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22/09/2010

Brice et les juges

Brice banzaï.jpgBrice, boutefeu de la Sarkozie, prône l’élection du juge d’application des peines.

Après avoir monté « ceux qui se lèvent le matin » contre les « assistés », les salariés du secteur privé contre les fonctionnaires, les riches pauvres qu’il faut doter d’un bouclier contre les pauvres riches de leurs RSA, CMU et autres avantages à abolir lors d’une prochaine nuit du 4 août, les jeunes contre les retraités, les Français de souche contre les Roms, le pouvoir mène aujourd’hui l’attaque contre les juges. Habilement – l’équipe est passée maître en matière d’intox – il laisse entendre que des juges en phase avec l’opinion majoritaire seraient moins laxistes.

Il pense qu’à force de seriner que l’insécurité est de la faute des juges et autres syndicats de la magistrature, l’opinion du bon peuple, si précieuse lors des élections, finira bien par intégrer que ce n’est pas la faute aux ministres successifs de l’Intérieur si la politique sécuritaire menée depuis huit ans est un échec. Haro donc sur ces magistrats gauchistes - ou peut-être Auvergnats – qui osent aller jusqu’à condamner un auguste politique pour injure raciale (Auguste : un nom prestigieux à Rome et dans les cirques) !

Brice trouve là à la fois de quoi contrer MAM en vue du futur remaniement et de quoi attirer l’attention des médias loin des affaires Woerth, Bettencourt, Roms et autres condamnations par les plus hautes instances européennes et internationales. Il sort de son chapeau un vieux lapin et, en bon gardien, il jappe contre le JAP. Le JAP élu : voilà la solution aux problèmes d’insécurité...

Pour mémoire, le JAP n’habite ni Tokyo ni Hiroshima : le Juge d’Application des Peines est le juge chargé de prononcer des mesures d’aménagement des peines qui peuvent aller jusqu’au bracelet électronique ou à la semi liberté. Il peut même dans certains cas suspendre des peines. C’est aussi le JAP qui suit l’exécution de la peine en milieu ouvert, qu’il s’agisse d’un sursis avec mise à l’épreuve ou d’un travail d’intérêt général.

Ici et là, d’aucuns enfourchent déjà la bicyclette uémpiste et tentent de nous expliquer que les juges de commerce et ceux des Prud’hommes sont élus et que cela ne choque personne. J’en lis même qui rappellent la Commune de Paris pour justifier cette lumineuse idée.

Je crois profondément que lorsqu’il s’agit de juger et de condamner un homme, l’opinion populaire, naturellement momentanée voire instrumentalisée, ne disposera jamais de suffisamment d’éléments pour déterminer la part de responsabilité réelle de celui que l’on juge ni sa capacité de réinsertion dans la société. En la matière, un juge bien formé, sans l’inflation phénoménale des textes de loi votés depuis 2002 – à chaque crime sa loi particulière aujourd’hui - , une justice indépendante du pouvoir exécutif valent mieux qu’un juge soucieux d’être réélu, fut-il compétent.

Comme le disait le poète argentin Antonio Porchia « L’homme juge tout dans la minute présente, sans comprendre qu’il ne juge qu’une minute : la minute présente ».

Jean-Paul Schmitt

10/12/2009

Quick

justice.jpgIl y a quelques jours, comme chaque année, le Conseil Lyonnais pour le Respect des Droits (CLRD), une commission extra-municipale de la ville de Lyon, présentait à la presse son rapport annuel sur les « comparutions immédiates ». Sous l’aile protectrice du CLRD, est en effet organisé un efficace réseau d’observateurs bénévoles qui, selon des règles établies en commun, suivent les audiences de la 14ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Lyon haut lieu de cette justice que certains appellent « rapide » et que d’autres nomment « expéditive ».

Ce deuxième rapport d’une cinquantaine de pages analyse finement et avec honnêteté ces audiences concernant 565 prévenus. Si cette étude ne s’affiche pas comme « scientifique » elle n’en offre pas moins beaucoup d’éléments pour nous en dire plus sur cette forme de justice désormais étendue à un grand nombre d’infractions correctionnelles. Que nous dit ce rapport 2009 ? Tout d’abord que les peines de prison prononcées en 2008 sont plus élevées et se situent autour d’une moyenne de « 8 mois ferme ». Que les prévenus sont de plus en plus des personnes en situation de précarité ou de pauvreté. Que les violences conjugales et intra-familiales sont en hausse et que, malheureusement, les mesures alternatives à la prison « constituent toujours la portion congrue des décisions ». Les TIG représentant moins de 3% des peines prononcées. A ce propos le Conseil Lyonnais édite également une seconde brochure intitulée « Travail d’Intérêt Général, Mode d’Emploi », un document complet et efficace qui fait le point sur cette question.

Pour se procurer ces deux brochures et en savoir plus sur le CLRD écrire au 11, Rue Puits Gaillot, Lyon 1er arrondissement. Tel: 04 72 00 31 50 – Email : clrd@mairie-lyon.fr - Site: http://www.clrd.org

Lyon, le 10 décembre 2009.

02/11/2009

Odeurs et bruits

Chirac.jpgIl vient de le dire. Sarkozy n'est pas du genre à commenter les décisions de la justice à fortiori quand elles concernent son prédécesseur à l’Elysée, un certain Jacques Chirac. Fonction présidentielle oblige que l’on ne s’attende donc pas à ce que le président abaisse ainsi la République. Quand il s’agit d’un ancien premier ministre du même Jacques Chirac, la chose est de nature différente ce d’autant que Villepin n’était jamais qu’un coupable traduit devant un tribunal. Avec Jacques Chirac c’est bien entendu différent.

Affaire Clearstream, Balladur coincé aux entournures dans quelques affaires, Pasqua aux prises avec des malheurs judiciaires, Chirac sommé de s’expliquer devant la justice, cela commence à sentir mauvais quand on approche son nez des égouts du RPR. Il n’est bien entendu pas question pour le Président de la république de commenter de telles affaires qui concernent ce parti chiraco-gaulliste vague prédécesseur de l’UMP. D’ailleurs, on peut se demander si le même Sarkozy a été membre du RPR, certains prétendant même que l’actuel locataire de l’Elysée aurait été ministre du dit Jacques Chirac chose qui demanderait à être établie.

Reste à savoir si dans le renvoi de Jacques Chirac en correctionnelle le parquet va faire appel. S’il le faisait tout ceci se plaiderait devant la chambre de l’instruction dont l’avocat général, nous rappelait Libération de samedi, n’est autre que l’ancien conseiller judiciaire de Jacques Chirac.

Un peu de bruit en perspective et peut être quelques odeurs. Allez savoir ?

Lyon, le 2 octobre 2009.

05/10/2009

Beds are burning

tck-tck-tck-beds-are-burning-telechargement-gratuit.jpgAu moment ou Peter Garrett le chanteur écolo de Midnight Oil, maintenant élu en Australie, connaît quelques difficultés avec les écologistes et une bonne partie de l’opinion publique, un célèbre tube du groupe australien connaît une seconde jeunesse.

En effet, une nouvelle version de « Beds are burning » est désormais disponible sur le net, son but étant de sensibiliser la planète aux changements climatiques. Initiée par Kofi Annan, cette sorte de pétition musicale regroupe une soixantaine d’artistes qui, reprenant « Beds are burning » avant l’échéance de Copenhague, invitent chacun à s’associer au mouvement. Si vous aussi vous souhaitez faire valoir votre soutien, il suffit d’envoyer sur Timeforclimate.org votre prestation qui figurera plus tard dans cette pétition mondiale qui porte le curieux nom de « Tck Tck Tck ».

En attendant ce « Beds are burning II » s’avère une sympathique initiative même si sur le plan musical elle ne casse pas trois pates à un canard vu que Scorpions, Yannick Noah, Bob Geldof et l’ex Duran Duran Simon Le Bon font partie de ce casting assez modeste dans lequel figurent tout de même Youssou N’Dour ou Lily Allen. Voici donc la vidéo de ce « Beds are burning » pour le climat. A vous d’en juger et éventuellement de pétitionner en musique.

Lien / A voir : http://www.timeforclimatejustice.org

Lyon, le 5 octobre 2009.

02/10/2009

Un peu de lumière

227314680.jpgHier je vous rappelais que samedi 3 octobre une soirée musicale de soutien était organisée à Lyon, à l’abbaye d’Ainay, par le Comité Guy-André Kieffer.

Il se trouve qu’un peu de lumière se projette ces jours-ci sur le dossier de ce journaliste disparu et probablement assassiné à Abidjan il y a cinq ans de cela.

Les contorsions actuelles de la justice Ivoirienne laissent penser que, le danger s’approchant à grand pas, le pouvoir du président Gbagbo commence à montrer les premiers signes d’inquiétude dans ce dossier Kieffer. En effet au cours de l’été, un nouveau témoignage a été recueilli par la justice française. Un sergent-chef de l’armée Ivoirienne, à l’époque des faits en poste à la présidence de la république de Côte d’Ivoire, a confirmé devant un juge français, des propos déjà tenus dans les médias. Il semble pratiquement établi qu’interrogé par des services de sécurité proches des époux Gbagbo, le journaliste français aurait bien été abattu suite à son rapt puis enterré à la sauvette on ne sait trop où.

Il est par ailleurs certain que le Capitaine Séka-Séka, chef de la sécurité du président Gbagbo participait à certains interrogatoires de Guy-André Kieffer. Chacun ne peut donc que se réjouir de la façon dont progresse l’enquête en se félicitant du travail effectué par le juge Ramaël. Cela étant, aujourd’hui, en se rapprochant du cercle des très proches de la présidence de la république, la justice française risque de se trouver très vite à la croisée des chemins. La récente réaction d’autorités judicaires ivoiriennes qui veulent mettre en examen le propre frère du journaliste disparu traduit probablement une sorte de panique qui n’augure pas nécessairement d’une issue favorable à l’expression de la vérité concernant la disparition de Guy-André Kieffer. Un bras de fer risque donc d’exister entre la justice française et l’Etat ivoirien.

Pour nous qui savons, parce que nous écoutons le président Sarkozy, que l’époque de la « Françafrique » est derrière nous, notre conviction est faite que la France va exiger de Gbagbo la collaboration nécessaire pour qu’éclate la vérité. Si la chose ne s’avérait pas possible, nous savons que l’Elysée et le Quai d’Orsay hausseront conjointement le ton. A suivre !

Lyon, le 2 octobre 2009.

01/04/2009

Silence on tue

Guillotine.jpgXXIème siècle : le monde continue à ânonner la mortelle et effroyable conjugaison du meurtre légal :

Je décapitais (avec une machine, il n’y a pas très longtemps)
Tu pends (haut et court, l’homme étranglé aux vertèbres vives)
Ils électrocutent (l’homme assis et sanglé)
Elles piquent (l’homme aux yeux bandés)
Nous fusillions (il n’y a pas très longtemps non plus)
Vous lapidez (à 50 une fille de 13 ans dans un stade de 1000 personnes)
Ils sabrent (en incisant d’abord le cou, quand la foule hurle que Dieu est grand)
Elles gazent.(au cyanure et en disant que la mort est douce)

Amnesty International, dans son rapport 2008, révèle que 2400 personnes – chiffres sous-évalués – ont été exécutées l’année dernière. Des morts qui ont souvent les traits asiatiques : l’ex Empire du Milieu en a tué légalement 1700 et probablement beaucoup plus car la statistique y est classée « secret d’État ». Ailleurs, comme dans l’ancien empire perse, on pend et on lapide en moyenne une personne chaque jour. Dans le pays phare de la démocratie occidentale, on a encore tué 3 personnes chaque mois en moyenne, dont 2 dans le seul Texas.

Certes, on peut aussi voir un progrès dans le fait que sur les 59 pays qui maintiennent officiellement la peine de mort, moins de la moitié l’ont appliqué l’année dernière.

Rester optimiste devant l’effroyable ?
En tout cas, relire ces mots :
« À ce moment de mon existence déjà longue, me retournant vers ce qui fut un combat passionné, je mesure le chemin parcouru vers l’abolition universelle. Mais, tant qu’on fusillera, qu’on empoisonnera, qu’on décapitera, qu’on lapidera, qu’on pendra, qu’on suppliciera dans ce monde, il n’y aura pas de répit pour tous ceux qui croient que la vie est, pour l’humanité tout entière, la valeur suprême, et qu’il ne peut y avoir de justice qui tue. Le jour viendra où il n’y aura plus, sur la surface de cette terre, de condamné à mort au nom de la justice. Je ne verrai pas ce jour-là. Mais ma conviction est absolue : la peine de mort est vouée à disparaître de ce monde plus tôt que les sceptiques, les nostalgiques ou les amateurs de supplices le pensent »

Des mots de foi et de combat. Les mots d’un homme dont le siècle gardera le nom : Robert Badinter.

Jean-Paul Schmitt

02/12/2008

À quand les crèches-prisons ?

Enfant barreaux.jpgLa cour se fleurit de souci

Comme le front

De tous ceux-ci

Qui vont en rond

En flageolant sur leur fémur

Débilité

Le long du mur

Fou de clarté …

"En prison" - Paul Verlaine,1889

 

On va encore m’accuser de faire de l’anti-Dati primaire.

Madame Dati a confié à André Varinard, éminent spécialiste en droit pénal de la faculté de droit de Lyon, une commission chargée de réformer l'ordonnance de 1945 relative à la délinquance des mineurs ; ordonnance déjà réformée 30 fois depuis. Il faut, dit-elle, mettre de la cohérence dans tout cela.

En fait, on veut une fois encore condamner à l’enfermement plus de jeunes, moins âgés, plus vite et plus lourdement. Idéologiquement, on joue sur les peurs de la société à qui l’on serine :

Que c’est chez les moins de 13 ans que la délinquance progresse le plus. Or, la seule statistique disponible, la statistique judiciaire, note une remarquable stabilité : les moins de 13 ans ont 0,3% des condamnations en 2006, soit 8 fois moins que les plus de 60 ans. Vous devriez avoir plus peur de moi que d’un jeune encagoulé au regard de braise.

« Il y a 204 000 mineurs qui sont mis en cause pour des actes graves  […] des violeurs, des gens qui commettent des enlèvements, des trafics de produits stupéfiants, qui brûlent des bus dans lesquels il y a des personnes […] » (Dati sur France 2 le 16/10). Or, 98,7% de cette délinquance sont des vols, des dégradations, des bagarres, des usages de drogue, etc... Et Madame Dati de rajouter : « alors qu’on a une réponse beaucoup plus ferme sur les mineurs délinquants, la délinquance des mineurs continue d’augmenter ». Or, parmi les personnes "mises en cause" par la police, la part des mineurs baisse depuis 10 ans, passant de 22% en 1998 à 18% en 2007.

Comme le dit le sociologue Laurent Mucchielli : « le diagnostic sur l’évolution de la délinquance des mineurs, avancé pour justifier un nouveau durcissement de l’arsenal pénal, n’est en réalité ni neutre, ni objectif, ni fondé. »

Julien s’est suicidé le 2 février dernier dans l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Meyzieu. Il avait 16 ans. Dans cet établissement « modèle », les alertes des éducateurs et psychologues n’ont pas fonctionné, le directeur n’a pas trouvé mieux que de conseiller au jeune déprimé de réfléchir au thème du suicide. Pendant ce temps, la Protection Judiciaire de la Jeunesse voit les moyens dédiés à la prévention supprimés.

Une première infraction, un premier délit, doit appeler une première sanction, mais l’enfermement, fut-il dans un centre pour mineurs, doit être réservé aux actes les plus graves. Faute de quoi les suicides et les récidives croîtront.

Je ne sais pas si la condamnation de Julien à deux mois de prison pour vol avec violence était la plus pertinente des mesures à prendre, mais je suis persuadé que notre société va encore longtemps continuer à dissimuler sa peur derrière les rodomontades sécuritaires de nos gouvernants.

Jean-Paul Schmitt

Lyon, le 2 décembre 2008.

28/10/2008

Dati, une justice à prix discount

dati.png

Ce matin, réveil difficile. Je cauchemarde encore. Impossible d’émerger d’un speed dati avec Rachida. Cela fait des jours que j’essaye de me réveiller de ce mauvais rêve. Même en déjeunant, les images continuent à couler et prennent plus de temps à se dissiper que ma tartine n’en met à se déliter dans le café crème qui, sans que je m’en rende compte, me rince les doigts.

Un rêve plein de hurlements. Je vous en raconte quelques éclairs. Peut-être que cela sera ma thérapie. Cela commence par un rendez-vous avec Rachida Dati. Déjà rien que cela, me direz-vous c’est mauvais signe et aurait dû m’alerter et me réveiller en sursaut.

Bon, bref, elle m’a donné rendez-vous à Metz, mon pays d’origine. Pour être disponible, elle a fait donner son chef de cabinet face aux délégués des gardiens de prison. Leurs hurlements m’arrivent curieusement depuis Paris : «Votre ministre, elle se fout de nous ! ». À Metz, elle a décidé de s’inviter dans une rencontre avec des magistrats. Là aussi, ça hurle.

Comme les robes d’hermine fripées l’ont quitté plus tôt que prévu, elle me rejoint.

On est installé – le rêve est décidément glauque – au fond d’un vieux bar du quartier Saint Louis. Je m’attends à ce qu’elle me parle des choses qui sont si importantes pour elle : sa grossesse, ses escarpins Dior ou son amitié avec Nicolas, mais elle me raconte des contes de sa Mère Loi. Elle dit que tout plein de méchants racontent des choses fausses sur ses prisons dont seulement 6% sont surpeuplées. À ce moment-là, Georges, mon instituteur, se dresse comme un di

able derrière elle et me dit en me regardant d’un œil sévère : « Problème : soit 231 prisons en France. Si seulement 86 sont occupées à 100% ou moins, quel est le pourcentage des prisons surpeuplées ? Vous avez 5 minutes».

 

Jean-Paul Schmitt

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24/10/2007

2016

medium_balance_justice.jpgDans un pays se réclamant du respect de la personne humaine chaque condamné devrait en principe bénéficier d’une cellule individuelle. L’an passé la campagne pour un numérus clausus lancée à l’Hôtel de ville de Lyon en présence, rappelez-vous, d’une certaine Christine Boutin qui n’était alors pas encore ministre, a encore de beaux jours devant elle.

En effet, la ministre Rachida Dati dont la mission est semble-t-il de remplir nos prisons vient d’indiquer qu’il convenait d’être réaliste en la matière. Mieux l’administration pénitentiaire a fait savoir qu’elle ne sera pas en mesure de faire respecter ce principe avant…2016.

Pire l’OIP (Observatoire International des prisons) dont les qualités d’expertises sont reconnues vient de disparaitre de la liste des organisations auditionnées pour les travaux du Comité d’Orientation mis en place par Rachida Dati pour préparer ce qui devrait-être une funeste loi supplémentaire, celle concernant les prisons.

A ce train là, Rachida Dati risque de faire passer Dominique Perben et ses lois liberticides pour un hippie rêveur et Nicolas Sarkozy comme le digne successeur de Lanza Del Vasto.

Il serait peut-être opportun de s’intéresser à autre chose qu’aux tailleurs Dior de la ministre et à la maltraitance dont serait victime son cabinet.

En empilant avec son ami Hortefeux des lois répressives sous le regard goguenard de ses amis de l’UMP, Dati est en passe de devenir une ministre dangereuse, son sexe et ses origines ne changeant rien à l’affaire.

Lyon, le 24 octobre 2007.

22/09/2007

Marsatac

medium_Marsatac.jpgDepuis hier, 21 septembre, avec la soirée inaugurale qui devait être consacrée à Pierre Henry, Marsatac, l'événement musical marseillais, nous rappelle à son bon souvenir. N'allez pas dire que je vous alerte au dernier moment puisque je vous recommande ce samedi les soirées du 28 et du 29 septembre c'est-à-dire l'invitation à une virée marseillaise vendredi et samedi prochains.

Au programme de l'édition 2007, du bon voire même du très bon puisque vendredi à l'Espace Saint-Jean, on nous propose entre autre " Divine Comedy", "Architecture in Helsinki" et "the dead 60's" et le lendemain, sur le même site,  un plateau imposant  dont je ne veux retenir que les étonnants "Cinematic Orchestra" qui, je l'espère, produisent des prestations scéniques aussi intéressantes que leurs enregistrements.

Cela étant si vous ne pouviez vous rendre hier soir à Marseille, pour l'Echo Sonore 44, Arty Farty, l’association support des Nuits sonores, organisait vendredi à la plateforme du 4 quai Augagneur, « border community » avec Nathan Fake (Londres), Petter (Stockholm), Nil (Lyon) et José Lagarellos (Lyon).

Puisque nous en sommes aux Echos Sonores, j’en profite pour vous donner la programmation du dernier trimestre 2007.

En Octobre, Echo Sonore 45 avec Miss Kittin et the Hacker, Echo Sonore 46 avec Radioclit et Jean Nippon.

En Novembre, Echo Sonore 47 avec Justice, Echo Sonore 48 avec James Holden et Jake Fairley, Echo Sonore 49 avec Marky + Switch + Natty bass et Flore.

En décembre, Echo Sonore 50 avec José Lagarellos, Echo Sonore 51 avec Laurent Garnier.

Lyon, le 22 septembre 2007.

 

17/07/2007

Le cas Dati

medium_rachida-dati-2.jpgY a t il un cas Dati? Depuis quelques jours, alors que la mollesse estivale s'installe peu à peu, la Ministre de la Justice, Rachida Dati, est au centre des interrogations les plus incongrues et parfois les plus glauques. Hier, Dominique Sopo de SOS Racisme montait au créneau dans Libération pour dénoncer l'acharnement dont serait victime la Ministre. Aujourd'hui c'est Patrick Gaubert, le patron de la Licra, qui s'y colle.

Une fois dit que Rachida Dati mérite, comme l'un de ses prédécesseurs Dominique Perben, de recevoir quelques volées de bois vert, tant sa politique en matière de justice et de dérive sécuritaire est à combattre, force est de constater que les attaques qui fusent aujourd'hui en direction de Dati relèvent d'autre chose.

Je veux bien admettre que l'arrogance de la Ministre Dati puisse  être pour beaucoup dans cette offensive. Dati fait des jaloux à l'UMP, c'est un fait. Bonne Sakozyste, Rachida Dati incarne d'une certaine façon le meilleur du pire dans le cours actuel des choses. Si telle était la raison invoquée, on ne peut s'expliquer pourquoi le sinistre Hortefeux échapperait quant à lui à de virulentes critiques. Vous l'avez compris l'explication se situe ailleurs.

On reproche à Dati d'être "caractérielle" suite aux démissions en chaîne qui viennent de frapper son cabinet. C'est bien connu en politique les femmes sont toujours "caractérielles" alors que les hommes "ont de la personnalité". Ce genre d'attaques est un classique du genre à gauche comme à droite, Edith Cresson, Ségolène Royal, Martine Aubry et quelques autres pourraient en témoigner. Dati est peut-être insupportable mais après tout nul n'est obligé d'aller bosser avec elle qui plus est pour mettre une politique aussi néfaste en place.

Dati doit aussi assumer les agissements de certains membres de sa famille, Ségolène Royal a également connu ce type d'attaques. Celle qui nous impose aujourd'hui sa scandaleuse loi sur la récidive devrait être disqualifiée par le simple fait que l'un de ses frères serait en passe de subir les conséquences de cette loi une fois le jugement du tribunal de Nancy, le concernant, prononcé. On cauchemarde.

Je passe bien entendu sur le fait que certaines bonnes âmes sont allées vérifier que les diplômes de Rachida Dati n'étaient pas des faux, pour attaquer le vif du sujet. Convenons-en entre nous, le fait que Madame Dati se prénomme Rachida n'est pas un détail dans cette affaire. Ambitieuse, arrogante, méprisante Rachida Dati semble donc avoir toutes les qualités pour faire de la politique du côté de chez Sarko, le seul hic c'est que le Président de la République en mettant essentiellement en avant ses origines et son parcours pour la sélectionner dans son casting gouvernemental a mis la native de Saône-et-Loire dans de sales draps, et ce n'est manifestement qu'un début. Une pareille mésaventure ne serait jamais arrivée à Michelle Alliot-Marie, vous comprenez pourquoi.

Il suffit de relire certains passages du bouquin d'Azouz Begag pour se convaincre qu'il est difficile de faire de la politique à droite quand on représente cette composante que l'on appelle curieusement "diversité". Begag et Dati ne sont en rien comparables mais ils partagent en commun des éléments que certains jugent comme rédhibitoires.

Rachida Dati est Ministre pour mettre en place une politique qui n'est en vérité pas si éloignée que cela de celle de Le Pen. C'est ici que se situe pour nous le problème. Le fait que ses origines ne correspondent pas aux standards traditionnels du cheptel Umpiste c'est un autre problème qui nous concerne tout autant.

Lyon, 17 juillet 2007.

21/05/2007

Garde à vue, histoire vécue.

medium_gardeavue.jpgIl est arrivé en début d'année, une sale petite histoire à l'écrivain Christophe Mercier. Bilan, dix-neuf heures de garde a vue contées méticuleusement, sans fioritures, rajouts ou commentaires dans une petite brochure de trente pages intitulée "Garde à vue" et publiée par les éditions Phébus pour la somme modique de 3 euros. En voici les premières lignes histoire peut-être de vous mettre dans le bain. On ne sait jamais….
 
"Je sors d'un déjeuner rue Saint-André-des-Arts avec deux amis éditeurs. Je raccompagne l'un d'eux à pied dans le VIIe, où je récupère ma moto (une 125), et je prends le chemin du XIIe. Je roule lentement, m'apprêtant à m'arrêter avenue des Gobelins, sur la droite, dans un café j'ai un rendez-vous. L'avenue est complètement dégagée, je roule à la limite de la voie de circulation et du couloir de bus (dont je vois, de loin, qu'il est obstrué par une voiture arrêtée par deux policiers)".

Lyon, le 21 mai 2007.

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