Avertir le modérateur

06/08/2010

M comme "Mauvais geste"

M 1.jpg

Ancien journaliste sportif au Progrès, désormais ardent militant de la cause gastronomique et auteur prolifique de livres à la gloire de nos chefs étoilés, c’est Jean-François Mesplède qui m’a passé « Eloge du mauvais geste » d’Ollivier Pourriol. Cet ouvrage est l’un de ces nombreux bouquins apparus quelques temps avant la Coupe du Monde Sud-Africaine mais, il convient de le dire, un des plus intéressants. Pourriol essaye, vous l’avez compris, de nous dire que les « Mauvais gestes » en question, ceux de Maradona, Zidane, Henry ou Cantona sont en vérité autant de « chefs d’œuvres à l’envers », quasiment des gestes artistiques majeurs. Avec Pourriol, c’est l’agrégé lettré qui se mêle de football et, même si parfois la prose est légèrement gonflante, au bout du compte il s’agit d’un vrai plaisir de lecture.

Depuis les exploits de notre équipe nationale en juin dernier, Pourriol doit pourtant admettre que les gestes presque romantiques de nos « Bad boys » sont désormais balayés par la triste réalité incarnée par les Gallas, Ribéry, Anelka ou Evra, par des loustiques aux comportements et aux inclinaisons douteuses dont il conviendra bien un jour procéder à l’inventaire précis et ce, sans états d’âmes.

Gallas.jpg> Ollivier Pourriol, « Eloge du Mauvais geste », Nil Editions, 13,50 euros

Lyon, le 6 août 2010.

Photo: DR

06/04/2010

Trop court

immeuble_destruction.jpg« Vaulx en Velin a changé en 6 secondes » titrait, en première page, le Progrès de vendredi jour de la démolition des 407 logements du Pré de l’Herpe. J’ai rarement lu une telle bêtise. Qu’est ce qui a changé en six secondes, le paysage certes soudain vide pour deux ans mais Vaulx n’a certainement tourné une page de son histoire comme il est encore écrit. Six secondes c’est juste le temps d’énoncer une idée trop courte et foncièrement fausse. Cela fait 20 ans maintenant que la ville aménage, démolit et reconstruit dans le cadre de la politique de la ville et le changement est à peine perceptible, encourageant certes mais si lent. Car si la politique de la ville marchait ça se saurait. Initiée à la fin des années 70 elle est beaucoup trop fondée justement sur le miracle de la démolition/reconstruction dans lequel tombe le Progrès. Comme si de détruire des bâtiments réglait les problèmes de ceux qui vivent dedans.

Ces immeubles, ces appartements n’étaient pas insalubres et souvent grands et fonctionnels. Au pire la conception urbanistique visant à les couper de toute circulation pour imposer les déplacements pédestres les avaient-ils mis en situation d’enfermements. Mais ça c’est le problème des urbanistes qui voient les logements du dehors et ne les habitent pas, il leur faut une idée gadget pour impressionner l’élu. Aujourd’hui c’est de mettre de la verdure dans une ZUP qui, contrairement aux idées reçues, en comporte beaucoup.

En s’enfermant dans cette pratique et épaulée d’aussi brillants conseillers, la politique de la ville s’est fourvoyée et ne réussit toujours pas. D’ailleurs qu’est devenue Fadela Amara ?. Le problème des cités réside dans la situation sociale de leurs habitants. Dans un élan unanime qui réunit préfecture, bailleurs sociaux et parfois même collectivités on installe là ceux qui ne peuvent refuser et l’on crée des ghettos. Et pourtant ils se battent ces habitants, contre la fatalité d’abord pour en sortir aussi et ils font preuve d’imagination de solidarité et d’espoir. Et quand ils franchissent un cap social ils restent majoritairement dans la ville parce qu’il y trouve un lien et un soutien social qu’ils ne sont pas sûr d’avoir ailleurs. Car ces habitants des quartiers avec ou sans papiers sont une composante de la classe ouvrière émiettée d’aujourd’hui. Chômeurs, travailleurs occasionnels, précaires ils sont néanmoins les acteurs potentiels du peuple de gauche. Ceux que l’on n’entend pas et qui ne votent plus. Ceux que les derniers militants des quartiers continuent à rattacher à une vie sociale et collective. Ceux à qui la gauche a le devoir de parler en allant sur place, sur leur terrain pour les entendre et construire avec eux des propositions proches de leurs soucis sans leur parler d’impôts que dans leur grande majorité ils ne paient pas faute de revenus suffisants. A l’heure où s’ébauche , nous dit-on, le programme de la reconquête il faut leur consacrer des heures, en direct ; sinon ce sera trop court et ils ne seront pas au rendez vous.

Philippe Dibilio

14/10/2009

Goût bizarre

journaux1.jpgJ’avais bien aimé cet été les billets qu’écrivait régulièrement Pascal Jalabert dans le « Progrès », ils me redonnaient un certain attrait à la lecture du journal. En quelques lignes en effet, l’auteur donnait un vrai point de vue, pas forcement politique et engagé, mais un point de vue tant sur des sujets politiques que de société.

Cela me rappelait un peu la belle période des années 70 où la presse quotidienne lyonnaise connût un moment de vraie diversité. Henri Amouroux éditorialisait chaque jour sur les positons de droite dans « Le Journal Rhône-Alpes » (ancêtre du Figaro Rhône-Alpes) et je lui répondais dans l’édition régionale de « L’Humanité » ; l’équipe de « Libération Rhône-Alpes » composée des Claude Jaget, Albert Agostino et autre Bernard Shalcha donnait ses points de vue toujours cinglants (Robert Marmoz n’était pas encore là, il a la chance d’être plus jeune) et Bernard Elie s’exprimait dans «  Le Monde » régional lui aussi. Quant au « Progrès » il livrait chaque jour un édito signé d’un « P » transpercé d’une plume.

Ce moment de nostalgie passé j’ajoute que je lis régulièrement Jacques Boucaud ou Michel Rivet Paturel les journalistes politiques du « Progrès » d’aujourd’hui.

Pour revenir à l’ami Jalabert il signait hier un article sur les soucis de Sarkozy à mi mandat et la liste est longue, depuis les questions économiques jusqu’aux frasques de ses ministres en passant par les dossiers à venir : retraites, lycées etc. Même les Régionales ne s’annoncent pas comme une promenade de santé, les ministres se défilant les uns après les autres pour conduire les listes et les objectifs de conquête sont plus que réduits à la baisse. En fait, à force de gesticuler dans tous les sens Sarkozy a fait perdre la boussole à ses propres troupes et au-delà à ses électeurs. Il paraît que ça le rend nerveux, on peut le comprendre ; ça le rend aussi irascible à l’endroit de ses ministres aussi il s’enferme avec ses collaborateurs de l’Elysée ce qui est le pire des réflexes et de plus dangereux pour lui car face aux combats à venir ce ne sont pas les gens de l’ombre qui iront au contact de l’électeur. Une telle situation laisse en principe un boulevard au le PS qui malheureusement n’arrive pas à l’emprunter.

Alors que Martine Aubry commence tant bien que mal à mettre un peu d’ordre dans la maison voilà que les incurables des petites phrases remettent ça quasiment tous les jours. Il n’y avait pas assez des couacs sur l’affaire Mitterrand que Daniel Vaillant sortait le serpent de mer de la légalisation du cannabis pour que la cacophonie reprenne. Bref si le PS voulait laisser passer son tour en 2010 comme en 2012 il ne s’y prendrait pas autrement. Au fond si Sarkozy devait trébucher ce ne serait sûrement à cause du PS mais des transfuges de la gauche qui deviennent de plus en plus encombrants pour lui et indigestes pour ses amis politiques. Ce serait tout de même une victoire au goût bizarre.

Philippe Dibilio

Photo: DR

30/06/2009

Criminel

Bernard%20Madoff%20large.jpg150 ans de prison c’est la peine requise contre Bernard Madoff, célébrité de l‘escroquerie que l’on ne présente plus. Je ne sais, au moment d’écrire ces lignes quel sera le verdict de la cour américaine mais l’impact de ce chiffre aura fait son effet. 150 ans voilà qui est astronomique au regard de la vie d’un homme surtout lorsqu’il affiche déjà 71 ans.

Certes Madoff ne purgera pas sa peine complètement, entre remise et état de santé il quittera, discrètement, la prison assez rapidement. Mais au fond là n’est pas la problème, ce qui est choquant c’est que le débat glisse sur le terrain de l’anecdote : 150 ans c’est trop ou pas assez, réaliste ou totalement farfelu, il y aura certainement un journal ou une chaîne de TV pour poser la question avec demande de réponse par Internet ; il n’y a pas de petits profits.

Et pendant ce temps l’escroquerie continue avec ceux qui n’ont pas été mis en cause c’est à dire tous les autres escrocs, y compris en France. C’est ce que dit très bien une journaliste qui a tenu la plume de l’auteur du livre « Les confessions d’un banquier pourri ». Interrogée par le « Progrès » sur ce qu’elle a découvert en écrivant ce livre elle répond : » L’arrogance des membres de la classe financière française Ils pensent qu’au fond un krach ce n’est pas si grave, puisqu’ils vont pouvoir effacer leurs dettes et recapitaliser leurs banques. D’une part en demandant l’aide du pouvoir politique, d’autre part en continuant de racler les fonds de portefeuille des clients des guichets. Et l’après krach ne les inquiète pas. Ils font le dos rond, ils estiment qu’il s’agît d’un cycle historique, que c’est donc destiné à ne pas durer et qu’après tout recommencera comme avant ». Et c’est bien comme cela que ça se passe.

Il y a en France des dizaines de banquiers et autres financiers coupables de spoliation de leurs clients en général de modestes investisseurs, souvent jeunes primo-accédants. Et que s’est-il passé ? Rien. Je trouve pour ma part scandaleux qu’aucune voix ne soit élevée (sauf celle de Jean Montaldo dont les écrits ne sont pas ma tasse de thé mais qu’en l’occurrence j’approuve) pour demander la criminalisation de ces actes. En ces temps où l’on vote une loi à propos de tout ou n’importe quoi pas une proposition pour envoyer au pénal les auteurs de ces crimes financiers. Ni à gauche, ni à droite ni à l’extrême gauche. Il faut que tous soient totalement immergés dans le système pour en arriver là et considérer que gagner de l’argent, beaucoup d’argent, même en ruinant les autres demeure un acte de bravoure

Philippe Dibilio.

09/06/2009

Terrifiant

photobio-marie-jose-forissier_295824_F.jpgElle s’appelle Marie-José Forissier et elle préside aux destinés de la société Sociovision Cofremca, elle livrait ces jours-ci quelques chiffres au « Progrès » sur le rapport des français à l’argent. Terrifiant.

Le « complexe historique » de nos concitoyens par rapport à l’argent s’est allégé dit-elle . Qu’on en juge : 46% des 15-24 ans  lient l’épanouissement personnel à l’argent. Pour eux l’argent c’est le prix de la liberté, un élément vital, sans valeur morale en soi, ils cherchent un moyen de gagner beaucoup d’argent très vite et sans effort. Le besoin d’argent croît même au détriment de l’intérêt du travail ; 37% préfèrent un travail peu intéressant mais rapportant beaucoup. Et ceux par la combine limite légale s’il le faut. Et pourquoi tant d’argent ? pour vivre des émotions fortes, remuantes avec ceux que l’on sent proches de soi. Une approche tellement ancrée dans les mentalités que lorsque l’on demande aux adultes ce qu’ils veulent léguer à leurs enfants, ils répondent, selon M.J Forissier : « savoir se débrouiller dans la vie pour 59% loin devant  « l’espoir de transmettre une morale (41%) ou un métier (29%) ».

La sociologue attribue, non sans raison, cette dérive à deux phénomènes de notre temps. Tout d’abord l’impatience qui caractérise une génération habituée à l’accès immédiat, facile et gratuit à l’information et qui l’est aussi à l’instantanéité dans tous les domaines, ce qui modifie son rapport aux valeurs. D’autre part, l’affaiblissement des traditions de pensée catholique et marxiste qui résistait à l’aliénation par l’argent pour l’une et à l’exploitation de l’homme par l’homme que l’argent engendre pour l’autre. Un déficit dont on voit aussi les effets désastreux dans les quartiers populaires où ces deux traditions ont des années durant entretenu le lien social sur fond de solidarité.. Face à un tel constat comment s’étonner du succès de Nicolas Sarkozy en 2007 ? Mais comment ne pas mesurer non plus le fossé qui sépare les débats stériles et autres rafistolages de la gauche. Devant uns telle perte de valeurs, de celles qui correspondent aux fondements d’une société civilisée, c’est un cri d’alarme qu’il faut lancer et dans le moyen et long terme car ce n’est pas un programme bricolé qui fera bouger les nouvelles mentalités. Un cri d’alarme et un vrai discours pédagogique et constructeur d’une pensée d’aujourd’hui qui n’oublie pas les valeurs universelles qui fondent les sociétés humaines. De toute évidence il y a urgence et beaucoup de travail.

Philippe Dibilio

08/04/2009

De la perception à la réalité

bv000138.thumb.jpgDans une interview au « Progrès » le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand, s’insurge contre les séquestrations de dirigeants d’entreprise comme ce fût le cas ces dernières semaines. « La violence n’a jamais été une réponse, même si les décisions reçues par les salariés sont perçues comme violentes » déclare-t-il doctement.

Et oui lorsqu’un salarié apprend son licenciement il n’a pas à se sentir agressé en particuliers dans cette période de crise où la perspective de retrouver un emploi est mince. Lorsqu’il se trouvera face à l’assiette vide, ou presque, de ses enfants tout au plus sera-t-il autorisé par Xavier Bertrand à percevoir une pointe de violence. En revanche, poursuit le leader UMP : « séquestrer quelqu’un, le séparer de sa famille car il exerce une activité professionnelle, est impensable. Il n’y a pas que le climat social il y a aussi le pacte social. » Mais c’est justement parce que le pacte social n’a pas été respecté que les ouvriers de Caterpilar, par exemple, en sont venu à cette forme d’action extrême qu’est la rétention de dirigeants. Que demandaient-t-ils d’autre que la présence de leurs patrons à la table de négociation ces salariés en colère ? Car c’est une pratique permanente qui s’instaure et qui veut que les décisions de licenciement se prennent en petit comité et sont annoncées de la manière la plus cavalière par voie de presse ou par texto.

Apparemment Xavier Bertrand ne perçoit pas ces méthodes comme violentes. Après tout pour lui un salarié n’est rien d’autre qu’une force de travail que l’on achète quand on en a besoin et seulement dans ce cas. Mais au fond il a raison Bertrand, il ne fait que nous rappeler les fondements du capitalisme. Un capitalisme qu’il serait bien vain de vouloir moraliser et qui demandera beaucoup d’abnégation à ceux qui voudront seulement le réglementer.

Philippe Dibilio

07/01/2009

Politique Gadget

Sarkozy NB.jpgSi l’on voulait un exemple de la vacuité des initiatives intempestives de Nicolas Sarkozy la dernière en date est un modèle du genre. En lançant avec sérieux l’idée, qui n’en est pas une, d’ interdire de permis de conduire les incendiaires de voitures jusqu’au remboursement des dégâts le président se couvre de ridicule tant cette « proposition » est irréalisable. Mais il prouve une fois de plus qu’il confond petite phrase et règlement d’un problème qui comme tout problème s’analyse et se travaille avant d’approcher une solution. Mais là n’est pas la question pour Sarko-l’agité qui ne vise qu’une chose : occuper les média qui le suivent comme des toutous sans le moindre recul. Car le phénomène des voitures brûlées, pas seulement au moment de la Saint Sylvestre d’ailleurs, recoupe plusieurs facettes des difficultés qui se sont installées de longue date maintenant dans les quartiers populaires devenus « sensibles ».En homme de terrain qu’il est, André Gerin, qui souvent agace avec ses déclarations intempestives ou iconoclastes, détaillait dans le Progrès les multiples causes possibles qui animent le brûleur de voitures rarement identifié d’ailleurs. « Il y a les escroqueries à l’assurance, la suppression des voitures ventouse sans frais, les règlements de comptes entre personnes, les actes de violences gratuites, les voitures brûlées pour effacer les traces et celles qui brûlent par propagation d’un premier incendie, explique le député maire de Vénissieux avant d’ajouter : mais c’est aussi devenu un jeu de con, un fait culturel qui veut que l’on aille brûler une voiture dans des quartiers mythiques comme les Minguettes ». Il paraît qu’à la Chancellerie on travaille sur ce dossier depuis l’annonce du chef de l’Etat, on souhaite bien du plaisir aux « cranes d’œuf » qui s’y sont collés. En tout cas il est évident que ce phénomène ne concerne pas que les auteurs de violences urbaines qui, effectivement sont plutôt des mineurs. Et donc une fois de plus Sarko montre su doigt les jeunes dans une affaire où ils ne sont pas les seuls concernés. Une mise à l’index de plus qui relève de la provocation et risque de relancer l’effervescence des banlieues à un moment où l’atmosphère est chaud. Mais on ne peut pas comprendre de telle situations vu de Neuilly. Il n’en reste pas moins que Sarko-le-gesticulateur va finir par devenir dangereux dans cette période de crise et d’extrême tension internationale.

Philippe Dibilio

Lyon, le 7 janvier 2009.

22/05/2008

Un conseil (général)

conseil-general1.jpg

Si l'on en croit le Progrès, Dominique Perben serait « démotivé par sa vice-présidence au Conseil Général et par son mandat de parlementaire ». Toujours dans le Progrès, selon les propos rapportés d'un élu proche de l'ancien candidat aux municipales lyonnaises, je cite, « Il n'y a pas que le national qui le fasse bander ». (Sic !)

Loin de moi l'idée de m'offusquer de ce retrait de Dominique Perben. En pareilles circonstances la discrétion s'impose et le fait que l'ex Ministre ne se pavane pas en ville est plutôt un signe d'adaptation donc d'intelligence.

Ce qui est inquiétant dans le contexte actuel se situe donc du coté du Conseil Général. Passe encore le fait que son Premier Vice-président, Dominique Perben, en plein spleen, prenne de la distance et puisse être démotivé. Ce qui est plus étonnant c'est que son Président, Michel Mercier, paraisse aux yeux de tous encore plus à l'ouest car avant tout intéressé par son sort personnel et donc les négociations avec Sarkozy pour rentrer a gouvernement. Michel Mercier qui vient d'évoquer son possible départ à l'horizon 2009, est manifestement lui aussi sur une autre planète.

Avec un Président à l'ouest, un Vice-président qui perd le nord vous avouerez que la situation du département ne peut qu'interroger le rhôdanien que je suis.

Dans la continuité du rassemblement initié lors des élections municipales qui a conduit les listes « Aimer Lyon » à la victoire, le Parti Socialiste et le Maire de Lyon soutiennent la candidature de mon collègue Thomas Rudigoz dans une élection cantonale partielle (le 5ème arrondissement) qui pourrait changer à terme la donne au sein du Conseil Général du Rhône ce d'autant, qu'adhérent du Modem, Thomas Rudigoz dispose d'atouts indéniables pour sortir vainqueur de ce scrutin dans un canton propriété de la droite depuis des temps immémoriaux.

L'évidence n'étant pas toujours la qualité première de certains, je conseille donc à celles et ceux qui sont sensibles à la nature des politiques mises en œuvre dans les Conseils Généraux de se mobiliser dès le 25 mai pour permettre à Thomas Rudigoz de construire un rassemblement victorieux lors du deuxième tour du 1er Juin. Cela serait la meilleure façon d'indiquer à Michel Mercier et Dominique Perben que ceux qui font équipe avec Gérard Collomb à Lyon et à la Communauté urbaine ne se désintéressent pas du sort de nos concitoyens rhôdaniens et qu'une alternative se construit.

Lyon, le 22 mai 2008

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu