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25/05/2010

Du tact

logo-de-la-candidature-francaise-a-l-euro-2016.jpgNous saurons vendredi si la France organise ou non l’Euro 2016 de football et cette information aura une résonance particulière à Lyon au vu de son impact sur le dossier d’OL Land. Un impact à relativiser mais tout de même réel. L’alternative en tout cas est claire : cette organisation la France l’a ou on ne l’a pas et dans les deux cas de figure les protagonistes lyonnais auront à communiquer. Une communication qui méritera un peu de tact car le dossier ne sera pas clos le 28 au soir. Si la France n’a pas l’Euro les opposants donneront un peu plus de la voix mais le projet ne sera pas enterré pour autant tant il va de soi que le Grand Stade, et ce qui va avec, vise des objectifs pérennes et totalement liés aux perspectives de l’Olympique Lyonnais. Sauf à ce que Jean Michel Aulas ne jette l’éponge, ce qui n’est pas dans sa nature. Alors il faudra au président du club des arguments fermes et réfléchis pour convaincre de la poursuite du dossier. Il en a ; il lui revient de les afficher avec détermination et sans rancœur. Et il serait positif que Gérard Collomb fasse de même. Si la France organise l’Euro rien ne sera réglé pour autant car ne sont pas les 150 millions que l’Etat apporte pour les douze stades qui feront beaucoup avancer les choses. Mais il y aura un vent d’enthousiasme et un souffle d’intérêt national utiles au projet. Pour autant il faudra tenir le calendrier et bousculer un peu les choses sur le plan administratif et dans le rythme de traitement des recours ; deux domaines où l’Etat aura à faire preuve d’efficacité. Mais là encore l’heure ne sera pas aux déclarations intempestives et un brin revanchardes. Les deux protagonistes du dossier devraient plutôt travailler sur une communication rassembleuse et panser à cette occasion quelques plaies laissées par ce sujet devenu explosif du fait, entre autre, d’une communication souvent mal maîtrisée Il leur faudra donc du tact et éviter peut être de réagir à chaud mais plutôt se préparer calmement et en équipe pour évoquer le sujet.

Philippe Dibilio

11/05/2010

Colère

aulas.jpgElle n’était pas feinte la grosse colère de Jean Michel Aulas samedi soir devant les caméras de Canal+ au terme du match nul, arraché de manière heureuse dans la dernière minute du match. Un match nul qui met l’OL en situation délicate pour cette fin de championnat. Le club lyonnais n’est, en effet, plus maitre de son destin car même s’il gagne les deux dernières rencontres qu’il lui restent il faudra un faux pas de Lille pour qu’il atteigne la deuxième place du championnat et donc une qualification directe en champion’s league. Sinon c’est le tour préliminaire source de galère mais moindre mal tout de même. On imagine donc la pression qui pèse sur les épaules du président du club lyonnais ce qui explique, sans forcement l’excuser, cette colère furieuse contre les décisions de l’arbitre du match. Certes revenir sur les choix de l’arbitre fait partie du sport national des supporters mais en général ils le pratiquent sous un angle sportif. C’est d’un autre point de vue que se plaçait JMA, celui des 20 millions d’euros de perte pour l’OL, mais pas pour le club qui se qualifiera, en cas d’absence en C1. Le foot retrouvait là son statut lyonnais celui du foot buisness dont il ne peut plus se sortir aujourd’hui. Car il faut aller jusqu’au bout du raisonnement ; samedi soir le président lyonnais a entrevu sérieusement l’éventualité d’une absence de la compétition européenne reine et les conséquences qui vont avec. Les 20 millions certes mais aussi l’impact sur une action en bourse déjà plus que mal en point et la dégradation de l’image du club, aussi injuste que cela puisse être, avec les conséquences sur l’état d’esprit général à propos de dossiers comme celui d’OL-Land. Car, on le sait bien, nombreux sont ceux qui en ville attendent le moindre faux pas, la moindre faiblesse de JMA pour lui jeter le coup de pied de l’âne ; on peut d’ailleurs noter que déjà quelques hommes d’affaires lyonnais n’hésitent plus à l’affronter en s’investissant dans d’autres projets d’équipements concurrentiels en terme de stade ou de salle ou en le privant de TLM. C’est avec ces soucis en tête que le patron de L’OL a réagi samedi soir oubliant bien vite qu’une saison ne se joue pas sur une rencontre et qu’il y a bien d’autres choses à revoir au terme de celle-ci. En attendant il lui faut reprendre ses esprits car un nouveau faux pas lors des deux rencontres à venir pourrait le priver totalement d’Europe la saison prochaine et là s’écrirait un scénario catastrophe.

Philippe Dibilio

27/04/2010

Vaincre ou périr

champions-league-logo.jpgIl faut vaincre ou savoir mourir dit une chanson révolutionnaire dont j’ai oublié le titre, les joueurs de l’Olympique Lyonnais qui seront sur la pelouse de Gerland ce soir auront à méditer cette phrase guerrière. Mais le langage martial n’est-il pas le lot commun des acteurs et commentateurs de foot ?

En effet si une victoire suffisante pour la qualification projetterait l’OL dans les nuages une défaite les ramènerait à la dure réalité de cette fin de saison jalonnée de cinq matchs décisifs pour accrocher une troisième place qualificative pour la Champion’s league. Ne pas atteindre cet objectif ne serait pas dramatique pour le club sur le plan économique nous dit Jean-Michel Aulas mais cela écornerait sérieusement l’image de l’OL à un moment où il n’en a pas besoin. Alors oui ce soir il faut vaincre sinon ce sera mourir un peu. Et pour cela il nous faut retrouver l’équipe combative des saisons passées. Une équipe qui va de l’avant et ne nous impose pas l’affligeant spectacle du match de Munich. Une équipe qui sorte de ce football défensif, de ce jeu latéral qui n’effraiera jamais aucune équipe européenne. De ce jeu à la Claude Puel qui semble ainsi prolonger à travers sa tactique sa propre carrière de défenseur rugueux. Il faut vaincre ou mourir mais de manière flamboyante, avec panache car cette équipe a besoin de séduire à nouveau son public pour que, de toute manière, l‘aventure continue.

Philippe Dibilio

05/01/2010

Voeux

olympique-lyonnais.png?w=165&h=191Bien sûr je vais présenter mes vœux à celles et à ceux qui ont le courage de lire ces quelques lignes presque hebdomadaires, ainsi le veut la tradition. Des vœux de bonheur, de santé et de tout ce qu’on veut puisqu’en chaque début d’année tout le monde s’aime au point de distribuer un bel avenir à tous : famille, amis et bien au-delà. Mais ne boudons pas ce moment aussi euphorique que virtuel on aura suffisamment d’ennuis comme ça toute l’année à venir. Moi c’est à notre cher Olympique Lyonnais que je voudrais souhaiter le meilleur comme ce que nous avons connu ces dernières saisons. Seulement là il ne faudra pas se contenter de souhaits, il faudra des buts… marqués plutôt qu’encaissés.

Car avec 2010 l’OL entame une année charnière durant laquelle des décisions douloureuses s’imposeront et que Jean-Michel Aulas ne pourra pas longtemps repousser. L’OL va mal, c’est une évidence mais est-ce un mal conjoncturel ou structurel telle est bien la question ? Avec l’ouverture du mercato d’hiver les commentateurs laissent entrevoir une solution de relance liée à quelque arrivée miraculeuse ce dont on peut douter lorsque l’on sait d’expérience que ces transferts sous la neige ne sont jamais de « bonnes affaires .» Et puis lorsqu’on entend les noms qui circulent il n’y a pas de quoi rêver. Patrick Viera qui a son avenir derrière lui et une expérience qui lui a rendu les jambes un peu lourdes devrait rappeler à ses supporters le flop de la venue de Makélélé au PSG. Quant à l’illustre stéphanois, encore un, Dabo il a tout à prouver. Non il n’y aura pas de miracle au mercato car le mal lyonnais est plus profond. L’équipe s’est effondrée la saison dernière avec l’arrivée de Claude Puel qui a brouillé les pistes du jeu à la lyonnaise sans le remplacer par un autre système et cela se poursuit aujourd’hui. D’ailleurs les joueurs eux même laissent percer ce malaise à l’image d’un Toulalan qui, lors d’une interview de soutien à Claude Puel laissait percer cette phrase perfide ou maladroite : « sur le terrain on fait ce que le coach demande mais ça ne marche pas ».

De toute évidence il y a un déficit de choix tactique et un excès de préparation physique doublé d’un entraîneur qui ne fait pas aimer le beau jeu et manque de qualités de meneur d’hommes. Alors aussi pathétique que soit le soutien que lui apporte JMA la question se posera pour lui à un moment ou à un autre de sauver sa tête ou celle de l’entraîneur et la réponse ne fait pas un pli.

Aussi je souhaite de tout cœur réussite et succès à l’OL, à son entraîneur et à son président tout en craignant que cela ne suffise pas et donc que le divorce ne soit pas loin.

Philippe Dibilio

15/12/2009

OL : Alerte

Olympique lyonnais.pngCette fois Bernard Lacombe, qui n’en pouvait plus, est sorti de son silence. La parole du conseiller spécial du président Aulas, qui avait été tant critiqué ces dernières années pour l’interférence qu’on lui reprochait vis à vis de l’entraîneur, manquait terriblement depuis l’arrivée de Claude Puel assortie des pleins pouvoirs qui lui ont été accordés.

Aujourd’hui, à l’heure où les joueurs laissent transpirer leur malaise vis à vis du coach Nanard dit tout haut qu’il ne reconnaît plus cet OL que depuis vingt ans il construit avec JMA. « Notre équipe est moyenne et maladroite. On n’a pas de leader » déclare-t-il à France Football. Et c’est certainement le cœur serré qu’il s’en prend aux joueurs qu’il a pour habitude de materner : « La performance de Lille est une faute professionnelle dit-il. Aujourd’hui si nos gars au lieu de parler de la dernière bagnole qu’ils se sont achetée parlaient du jeu entre eux. C’est ça faire le métier. » Par ce cri d’alarme il espère un sursaut de leur part mais je crains que le mal soit plus profond et la prestation contre Bordeaux le prouve.

L’état de l’équipe de cette saison prend racine dans la saison dernière et l’arrivée de Claude Puel, technicien moyen peu ouvert sur le beau jeu offensif ; il ne croît qu’en une préparation physique de « marines » pour laquelle il donne l’exemple. Ce n’est manifestement pas ainsi que l’OL deviendra une meilleure équipe que celle laissée par Gérard Houiller à qui il ne manquait que les pouvoirs accordés… à Puel. De plus l’entraîneur actuel ne s’est pas intégré à Lyon où il snobe tout le monde à commencer par les administrateurs du club. Mais son contrat est béton et le remplacer coûterait une fortune, Jean Michel Aulas le sait aussi il affronte la situation en bon politique qui s’arme de langue de bois. Cette situation est très dangereuse pour le club surtout lorsque JMA se propose comme manager des Bleus. Une idée à ne pas prendre à la légère. Le président de l’OL vit depuis 2007 des années difficiles avec le projet d’OL-Land. Cela l’a conduit à défendre son bébé auprès du monde politique qu’il a ainsi véritablement découvert.

Au plan local comme auprès du président de la République qu’il côtoie souvent. Aussi à force d’aller chercher des appuis à Paris on finît par penser qu’on est mieux sur place. Car le vrai danger pour l’OL est que Jean Michel Aulas se lasse de cette épuisante affaire de Grand Stade et aille trouver ailleurs dans le foot le plaisir qu’il a pris pendant vingt ans à Lyon.

Philippe Dibilio

07/07/2009

Rêves

karim-benzema-marque-un-but.jpgJe ne voudrais pas laisser passer la balle en profondeur et dans l’axe que m’a lancé Jean-Yves Sécheresse en évoquant la semaine dernière le transfert en urgence de Karim Benzema au Real de Madrid.

L’explication à l’eau de rose qu’il a lu dans l’Equipe s’adressait sans doute aux midinettes qui lisent ce journal, s’il y en a, elle aura aussi le mérite de réconcilier le président de l’OL avec le quotidien sportif. Car la réalité est beaucoup moins romantique. Si Jean-Michel Aulas n’a pas attendu une nouvelle offre de la part de Manchester United et peut-être perdu au passage 10 à 15 millions d’euros ce n’est pas seulement pour permettre au petit brondillan de réaliser son rêve mais parce qu’il y avait urgence « comptable ». La transaction s’est réalisée le 30 juin dernier jour de l’exercice financier du club et les 35 millions encaissés permettent de le présenter en équilibre ou presque sinon il eut été déficitaire. Dans ce cas l’image du club le mieux géré de France en aurait pris un coup et celle de son président aussi. Les actionnaires comme les petits porteurs n’auraient pas apprécié non plus.

Cet épisode conforte l’image d’un club qui voit son statut de patron du foot français se brouiller, sur le terrain au vu des difficultés à frapper un grand coup en matière de recrutement mais aussi sur le plan financier. Voilà qui augure d’une saison de tous les dangers.

Mais pour ce qui concerne le sport l’heure est au Tour de France. A ce propos j’ai particulièrement aimé les propos de Roger Pingeon, vainqueur en 1967. Le bressan nous dit dans un viril franc parler combien la TV a tué le charme de la Grande Boucle. « Je regarde la première étape de montagne en espérant qu’il se passe quelque chose et il ne se passe rien » déclare-t-il « Les coureurs veulent à tout prix se montrer à la télé. Qu’importe s’il y a encore 200kms ou des cols pourvu qu’on passe à l’image. Le sponsor est content. Les cracks sont obligés de suivre ce train d’enfer et ils sont dans le rouge quand arrive la montagne. Nous, nous courions davantage en pro » en pros du vélo pas en hommes sandwichs lui qui a porté le maillot d’une équipe régionale. Quant à la question du dopage il l’aborde sans complaisance en souhaitant que l’on supprime les contrôles tant tout cela est pour lui hypocrite. « Chaque fois on parle d’un coup de filet à venir concernant cinq ou six coureurs et chaque fois on en prend un… il y a des pressions qui font que certains sont blanchis… qu’on ne me parle pas de lutte contre le dopage. » Quant au nombre de spectateurs le grand bressan a une idée sur la question : » si on faisait un sondage sur ceux qui piquent un roupillon devant la télé on serait impressionnés. » Il lance peut-être le bouchon un peu loin notre Roger national mais il n’a pas fondamentalement tort. Enfin que ce soit à propos du foot ou du vélo il y a de quoi tuer nos rêves de gosses mais heureusement pour lui Benzema a pu réaliser le sien.

Philippe Dibilio

Photo: DR

28/04/2009

Tacle

Olympique lyonnais.pngOlivier Margot, qui fut le premier rédacteur en chef de l’Equipe Magazine, est un talentueux journaliste et un homme plein d’humour. Lorsqu’il voyait une faute sur un terrain de football où le défenseur avait ostensiblement décollé les pieds du sol il parlait de « tacle à la carotide ». Dans l’interview qu’il donne cette semaine à Tribune de Lyon, Jean-Michel Aulas ne lève pas le pied aussi haut mais il tacle fermement son ami Gérard Collomb à propos du Grand Stade.

Ce dossier commence sérieusement à énerver le président de l’OL qui aimerait que les choses bougent de manière plus active. Et il supporte de moins en moins de voir Gérard Collomb passer de la réponse péremptoire à la colère intempestive chaque fois qu’ils abordent ce dossier. Et moins encore de s’entendre sans cesse dire que ce sont ses « amis » de l’UMP qui bloquent la situation ; lui qui mouille sérieusement la chemise jusqu ‘au sommet de l’Etat. Aussi il profite de l’interview pour rappeler tout d’abord que c’est « le maire de Lyon et président du Grand Lyon qui a choisi le site de Décines » histoire de mettre chacun devant ses responsabilités. Puis il tape où ça fait mal : « Le problème de départ est venu de la communication. Les opposants politiques expliquaient qu’ils n’avaient pas été associés au projet. Cela doit être résolu. C’est normal que messieurs Meunier et Forissier soient associés au projet. Et s’il y a eu une erreur de communication, je veux bien tenter de le résoudre en essayant de me mettre à la portée de tout le monde, et en intégrant dans les groupes de réflexion tous les élus locaux des communes avoisinantes. » Le propos a le mérite d’être clair, en soulignant la principale faille du dossier, il lance une pierre dans le jardin de Gérard Collomb.

Ainsi le président de l’OL commence à pointer les responsabilités au cas où le Grand Stade n’irait pas jusqu’au bout. Et puis Jean Michel Aulas aimerait que le temps qui s’écoule dans l’attente de la loi sur les stades soit mieux utilisé par les services de Collomb pour anticiper sur les sujets à débloquer car si cette loi est nécessaire elle ne sera pas suffisante et face aux questions qui se posent l’entourage de l’élu a tendance à afficher des réponses dont la validité n’est pas toujours avérée. Avec ce premier tacle public JMA lève donc le voile sur la tension qui commence sérieusement à monter entre les acteurs principaux de ce dossier. Car, comme il le dit si bien : «  Tant que la première pierre n’est pas posée, il y a toujours un risque » et il ne veut pas prendre celui d’avoir à assumer l’échec.

Philippe Dibilio

21/10/2008

Sifflets

fred.jpgSamedi dernier à Gerland au bout d’une heure de jeu face à Lille, Fred, l’avant centre de l’OL, est sorti pour la deuxième fois consécutive, sous les sifflets du public. Mécontent, évidemment, il en veut aux supporters si l’on en croit ses réactions du lendemain. Mais il va plus loin, « je n’accepterai pas les sifflets la prochaine fois » affirme-t-il, bigre ! et quelle riposte nous prépare-t-il ? On peut s’attendre au pire. Il a peut-être déjà téléphoné à Sarkozy pour associer son cas à celui de le Marseillaise ; dès lors le risque est grand que si Fred est à nouveau sifflé par le public le match soit interrompu. Rien n’est impossible quand on connaît la réactivité du président.

Heureusement les sifflets de Gerland ne sont pas ceux du stade de France qui n’avaient pas de rapport avec le jeu et Fred n’a rien à voir avec le symbole fort que représente la « Marseillaise ». Il n’est, au demeurant, qu’un piètre avant-centre si l’on en juge par ses dernières prestations. Rarement au bon endroit sur les phases de jeu offensif, spécialiste des passes en retrait qui relancent l’adversaire (on se souvient du quart de finale de la champion’s ligue perdu à Milan) toujours dos au but et couché sur son adversaire ce qui lui vaut nombre de coups francs et l’a mis dans le collimateur des arbitres, bref pour ma part j’attends toujours que se révèle celui que l’on nous avait présenté comme un très grand joueur en devenir, et le public de Gerland aussi. Alors il siffle car au stade, où l’on a payé cher sa place, on ne peut s’exprimer que de façon binaire : applaudir quand on est satisfait ou siffler dans le cas contraire. Ce qui, en revanche, peut paraître étonnant c’est la constance avec laquelle les entraîneurs successifs donnent du temps de jeu à Fred sauf s’ils espèrent un miraculeux sursaut qui fasse remonter la côte du joueur avant le mercato d’hiver.

En tout cas, et ce n’est pas rassurant, Fred déclare aussi : « je vais rester jusqu’à la fin de mon contrat » et pour cause il ne trouverait nulle part au monde un club pour lui assurer le salaire qu’il perçoit. Enfin les derniers mots de sa déclaration nous rassurent sur son mode de rétorsion face au public ingrat : « si on me siffle encore je ne montrerai plus rien » ce qui ne changera pas grand chose à ce que l’on connaît et qui permettra au public de continuer à siffler.

Philippe Dibilio

Lyon, le 21 octobre 2008.

29/10/2007

Foot, business, Aulas

medium_Biographie_Jean-Michel_Aulas.jpgLa création du F.A.P. (Football-Avenir-Professionnel), sorte d’alliance des grands clubs de football professionnels, risque de marquer un tournant. Ce regroupement qui compte dans ses rangs Lyon, Monaco, Lille, Toulouse, Lens, Bordeaux et le P.S.G. est de toute évidence une machine destinée à peser sur les futures répartitions des droits de télévision sur une base nouvelle plus conforme aux intérêts des « Grands ». Les « Petits », absents de ce lobby, craignent quant à eux, que les quelques règles qui perdurent au nom de principes de solidarité finissent par s’envoler. Les « riches » s’appropriant l’essentiel de ces fameux droits de télévision.

Il faut dire que l’enjeu n’est pas mince puisque sont en jeu les 600 M d’Euros mis jusqu’ici sur la table par Canal Plus mais aussi, au bout du compte, une refonte en profondeur de l’organisation du football professionnel français.

Le foot est donc à la croisée des chemins car à l’horizon de quelques mois on pourrait voir émerger une nouvelle organisation plus proche de la ligue de Basket américaine que celle du championnat actuel. Abandon de principes de solidarité dans la répartition des droits générés par la télévision, puis compétition de ligue 1 quasi fermée, critères plus lourds en matière d’équipements, les clubs les moins nantis risquent de faire les frais d’une future structuration qui serait ainsi plus conforme au développement économique du Foot-business. C’est dans ce contexte que paraît aux éditions « Danger Public/Lyon Mag », la première biographie de Jean Michel Aulas signée par Thomas Nardone, rédacteur en chef du mensuel lyonnais.

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