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19/09/2010

Demandez le programme

Entre les principales salles de l’agglomération c’est bien de plusieurs centaines de concerts dont il s’agit de parler pour ce qui concerne les derniers mois de 2010. Que l’on se rassure, les concerts qui valent bien des détours se comptent sur trois mains mais attention il s’agira aussi de rester de marbre face au retour de certains séniors qui voudront, nous tirant une petite larme, nous convaincre d’assister à des prestations hors-d’âge. Laissant donc les Supertramp (Halle), Deep Purple (Halle), Joe Jackson (Ninkasi), Barclay James Harvest (Auditorium) ou autre Katie Melua (Amphithéâtre) s’occuper des go-gos, je vous invite à concentrer le tir sur quelques soirées qui méritent plus que de l’attention. Par ordre d’entrée en scène.

Je vous conseille donc…

  • Kate Nash, Ninkasi-Kao, le 26/09, 24 euros
  • Sophie Hunger, Ninkasi-Kao, le 21/10, 20 euros. Vive la Suisse !
  • Jeff Beck, l’ex génie de la six cordes dont on ne sait plus grand-chose débarque le 30/10 à l’Amphithéâtre. Entre 40 et 60 euros la place.
  • Wedding Présent, le 2/11 à l’Epicerie Moderne de Feyzin, 16 euros
  • Susheela Raman, la pakistano-anglaise tout en douceur et en rythmes est à l’Epicerie Moderne le 4/11 et pour 18 euros.
  • Retour le lendemain à Feyzin pour ce qui devrait être l’un des concerts de cette fin d’année à savoir les Tindersticks (16 euros). A ne pas rater.
  • Ils ont le vent en poupe et sont très probablement sur-évalués, ils seront pourtant au Ninkasi-Kao le 23/11. Il s’agit bien entendu de nos petits anglais de Foals, 23 euros.
  • C’est le 26/11 que devrait se tenir l’évènement du trimestre. Forts de leur album de banlieue, les canadiens de Arcade Fire sont à la Halle Tony Garnier deux ans après leur passage remarqué aux Nuits de Fourvière, 37 euros.
  • Les derniers crins-crins d’Arcade Fire à peine évaporés, Tiken Jah Fakoly occupe le Transbo le 25/11 avec son reggae aux sons africains jamais décevant (29 euros)
  • Noël arrivant, la Halle Tony Garnier offre aux lyonnais les décibels délictueux de Mötorhead (14 /12-50 euros) et ceux tant attendus de Gossip quatre jours avant (10/12, 40 euros)
  • On termine en beauté le 9 décembre avec notre Santa Klaus d’Ostende. Arno est en effet de retour à Lyon et plus précisément au Transbordeur (30 euros)

Lyon, le 19 septembre 2010.

20/06/2010

Dieu est-il à nos côtés ?

bob_dylan.jpgCe soir, comme j’imagine pas mal d’indécrottables admirateurs, je vais assister au concert de Bob Dylan à la Halle Tony Garnier. Pourtant mon dernier souvenir « Dylanien » remontre à quelques années, plus particulièrement à Saint-Etienne, et ce soir-là, à la sortie du show pitoyable du Zimmerman je m’étais promis de ne jamais me faire avoir une nouvelle fois. Appuyé sur son clavier, comme d’autres à un déambulateur, plaquant des accords dispensables tant le groupe de requins mobilisé pour l’occasion faisait très bien l’affaire, Dylan, Stetson sur le crâne et de profil, imposait une soupe recuite à un public bon enfant. Je connaissais bien entendu la théorie des Dylanologues les plus avertis répétant qu’un seul concert sur quatre du génie de Duluth méritait le détour. Pas de bol à Saint-Etienne ce soir-là on avait droit à l’un des trois concerts les plus minables et chacun devait bien s’en contenter. Pour tout vous dire les trois ou quatre derniers albums de Dylan conviennent parfaitement à mon oreille et à la différence de pas mal de fans de la première heure, je m’intéresse au travail d’un homme qui, bien qu’avançant en âge, poursuit avec une musique de plus en plus roots un authentique cheminement. Le concert lyonnais de ce soir sera-t-il l’un des quatre dignes de rester dans nos esprits ou bien un énième fatras désobligeant à l’égard du public, même Dieu ne le sait point et Dylan encore moins.

Lyon, le 20 juin 2010.

08/11/2009

Demandez le programme

Nous sommes le 8, il était donc temps de pointer dans l'agenda de novembre quelques concerts qui méritent le détour. Placebo hier au soir et Rammstein le 2/12, la Halle Tony Garnier va connaître un bon mois de novembre puisqu'elle accueille Massive Attack (16/11 20h, 44€), Muse (le 22/11, 20h, 44€) et Depeche Mode (23/11, 20h, 51€), mais reprenons dans l'ordre.

  • > 13 novembre, le duo Ceccarelli-Mazariello est à l'amphi de l'Opéra de Lyon à 20h30 16€. Attention, les mêmes se produisent le même jour, au même endroit à 12h30 et c'est gratuit.
  • > Les nombreux fans de Dominique A sont déjà possesseurs de leurs billets (20€). Les autres sont priés de se réveiller car cela risque d'être rapidement complet. C'est le 13 novembre, 20h30, à l'Epicerie moderne de Feyzin.
  • > Le 19/11, les Beatles se reforment au Kao (19h30) sous le pseudonyme de Revolver (20€). Les auditeurs de France Inter ne peuvent y échapper.
  • > Impossible d'échapper également au phénomène Carmen Maria Vega qui à l'occasion de la sortie de son 1er LP est en tournée nationale. Elle est ce soir au Kao 20h, 16€.
  • > Retour gagnant du Peuple de l'herbe dont "491" nous dit que son nouvel album est "grisant". Transbordeur 19h (parce que le concierge se couche très tôt), 24 €. A quand les gouters-concerts du Transbo ?

Pendant que nous y sommes, 3 dates à retenir. Le 28/11 les mythiques Marie et les Garçons se reforment pour un concert unique dans le cadre de l'exposition "So punk" organisée par l'Institut d'Art Contemporain de Villeurbanne, cela sera au Marché Gare. A ne pas rater. Rammstein est donc en ville le 2/12 à la Halle, écartez les enfants ! Enfin, déjà vu cet été à Jazz à Vienne dans un autre dispositif, Marcus Miller (l'ancien bassiste de Miles Davis) est le 22/12 à l'Auditorium de Lyon. Bons concerts !

Dominique A - Hasta que el cuerpo aguante.
envoyé par CInq7. - Regardez la dernière sélection musicale.

Lyon, le 8 novembre 2009.

09/10/2009

Starting Blocks

img14.jpgL'excellent et informé « Petit Bulletin » nous offre cette semaine, en guise de « gros plan » deux pages à propos du Transbordeur. La salle lyonnaise risque en effet de connaître un problème de surchauffe dans les semaines à venir car la délégation de service public (DSP) mise en place en 2005 arrive à son terme. Selon l’hebdomadaire culturel, cinq candidats seraient dans la chambre d’appel avant de s’élancer pour une ultime course, le trophée étant remis au vainqueur début 2010. Le tenant du titre, Victor Bosch, semble en « pôle position » à lire la « une » interrogative de l’hebdo. Du côté de la concurrence on trouve Thierry Pilat fort de son parcours au Ninkasi-Kao et actuellement responsable du « fil » de St Etienne, un compétiteur plutôt déprimant puisqu’il explique qu’il « ne devrait pas y avoir de changement radical dans l’exploitation du Transbordeur les premières années et ce, quel que soit le délégataire ». On a connu argument plus frappant. Avec Jean-Pierre Pommier d’Eldorado on a manifestement plus de tonus, le producteur lyonnais expliquant qu’il « n’y a pas besoin d’être très malin pour voir qu’il faut une nouvelle dynamique pour le Transbordeur ». Fred Gangneux, l’outsider, associé à « A gauche de la lune » affiche quant à lui l’avantage de connaître la maison. Il est en effet un ancien collaborateur de Victor Bosch. Quant au cinquième, il serait, comme « candidat mystère » un spécialiste des patinoires, une qualité qui pourrait après tout être appréciable s’il s’agissait de conduire le Transbordeur vers un gadin définitif.

On l’a compris, cette deuxième délégation de service public devrait conditionner l’avenir d’un établissement en quête de rayonnement, une salle, pour reprendre la formulation figurant dans la DSP de 2005 « qui devrait occuper une place déterminante parmi les lieux accueillant les musiques actuelles ». Cela étant, alors que Lyon dispose déjà de la Halle, du Kao, du Rail, du Marché Gare, de la formidable Epicerie Moderne de Feyzin mais aussi de tant d’autres lieux destinés aux passionnés comme la Marquise, Ground Zéro… et de seulement deux patinoires, l’idée de demander au « Candidat mystère » de nous relooker le Transbordeur en usine à glisse n’est peut-être pas si mauvaise que cela. On achève bien les chevaux !

Lyon, le 9 octobre 2009.

12/06/2009

Questions pour un champion

julien_lepers.jpgNée Gautier à Pierrefonds, j’emménage à Ville-d’Avray dans les années soixante-dix. Adolescente j’envisage de devenir monitrice d’équitation mais après le lycée je me destine à une carrière de comédienne en suivant la formation du cours Florent. Après des petits jobs de mannequin, c’est lors d’un casting que ma carrière va bifurquer vers la chanson. J’emprunte alors mon nom de scène à une actrice américaine des années trente. Malgré des débuts difficiles et une nouvelle teinture rousse, dans la deuxième partie des années quatre-vingt je deviens une usine à tube et peut-être la première chanteuse française à miser aussi fortement sur les vidéo-promotionnelles de mes chansons.

Devenue une icône et un véritable « guinness des records » c’est en me produisant sur scène que je vais occuper une place très à part dans la chanson française en particulier en faisant de mes « shows » de véritables super-productions. Si mes fans me vouent un véritable culte je suis très souvent l’objet de caricatures pas totalement injustifiées compte-tenu de certaines de mes inspirations. Tantôt pourfendue par la critique, tantôt clouée au pilori à cause de ma stratégie du silence à l’égard des médias, je demeure un objet musical non-identifié et parfois même sans grand intérêt. Par contre, de l’avis général, mes prestations scéniques sont toujours impressionnantes au point que les ricains ne sont pas bien nombreux à m’arriver à la cheville. Inaccessible et rare, je suis actuellement en tournée. Je fais donc escale pour trois jours à la Halle Tony Garnier de Lyon, je suis …

Lyon, le 12 juin 2009.

Photo: DR

30/04/2009

Le retour des revenants

pierre-henry.jpgParmi les dizaines et les dizaines de concerts qui sont proposés aux lyonnais tout au long d’un mois de Mai semé de ponts, j’ai noté la présence de revenants parfois arrivés de nulle part. Honneur aux dames, la présence de Lydia Lunch aux « Nuits Sonores » est pour le moins cohérente avec l’esprit de ce festival qui n’est pas seulement celui de l’électro mais qui s’affiche depuis quelques éditions également comme celui de « l’indie ». Cela étant c’est vraiment du côté des musiques électroniques que se situe l’évènement. Le festival lyonnais accueillant, pour un concert exceptionnel au Transbordeur, Pierre Henry le 24 mai. Oncle, papa, parrain, tuteur, maître, je ne sais comment vous le dire, mais de nombreux musiciens de la génération électro situent Pierre Henry comme une référence, peut-être le seul lien qui existe entre cette scène populaire et la musique savante. Pierre Henry a donc toute sa place pour apporter une conclusion définitive à cette édition 2009 même si son âge et surtout son œuvre devrait le disqualifier auprès de ceux qui résument ces musiques à un simple avatar « dance ».
Autant Pierre Henry a toujours été un passeur au contact des générations montantes qui se succèdent depuis la fin des années soixante, autant notre troisième revenant de mai, Lenny Kravitz, se situe dans une démarche inverse, son originalité reposant essentiellement dans sa capacité à recycler et à citer. Cela étant avec Kravitz l’art du mélange combiné à l’énergie est toujours l’assurance de bons spectacles et il n’y a aucune raison qu’il puisse en être autrement le 27 mai à la Halle Tony Garnier.
Lydia Lunch, Pierre Henry, Lenny Kravitz, ce mois de mai marqué par le retour des revenants commencera le 2 avec les Last Poets au Ninkasi-Kao. Mix de « talking words », de jazz et de soul, la démarche du groupe pionner des années soixante-dix n’est pas figé dans le patrimoine. Il faut avoir assisté, au moins une fois dans sa vie, à une prestation des « derniers poètes » qui demeurent définitivement des grands combattants des mots et de la vie.

  • > Last Poets, Ninkasi-Kao le 2 mai, 24 euros.
  • > Lydia Lunch, Nuits Sonores le 30 mai, 29 euros pour toute la nuit.
  • > Pierre Henry, Transbordeur le 24 mai, 25 euros.
  • > Lenny Kravitz, Halle Tony Garnier le 27 mai, 40 euros.

Lyon, le 30 avril 2009

08/07/2008

Texas sur Rhône

Zztop.jpgC’est faute d’avoir un billet pour REM que ce soir je vais aller, à la Halle Tony Garnier, assister au concert de ZZ Top. Même si les Texans ne boxent pas dans la même catégorie que Mickael Stipe, le boogie rock prévisible des barbus est, compte tenu de la longueur de la carrière, un cas d’espèce, donc digne d’intérêt. Chacun connait la musique du trio décalquée avec des accents drus et graisseux du blues le plus patrimonial. Chacun a également en tête l’univers bon enfant d’une formation qui à partir de son Texas natal tricote une imagerie désuète mais au bout du compte efficace qui s’est imposée au travers le gigantisme de nombre de tournées. Gros vendeur à petites ambitions artistiques, le boogie de ZZ Top s’est imposé au fil d’albums comme « Tres Hombres », « Fandango », « Deguello » ou « El loco » distillant une musique qui doit beaucoup à Slim Harpo ou Willie Dixon. Cactus, sombreros, Ford rouge, pin-up, viennent compléter un univers imagé, parfois puéril, dont la véritable marque de fabrique ne serait pas grand-chose sans l’identité visuelle même des personnages incarnés par le tandem Billy Gibbons et Dusty Hill.

Avec ZZ Top, au-delà de la musique, on est dans la tradition du rock qui combine millimétrage du spectacle et bouffonnerie assumée.

A presque soixante ans les ZZ reprennent donc une route qui passe ce soir par Lyon. Une étape qui ne devrait ni surprendre, ni décevoir.

  • ZZ Top, Halle Tony Garnier, 20h
  • REM, Nuits de Fourvières, 21h 

Lyon, le 8 juillet 2008    

25/06/2008

Young est en Ville

Si tout va bien, ce soir ils seront tous à la Halle Tony Garnier pour assister au show de Neil Young. Tous. Les fans de la première heure qui écoutaient religieusement Buffalo Springfield, nous sommes en 1967-1968, ceux qui par la suite ne vont jamais lâcher le Canadien et qui, dès la sortie en 1969 du premier album solo, vouer un véritable culte à l’auteur de « Cinnamon Girl » ou « Down by the river ».

Arrivent ensuite ceux de la « Woodstock génération » qui découvrent un guitariste plein de hargne qui vient rejoindre Stephen Stills ( l’ex Buffalo Springfield), David Crosby (l’ex Byrd) et l’ex Hollies, Graham Nash. Dans le répertoire de CSN&Y, « Carry On », « Wooden Ships », « Ohio » devront beaucoup à Young, tout particulièrement sur scène.

La troisième vague qui s’identifie à Neil Young et plus particulièrement à son deuxième album solo, l’extraordinaire « After the Goldrush » a, pour les uns, comme titre fétiche « Tell me why », pour les autres « Southern Man » ou « Birds ». Nous sommes en 1970.

Le gros des troupes rejoint le mouvement deux ans plus tard, à la sortie du succès mondial, « Harvest », c’est la génération « Old Man », « The needle and the Damage Done ». Des fans qui par la suite auront des difficultés à suivre Young dans ses formidables et furieuses envolées électriques avec Crazy Horse. Une bonne partie sera perdue pour la cause. « Tonight’s the night » (1973) comme « Zuma » (1975) ne plaident pas pour leur retour au bercail car le parcours décousu et contradictoire de Neil Young les laissera de marbre.

Grand Frère du grunge, de « Rust never sleeps » à « Freedom » Neil Young va devenir dans les années quatre-vingt l’une des références pour une nouvelle génération musicale qui ne ratera pas le rendez-vous de ce soir.

Nous gardons tous en mémoire les deux derniers concerts du Théâtre antique de Vienne, en particulier celui qui fit passer les Foofighters pour un garage band approximatif et Alanis Morissette pour ce qu’elle est.

Depuis, Neil Young continue son noble cheminement. Les bons albums succèdent aux excellents et la sortie de quelques pépites des archives du loner redonnent de l’appétit aux plus anciens. Vous l’avez compris, Neil Young est ce soir en ville et vous ne pouvez pas vous faire porter pâle, la musique de Young étant toujours aussi jeune.

Lyon, le 25 juin 2008.

 
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