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02/09/2010

Sarkozy, le grand tisonnier

feu.jpgComme l'avait prédit dès 1979 le célèbre duo pythique Stone et Charden, l'été fut chaud. Non pas de cette chaleur bolloréene des premiers jours du quinquennat à la faveur desquels Notre Infaillible Nespote allait pudiquement se prélasser sur le frêle esquif d'un ami boursicoteur.

Cette fois-ci, la chaleur fut davantage étouffante et pesante, du type de celle qu'on rencontre bien souvent dans la cuvette grenobloise. Sarkozy semble y avoir troqué son Kärcher contre un tisonnier ardent, attisant des sentiments peu glorieux et érigeant l'esprit d'amalgame en mode de gouvernement. Si son discours prononcé à Grenoble fut pire que les autres, c'est aussi sans doute parce qu'il fut inaugural d'un festival de démagogie qui permet légitimement de proposer à l'UMP de devenir sans plus tarder l'Union pour un Mouvement Populiste.

Et les sicaires chargés du sévice après vente purent jouer, sous les feux de la rampe, aux exégètes décomplexés de la déchéance nationale, du sécuritarisme caravanesque et de la charterisation des roms, confirmant cet adage populaire qui nous apprend que le pire n'est jamais décevant.

Il y eut bien évidemment la triplette azuréenne - Estrosi, Ciotti, Mariani - toujours à l'affût d'une générosité sécuritaire, coutumière de ses plaidoiries altruistes qui nous font apprécier chaque jour que Dieu fomente le rattachement du comté de Nice et du Comtat Venaissin à la France.

Surtout il y eut Brice et Eric, les fameux duettistes de l'immigration nationale et de l'identité française désunies, l'un disputant à l'autre, dans une surenchère épatante et en technicolor, la conquête du bâton de Maréchal du sarkozysme. Le réchauffé n'effraya personne, à l'instar de Brice Hortefeux, pourfendeur sans rougir des leçons données par une supposée gauche caviar dont il est bon de rappeler ici qu'elle n'eut jamais à se démettre, elle, pour avoir fait payer aux contribuables des volutes cubaines tant appréciées ces dernies temps d'une certaine droite cigare. Et puis voir un ministre, né à Neuilly et par surcroît fils de banquier, s'attaquer aux milliardaires, fussent-ils de gauche, est assurément d'une volupté de fin gourmet...

"Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles." (Charles Péguy, droite grognard)

A la semaine prochaine

Lyon, le 2 septembre 2010

Stéphane Nivet

11/04/2010

Les listes de Besson

legion-honneur.jpgIl y a des instants dans la vie où l’oisiveté et le mauvais esprit peuvent nous conduire à nous intéresser à l’inintéressant. C’est ainsi, il y a quelques jours de cela, je suis tombé à retardement sur le numéro du lundi de Pâques du Figaro qui titrait fièrement « Légion d’honneur, l’intégralité de la promotion de Pâques ». Pris subitement d’intérêt pour la chose, je me suis vautré dans la lecture des noms et fonctions des heureux vainqueurs du jackpot républicain pour y constater la présence légitime de Monsieur Marin, procureur de la république, un magistrat particulièrement cher à Dominique de Villepin, d’Alain Bauer, le criminologue post-rocardien préféré du président, de Jean Amadou et Denise Fabre, deux artistes dont la dévotion au gaullisme n’est plus à présenter. Pris subitement d’une envie pressante de détailler la liste des heureux bénéficiaires relevant d’Eric Besson je me suis précipité en page quatorze du quotidien le plus protocolaire de France histoire de savourer la liste du dit ministre qui, tel un inventaire à la Prévert, alterne avec mesure, policiers et fonctionnaires dédiés à la cause, à des responsables d’associations dont nous ne savons rien mais dont nous imaginons tout le bien qu’ils ont fait au drapeau national. En voici le détail …

Une membre active d’associations/ Un président de forum contre les discriminations/ Une directrice des accueils de loisirs d’une ville/ Le secrétaire général du haut conseil à l’intégration/ La directrice territoriale de la politique de la ville d’Antony/ Le coordinateur des communautés religieuses d’Amiens/ Le commandant de police de Livry-Gargan/ La présidente d’une association/ Le sous-directeur de l’administration des étrangers à la préfecture de police/ La trésorière d’une association de quartier/ La présidente d’un groupement professionnel/ La directrice d’un musée/ La présidente d’une association/ Le directeur du centre d’accueil pour demandeurs d’asile/ Le directeur adjoint d’une agence de sécurité sociale/ Un commandant de police de la police aux frontières…

Sachant qu’avec Besson tout peut aller très vite, voici la liste de ceux qui devraient figurer sur d’autres listes avant la publication de celle de la promotion de la légion d’honneur du 14 juillet.

Un manœuvre du bâtiment/ Un grutier et son épouse/ Une grue d’origine africaine/ Un plongeur dans un restaurant gastronomique/ Un agent d’entretien probablement sénégalais/ Une famille nombreuse/ Un Afghan/ Un conducteur d’engins de levage/ Un agent d’entretien/ Un autre agent d’entretien / Un footballeur exclu d’un centre de formation…

Lyon, le 11 avril 2010.

25/11/2009

Etre Français

SuperBesson.jpgTout le monde peut aller en préfecture ou sur un site dédié donner son point de vue sur ce que c’est qu’être Français.

Je n’irai pas au café Besson poser de doctes propos d’après pastis.

Je vais moi, au bar Sécheresse dont vous reconnaîtrez que c’est un drôle de nom pour un lieu où souvent vous venez vous désaltérer, que vous soyez de Lyon ou d’ailleurs.

L’ivresse me prenant, je ne vous épargnerai rien et vous la fais en vers, un peu - un tout petit peu - à la façon Mahmoud Darwich (cf. un de ses poèmes de 1964 : « Identité») :

Inscrit Préfet :

Je suis Lorrain.

Inscrit Préfet :

Et Alsacien.

Ecris Préfet

Ce que tu veux.

Tire les faits

Par les cheveux.

Un peu Allemand,

Luxembourgeois

Par ma maman

Et son patois.

Tu ne pourras

Départager

Mon embarras

D’être étranger

Dis simplement

Que je suis juif

Et musulman.

Un brin passif.

Dans mon pays

Quand tant de frères

Sont reconduits

Vers les frontières.

Et catholique

Un peu papiste

Bien que laïque.

Presque bouddhiste.

Écrit Préfet

Va dénoncer.

Écrit Préfet :

J’étais Français.

Jean-Paul Schmitt

12/11/2009

Qui suis-je ? Qui suis-je ?

Besson.jpgEn ces temps où - comme à chaque veille d’échéance électorale, comme à chaque creux dans les sondages - la droite et son maître de chant entonnent des antiennes sur l’identité nationale et les accolent aux refrains parlant d’immigration, une nausée me prend. Non pas que le sujet soit inintéressant, mais parce qu’il est toujours abordé cyniquement dans des moments soigneusement choisis par ces mêmes surfeurs sur vagues xénophobes. Parce qu’il est toujours biaisé par des jeux tacticiens où les débatteurs déguisent leurs adversaires en lutteurs de foire : à ma droite, le catcheur aux pieds dans la glaise et la terre et à ma gauche, l’angélique laxiste naïf rêveur d’universel.

Non, le sujet est trop grave pour le confier d’emblée à ces spécialistes des coups tordus. Oui, comme le disait récemment Gérard Collomb dans Libération du 4 novembre, « Défendre l’identité française ne saurait se réduire à convoquer l’histoire. C’est le présent qu’il faut bâtir, c’est l’avenir qu’il faut inventer ».

Mais le propos ne saurait s’arrêter là. Il est autrement plus vaste et le convoquer comme le font Besson et Sarkozy pour qui le sujet est un gri-gri électoral est assez indigne. Pour ne pas entrer trop dans la liste fourre-tout des définitions de l’omni-président-je-sais-tout-et-moi-je-vous-comprends-et-j’ai-été-élu-pour-çà, je citerai en vrac « La France, ce n’est pas une race, pas une ethnie. La France c’est tous les hommes qui l’aiment, qui sont prêts à défendre ses idées, ses valeurs. » (discours de Caen). Un peu court, Monsieur : la France est définie apophatiquement, c’est dire que rien n’en est dit, tout reste flou, tout est affaire de point de vue personnel et individuel non exprimé, mais « C’est tous les hommes qui aiment » ce je ne sais quoi ainsi exprimé, ce flou à tout le moins personnel et inexprimé, et « qui sont prêts à défendre ses idées et ses valeurs » ! Beau lyrisme creux. Et la belle affaire si on me rétorque le mot magique, imparable, de « patriotisme » que seuls sauraient comprendre ceux qui se battent et meurent pour une idée qui relève du sacré et de la recherche de transcendance si chevillée au cœur des hommes : je ne serai pas plus avancé quant à la gouvernance de notre société. Une société qui crève du manque de confiance dans l’avenir et dans ses dirigeants. Une société que ces dirigeants se sont ingéniés à découper en tranches de bons et de pas bons, de travailleurs valeureux et d’assistés, à dresser envieux « ceux qui se lèvent tôt le matin » contre « ces fonctionnaires à l’abri et trop nombreux », « ceux qui aiment la France » contre «ceux qui ne l’aiment pas et doivent la quitter », ceux visés par les racines chrétiennes du discours de Latran contre les laïcards de tous poils.

Je suis un peu comme Martin Hirsch, je ne me sens pas vraiment concerné par ce débat et comme lui je constate que dans ce pays « il y a des débats où l’on s’adresse à ses électeurs … moi je parle à des gens ». Je préfèrerais moi aussi un débat sur l’identité européenne ou sur le modèle européen.

Tiens, à propos d’identité, voici un extrait de l’un des poèmes de Mahmoud Darwich

Les étoiles n’avaient qu’un rôle :

M’apprendre à lire.

J’ai une langue dans le ciel

Et sur terre, j’ai une langue

Qui suis-je ? Qui suis-je ?

Jean-Paul Schmitt

30/10/2009

Pour un Noël « identité nationale »

hommemoderne.jpgChacun connaît le magnifique et célèbre catalogue « L’homme moderne » sous-titré « objets originaux du monde » qui nous propose des produits utiles dans les moindres moments de notre pauvre vie. Noël approchant, je vous propose aujourd’hui une sélection « identité nationale » parmi les centaines d’objets proposés. Voici mon Top 10 :

  • 1- Une reproduction de la Renault 12, voici post-Pompidolienne, cette réplique au 1/18ème (24x9x8,5cm hors socle) est vendue 39,5 €.
  • 2- Pour célébrer les 120 ans de la célèbre Tour Eiffel, un objet en métal et socle en résine, 29 €. Si vous disposez de quelques Playmobil vous pourrez aussi reproduire le concert de Johnny financé par le Président
  • 3- Un lot de deux angelots lumineux qui « veillent sur notre intérieur » comme Brice Hortefeux sur le pays, 25 €.
  • 4- Le DVD de l’année de naissance de Eric Besson notre saint-ministre, 16 € (au lieu de 19,82€ !)
  • 5- Un aspiro broyeur mobile qui « aspire et broie » juste en appuyant sur un bouton. Cette métaphore de la politique gouvernementale vous coûtera tout de même 129 €.
  • 6- Un paillasson « country-house » qui imite magnifiquement les pierres de taille et qui, nous dit le catalogue, se nettoie simplement au jet d’eau mais aussi au Kärcher, 29,5€.
  • 7- « Le remède anti-morosité » du catalogue est un coffret de 5 CD intitulé « Les jours heureux des années 50 ». En écoutant cette compile vendu 29,5 € vous oublierez les jours de crise.
  • 8- La barrière invisible qui éloigne les (animaux) indésirables, 39,9€ seulement.
  • 9- Une paire de mules « ultra light » incroyablement légères (130 gr chacune) avec doublure en tissu écossais. Du 40 au 45, 29,5€.
  • 10- Un alambic de collection en parfait état de marche qui, avec son look entre-deux guerre vous permettra de repenser au bon vieux temps des bouilleurs de cru. 99 € au lieu de 125€.

Cette sélection, bien que n’étant pas homologuée officiellement par le Ministère, n’en demeure pas mois idéologiquement parfaite.

Lyon, le 30 octobre 2009.

30/09/2009

Si m’en croyez camarades…

Halde aux vieux!.jpgSi vous voulez avoir la nausée, lisez l’article de Mustapha Kessous dans le Monde du 24 septembre dernier. Il fait mal. Très mal. Il raconte le racisme ordinaire de la France d’aujourd’hui. Un racisme puant et auquel le qualificatif de franchouillard que souvent nous lui accolons est un doux euphémisme.

J’ai à l’esprit – et vous aussi certainement – d’autres exemples à ajouter à ceux, personnels et déjà trop nombreux, de «Monsieur Kessous» comme il a pris le parti de se présenter pour éviter, en disant son prénom, que ne se ferme une fois de plus la porte, et ce avant même qu’un regard soupçonneux ne vienne l’examiner au travers d’un judas. Le journaliste lyonnais du Monde termine son article en lettres lasses : «On dit de moi que je suis d’origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, un «beurgeois», un enfant issu de l’immigration… Mais jamais un Français, Français tout court».

Je vous avoue qu’à côté de cela, les âneries de la Halde - cette Haute Autorité chargée de lutter contre la discrimination - fustigeant les manuels scolaires parce qu’ils «véhiculent une image très négative des séniors», paraissent un brin dérisoire. D’autant que la HALDE appuie son éclatante démonstration sur ce beau poème de Ronsard «Mignonne allons voir si la rose» !... Les sages (?) de la HALDE ne contribuerait-ils pas eux aussi, par leur gâtisme intellectuel, à propager une image très négative de ceux que l’on appelle les séniors dans la novlangue?

Tout aussi tiédasse, la rédaction de l’une des questions soumises au vote des militants du PS le 1er octobre prochain à propos de la diversité. Pour contribuer «à une meilleure représentation des diversités de la société française», le rédacteur explique qu’il s’agit de viser «l’accès aux responsabilités de militants issus de l’immigration, d’ouvriers, d’agriculteurs, d’employés du secteur privé…». Mettre cela sous l’intitulé « diversité » c’est plutôt fadasse. À force de vouloir toujours faire une synthèse genre grand écart, on se déchire les membres ou on se noie dans le soap opéra. Quant à prendre les employés du secteur privé (contrairement à ce qu’affirme la vulgate droitière, ils sont nombreux au PS) comme mesure de la diversité !?...

L’autre soir, un camarade noir m’a demandé : «Et on en voit combien des comme moi aux manettes nationales de la République ou du PS ?». J’ai vraiment eu du mal à lui répondre que nous étions en train de changer. Il a maintenant quelques boucles blanches et serrées sur les tempes, c’est un sénior comme moi.

J’ai envie de pasticher le poète :

Donc, si m’en croyez, camarades

Tandis que les partis paradent

En leur plus triste forteresse,

Forcez, forcez notre demande :

Arrachons-les à leur prébende

Car les ans passent et le temps presse.

 

Jean-Paul Schmitt

07/12/2008

Traces

Dernière ligne droite pour les quelques 5 semaines du « Forum Régional des Mémoires d’immigrés » qui depuis le 12 novembre propose des centaines de rendez-vous sous forme de rencontres, spectacles, expositions et projections. C’est l’association ARALIS (Association Rhône-Alpes pour le logement et l’insertion sociale) créée en 2000 qui rassemblant des dizaines de partenaires publics et associatifs, organise cette impressionnante manifestation plus connue sous le nom de « Traces ». Ces rencontres entendent favoriser les échanges et l’expression artistique afin de faire évoluer « le regard et les imaginaires sur l’immigration ». Cette quatrième édition qui va s’achever samedi prochain croise dans l’ensemble des départements Rhône-Alpins. En voici les principaux moments qui vont marquer la semaine prochaine.

  • Mardi 9 décembre (9h-17h), journée portes ouvertes aux archives autour du thème de l’immigration. Renseignements au 04 72 61 04 09.

Une initiative identique se tiendra le lendemain à Chambéry (www.savoie-archives.fr)

  • Mercredi 10 décembre, « Mémoires d’Exils », exposition de photographies au Musée de la mine de Saint-Etienne (museemin@saint-etienne.fr)

Le même soir à Saint-Chamond, projections de courts métrages et de « Drôle de mai » de Jose Vieira au cinéma Lumière (19h30)

  • Vendredi 12 décembre, au Musée Gadagne de Lyon (9h30-16h) forum régional sur les partenariats entre la Cité Nationale de l’histoire de l’immigration et les acteurs de Rhône-Alpes. Réservation obligatoire au 04 78 42 12 98

Un peu plus tard, mais cette fois-ci à Villeurbanne, projection du film « La valise » de Fouad Chergui consacré au quartier Olivier de Serres. Renseignements au 06 12 29 09 46 et sur www.asso-clap.com

Pour plus de précision sur l’ensemble de ces rendez-vous, il convient de se rendre à la Galerie Accueil et Rencontre située au 66 bis rue Saint Jean (Metro Vieux Lyon) et sur traces@aralis.org

Lyon, le 7 décembre 2008.

08/10/2007

L’ami l’a mis là

medium_Horfeux.jpgIl paraît que Brice Hortefeux fait la gueule. Il en a marre d’être le salaud de la bande, marre probablement d’être dans l’obligation de justifier le mot « détail » prononcé par Fillon. Marre d’être le ministre des expulsions, des tests ADN, celui qui doit endosser la défenestration du jeune Ivan et la mort récente d’une femme chinoise. Marre aussi des délégations des églises, lui le catholique, qui viennent protester jusque dans son bureau. Marre de ce qu’il appelle « la désinformation », marre de Libération à qui il vient de dire « puisque vous savez parfaitement ce que vous pensez de moi, cet entretien va durer quarante-sept secondes ».

Il faut dire que pendant que son ami de trente ans fait le beau sans lui, mais avec Rachida Dati et Christian Clavier, à Cardiff aux basques de Laporte, pendant qu’il se fait allumer par certains de ses amis de l’UMP- le sénateur Pinte le qualifiant même de « garçon ambigu » - Hortefeux trinque. A lui le sâle job. A lui de se faire pourrir l’image au point que ses chances de ravir Clermont-Ferrand à la gauche s’amenuisent chaque jour. A lui le rôle de cogneur alors que Alliot-Marie préfère s’occuper des chiens méchants. Brice de Neuilly, l’ami de l’ami qui l’a mis là, a donc du vague à l’âme et voilà que Christine Lagarde en rajoute.

En effet, la Ministre de l’économie, afin d’engager des financiers étrangers et leurs familles à venir s’installer à Paris, a promis de faire le siège du Ministre Hortefeux pour le convaincre de simplifier la procédure d’entrée en France de cadres de la finance internationale et de leurs familles. Pour cela Christine Lagarde suggère d’ouvrir un guichet unique assorti de procédures administratives accélérées.

Tant qu’il s’agissait, pendant la campagne présidentielle, de faire le méchant pour draguer l’électorat de Le Pen, Hortefeux, rappelez-vous, ne mégotait pas. En contrepartie il postulait à un poste régalien qu’il estimait lui revenir légitimement. Au bout du compte, Sarkozy lui a refilé ce sâle boulot à l’Identité Nationale alors que certains de ses petits camarades du gouvernement jouent les chouchous dans les médias. Aujourd’hui l’affaire est  réglée, Brice ne sera jamais « The nice ». En lui demandant, dès que possible, de favoriser l’accueil et le regroupement familial des Factotum de la finance internationale, Lagarde ne fait que traduire la pensée de celui qui l’a mise là et Brice sait très bien que, même quand on est las, on ne peut rien refuser à celui qui vous a mis là.

Lyon, le 8 octobre 2007.

(Photo: www.g8russia.ru)

02/10/2007

Les points sur les "I"

medium_Logo-Restos_du_coeur.2.jpgVoici le communiqué de presse des restaurants du Coeur. L'association revendique haut et fort de continuer à distribuer des repas à ceux qui sont dans le besoin malgré l'amendement de l'UMP précisant qu'il conviendrait d'exclure des centres "les personnes ne pouvant justifier de la régularité de leur séjour sur le territoire français".

Merci de relayer ce communiqué des restaurants du coeur (PDF) ["Un droit humanitaire pour tous,avec ou sans papiers"]

Lyon, le 2 octobre 2007. 

31/05/2007

White stripes

Les whites stripes se politiseraient-ils ? Voici leur dernier clip "Icky thump" qui pointe la politique d'immigration de G.W. Bush avec sous-titrage en espagnol. Bonne écoute.

 

 

17:25 Publié dans Podcasts | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Whites, stripes, immigration, Bush | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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