Avertir le modérateur

05/03/2010

Vivement demain

urne-bis.1204846919.jpgAlors que nous sommes à peine entrés dans la ligne droite qui va nous conduire au premier tour des élections régionales, élections qui je le rappelle imposent la tenue d’un second round, certains sont déjà entrain de reluquer leurs futures circonscriptions législatives. Prenez la 1ère circonscription du Rhône, après avoir diffusé quelques tracts l’autre dimanche sur un marché, Thierry Braillard (PRG) nous expliquait le sur-lendemain sur son blog avec, faut-il le dire, une certaine émotion, « le plaisir à mener campagne dans la 1ère circonscription de Lyon, celle où j’ai été candidat en 2007 et où j’espère bien poursuivre le combat en 2012 ».

A lire la presse qui, avec une gourmandise non feinte, commence à se faire l’écho de ce phénomène et pour reprendre la formule de Thierry Braillard qui se dit que « d’autres candidatures seraient suggérées, envisagées, entrevues », on ne peut que se réjouir du fait que le défaut de candidatures n’est pas le malheur qui pourrait subitement s’abattre sur la vie politique française. D’ailleurs, toujours dans cette même 1ère circonscription du Rhône, l’actuel titulaire du poste de député, l’UMP Michel Havard, n’est pas disposé à se faire plumer comme une vulgaire volaille de Bresse. Il aurait déjà prévenu que même battu pour les prochaines législatives de 2012, il serait candidat aux municipales de 2014. Il y a maintenant quelques mois Thierry Braillard quant à lui avait annoncé qu’il pourrait être candidat aux dites municipales dans le cas où Gérard Collomb renoncerait à un troisième mandat, nous pouvons raisonnablement ne pas exclure qu’un combat Braillard- Havard risque d’avoir des allures de sommet Mohamed Ali/Foreman en 2014. Sachant que cette année là, se produiront les premières élections des fameux Conseillers Territoriaux qui précèderont les législatives de 2017, j’invite les plus jeunes d’entre-vous à réfléchir à tout cela dans la mesure où en 2020 de nouvelles échéances municipales se profileront et qui précèderont quant à elles ….

Lyon, le 5 mars 2010.

11/05/2009

Réalistes

Tout va décidemment bien pour Alain Marleix le charcutier-traiteur du gouvernement. Il vient de transmettre sa copie à son ami Yves Guena qui devrait confirmer, en tant que sage parmi les sages, que la découpe de la carte électorale est parfaite. Parfaite car la gauche devrait avec certitude y perdre quelques plumes, au bas mot une douzaine de circonscriptions. Bruno Le Roux, le député socialiste de Seine-Saint-Denis estime même qu’en fonction de ce nouveau tripatouillage il faudrait que l’opposition obtienne 51,2% pour espérer l’emporter en sièges. En attendant le plan de découpe de Marleix est invisible puisque il a été transmis à Guena de façon confidentielle afin que le sage puisse, je cite, « travailler en dehors de toute pression ».

Parmi des dizaines, une circonscription devrait quitter le giron de la gauche, c’est celle d’Arcachon, perdue par l’UMP lors d’une législative partielle il y a quelques mois. Après le charcutage de Marleix elle devrait revenir dans l’escarcelle UMPiste en couvrant le pourtour de ce bassin si cher à Nicolas Sarkozy. Bénéficiaire de l’opération le Secrétaire d’Etat aux Sports Bernard Laporte qui pourrait ainsi se recaser dans le cas de figure où le conte de fée gouvernemental prendrait fin. Histoire de se mettre en jambes, Laporte serait désigné candidat aux régionales sur la liste que pourrait conduire Xavier Darcos l’an prochain.

Laporte justement était au Stade de France samedi soir, niché dans la pénombre, laissant ainsi dans la lumière sa Ministre de tutelle trôner à côté d’un Nicolas Sarkozy contraint et forcé de venir assister à la finale bretonne de la coupe. Le Président est donc passé par Saint-Denis samedi mais, comme tout le monde l’a remarqué, il s’est abstenu de descendre sur la pelouse avant le coup d’envoi afin, comme l’exige pourtant la tradition, de se faire présenter les équipes.

Réaliste le Président !

PS: Demain, dans le cadre de la campagne des européennes aura lieu un meeting en présence des candidats de la liste de Sud-Est

Europeennes Meeting 12 mai 2009.jpg

19/06/2007

Commentaires à Erick Roux de Bézieux

medium_UMP.jpgVeuillez trouver ci-dessous le commmentaire que j'ai posté ce jour sur le blog de mon collègue et Conseiller municipal Erick Roux de Bézieux suite à son billet du 17 juin intitulé   Pour qui sonne le glas ?
 
"Cher Erick,
 
Une bonne analyse, je l'imagine écrite à chaud, qui mérite tout de même d'être tempérée. En effet "fashion Collomb", pour reprendre ton expression n'est pas seulement en phase avec les tendances. Je crois que nous franchissons humblement les étapes les unes après les autres avec un fort désir de rassemblement. Ce "modèle lyonnais", comme l'écrit parfois la presse, est avant tout l'expression d'une politique qui fédère bien au-dela de sa traditionnelle zone d'influence. C'est ainsi que des lyonnais, probablement électeurs de Nicolas sarkozy lors des présidentielles, se reconnaisent déjà dans la conduite des affaires municipales de l'équipe de Gérard Collomb.Ce n'est bien entendu, de ma part, pas faire offense à la droite lyonnaise que de le dire. Chacun le reconnait, la ville bouge sur un ensemble de plans. Je crois qu'en s'opposant assez systématiquement et parfois de manière "folle" à notre politique, l'Ump fait une erreur fondamentale d'analyse sur le cours des choses à Lyon depuis au moins 10 ans. Sans vouloir donner des leçons je pense qu'en condamnant par exemple les berges du Rhône, en refusant d'apporter son soutien au festival Quai du polar, en menant des batailles incongrues sur le Mémorial Arménien, en moulinant des argumentaires sectaires sur notre politique urbaine ou économique, la droite lyonnaise n'est plus comme tu peux l'écrire "en phase". Je dois te confesser que ton groupe, malgré certains débordements qui sont souvent le fruit de délimitations idéologiques datées, me semble plus à l'écoute du réel et des évolutions sociologiques lyonnaises. A contrario, j'ai le sentiment que l'Ump n'a qu'un seul objectif "récupérer une ville". Fondamentalement en décidant de faire don de son corps à Lyon, Dominique Perben s'est autorisé à penser que la chose allait être une formalité comme si une telle perspective pouvait suffire à donner sens à un parachutage. Aujourd'hui dire aux lyonnais supposés à droite, que le sens d'une candidature c'est de "chasser l'usurpateur Collomb" pour que la ville revienne naturellement dans le giron de la droite repose sur une erreur d'analyse fondamentale mais aussi une sacré dose de suffisance. Je crois que le deuxième tour des législatives à Lyon c'est aussi cela même si mon grain de sel n'invalide pas ton propos.Désolé pour la longueur du commentaire. A bientôt. Très cordialement. Jean-Yves Sécheresse "

Quelques mots

medium_Segolene_Royal_lyon_31mai07-_plateforme.jpgDimanche soir, couché tard, très tard. Lundi matin, levé tôt, trop tôt. Lundi soir Rolling Stones. Même si en Rhône-Alpes les victoires sont encourageantes, le temps d'écrire quelques mots sur ce blog est bien difficile à trouver.

Sans tomber dans un inventaire nécessairement pénible, notons que les victoires de deux adjoints de Gérard Collomb, Pierre-Alain Muet et Jean-Louis Touraine, dans deux circonscriptions lyonnaises jusqu'ici détenues par l'UMP vont marquer les esprits. Pas à pas, une adhésion sans cesse élargie à la politique municipale se construit. C'est probablement le fait marquant de cette législative.

A Saint-Etienne, avec nos amis Juanico et Gagnaire, les belles victoires de dimanche indiquent les voies d'un renouveau à gauche dans la capitale forezienne.

A Grenoble, la défaite de Carrignon devrait définitivement solder la fin d'une époque.

Les trois principales agglomérations Rhône-Alpes se distinguent donc. La victoire du Président de la Région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, qui assure de manière assez confortable sa réelection, illustre assez bien une tendance à la consolidation marquée également, dans la seconde ville Rhodanienne, Villeurbanne, où Pascale Crozon sèche l'ancien lieutenant de Michel Noir, Henri Chabert.

Manifestement tout ceci n'intéresse que peu les médias nationaux qui pour l'essentiel buzzent sur la séparation de couple Royal/Hollande. Une page se tourne mais le chapitre suivant reste à écrire. Une nouveau cycle va s'ouvrir. Nous y reviendrons.

Lyon, le 19 juin 2007. 

08/06/2007

L’évidence

medium_Assemblee_nationale.jpgDepuis quelques jours, il y a moins de jogging sur nos écrans de télévision. Terminée la séquence Maltaise. Oublié le shopping à St Tropez. Remisées les robes Prada de Cécilia, les Ray Ban de Nicolas. Les Kennedy de l’Ile de la Jate sont retournés à la presse people. Tout redevient sérieux. Après la claque on nous parle désormais de la machine à claques.

Médias et sondeurs expliquent que la victoire va être bleue horizon. Parfaitement décomplexée, l’équipe provisoire conduite par Fillon nous détaille uns à uns les mauvais coups qui vont s’abattre sur une France majoritairement à l’eau et au pain sec destinée à payer des brioches à des privilégiés qui n’acceptent même plus de manger du pain frais. Je ne détaille pas mais, le 17 juin au soir, avec la quasi-disparition des droits de succession, la détaxation des heures supplémentaires, le nouveau bouclier fiscal qui devrait enchanter ceux qui sont assujettis à l’ISF, la mise en place de franchises médicales, le choc risque d’être rude.

Plus l’opposition sera forte à l’Assemblée Nationale le 17 à 20 heures, plus difficile sera la tâche de Sarkozy. C’est une évidence, mais il convient de dire que cette évidence pour être réalité impose la mobilisation de tous dès le premier tour.

A Lyon, ils s’appellent Thierry Braillard (1ere circonscription), Pierre-Alain Muet (2ème circonscription), Jean-Louis Touraine (3ème circonscription), Najat Vallaud-Belkacem (4ème circonscription). Ailleurs, Martine David, Jean-Jack Queyranne, Pascale Crozon, Jérôme Saddier… Toutes et tous seront d’indéfectibles défenseurs de valeurs de justice et de solidarité. Nous pouvons leur faire confiance.

Nous devons voter pour eux.

medium_Candidats_Legislatives_Lyon.3.jpg

Lyon, le 28 juin 2007.

L’évidence

medium_Assemblee_nationale.jpgDepuis quelques jours, il y a moins de jogging sur nos écrans de télévision. Terminée la séquence Maltaise. Oublié le shopping à St Tropez. Remisées les robes Prada de Cécilia, les Ray Ban de Nicolas. Les Kennedy de l’Ile de la Jate sont retournés à la presse people. Tout redevient sérieux. Après la claque on nous parle désormais de la machine à claques.

Médias et sondeurs expliquent que la victoire va être bleue horizon. Parfaitement décomplexée, l’équipe provisoire conduite par Fillon nous détaille uns à uns les mauvais coups qui vont s’abattre sur une France majoritairement à l’eau et au pain sec destinée à payer des brioches à des privilégiés qui n’acceptent même plus de manger du pain frais. Je ne détaille pas mais, le 17 juin au soir, avec la quasi-disparition des droits de succession, la détaxation des heures supplémentaires, le nouveau bouclier fiscal qui devrait enchanter ceux qui sont assujettis à l’ISF, la mise en place de franchises médicales, le choc risque d’être rude.

Plus l’opposition sera forte à l’Assemblée Nationale le 17 à 20 heures, plus difficile sera la tâche de Sarkozy. C’est une évidence, mais il convient de dire que cette évidence pour être réalité impose la mobilisation de tous dès le premier tour.

A Lyon, ils s’appellent Thierry Braillard (1ere circonscription), Pierre-Alain Muet (2ème circonscription), Jean-Louis Touraine (3ème circonscription), Najat Vallaud-Belkacem (4ème circonscription). Ailleurs, Martine David, Jean-Jack Queyranne, Pascale Crozon, Jérôme Saddier… Toutes et tous seront d’indéfectibles défenseurs de valeurs de justice et de solidarité. Nous pouvons leur faire confiance.

Nous devons voter pour eux.

medium_Candidats_Legislatives_Lyon.3.jpg

Lyon, le 28 juin 2007.

07/06/2007

Trash politique

medium_poubelle_1.jpgIl est peut être grand temps que la campagne des législatives arrive à son terme. Une fausse lettre signée Najat Belkacem circule dans la 4ème circonscription. Je ne sais quelle est l'envergure de la diffusion de ce torchon qui fait tenir à la candidate socialiste des propos scandaleux et qui dénonce le Maire de Lyon, le Maire du 8ème et l'Adjoint aux finances. Manifestement les rédacteurs anonymes de ce pensum ordurier font le choix, à quelques jours du 1er tour, de répandre leur haine en siglant ce tract du logo du PS, façon peu habile d'éclairer les électeurs de cette circonscription.

Cela faisait bien longtemps que ce genre de méthode n'avait pas été utilisée à Lyon. Mais après tout il va peut être falloir nous y réhabituer.

Lyon, le 7 juin 2007.

31/05/2007

Les jeunes pousses toussent

medium_MJS_in_vitro.2.jpgOn ne plaisante pas au M.J.S. Dans une toute récente résolution de leur Conseil National, les jeunes socialistes s’en prennent à « certains », mais aussi à « certaines », coupables selon eux de ne pas avoir « un programme clair ». Jusque là que du classique me direz-vous.
Les choses deviennent intéressantes dans le dernier paragraphe d’un texte intitulé « Aucune connexion avec le MoDem » puisque le M.J.S. exprime son refus de toute tentative de rapprochement avec le MoDem aux Législatives comme aux Municipales. Cerise sur le gâteau les jeunes socialistes mettent les points sur les « i » en annonçant « qu’ils ne feront pas campagne aux côtés de soit-disant Socialistes alliés au centre-droit ». (lien).

Désolés les jeunes mais vous avez une longueur de retard. Dans l’agglomération lyonnaise c’est déjà le cas depuis 2001. L’ensemble des élus socialistes vous expliqueront qu’à la Communauté urbaine des élus, jadis à l’U.D.F. et aujourd’hui au MoDem, participent à un exécutif à majorité socialiste et présidé par Gérard Collomb.

En ce qui concerne les prochaines échéances municipales vous pouvez toujours demander à Bertrand Delanoë ce qu’il compte faire des élus verts qui viennent de rejoindre le MoDem. Quitte à passer pour un « soit-disant socialiste », j’ai la très nette impression que le Maire de Paris n’accèdera pas à votre ultimatum même s’il doit en payer le prix, à savoir se passer des services du M.J.S. dans sa campagne.
 
Lyon, le 31 mai 2007.

06:00 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : MJS, PS, Collomb, Delanoë, Modem, UDF, Législatives | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/05/2007

Délocalisator

medium_Perben_Bleu_ciel.jpg A Lyon, je peux, sans me tromper vous dire que les coups tordus de Dominique Perben pour accéder à la Mairie n’impressionnent plus grand monde. Ailleurs, j’imagine que les agissements de l’ex-ministre indiffèrent et c’est après tout bien normal. Cela étant, les comportements de Dominique Perben méritent d’être contés tant ils sont représentatifs d’une façon de faire de la politique à l’ancienne, ici, à Lyon, mais aussi ailleurs.

Vous ne le savez donc peut être pas mais Dominique Perben était Maire de Châlon-sur-Saône. Un beau matin il décide de quitter sa ville pour s’installer à Lyon ou plus exactement pour faire don de son corps à sa ville natale.

Ce qui motive notre homme, vous l’imaginez, est assez simple. Il veut devenir Maire de la ville. Il trouve obscène qu’un Maire socialiste occupe le poste. Perben annonce donc « urbi et orbi » qu’il sera Maire de Lyon parce qu’il s’agit pour lui de favoriser une sorte de retour à l’ordre naturel des choses. Pour ce faire il décide de remettre de l’ordre au sein de la droite locale.

Vous l’avez compris c’est ici que les choses intéressantes commencent car, chez Dominique Perben l’essentiel ne relève pas de la vie des idées mais plus prosaïquement de la méthode. Très vite, celui qui va devenir patron de l’UMP du Rhône, rencontre un premier problème, il s’appelle Charles Millon. C’est là que va naître la méthode Perben, celle qui consiste à délocaliser ses concurrents car Charles Millon est un concurrent de notre Ministre.

Un beau jour, n’ayant même pas la correction républicaine d’attendre, Perben annonce lui-même sur le perron de l’Elysée, après un Conseil des ministres, que Millon est délocalisé à Rome comme ambassadeur auprès de la F.A.O. Exit Millon.

Quelques mois plus tard un ancien adjoint de Michel Noir ayant des envies municipales est quant à lui délocalisé à Villeurbanne pour tenter sa chance sous d’autres cieux. Exit Henry Chabert, c’est son nom, qui dégage illico du terrain.

Il en restait un troisième, l’ancien 1er adjoint de Raymond Barre, député UMP sortant de la circonscription sur laquelle lorgnait Perben. Après avoir proposé, dans un premier temps sans succès, à Christian Philip, c’est le nom du député sortant, la présidence d’une grande entreprise nationale, un poste d’ambassadeur pour en échange se faire refiler la circonscription, nous apprenons que Perben avait trouvé une solution, puisque le député UMP en question vient de retirer sa candidature aux législatives. Perben est donc maintenant le seul candidat UMP pour la députation. Après Millon, Chabert c’est maintenant Philip qui est délocalisé. Pour l’instant l’histoire n’indique pas où, mais l’avenir devrait nous en dire plus sur cette nouvelle délocalisation.

Vous le voyez la méthode Perben est simple. D’un côté vous avez un homme qui pour dégager le terrain délocalise des concurrents, de l’autre un appareil d’Etat riche en postes d’ambassadeurs, en présidences de sociétés nationales voire même en sous-secrétariats d’Etat. Il suffit alors, au détour d’un Conseil des Ministres, de puiser dans le bric-à-brac des niches douillettes de l’Etat pour trouver les solutions aux problèmes de Dominique Perben.

Délocalisator est donc à Lyon, imaginez une seule seconde que Dominique Perben dépense autant d’énergie pour trouver du boulot aux chômeurs, la vie serait tout de même plus sympathique.

Lyon, le 22 mai 2007.

Délocalisator

medium_Perben_Bleu_ciel.jpg A Lyon, je peux, sans me tromper vous dire que les coups tordus de Dominique Perben pour accéder à la Mairie n’impressionnent plus grand monde. Ailleurs, j’imagine que les agissements de l’ex-ministre indiffèrent et c’est après tout bien normal. Cela étant, les comportements de Dominique Perben méritent d’être contés tant ils sont représentatifs d’une façon de faire de la politique à l’ancienne, ici, à Lyon, mais aussi ailleurs.

Vous ne le savez donc peut être pas mais Dominique Perben était Maire de Châlon-sur-Saône. Un beau matin il décide de quitter sa ville pour s’installer à Lyon ou plus exactement pour faire don de son corps à sa ville natale.

Ce qui motive notre homme, vous l’imaginez, est assez simple. Il veut devenir Maire de la ville. Il trouve obscène qu’un Maire socialiste occupe le poste. Perben annonce donc « urbi et orbi » qu’il sera Maire de Lyon parce qu’il s’agit pour lui de favoriser une sorte de retour à l’ordre naturel des choses. Pour ce faire il décide de remettre de l’ordre au sein de la droite locale.

Vous l’avez compris c’est ici que les choses intéressantes commencent car, chez Dominique Perben l’essentiel ne relève pas de la vie des idées mais plus prosaïquement de la méthode. Très vite, celui qui va devenir patron de l’UMP du Rhône, rencontre un premier problème, il s’appelle Charles Millon. C’est là que va naître la méthode Perben, celle qui consiste à délocaliser ses concurrents car Charles Millon est un concurrent de notre Ministre.

Un beau jour, n’ayant même pas la correction républicaine d’attendre, Perben annonce lui-même sur le perron de l’Elysée, après un Conseil des ministres, que Millon est délocalisé à Rome comme ambassadeur auprès de la F.A.O. Exit Millon.

Quelques mois plus tard un ancien adjoint de Michel Noir ayant des envies municipales est quant à lui délocalisé à Villeurbanne pour tenter sa chance sous d’autres cieux. Exit Henry Chabert, c’est son nom, qui dégage illico du terrain.

Il en restait un troisième, l’ancien 1er adjoint de Raymond Barre, député UMP sortant de la circonscription sur laquelle lorgnait Perben. Après avoir proposé, dans un premier temps sans succès, à Christian Philip, c’est le nom du député sortant, la présidence d’une grande entreprise nationale, un poste d’ambassadeur pour en échange se faire refiler la circonscription, nous apprenons que Perben avait trouvé une solution, puisque le député UMP en question vient de retirer sa candidature aux législatives. Perben est donc maintenant le seul candidat UMP pour la députation. Après Millon, Chabert c’est maintenant Philip qui est délocalisé. Pour l’instant l’histoire n’indique pas où, mais l’avenir devrait nous en dire plus sur cette nouvelle délocalisation.

Vous le voyez la méthode Perben est simple. D’un côté vous avez un homme qui pour dégager le terrain délocalise des concurrents, de l’autre un appareil d’Etat riche en postes d’ambassadeurs, en présidences de sociétés nationales voire même en sous-secrétariats d’Etat. Il suffit alors, au détour d’un Conseil des Ministres, de puiser dans le bric-à-brac des niches douillettes de l’Etat pour trouver les solutions aux problèmes de Dominique Perben.

Délocalisator est donc à Lyon, imaginez une seule seconde que Dominique Perben dépense autant d’énergie pour trouver du boulot aux chômeurs, la vie serait tout de même plus sympathique.

Lyon, le 22 mai 2007.

09/05/2007

Donnons de la voix !

medium_DSC00792.JPGMon ami Pierre-Alain Muet  lance ce soir avec sa suppléante Nathalie Perrin-Gilbert sa campagne législative dans la 2ème circonscription du Rhône. Ce rendez-vous politique, festif et musical se tient à partir de 19 heures au « Loupika » (embarcadère de la Place Antonin Poncet).

Au-delà du dialogue avec Pierre-Alain Muet et Nathalie Perrin, vous pourrez applaudir Dokhandene, un groupe prometteur emmené par Sir Jean (chant) et DJ Kostia (platines) des anciens de Mei tei sho, Nico Delaunay (dms) et Nasree (chant).

Lyon , le 9 mai 2007.

medium_Donnons_de_la_voix.jpg
 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu