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30/12/2009

2006 en vrac

Création de la Banque Postale - Election du Hamas en Palestine - 80ème anniversaire d’Elisabeth II - Inauguration du Musée du Quai Branly – Ségolène Royal désignée comme candidate du PS aux présidentielles - Saddam Hussein exécuté - Mouvement contre le CPE - La France battue par l’Italie en finale de la Coupe du Monde - Mort de James Brown - « Dans ma bulle » de Diam’s, meilleure vente d’album en France ….

Diam's - Dans ma Bulle
envoyé par yAmShAmOyAl. - Regardez la dernière sélection musicale.

Lannemezan, le 30 décembre 2009

03/02/2009

La guerre asymétrique

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L’annonce faite ce week-end par Elhut Olmert de « riposte disproportionnée » d’Israël aux reprises de tirs du Hamas vient comme en écho à un étonnant et décapant article d’un général italien, publié dans « La Republica » et repris par le « Courrier International ». Fabio Mini, c’est son nom, général d’infanterie, fût commandant de la KFOR au Kosovo, dans cet article il nous explique comment les victimes civiles sont redevenues les véritables objectifs de guerres. Il écrit : «  les dégâts collatéraux sont, par définition, ceux qui sont causés à des civils lorsque l’on tente d’atteindre des cibles militaires. Ce sont des dégâts, prévus ou imprévus, dus au manque de précision des armes ou à l’erreur. Pendant la guerre du Kosovo en 1999, le porte-parole de l’OTAN avait abondamment utilisé ce terme pour se dédouaner, y compris lorsque les frappes sur des bâtiments civils étaient intentionnelles. Cela revenait à minimiser un acte qui pouvait être assimilé à un crime de guerre et à rendre les victimes responsables de s’être trouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Le cas du Kosovo a fait école… En Tchétchénie, en Afghanistan, au Liban et tout récemment à Gaza, la stratégie délibérée de frapper les civils pour affaiblir le soutien de la population aux insurgés, aux rebelles et aux dits terroristes est une autre régression, qui nous ramène aux guerres contre-révolutionnaires, qui du reste ont toujours abouties à la victoire des rebelles, et aux exactions du temps des occupations coloniales. Le recours à la propagande pour justifier et dissimuler ces régressions a des airs de déjà-vu… La guerre psychologique visant à démontrer que les civils ne font pas partie de nos objectifs mais sont victimes de l’adversaire qui s’en sert comme boucliers n’a pas changé depuis des millénaires, et c’est pourquoi l’ennemi a toujours été un scélérat. »

Cette situation qu’il interprète comme une régression par rapport au temps où l’on a cherché à établir une distinction entre forces combattantes et non combattantes, au nom de l’éthique et de l’intérêt à limiter les dégâts car « l’ennemi d’aujourd’hui est le client de demain et l’allié du futur ». Cette situation d’aujourd’hui découle pour lui de ce qu’il appelle la « guerre asymétrique » dont les armées les plus modernes ne savent pas reconnaître ni affronter les nouvelles formes « elles ne savent pas pénétrer, identifier, sélectionner et opérer avec précision. Elles ne savent pas gérer leur excès de puissance et elles ont perdu la conscience de l’inutilité et de l’illégalité des destructions civiles. Elles ne comprennent pas que cela ne sert qu’à rendre la guerre encore plus barbare. C’est un luxe que les terroristes peuvent se permettre. Pas nous. »

J’avoue n’avoir que très rarement trouvé une profondeur intellectuelle dans un texte de militaire, j’avais donc envie de faire partager ce moment.

Philippe Dibilio

Lyon, le 3 février 2009

13/01/2009

Géopolitique

israel.jpgLes images atroces qui nous arrivent de Gaza ne peuvent laisser personne insensible et la riposte israélienne « surdimensionnée » aux tirs de roquettes du Hamas n’honore pas l’image de cet Etat au centre d’un conflit qui dure depuis sa création. Car l’offensive contre Gaza s’inscrit, à priori, dans la droite ligne du conflit israélo-palestinien devenu moins lisible depuis qu’Israël a réussi le « coup » de soutenir la naissance du Hamas pour, à l’époque, diviser le mouvement palestinien et affaiblir son leader d’alors : Yasser Arafat. Pourtant dans sa dernière livraison le « Courrier International » propose une analyse aussi pertinente que décalée de l‘origine et du but de cette offensive. Une analyse corroborée par un article du journal AL-HAYAT depuis Londres. Une analyse qui fait entrer en ligne de compte des arguments de géopolitique. L’attaque contre Gaza était programmée de longue date, explique le journal, qui prend appui sur la visite préalable de membres éminents du gouvernement de Tel Aviv dans des capitales bien ciblées. Mais la décision était prise. Pourquoi ? Parce que les Etats Unis ayant abandonné en 2008 l’idée de frappes nucléaires contre l’Iran sur fond de dossier nucléaire Washington a laisser dire qu’’ Israël pourrait prendre le relais contre son ennemi principal même unilatéralement et sans participation américaine ; ce qui convenait parfaitement aux dirigeants de l’état Hébreu. Mais la victoire de Barak Obama a changé la donne, le futur président américain ayant décidé au contraire d’ouvrir le dialogue avec Téhéran. Et Tel Aviv sait qu’il ne peut rien faire qui puisse fâcher son allié américain. Mais l’état hébreu avait aussi anticipé le fait que le Hamas ne reconduise pas le cessez le feu en vigueur en 2008. C’était donc l’occasion rêvée d’attaquer de manière hyper violente la bande de Gaza afin de pousser Téhéran à entrer dans le conflit au côté du Hamas et de donner ainsi le prétexte à une deuxième riposte mais cette fois contre l’Iran, objectif qui reste au centre de toutes les stratégies des militaires de Tshaal. Un piège dans lequel l’état iranien n’est pas tombé. Si l’on ajoute à cela l’imminence d’élections en Israël qui se traduiront par une bataille entre « faucons » voilà une approche que l’on ne peut pas balayer d’un revers de main. En attendant ce sont les gosses de Gaza qui paient l’addition.

Philippe Dibilio

Lyon, le 13 janvier 2009

 
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