repreneur à la une. C’est déjà un signe de changement.

Beau mensuel, site internet qui percute non sans franchir parfois dangereusement la ligne jaune, critique élogieuse du dernier album de Calexico et pages sur Tanger qui, pour moi qui suis ce matin au Havre, fleurent bon l’exotisme, je dois vous dire qu’en apprenant que Lyon Capitale entendait être « indépendant », « fidèle à son concept de démocratie directe », initiateur de débats et du « partage de l’information » une formule s’impose, »Elle est pas belle la vie ? ».

  • > « Lyon Capitale », mensuel, 3 euros en kiosque.

Le Havre, le 23 octobre 2008

06/10/2008

22 Vla Kiblind

Kiblind 22.gifEn ce début d’automne la classieuse et toujours gratuite revue lyonnaise « Kiblind » fait peau neuve. Maquette aérée, titrage efficace, nouvelles rubriques, pagination king-size, le nouveau Kiblind sera désormais diffusé à Saint-Etienne et Grenoble. Comme on dit du côté des constructeurs automobiles à propos des « petites urbaines » Kiblind « new look » a tout d’une grande revue.
Au menu de ce numéro 22 (octobre-novembre), du graphisme avec les affiches en compétition dans le cadre du prochain festival lyonnais de hip-hop « l’original », quelques photos issues de « Lyon septembre de la photographie », les « 7 péchés capitaux » de Pitaya Design et ses tablettes de chocolat. Le fond est également particulièrement en forme avec quelques pages sur les friches culturelles, la « demeure du chaos », une nouvelle rubrique « Globe » consacrée cette fois-ci à Bogota pointant aussi quelques curiosités artistiques et culturelles en Corée du Sud, Galice ou Australie.
La mode fait aussi son entrée avec un cahier adhoc particulièrement réussi et la présentation du fameux « Pass Kiblind » est désormais l’objet d’un focus rédactionnel très utile.
Comme vous le savez, « Kiblind » est disponible chez bien des commerçants et lieux culturels, à vous de ne pas trop tarder pour vous procurer l’un des 20 000 exemplaires diffusés.
En association avec les « Nuits Sonores » le lancement du nouveau Kiblind et du guide des musiques électroniques Rhône-Alpes est prévu le 23 octobre à la plateforme du quai Augagneur. Au programme de cet « Echo sonore » numéro 60, Datsu, Nil, We are Terrorists et Major Klent (prévente 7euros et 9 euros sur place).

> Télécharger la revue

Lyon, le 6 octobre 2008.

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26/09/2008

Flytox

carre_lamouche_3.gifComme à son habitude, avec sa fougue, le patron et éditorialiste de Lyon Mag, Philippe Brunet-Lecomte, ne fait pas dans la retenue en publiant ces jours-ci, « La mouche », une sorte de journal destiné à rendre compte de « l’année de galère » qu’il vient de connaître. Vous vous en doutez, l’ouvrage est pour l’essentiel centré sur les agissements de ce Monsieur Latouche, PDG de Fiducial, qui désire croquer le magazine lyonnais sans jamais comprendre que la force d’un titre de presse c’est sa rédaction, celle de Lyon Mag étant disposée à résister.

D’entrée, Brunet-Lecomte nous explique les limites qu’il fixe à ses propos. Ici pas question « d’objectivité ». L’auteur n’hésitant pas à admettre que les siens peuvent engendrer de « l’injustice », une « totale absence de prudence » et parfois même du déraisonnable. Ce bouquin tonique et enlevé, chapitré de manière nerveuse, est un réquisitoire contre celui que l’équipe de Lyon Mag appelle « La Mouche » désignant ainsi le PDG de Fiducial accusé de tourner autour du mensuel lyonnais depuis des mois.

Cela étant Philippe Brunet-Lecomte s’évade aussi au fil des pages vers des jardins plus personnels parlant avec une certaine affection de sa rédaction et plus particulièrement des deux piliers que sont Lionel Favrot et Thomas Nardone. Il évoque aussi ses rencontres, ses amis et ses « ennemis », sa famille, ses avocats mais aussi maintes institutions et personnalités lyonnaises. Sorte d’objet littéraire pas totalement identifiable, à mi-chemin du journal et de la chronique, tantôt mouvement d’humeur, tantôt analyse journalistique froide et réaliste, cette « Mouche » a le mérite de faire le point sur cette année « horibilis » mais aussi d’inviter le lecteur à trabouler dans la vie publique lyonnaise. Ceux qui dévorent le blog de l’auteur et ses éditos à la hussarde retrouveront un Philippe Brunet-Lecomte offensif, ceux qui craignent au contraire ses envolées héroïques auront la possibilité de découvrir un auteur toujours aussi en verve mais parfois apaisé. C’est probablement là l’immense avantage des livres. Celui-ci est théoriquement disponible dans le réseau des diffuseurs de presse. N’hésitez pas tout de même à informer votre kiosque ou maison de la presse préféré de la parution de cette « Mouche » pas toujours disponible en rayon.

Lyon, le 26 septembre 2008.

12/11/2007

Leur ami Ben Ali

medium_Ben_Ali.jpgQuand vous lisez Le Figaro Magazine, armez-vous d’une sacrée dose d’humour. Dans l’édition du week-end, l’incomparable Alain-Gérard Slama, s’en prenait à la gauche française hantée selon lui par le spectre de Lénine. Il accusait même François Hollande d’avoir fait des réserves trop discrètes sur Che Guevara au moment où l’on fête le   40ème anniversaire de sa mort. Vous voyez le niveau.

Notre agent d’ambiance anti-totalitaire du Figaro Magazine devrait tout de même, avant de balancer ses chroniques douteuses, donner un coup de fil à sa rédaction, histoire d’évaluer le contenu de l’édition à venir. C’est un conseil que je lui adresse.

Si tel avait été le cas, un certain Olivier Michel, lui aurait gentiment indiqué qu’il convenait de faire attention car si en page 24, Slama pourfendait la gauche française hantée par le Léninisme, quinze pages plus loin, lui Olivier Michel, serveur de questions dans l’hebdo de référence de la droite française, interviewait « pour la première fois depuis des années » (sic !), un certain Zine El-Abidine Ben Ali, Président du même nom.

Chacun connaît la légendaire dimension démocratique du règne de Ben Ali, mais rassurez-vous, je ne vais pas vous commenter les trois pages de larbinage de ce monsieur Olivier Michel qui s’était fait, pour l’occasion, « ouvrir le Palais de Carthage à la presse » (re-sic !).

Toutes les bonnes choses ayant une fin, j’imagine que le collègue de Slama s’était interrogé longuement sur la dernière question qu’il allait poser à Ben Ali avant de repartir pour Paris. En tout état de cause, au terme de l’entretien, le gars du Figaro lâche la question qui tue, « En vingt ans de gouvernance, avez-vous un regret ? » Et Ben Ali d’enchaîner, histoire de terminer en apothéose cette interview exclusive:

« Nous avons beaucoup fait pour asseoir les bases d’une vie politique pluraliste.

  Mais nous aurions souhaité l’émergence d’une opposition plus dynamique et plus constructive.» 

Je me demande si la semaine prochaine, dans le Fig Mag, ce bon vieux Slama ne vas pas commettre une chronique intitulée, « Le Président Ben Ali hanté par la démocratie » ?

Lyon, le 12 novembre 2007

PS : Une pensée pour Norman Mailer. Nous aimons son Amérique qui n’est pas celle de Nicolas Sarkozy.

04/10/2007

Tout nouveau, tout chaud

medium_Couv_Kiblind_oct_2007.jpgEn cette rentrée, je vous signale la parution du nouveau numéro du Magazine culturel Kiblind (Oct.-Nov.07), distribué à 10000 exemplaires et disponible dans les bons restaurants et bars lyonnais.

A signaler aussi l'opération "Pass culturel" mise en place par Kiblind qui vous propose de partir à la découverte de 15 spectacles, dans 15 lieux de notre ville pour 50 euros seulement. Voici quelqu'uns des lieux partenaires: Théatre du Point du Jour, Comoedia, Ninkasi Kao, Epicerie moderne, La marquise, Marché Gare, Musée des Beaux-Arts, etc. 

medium_Pass_culturel_Kiblind.jpg
Par ailleurs, pour ce numéro de rentrée, l'équipe de Kiblind m'a demandé d'inaugurer leur nouvelle rubrique "Vu par" consacrée à des coups de coeur pour de jeunes artistes régionaux. La voici.

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Coming soon

Comme s’il fallait absolument un élu pour inaugurer une nouvelle rubrique me voici donc, sommé par Ki Blind, de vous dire deux mots sur mon coup de cœur pour de jeunes artistes.

Au risque de passer pour un mauvais joueur, je voulais vous parler du dernier album du Peuple de l’herbe tant leur opus est une réussite mais prenant la plume j’entendais déjà les critiques fuser, les uns me reprochant la facilité et le conformisme, les autres d’aller pêcher dans les eaux troubles de la réussite. Une fois dit que l’album du Peuple mérite plus qu’un détour, je veux vous parler d’un groupe qui est tellement émergent, le mot est lâché, que je ne connais de lui qu’un seul titre puisque, me dit-on, son premier enregistrement devrait être dans les bacs en janvier prochain.

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24/06/2007

Kiblind

medium_kiblind.jpgToujours aussi belle, maquette parfaite, propos décalés mais calés, la revue Kiblind (www.kiblind.com) nous propose en toute gratuité sa livraison estivale. 

Suite du très intéressant « dossier urbain », coup d’œil sur la place des Jacobins dont au passage Gérard Collomb étudie le toilettage, revue de presse, arts de la rue, graphisme et arts plastiques, musique… sur près de 70 pages la jeune revue lyonnaise (c’est le n°16) s’impose comme un acteur de la vie artistique et intellectuelle de la ville.

N’attendez pas trop pour vous la procurer, les 10000 exemplaires diffusés risquent de trouver preneurs rapidement.

Lyon, le 24 juin 2007.

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14/06/2007

Gasface

medium_Gasface.2.jpgL’excellente revue Gasface nous propose sa troisième livraison toujours placée sous le signe du hip-hop avec une interview de Booba (côté rap français) et d’Alchemist et MOP (côté ricains). Le focus sur l’ex-Chic Nile Rodgers permet de remettre un peu de lumière sur un musicien-producteur majeur qui, rappelons-le, dans les années quatre-vingt dix, a fait les beaux jours de Diana Ross (Upside down), David Bowie (Let’s chance), Madonna (Like A virgin) et quelques autres comme Duran Duran.

A ma connaissance, Gasface est la seule revue nationale issue du rap a être éditée depuis la province, un exploit dans un pays qui tourne autour de son nombril parisien. Mais telle n’est pas la seule spécificité de la publication. S’émancipant de la stricte mais intéressante culture hip-hop, Gasface est en train d’investir un champ culturel plus large. Dans ce numéro les six pages consacrées au réalisateur Jacques Audiard méritent plus qu’un détour tout comme l’entretien d’Alain Corneau sur le polar qui évoque Melville, Giovanni, Tavernier, les Sopranos mais aussi sa nouvelle adaptation du « Deuxième souffle » qui devrait sortir à l’automne.

Ce numéro 3, trimestriel, devrait vous accompagner tout l’été. Il est en vente en Kiosque.

Montbrison, le 14 juin 2007.

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28/03/2007

Le petit Nicolas passe le bac philo

medium_Philosophie_mag.jpgDans la revue « philosophie magazine » d’avril 2007 un étrange dialogue entre Michel Onfray et Nicolas Sarkozy nous est proposé. Ayant manifestement lu les propos le concernant sur le blog du philosophe qui parle de Sarko comme « d’un démagogue animé par une obsession pathologique : jouir de la puissance donnée par le pouvoir », le candidat UMP attaque d’entrée : « Qu’est-ce que je représente pour vous ? Osez pousser jusqu’au bout la logique que vous exposez dans votre blog : vous me voyez comme un démagogue, la réincarnation de la bête immonde ? ». L’autre lui répond aussi sec, « Il y a de la démagogie dans vos derniers discours, celui de l’investiture et celui de la Mutualité. J’y ai découvert des affirmations inhabituelles chez vous ». « Par exemple » coupe Sarkozy. « Le fait que vous vous revendiquiez comme républicain, cela m’a semblé assez neuf » rétorque Onfray.

En vérité, au-delà de cette entame plutôt enlevée, l’essentiel de ce dialogue est sans véritable intérêt, nos deux interlocuteurs échangeant assez superficiellement sur le Gaullisme, les Etat-Unis, la religion et bien d’autres sujets. Lisez bien entendu l’intégralité du texte de ce magazine, vous trouverez peut-être comme moi que tout au long de ces huit pages le petit Nicolas, notamment dans une deuxième manche sous forme de petit déjeuner, est de temps à autre pathétique mais parfois une victime sympathique du professeur Onfray.

Le petit Nicolas passe donc ce mois ci le bac philo et le nietzschéen Docteur Onfray, comme bien d’autres, est au bout du compte piégé par un candidat plutôt malin, capable de caser le peu de choses qu’il a révisé.

J’espère que Nicolas Sarkozy ne sera pas président de la République mais avouons qu’il mérite la moyenne à l’épreuve de philo tant, malgré un début d’oral difficile, il a su se défaire d’un professeur émerite bien plus cultivé mais bien moins agile et roublard que lui.

Lyon, le 28 mars 2007. 

 
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