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19/08/2010

S comme "Sociologie de Lyon"

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Voilà un petit bouquin de 120 pages, au demeurant fort intéressantes, qui pourrait s’adresser à priori à celles et ceux qui sont d’ailleurs, les gens d’ici étant toujours persuadés de connaître à la perfection leur ville. En fait cette « sociologie de Lyon » conçue par des universitaires lyonnais peut-être utile à tous. On peut la mettre entre toutes les mains car elle évite avec soin les clichés que très souvent la presse nationale continue de colporter. Cette petite sociologie est également recommandée à ceux qui voient des bobos partout ou qui doutent de la vocation internationale de la ville. Bref, vous saurez tout (ou presque) sur Lyon, sur une cité jeune, active et dynamique. Sur des Lyonnais qui sont plutôt sur-diplômés et qui semblent ne penser qu’à bosser au point d’oublier de se marier et donc de faire des enfants.

Vous l’avez compris aux confins de la géographie, de l’économie et de la sociologie, cet ouvrage de la collection « Repères » de La Découverte examine, après Bordeaux et Paris, le cas lyonnais avec un regard expert et un sérieux qui devient parfois rare de nos jours.

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« Sociologie de Lyon », Jean-Yves Authier, Yves Grafmeyer, Isabelle Malon et Marie Vogel, collection Repères, La Découverte.

Lyon, le 19 août 2010.

17/08/2010

R comme "Rock and Roll"

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Depuis quelques temps, le monde du rock connaissait ses prix de tickets prohibitifs, son goût pour les places assises et parfois même numérotées, aujourd’hui les fans les plus friqués exigent d’occuper des places VIP pour assister au concert de leur idole. Il y a peu, le New York Times nous racontait l’histoire de fans qui pour 1750 dollars avaient droit, sur la tournée de Bon Jovi, à un siège au premier rang ainsi qu’une chaise pliante en métal noir dont le coussin était frappé d’un logo rouge et or aux armes du chanteur. Mieux, les répétitions du bébé chantant Justin Bieber sont à l’occasion facturées 350 dollars, pour 800 dollars Christina Aguilera pose pour une photo et pour 900 dollars on peut même dîner avec Les Eagles l’histoire ne disant pas si c’est au restau de l’Hôtel California.

Au terme de son excellent ouvrage « Culture d’en haut, culture d’en bas » sous-titré « l’émergence des hiérarchies culturelles aux Etats-Unis », Lawrence W. Levine, grand spécialiste de l’histoire culturelle, cite avec une certaine délectation Allan Bloom l’auteur à succès de « l’âme désarmée » un pensum réactionnaire qui, en son temps, s’en était pris à « la crise intellectuelle » qui, disait-il, minait le pays et à cette dégénérescence culturelle qui frappait en particulier la jeunesse. La musique classique, pratiquée par ceux qui avaient une bonne éducation, y était saluée, la musique rock symbole de la culture d’en bas, condamnée sans appel. D’ailleurs le réquisitoire de Bloom largement partagé par les élites faisait du rock une musique qui ne contenait « rien de noble, de sublime, de profond, de délicat, de savoureux ou même de décent ». Bloom assurait que la musique rock ne pouvait accueillir que ce qui était « changeant, grossier et immédiat », Bloom précisant que cela vérifiait l’intuition de Tocqueville sur « le caractère de l’art démocratique ». Le rock n’était donc qu’une « nourriture de pacotille pour les âmes », un « phénomène fangeux » bref une « descente aux enfers ».

41%2Br4HoHfxL._SL500_AA300_.jpgJe suis certain que s’il était encore parmi nous, Bloom réviserait sa position, le rock étant devenu parfois « une nourriture de pacotille pour les âmes bien nées ou les blaireaux les plus friqués ».

Lawrence W. Levine, « Culture d’en haut, culture d’en bas », La Découverte, 26 euros.

Lyon, le 17 août 2010.

12/09/2009

François Maspero

masperogd.jpgA l’occasion du cinquantième anniversaire des éditions François Maspero, devenues aujourd’hui La Découverte, le Musée de l’Imprimerie de Lyon fête dignement l’évènement en proposant du 16 septembre au 15 novembre une exposition intitulée « François Maspero et les paysages humains » ainsi qu’une kyrielle de manifestations toutes dignes d’intérêt.

Pour les plus jeunes, François Maspero est avant tout un écrivain, dont le travail est largement reconnu et salué. Pour ceux qui se sont engagés, à gauche, dans les années cinquante finissantes et surtout les années soixante, l’auteur du « Sourire du chat » et « des abeilles et la guêpe » est aussi un grand éditeur, un passeur d’idées via la librairie du Quartier Latin « La joie de lire » qu’il animait. On ne dira jamais assez le rôle majeur joué par Maspero dans cette période qui va de 1959 à 1982. Cette exposition consacrée au travail d’éditeur de Maspéro devrait convaincre chacun du travail accompli par les Editions Maspero à cette époque. Jean-Pierre Vernant, Pierre Vidal-Naquet, Frantz Fanon, Louis Althusser, Paul Nizan, furent, parmi tant d’autres, des auteurs édités par François Maspero. Aujourd’hui en proposant une rétrospective sur ce travail le Musée de l’Imprimerie souhaite aussi mener la réflexion sur l’état de l’édition en France et la diffusion du livre.

Au-delà de cette exposition une série de conférences est programmée ainsi que des lectures de textes.

> Renseignements au 04 72 10 30 30 et sur www.imprimerie.lyon.fr | Email : mil@mairie-lyon.fr

Lyon, le 12 septembre 2009.

Photo: DR

 
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