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18/11/2010

Back to Auvergne

C'est aux aurores que je vous poste le billet d'aujourd'hui devant, pour répondre à de biens normales obligations professionnelles, me rendre à Clermont, au cœur de cette Auvergne qui refuse héroïquement de coucher avec Hortefeux. A propos d'auvergnats, je ne sais pas si vous êtes comme moi mais la vie est plus légère depuis que, touché par le devoir de réserve, le pénible Charasse est obligé de se taire. Si Sarkozy avait la bonne idée de fourguer des postes de la même nature à Allègre, Besson, Longuet, Marini ou Ciotti, la bande-son de notre quotidien serait bien plus agréable. A propos de son, certains d'entre vous se demandaient comment était le concert de Jean-Louis Murat, le plus auvergnat de nos renfrognés, puisque l'homme s'était produit dans une quasi clandestinité du côté de Saint Genis-Laval. Comment vous dire ? C'était parfait, Murat disposant d'un groupe soudé pas très loin de friser à la perfection et, croyez-moi, la perfection parfaite est chose rare de nos jours.

Pour revenir à l'auvergnat de Neuilly, il paraitrait qu'après son renoncement aux municipales à Clermont, Hortefeux envisagerait sérieusement de tenter l'aventure municipale de 2014 à Vichy. Hortefeux et Vichy voilà des noms qui vont si bien ensemble. Une fois Maire de Vichy, Hortefeux pourra se rapprocher de l'une des grandes figures de la ville à savoir Claude Vorilhon plus connu sous le nom de Raël. Avouez qu'une rencontre Hortefeux-Vorilhon cela aurait de la gueule au même titre que celle jadis organisée entre Sarkozy et Tom Cruise.

Lyon, le 18 novembre 2010.

01/11/2010

Férié

bougie-allummee-noir-20070630.jpgQue l’on ne s’y trompe pas, comme son nom l’indique, la fête d’aujourd’hui est destinée à honorer les saints, tous les saints. Si cette Toussaint est fêtée le 1er novembre c’est au Pape Grégoire III que nous le devons et si, en ce lundi, depuis les cieux, l’ami Grégoire nous faisait le plaisir de nous lire, nous ne pourrions que le saluer tout en le remerciant de nous avoir apporté un jour férié supplémentaire. Contrairement aux croyances les plus enracinées, c’est donc demain 2 novembre que se situe la commémoration des défunts c'est-à-dire de tous les autres autrement dit ceux qui ne sont pas des saints. Cette fête des trépassés située le lendemain de la Toussaint n’est donc pas un jour férié ce qui nous oblige à fêter les communs des mortels le jour où il conviendrait d’honorer uniquement nos saints. Cette sorte de mélange des torchons et des serviettes n’est pas convenable et il serait grand temps, tout en maintenant le 1er novembre jour férié pour honorer les saints, tous les saints, d’instituer le 2 novembre comme un jour férié destiné à avoir une pensée pour les autres trépassés. Sachant par ailleurs que le 3 novembre est jour de Saint Hubert, patron des chasseurs, et que je propose que cette journée devienne la Saint Hortefeux, le plus exemplaire de nos chasseurs, nous pourrions alors tous jouir d’un week end prolongé qui commencerait le 29 octobre au soir pour s’achever le 4 novembre au matin. Je crois que je vais en dire deux mots à De Maistre pour qu’il en parle à Woerth.

 

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Après tant de promenades et déambulations, la vache Lucile chère à Jean-Charles Daclin (jcd@silenceprod.com), va se reposer quelque peu du côté de l’Indo Café, 14 rue de la Thibaudière dans le 7ème arrondissement. En effet, couchée sur une bâche de 3x4m, Lucile se balade un peu partout dans la ville mais aussi jusqu’en Asie. A partir du 3 novembre elle s’expose.

> « Les promenades de Lucile », vernissage le 3 novembre avec DJ Astronome (Electro Saoul et pâturages). Jusqu’au 1er décembre à l’Indo Café.

> Devenez fan de Lucile sur Facebook

      Lyon, le 1er novembre 2010.

      20/09/2010

      Droite (républicaine ?)

      logo_ump.jpgLa droite française est-elle dans son ensemble encore républicaine ? Par convention, voire même par habitude, on s’efforçait jusqu’ici, dans notre pays, d’accoupler le terme « républicaine » au mot « droite » pour la distinguer du Front National. Parce qu’il était nécessaire de maintenir un cordon sanitaire salutaire entre l’UMP et le Front National, ce qualificatif de « républicaine » pouvait même prendre, de temps à autre, des contours électoraux, la gauche ayant toujours préféré voir élire un député ou un président UMP plutôt qu’un sbire du F.N. Même si le danger n’était que théorique, nous avions fait par exemple le choix de voter Chirac plutôt que nous réfugier dans l’abstention.

      Aujourd’hui, au terme d’une séquence estivale à nulle autre pareille, il n’est peut-être pas inutile de se reposer la question, avec un œil neuf, c'est-à-dire éclairé par la situation politique. Nous devons, autrement dit, nous demander si, dans sa globalité la droite demeure républicaine donc fondalement enracinée dans des réponses qui n’auraient rien à voir avec celles du F.N. Au terme de cet été, on peut désormais en douter si nous prenons en compte les prises de position, les propos et les agissements du président et de quelques-uns de ses ministres. L’agitation intempestive à l’égard des roms, les coups de menton répétés et les propos parfois aux limites de l’obscénité de la clique Estrosi, Besson, Ciotti, Mariani mais aussi d’Hortefeux nécessitent un réexamen de la caractérisation d’une droite désormais occupée à surfer durablement sur les positions du Front National.

      L’interview ce week end au Figaro Magazine du ministre Hortefeux est une nouvelle illustration de l’évolution à petits pas des délimitations politiques et idéologiques de certains. En remettant une bonne couche de confusion sur la question des mineurs, de la délinquance, sur la récidive, l’exécution des peines, l’Auvergnat de Neuilly a une nouvelle fois démontré qu’il quittait, sur ordre, la sphère qui jusqu’ici caractérisait la droite « présentable ». La droite est-elle donc toujours républicaine ? Il convient de ne pas tirer un trait d’égalité entre le FN et l’UMP mais il n’empêche que devenus complètement désinhibés, Sarkozy et certains des siens fréquentent de plus en plus l’infréquentable ne serait-ce qu’en réclamant maintenant que « le peuple puisse être associé aux décisions de justice relatives à l’exécution des peines ». Une telle position n’est pas seulement un coup porté aux magistrats c’est aussi une étrange posture aux allures berlusconiennes donc aux accents de moins en moins républicains.

      Lyon, le 20 septembre 2010.

      04/09/2010

      L’homme de l’été

      brice-hortefeux-cout-depense.jpgC’est sans conteste l’homme de l’été. Même Estrosi doit se faire une raison, sur cinq longues semaines estivales, Brice Hortefeux demeure le meilleur des Sarko-Boys, celui qui a été capable, comme le lui avait demandé son chef, d’occuper sans avoir besoin de le demander les médias presque chaque jour. C’est par une interview au Monde du dimanche 22 août que l’Auvergnat a atteint l’apothéose en s’en prenant à « La gauche milliardaire » (Sic!) histoire d’enfiler à bon compte un costume de fils du peuple ce qui après tout n’est pas un mince exploit pour un fils de banquier né à Neuilly.

      Ayant tout obtenu de son ami Sarkozy, sauf son diplôme de Sciences Po, Hortefeux a donc joué cet été le seul rôle qui puisse lui convenir. Celui de porte flingue, de voix de son maître, de lieutenant comme on aime tant le lire dans les colonnes du Figaro. Successivement Directeur de Cabinet du Maire de Neuilly, Administrateur territorial en poste à la Mairie de Neuilly, Chef de cabinet du Maire de Neuilly devenu ministre du budget, Brice Hortefeux est nommé préfet en 1995 enfilant par la suite des missions tant pour le compte du gouvernement que pour le président du sénat. Ministre dévoué des uns mais surtout de l’autre, Hortefeux est un bon spécialiste des astuces et blagues très limites au point que, suite à celle proférée l’an passé lors de l’université UMP, il se trouve un tribunal, celui de Paris, pour condamner l’intouchable pour injures à caractère raciste mais l’intéressé a, par la suite, fait appel.

      En vérité, sans son pote, le protégé du président ne serait probablement grand-chose. Spécialiste du coup de menton et des propos honteux sur commande, Hortefeux n’est rien en dehors de sa base de Neuilly et d’homme de Sarko. Ayant beau présenter aux médias son profil le plus auvergnat, Hortefeux n’est pas grand-chose du côté de Clermont-Ferrand et le fait de renoncer à concourir en 2007 pour la municipale est assez éclairant. En fait son seul soutien dans la zone s’appelle Charasse le très Sarko-compatible sénateur fraichement recasé au Conseil Constitutionnel. Celui que le journaliste François Reinhard a désigné, avec complaisance, comme « Le mécano de Sarko » restera probablement dans l’histoire comme l’incarnation de ce petit personnel de la Vème république béatement dévoué au chef en raison d’une envergure modeste. En attendant, Hortefeux exprime un des aspects les plus nocifs de la politique conduite dans notre pays au point que par ses agissements et ses propos l’actuel ministre de l’intérieur est sur le point de revaloriser l’image des Marcellin, Bonnet, Poniatowski, Pasqua ou Pandraud, c’est dire !

      Lyon, le 4 septembre 2010.

      Photo: DR

      02/09/2010

      Sarkozy, le grand tisonnier

      feu.jpgComme l'avait prédit dès 1979 le célèbre duo pythique Stone et Charden, l'été fut chaud. Non pas de cette chaleur bolloréene des premiers jours du quinquennat à la faveur desquels Notre Infaillible Nespote allait pudiquement se prélasser sur le frêle esquif d'un ami boursicoteur.

      Cette fois-ci, la chaleur fut davantage étouffante et pesante, du type de celle qu'on rencontre bien souvent dans la cuvette grenobloise. Sarkozy semble y avoir troqué son Kärcher contre un tisonnier ardent, attisant des sentiments peu glorieux et érigeant l'esprit d'amalgame en mode de gouvernement. Si son discours prononcé à Grenoble fut pire que les autres, c'est aussi sans doute parce qu'il fut inaugural d'un festival de démagogie qui permet légitimement de proposer à l'UMP de devenir sans plus tarder l'Union pour un Mouvement Populiste.

      Et les sicaires chargés du sévice après vente purent jouer, sous les feux de la rampe, aux exégètes décomplexés de la déchéance nationale, du sécuritarisme caravanesque et de la charterisation des roms, confirmant cet adage populaire qui nous apprend que le pire n'est jamais décevant.

      Il y eut bien évidemment la triplette azuréenne - Estrosi, Ciotti, Mariani - toujours à l'affût d'une générosité sécuritaire, coutumière de ses plaidoiries altruistes qui nous font apprécier chaque jour que Dieu fomente le rattachement du comté de Nice et du Comtat Venaissin à la France.

      Surtout il y eut Brice et Eric, les fameux duettistes de l'immigration nationale et de l'identité française désunies, l'un disputant à l'autre, dans une surenchère épatante et en technicolor, la conquête du bâton de Maréchal du sarkozysme. Le réchauffé n'effraya personne, à l'instar de Brice Hortefeux, pourfendeur sans rougir des leçons données par une supposée gauche caviar dont il est bon de rappeler ici qu'elle n'eut jamais à se démettre, elle, pour avoir fait payer aux contribuables des volutes cubaines tant appréciées ces dernies temps d'une certaine droite cigare. Et puis voir un ministre, né à Neuilly et par surcroît fils de banquier, s'attaquer aux milliardaires, fussent-ils de gauche, est assurément d'une volupté de fin gourmet...

      "Le triomphe des démagogies est passager, mais les ruines sont éternelles." (Charles Péguy, droite grognard)

      A la semaine prochaine

      Lyon, le 2 septembre 2010

      Stéphane Nivet

      31/08/2010

      Roms

      Kouchnerizroms.jpgLes premières expulsions de camps de Roms dans notre région ont eu lieu. On entend peu nos élus à part la récente déclaration de Gérard Collomb sur Europe 1. Du style : "de la fermeté, et en même temps de l'humanité". C’est presque du Besson dans le texte (pas celui des aires obligatoires pour les gens du voyage, mais celui de la question fumeuse sur l’identité nationale).

      Certes, le premier des Strausskaniens lyonnais, après avoir dit "Il faut qu'il y ait des expulsions", a heureusement ajouté "un certain nombre d'entre eux peuvent être intégrés dans nos villes; il faut le faire, et je dis au ministre de l'Intérieur que je suis prêt à le faire avec lui"… C’est un peu court jeune homme et l’on pouvait dire bien d’autres choses en somme…

      Je crains fort que, le nez sur les sondages récents, nos élus ne soient trop polarisés par leur volonté de montrer que la gauche n’est pas laxiste au contraire du refrain entonné ad nauseam par la droite. Et étant ainsi polarisés, ils n’entrent, parfois à leur corps défendant, dans le jeu débile et mortel  de la désignation des boucs émissaires.

      Je ne sais pas toujours distinguer un étranger d’un bon vieux Français de souche (aujourd’hui, même les gens du voyage rappellent qu’ils sont Français et qu’ils ne veulent pas être confondus avec les Roms), un bon Européen d’un Européen indésirable. C’est certainement un vieil accès d’angélisme soixante-huitard, mais mon cerveau un peu lent a du mal à croire  que les 1500 à 2000 Roms qui squattent et bidonvillent notre belle ville créent une situation si inacceptable qu’elle conduit à dresser de nouvelles frontières.

      Certes, l’insuffisance de logements sociaux ne facilite pas le logement de ces familles qui dans leur immense majorité ne demandent qu’à se sédentariser (et dont les enfants sont très souvent scolarisés). Fallait-il soutenir, voire demander, des expulsions qui ne font que rajouter de l’errance à l’errance, du squat au squat et de la misère à la misère ?

      Re-certes, la solution est européenne et roumaine, mais fallait-il céder à la manipulation ? Il suffisait d’entendre Gollnisch l’autre jour agiter les vieilles peurs de l’Autre et parler de centaines de milliers de Roms à nos portes pour se rendre compte qu’à mettre les mains dans la boue que remue ce gouvernement elle allait nous polluer tous au plus profond.

      Alors, en attendant une éventuelle solution roumaine et européenne qui de toute façon prendra quelques années, pourquoi ne pas mettre en place des sites d’hébergement dédiés aux Roms pour 50 ou 100 personnes ? Le préfabriqué, l’eau et l’électricité sur des terrains aménagés, sont encore dans les moyens d’une société comme la nôtre, fut-elle en crise, et cela permettrait d’attendre que la situation des expulsés de camps illicites soit régularisée… Et, pour en finir avec les idées reçues sur les Roms :

      > voir l’exposition « Voyages pendulaires, des Roms au cœur de l’Europe » avec les photos de Bruno Amsellem au Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon ;

      > lire l’excellent article de Laurent Burlet dans LyonCapitale (www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualit...)

      Jean-Paul Schmitt

      10/03/2010

      Brice the nice

      Horteufeux l'Auvergnat.jpg

      Cinéma ? Préfets atteints de débilité précoce ? Fonctionnaires nettement plus psychorigides que la moyenne ? Petits chefs réacs et sans complexes ? Ministres de l’Intérieur sans pouvoir ?

      Déjà trois circulaires adressées par Brice the nice aux préfets, ambassadeurs et consuls depuis trois mois (sans compter celle de Mam en 2007) pour arrêter la discrimination qui frappe certains Français dès lors qu’ils veulent renouveler leurs papiers d’identité : lorsque leurs parents ou eux-mêmes sont nés hors de France, il leur faut parfois, remontant plusieurs générations, partir à la chasse aux « vrais » documents prouvant qu’ils sont bien nés de la lignée dont ils s’affirment !

      Résultat de ces circulaires qui forcément tournent en rond (à croire qu’elles ne sont faites que pour cela) ? Nul. Nada. Zéro. Circulez, y’a rien à voir ! La suspicion prévaut toujours : non seulement l’étranger nous pille en imitant nos sacs Vuitton, mais sur le territoire national même on contreferait nos beaux documents officiels. La patrie est en danger. Haro sur ces Français suspects qui exhibent des pièces périmées, tentant de nous abuser avec des cartes d’identité même pas plastifiées ou des passeports même pas biométriques !

      Pour passer à la caisse et payer c’est suffisant : l’argent n’a pas d’odeur. La nationalité, si. Elle doit sentir l’administration et l’encre de ses tampons.

      Quelques illustres ont été confrontés au problème alertant l’opinion et, la semaine passée – échéance électorale oblige, - notre bon ministre a refait son cinéma habituel. Comme le dit Jean-Pierre Dubois, le Président de la Ligue des droits de l’homme, « Monsieur Hortefeux est l’exploitant d’un film qu’il joue tous les trimestres ». Quant à Copé, il découvre… Et dans la foulée, il crée un groupe de travail, avec de vrais Français pur souche UMP, afin d’aller dans les préfectures « voir comment ça se passe sur le terrain » et pour que cessent « ces difficultés proprement scandaleuses ».

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      06/07/2009

      Territoires

      carte de frannce.jpgAlors que les collectivités locales assurent, par leurs investissements, une aide précieuse à une économie nationale en mauvaise posture, alors qu’elles maintiennent les services publics de proximité et l’essentiel du lien social, alors que communes et communautés urbaines gèrent à l’équilibre leurs budgets et que leur endettement, contrairement à celui de l’Etat, est contenu, nous allons assister d’ici peu à la première offensive de Sarkozy à l’encontre de ces mêmes collectivités locales.

      Chacun constatera ainsi, une fois de plus que le Président ne manque pas d’air. Après avoir donné des leçons au monde entier, c’est donc aux Maires et aux Présidents des collectivités territoriales que Nicolas Sarkozy va accorder bons et surtouts mauvais points.

      Il va même prendre à témoin les Français en leur expliquant que les élus locaux poussent directement le pays dans le mur. C’est le fidèle Hortefeux, lui qui n’a jamais géré la moindre collectivité locale, qui sera en charge d’une réforme destinée avant tout, par l’émergence de ces fameux nouveaux conseillers territoriaux, à faire reprendre du poil de la bête à la droite dans nos régions.

      A ceux, bien naïfs, qui imaginaient parce que le pays en a besoin, à partir du Rapport Balladur, qu’un large débat allait être noué pour réformer en profondeur l’architecture territoriale du pays, le réveil risque d’être difficile. Il parait que le Président à changé. Plaisanterie. En s’attaquant sous peu aux territoires, Sarkozy ne fait que poursuivre son œuvre. Loin de lui l’idée de marcher et de hisser encore plus haut nos collectivités dans un monde de plus en plus compétitif. Loin de lui la volonté de résoudre les problèmes engendrés par ces fameux mille-feuilles qui rendent difficile la gestion des territoires. Il faut que chacun se rende à l’évidence. La pensée de Sarkozy se résume à des arrières pensées. Assurer à la droite la reconquête de nos institutions locales en utilisant, comme à l’habitude, le charcutage mais aussi s’efforcer, afin que les collectivités serrent la ceinture, de tripatouiller la fiscalité locale.

      Depuis quelques temps on commence à voir fleurir dans certaines pages de la presse les premiers articles qui tendent, à coup de populisme le plus médiocre, d’accréditer l’idée que les collectivités vivent au dessus de leurs moyens, que leurs élus mènent grand train et que la gabegie règne en maître. En aboyant ainsi on prépare bien entendu le terrain car dans cette affaire il est nécessaire pour le pouvoir de convaincre des Français qu’un régime minceur doit être administré à l’instar de ce qui est entrain de se faire avec l’Etat. On devine la suite ….

      Lyon, le 6 juillet 2009

      06/11/2008

      Des paradis aux enfers en cercueil écolo

      Paradis.jpgCurieuse, cette semaine passée qui bégaie et rassemble enfers, paradis et cercueils dans un temps raccourci.

      Paradis : (1)

      De quoi nourrir mon exégèse farfelue sur Sarkodieu, l’omniscient-multiforme et sa conception évolutive des paradis :

      Dans la version la plus ancienne et la plus courante, il en est le jardinier. Quand il les cultive, ces paradis, il apparaît sous la forme d’avatars. Citons-en deux parmi les plus courants : tantôt il est appelé Prince d’Andorre (certains exégètes voient dans ce nom la déformation d’une injonction antique appelant au meurtre rituel des démocrates athéniens : « endors la vieille ! ») ; d’autres fois, il est appelé Suzerain de Monaco (on parle à ce propos de rites monacaux, mais la tradition fastueuse et sarkodieuse va à l’encontre de cette interprétation, notamment la version dite Bling-Bling très souvent attestée).

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      30/08/2007

      Réfugiés

      medium_tentes_refuges.jpgCet été, plus précisément le 10 août, Olivier Brachet responsable de "Forum Réfugiés" signait une tribune dans Libération intitulée "Des actes pour le droit d'asile" destinée à promouvoir la nécessité d'engager notre pays dans un véritable effort international pour protéger les réfugiés.

      Partant des fracassantes déclarations de Nicolas Sarkozy au soir de son élection indiquant que la France serait aux côtés "des persécutés et des martyrisés" mais aussi du constat d'inaction du Ministre Hortefeux, Olivier Brachet s'interrogeait sur la politique d'un pays qui dans les faits est avant tout mobilisé et obnubilé par une espèce de chasse aux "faux réfugiés".

      Dans un contexte international qui voit le nombre de réfugiés atteindre aujourd'hui selon le HCR les 10 millions de personnes, comment interpréter ce cri de victoire des autorités françaises qui ne cessent de se féliciter d'une baisse de 40% des demandes d'asile dans notre pays. Comment qualifier une Union Européenne qui fait intercepter des bateaux en pleine mer leur ordonnant de rebrousser chemin sans s'assurer qu'à leur bord de possibles réfugiés figurent parmi les passagers ? Comment juger une politique européenne qui collabore avec un pays comme la Libye, non signataire de la convention de Genève de 1951, qui emprisonne des réfugiés avant de les renvoyer vers des régimes répressifs ? Enfin comment ne pas s'interroger sur ces 2,2 millions de réfugiés Irakiens qui s'entassent dans les pires conditions en Syrie ou en Jordanie. Un chiffre que nous devons comparer à celui dérisoire des 99 personnes qui ont été en situation de demander l'asile dans notre Pays.

      La France et l'Europe ne peuvent plus se contenter de distribuer quelques subsides pour que sous l'égide des nations Unies, la Syrie, la Jordanie et d'autres pays limitrophes de l'Irak "gèrent" cet afflux impressionnant.

      Dans les années soixante-dix, en accueillant quelques 15 000 réfugiés du Sud-Est Asiatique, la France avait fait face à ses responsabilités. Plus près de nous  en évacuant les camps de réfugiés kosovars, notre pays avait participé de façon active à une politique de protection  internationale et de "réinstallation".

      Aujourd'hui dans notre pays comme dans l'ensemble de l'Europe il est grand temps de reposer cette question urgente qui n'est pas seulement morale. Des pays comme l'Argentine, l'Uruguay, le Brésil prennent quant à eux une part active dans l'accueil des réfugiés et l'on ne peut s'expliquer que notre pays se dédouane, comme le dit Olivier Brachet, "d'une obligation internationale que la France a souscrite".

      Après tout peut-être qu'un de ces jours, un certain Bernard Kouchner croisera dans un couloir son collègue Brice Hortefeux pour lui parler de tout cela mais j'ai l'impression qu'Hortefeux préfèrera toujours les chiens de garde aux Saint-Bernard. Allez savoir pourquoi.

      Pour plus d'informations il est utile de se tourner vers les excellentes et précieuses publications de Forum Réfugiés (www.forumrefugies.org). 

      Lyon, le 30 août 2007.

       
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