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15/07/2010

B comme "Bernard (merci)"

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Excusez du peu mais le type peut revendiquer 20 pages sur Wikipedia alors que Jean-François Copé, le patron des députés Umpistes en pèse tout juste 7. Pourquoi alors vous parler en ce 15 juillet du French Doctor devenu Sarkozyste alors que depuis des mois et des mois notre homme est au fond des oubliettes, un tricard qui inspire le mépris de la part de ses nouveaux amis de droite.

Il est bien entendu trop tard pour sauver le caporal Kouchner. Sa disparition est annoncée pour octobre prochain et celui qui parlait il y a encore quelques mois diplomatie aux oreilles du président prendra la porte de sortie avec sa camarade Rama Yade flinguée par ses soins alors que la sous-ministre des droits de l’homme indiquait qu’elle avait une âme.

L’histoire devra trancher quand elle examinera la carrière contrastée du Docteur Bernard. De l’Uec à l’Ump, même Dieu aura un peu de boulot pour y retrouver les siens. Au terme de ce désastre politique qu’est la fin de carrière de Frenchy Nanard, je veux espérer que l’impressionnant temps libre qui sera offert à l’ex ministre dès novembre permettra à Kouchner de se remettre sérieusement au travail pour reprendre, là ou nous étions restés dans la série « Médecins de nuit ». Au centre de controverses lourdes, objet d’attaques plus ou moins fondées, personnage particulièrement irritant, il convient de prendre conscience que comme scénariste de ce feuilleton notre Bernard fait l’unanimité. D’ailleurs la récente expédition du Doc en Sarkozie pourrait inspirer le scénariste. Alain Minc pète un plomb et aussitôt notre toubib débarque, Pierre Péan passe sous un autobus et le Doc reste au rade à boire des canons avec ses potes, un parachuté essaye de se faire élire dans une circonscription communiste du nord de la France et illico le SAMU s’héliporte. Bref, les sujets d’inspirations ne manqueraient pas ce d’autant que, si le service public dirigé par Sarkozy, disposait de quelques sous on pourrait imaginer « médecins de nuit » aux quatre coins du monde et pourquoi pas en Birmanie ? Merci Bernard.

Lyon, le 15 juillet 2010.

 

21/04/2010

À la niche !

Copéniche.jpgChaque chien a sa niche. C’est son repaire à lui. Tous les toutouphiles vous le diront, le chien aime la présence des personnes de SA famille et apprécie que SA niche soit près d’elle. Tous savent aussi qu’il faut éviter d’exciter le toutou lorsqu’il s’agit de sa niche. Il déteste ça. Surtout quand on lui a confié le rôle de gardien de la maison. S’il s’agit de construire la niche, se souvenir qu’elle doit lui ressembler. Conséquence immédiate – si le chien est suffisamment savant et dressé – faites la lui construire lui-même. S’il ne le fait pas pour son propre usage, il le fera pour ses compagnons.

J’en connais un, très propret sur lui, très belles dents, très photogénique qui l’a fait. Si, si ! Il faut dire qu’il a passé quelques temps dans une niche déposée et consignée, nourri aux croquettes Dexia et qu’il a déjà officié, poils noirs brillants et discrète collerette blanche, très affairé dans l’une des plus belles niches de France avant d’être un des cabots les plus médiatisés du monde politique.

La niche de Copé est un os à 22 milliards… Dans le chenil gouvernemental, ça fait tache.

Songez donc : en trois ans elle a coûté à elle seule le tiers du prix de toutes les niches de France. Si vous traduisez en langage wouah-wouah sa notice de montage, c’est assez compliqué. En traduction simplifiée : si une société (pas forcément canine) fait une plus-value en vendant une de ses filiales ou des titres de participation qu’elle détient depuis plus de deux ans, on lui fait cadeau de son impôt sur les sociétés. Tous les cadors de Bercy ont juré que cela allait faire venir plein d’entreprises (soi dit en passant grâce à un dumping fiscal pas très pro-européen) dans notre beau pays.

Du monde il y en a eu. Personne ne sait s’il est venu s’installer, mais ce qui est sûr c’est que, parmi les principaux bénéficiaires, figurent des fonds d’investissement spécialisés dans les opérations de rachat et de revente rapide d’entreprise achetées par endettement (en langage canin cela s’appelle des opérations de LBO) qui de toute façon auraient réalisé leurs opérations, souvent de destruction sociale. Et c’est double bingo pour Bolloré, Lagardère, Danone, Suez et autres fonds type PAI Partners et banques diverses. Pas pour des PME ni des TPE. Pas pour des start-up. Pas pour des chefs d’entreprise que la collectivité pourrait légitimement aider. Mais pour des boîtes déjà, heureusement, bien profitables. Rien que pour Danone, l’os donné en cadeau a été d’un demi milliard d’impôt qu’elle aurait dû payer si Copé n’avait pas construit sa belle niche. 

Dans le même temps, Copé en bel animal libéré et libéral, continue à aboyer ; à belles dents, il a détruit la petite niche des accidentés du travail. Gain net selon le cabot : 120 millions d’euros.

Jean-Paul Schmitt
 
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