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18/11/2010

Back to Auvergne

C'est aux aurores que je vous poste le billet d'aujourd'hui devant, pour répondre à de biens normales obligations professionnelles, me rendre à Clermont, au cœur de cette Auvergne qui refuse héroïquement de coucher avec Hortefeux. A propos d'auvergnats, je ne sais pas si vous êtes comme moi mais la vie est plus légère depuis que, touché par le devoir de réserve, le pénible Charasse est obligé de se taire. Si Sarkozy avait la bonne idée de fourguer des postes de la même nature à Allègre, Besson, Longuet, Marini ou Ciotti, la bande-son de notre quotidien serait bien plus agréable. A propos de son, certains d'entre vous se demandaient comment était le concert de Jean-Louis Murat, le plus auvergnat de nos renfrognés, puisque l'homme s'était produit dans une quasi clandestinité du côté de Saint Genis-Laval. Comment vous dire ? C'était parfait, Murat disposant d'un groupe soudé pas très loin de friser à la perfection et, croyez-moi, la perfection parfaite est chose rare de nos jours.

Pour revenir à l'auvergnat de Neuilly, il paraitrait qu'après son renoncement aux municipales à Clermont, Hortefeux envisagerait sérieusement de tenter l'aventure municipale de 2014 à Vichy. Hortefeux et Vichy voilà des noms qui vont si bien ensemble. Une fois Maire de Vichy, Hortefeux pourra se rapprocher de l'une des grandes figures de la ville à savoir Claude Vorilhon plus connu sous le nom de Raël. Avouez qu'une rencontre Hortefeux-Vorilhon cela aurait de la gueule au même titre que celle jadis organisée entre Sarkozy et Tom Cruise.

Lyon, le 18 novembre 2010.

21/09/2009

Les auvergnats sont-ils tous des beaufs ?

JL Murat.jpgC’est aujourd’hui que sort « Le cours ordinaire des choses » le nouvel album de Jean-Louis Murat dont je vais vous dire probablement le plus grand bien d’ici quelques temps. Pour en savoir d’ores et déjà plus sur cette nouvelle aventure de l’auvergnat en Amérique on peut se reporter à « Xroads » du mois en cours qui consacre sa une à « L’enfant terrible », une interview de six pages et huit autres à une rétrospective de sa discographie. La messe semble dite, le millésime 2009 de Murat sera excellent. Les fans savent très bien par ailleurs que quand notre homme monte à Paris pour assurer la nécessaire promotion d’un nouveau disque, il se débrouille toujours pour faire un minimum de « provoc », parfois heureuse, parfois pathétique. En rencontrant Sabrina Champenois il y a quelques temps pour se faire faire le portrait dans Libération Murat semble avoir été au-delà du pathétique, il est devenu définitivement un beauf. D’après ce que l’on peut lire dans l’édition du 14 septembre dernier du quotidien forum à Lyon ce week end, c’est un Murat vautré sur le lit de sa piaule, dos tourné à la journaliste, qui a joué à la diva désagréable. Attitude calculée s’interroge la journaliste ? C’est évident. « Il est de ma responsabilité » dit le pequeneau à Libé « de rendre ce moment inoubliable » en guise de préambule après avoir pesté sur les quarante interviews à donner. Si Murat est un merveilleux auteur-compositeur-interprète, il faut savoir qu’il est doublé de talents en photographie dont il doit être le seul à être persuadé du caractère génial. Qu’à cela ne tienne, le photographe et chanteur auvergnat d’enchaîner par un définitif, la « photographie c’est pas un art, pas un métier, rien » histoire de caser un de ses minables auto portraits qui illustrera l’article en question. Passons sur « Le photographe devrait être un esclave », débouchant sur « A l’école, j’étais chef, au foot ou au rugby, j’étais toujours capitaine. J’ai jamais été sous-fifre » puis sur un, à la maison « Pareil, c’est moi le patron ».

S’en prenant « à ces abrutis de gauche » à propos de la loi Hadopi, à l’écrivaine Marie N’Diaye qui vient de produire « un pissat de femelle », à Bové, à Cohn-Bendit, à la médiocrité des autres, de tous les autres, à la terre entière.

L’histoire ne dit pas si ce jour là notre beauf était imbibé, pour sa défense on aimerait croire que oui. D’ailleurs la question de l’alcool est le dernier morceau de bravoure de Murat face à Libé car le chanteur déteste paraît-il les gens qui ne boivent pas. Je vous confie d’ailleurs en guise de conclusion cette citation qui ponctue le portrait dessiné par cette pauvre Sabrina Champenois. « J’aime bien Keith Richards » confie l’artiste, « il peut se faire dix fix, tomber une bouteille de vodka, il reste impeccable. C’est pas comme ces p’tits cons qu’ont bu trois verres de rouge et qui se pissent dessus sur scène. »

Une chose avant d’en rester là. C’est confirmé, Murat est un beauf qui fait de bons albums. Après la sortie de Hortefeux, mes amitiés aux Auvergnats qui ne méritent pas tant de honte.

Lyon, le 21 septembre 2009.

12/07/2009

Palais Idéal

musicales palais 2009.jpgLes fidèles de Jean-Louis Murat sont en manque. Non pas que chaque année qui s’égraine ne leur propose pas un disque du génial auvergnat mais cela fait un moment que J.L.M. n’est pas passé du côté de Lyon. Dans le cadre des « Musicales du Palais » (celui du facteur cheval), plus exactement le 25 juillet 2009, Murat, probablement seul sur scène, comblera ce vide avant de s’envoler vers d’autres cieux ou de mettre la dernière touche à un nouvel album attendu pour la rentrée.

D’autres lyonnais, et peut-être après tout les mêmes, seront attentifs à la programmation de ce mini-festival puisque quelques jours plus tard c’est Kent qui occupera cette scène, paraît-il en duo, pour une sorte de rétrospective de sa carrière.

  • « Les musicales du Palais », Palais Idéal du Facteur Cheval (Hauterives, Drôme) – Renseignements au 04 75 68 81 19 et sur www.facteurcheval.com

Lyon, le 12 juillet 2009.

13/11/2007

"Jim"

medium_Jim_Harrison.jpg« Jim

Murmurant

A cheval

Emouvant

Dans la nuit de son âme

Ivre comme une tige

Que le monde étonne

Puis pris de vertige

Sous la grande étoile

Où il vit

 

Il sent dans son cœur

L’hérédité des Flynn

Ces voleurs de splendeurs

De concessions de mines

Entre Prince et Spring

Sur le grand domaine

Où toute la beauté prise

Sans fin se démène

 

Good night Jim

Never ou Such a night

Have lovers met…

/ … / »

Jean-Louis Murat, Album « Mustango », Labels, 1999.

Jim Harrison est aujourd’hui à Lyon invité par la Villa Gillet. A 18h, Gérard Collomb, maire de Lyon, va lui remettre la médaille de la ville au cours d’une cérémonie ouverte au public (s’inscrire au 04 72 10 30 30), à 19h30 il sera pour une rencontre événement animée par Fabienne Dumontet journaliste au Monde et enseignante à l’ENS-Lyon, à l’Institut des Chartreux (58, rue Pierre Dupont- 1er arrondissement). Merci à Guy Walter de la Villa Gillet, à Dominique Bourgois son éditeur et à Brice Matthieussent son traducteur.

Le dernier ouvrage de Jim Harrison, « Retour en terre », est actuellement sur les tables de nouveautés de nos librairies tout comme l’excellent « Jim Harrison de A à Y » de son traducteur français Brice Matthieussent. (Christian Bourgois éditeur).

Lyon, le 13 novembre 2007.

 
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