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02/06/2010

Une vraie maison de maçon

martine maçonne.jpgLe nouveau modèle de développement du PS présenté à la Plaine Saint Denis samedi dernier est sur le marché. C’est une vraie maison de maçon si l’on en juge par la réclame des promoteurs : c’est « la première pierre du programme » pour Désir (pas d’Avenir, mais Harlem) ; c’est « une brique pour 2012 » pour Mosco.

Remarquez que l’appareillage de briques et de pierres c’est le chic du chic de la construction haut de gamme. Et en même temps, la brique ça vous donne aussi un petit air ouvrier : la brique crue des vieilles banlieues du Nord avec leur maisons basses aux couleurs passées et qui sentent encore la sueur et le charbon. Voyez les corons chers à Bachelet. Je vous parle du chanteur que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, pas de Guillaume Bachelay : celui de Solférino dont on dit qu’il est fils du peuple et de Fabius (c’est dire si la musique est différente).

Sur le plan – car la maison est vendue sur plan - il ne manque plus que la cour pavée. Histoire de rappeler l’enfer du Nord. En tout cas, on peut juger le nouveau bâtiment à ses fondations : « un vrai socle » d’après la patronne des bâtisseurs qui file la métaphore façon chantier de construction en précisant que l’ouvrage n’a rien à voir avec le « modèle libéral qui nous mène au mur ».

C’est du vrai Bouygues ! Enfin, celui d’avant la télé…

Il n’y a que notre Gérard pour ne pas maçonner à l’unisson des ouvriers. Tous des gauchers. Pas comme lui qui est un franc du tablier. Assez doué, vu ce qu’il construit sur Rhône et Saône, mais un peu ambidextre. Il marmonne Gégé. Il s’abstient. Il râle. Il gâche d’autres mortiers. C’est un pragmatique qui commence à faire l’inventaire. Car on fait toujours l’inventaire. Jospin savait faire et Gérard reprend le métier et marque les fissures dans les murs. Il en a repéré dit-il dans le crépi Mitterrand de 1983 au moment même où un autre artiste, plutôt spécialiste de la flûte, s’essaie à talocher à tout va du Mitterrand - le grand, pas le neveu - à propos de l’âge de la retraite à 60 ans.

Quand on sait qu’avant d’entrer dans la maison, on va aussi devoir passer une couche de primaire sur les boiseries et les murs intérieurs et quand on sait que les goûts et les couleurs sont plus difficiles à uniformiser que les grandes intentions, pas besoin d’être du bâtiment pour savoir que les réunions de chantier seront agitées.

Jean-Paul Schmitt

03/06/2008

Rayon layette

1691984279.jpgLes Français, paraît-il, parient sur une victoire de Delanoë si l’on consulte l’étude d’Opinionway / Le Figaro de la semaine passée. Les sondages relatifs à l’issue du Congrès de Reims pleuvent. Ils concernent souvent l’opinion des électeurs de gauche à propos de cette échéance et comme pour la campagne de désignation de notre candidate aux élections présidentielles certains instituts sondent même l’âme des militant(e)s socialistes ce qui m’étonne toujours dans la mesure où je ne m’explique pas comment l’on peut connaître le point de vue de ceux qui seront en situation de voter à l’automne prochain au sein du Parti Socialiste. Bref, tout ceci, si je me souviens bien de la nature des attaques qui visaient Ségolène Royal il y a deux ans, relève de ce que certains appellent la « démocratie d’opinion ». Bien entendu parmi les soutiens de Bertrand Delanoë on compte quelques spécimens qui à l’époque dénonçaient avec acharnement Ségolène Royal accusant la Présidente de Poitou-Charentes de s’en remettre à cette fameuse démocratie d’opinion qui bafouait alors la consultation démocratique interne au PS. Le pauvre Bertrand Delanoë n’est en rien responsable de tout cela mais il est amusant de constater que ce qui était néfaste il y a deux ans est devenu banal pour certains hiérarques soutiens du Maire de Paris.

Rappelez-vous il y a deux ans les mêmes s’en prenaient également à Ségolène Royal la désignant comme une chouchoute des côteries médiatiques. Actuellement le plan-média de Bertrand Delanoë n’est pas mal non plus et ceux qui voulaient estoubir à l’époque Ségolène ne semblent pas outrés par la couverture de Bertrand Delanoë dans les médias. Le pauvre Bertrand Delanoë n’est en rien un coupable en la matière mais il est cocasse de constater que si hier Royal était soutenue par la main invisible de la grande presse qui pesait alors de manière éhontée sur les militant(e)s du PS aujourd’hui il s’agit  d’un simple éclairage du débat. Amusant !

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