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05/08/2010

L comme "Lunch (Lydia)"

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Lydia Lunch est un de ces mythes dont le rock and roll est particulièrement friand. Chanteuse, écrivaine et plus ou moins actrice, Lydia, de son vrai nom Koch, est issue de la rue new yorkaise. Fugue, inceste, zonant dans l’underground des années soixante-dix c’est avec Teenage Jesus and the Jerks que la chanteuse va s’imposer au point de totaliser aujourd’hui une impressionnante discographie. Plus ou moins tenante d’une sorte de « Spoken words » dans la lignée de Henry Rollins, Lydia Lunch, à partir de sa base de Barcelone continue d’écumer les petites scènes européennes. Alors que peu de ses ouvrages sont traduits en français, « Au Diable Vauvert » vient de mettre à la disposition du public francophone « Déséquilibres synthétiques » (« Will Work For Drugs ») traduit par Virginie Despentes et Wendy Delorme.

Cette compilation de textes parfois proches du chaos est un mélange de fictions et d’entretiens (Hubert Selby Jr, Nick Toshes…) qui valent leur détour. Loin de la noirceur de « Paradoxia » ce recueil pour fans aborde tout à la fois l’Irak ou la religion mais surtout nous plonge dans l’univers cruel de sa jeunesse à Rochester entre une mère inquiétante et un père qui joue la virginité de la fille au poker. « La bête », un autre texte de ces « déséquilibres » nous raconte l’histoire du batteur fou de Teenage Jesus, quelques dizaines de pages résumées par la formule « dope-detox-hosto-prison » par Geraldine Sarratia dans les Inrockuptibles. Recommandé aux amateurs éclairés attirés par le noir.

lydia lunch.jpg> Lyndia Lunch, « Déséquilibres Synthétiques », Au Diable Vauvert, 2010, 18 euros.

    Lyon, le 5 août 2010.

    30/04/2009

    Le retour des revenants

    pierre-henry.jpgParmi les dizaines et les dizaines de concerts qui sont proposés aux lyonnais tout au long d’un mois de Mai semé de ponts, j’ai noté la présence de revenants parfois arrivés de nulle part. Honneur aux dames, la présence de Lydia Lunch aux « Nuits Sonores » est pour le moins cohérente avec l’esprit de ce festival qui n’est pas seulement celui de l’électro mais qui s’affiche depuis quelques éditions également comme celui de « l’indie ». Cela étant c’est vraiment du côté des musiques électroniques que se situe l’évènement. Le festival lyonnais accueillant, pour un concert exceptionnel au Transbordeur, Pierre Henry le 24 mai. Oncle, papa, parrain, tuteur, maître, je ne sais comment vous le dire, mais de nombreux musiciens de la génération électro situent Pierre Henry comme une référence, peut-être le seul lien qui existe entre cette scène populaire et la musique savante. Pierre Henry a donc toute sa place pour apporter une conclusion définitive à cette édition 2009 même si son âge et surtout son œuvre devrait le disqualifier auprès de ceux qui résument ces musiques à un simple avatar « dance ».
    Autant Pierre Henry a toujours été un passeur au contact des générations montantes qui se succèdent depuis la fin des années soixante, autant notre troisième revenant de mai, Lenny Kravitz, se situe dans une démarche inverse, son originalité reposant essentiellement dans sa capacité à recycler et à citer. Cela étant avec Kravitz l’art du mélange combiné à l’énergie est toujours l’assurance de bons spectacles et il n’y a aucune raison qu’il puisse en être autrement le 27 mai à la Halle Tony Garnier.
    Lydia Lunch, Pierre Henry, Lenny Kravitz, ce mois de mai marqué par le retour des revenants commencera le 2 avec les Last Poets au Ninkasi-Kao. Mix de « talking words », de jazz et de soul, la démarche du groupe pionner des années soixante-dix n’est pas figé dans le patrimoine. Il faut avoir assisté, au moins une fois dans sa vie, à une prestation des « derniers poètes » qui demeurent définitivement des grands combattants des mots et de la vie.

    • > Last Poets, Ninkasi-Kao le 2 mai, 24 euros.
    • > Lydia Lunch, Nuits Sonores le 30 mai, 29 euros pour toute la nuit.
    • > Pierre Henry, Transbordeur le 24 mai, 25 euros.
    • > Lenny Kravitz, Halle Tony Garnier le 27 mai, 40 euros.

    Lyon, le 30 avril 2009

    21/03/2009

    Nuits sonores # 7

    lydia lunch.jpgC’est donc au « Marché Gare » que Les Nuits Sonores 2009 vont établir leur camp de base non sans, comme à leur habitude, proposer leur circuit électronique et quelques « extras » au-delà des limites de l’ancien MIN qui vivra ainsi ses derniers jours dans l’apothéose et la gloire.

    Même si pour l’heure, la programmation du « Concert Spécial » est encore sous embargo, l’essentiel de la prochaine édition du festival lyonnais des musiques électroniques et indie est désormais connue. Sans rentrer dans les détails de ce nouveau labyrinthe musical qui sera proposé du 20 au 24 mai, voici quelques-unes des bonnes raisons à faire valoir pour converger vers Lyon au printemps prochain.

    Nuit 1 : L’ami des tolliers, Laurent Garnier, ouvrira le bal précédé de Carl Craig sur la scène 1, les ex-sidemen de Björk, à savoir Matmos, se produiront comme François Virot et Psychic TV sur la deux et l’enfant du pays, Agoria, sur la trois sachant que pendant toute la durée du festival la scène quatre sera consacrée à l’émergence avec le concours de MTV.

    Nuit 2 : Au travers des onze étapes (gratuites) du circuit électronique on pourra assister aux sets de The Cyber-Mudjahedeens, Sergueï ou O.B. Session mais aussi à des performances vidéo et de danse.

    Nuit 3 : Je le sais, l’usure commençant à produire ses premiers effets il conviendra d’afficher une forme quasi- olympique pour accueillir comme il se doit Scratch Bandits, Boss Hog, Ricardo Villalobos ainsi qu’une grosse quinzaine d’artistes.

    Nuit 4 : Malgré la fatigue naissance, il faudra encore plus s’activer pour aller au pied de l’une des quatre scènes assister à la prestation attendue de Miss Kittin & The Hacker mais aussi au shows de revenants tels que Teenage Jesus and the Jerks ou Lydia Lunch accusés de reconstitution de ligue dissoute.

    Une fois dit que chaque scène accueille, telle une noria, des formations de 22h00 à 5h30 chaque nuit, vous comprendrez aisément que pour connaître l‘ensemble de la programmation de ces Nuits Sonores 2009, il convient de se reporter au site www.nuits-sonores.com;

    D’ici ce week end fatidique du 20 mai les plus impatients se mettront en jambe lors des « Echos Sonores » prévus à la Plateforme du Quai Augagneur, en particulier pour le numéro 70 avec General Elektricks, Black Joy et Boolimix le 27 mars 2009.

    Lyon, le 21 mars 2009

    Photo:DR

     
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