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09/12/2009

Fête des lumières 2050

Collomb electroluminescent.jpgSi à Copenhague on ne décide rien et que l’on se contente de belles déclarations – business as usual – en 2050 :

- je fêterai mes cent trois ans et mon fauteuil roulant sera motorisé diesel,

- Sarkozy sera au Panthéon et Carla Bruni à l’Académie française,

- dans chaque mirador le long des frontières un vade mecum du parfait Vopo rappellera la question posée par le fameux Besson récemment entré dans les livres d’histoire lors du débat sur l’identité nationale « Comment éviter l’arrivée sur notre territoire d’étrangers en situation irrégulière, aux conditions de vie précaires génératrices de désordres divers (travail clandestin, délinquance) et entretenant, dans une partie de la population, la suspicion vis à vis de l’ensemble des étrangers ? »,

- la toute jeune candidate du PS aux présidentielles aura recueilli 5% des suffrages tandis que Jean Sarkozy entamera son cinquième mandat de président de la République,

- Gérard Collomb aura sa statue en haut de la tour Oxygène pour avoir fait de Lyon la seule ville lumière éclairée totalement avec des diodes électroluminescentes et des éclairages urbains ne s’allumant qu’au passage des badauds (et de mon fauteuil diesel !),

- Philippe Barbarin, bref pape de transition, aura la sienne sur Fourvière à côté de celle de Fabisch,

- le parc de la Tête d’Or sera entièrement dédié à la flore tropicale,

- Sir Nicholas Stern expliquant en 2006 que 1% du PNB mondial consacré chaque année à la lutte contre le dérèglement climatique éviterait que l’on soit obligé d’en dépenser 20% en 2050 aura disparu des manuels d’économie,

- çà et là des groupuscules aussitôt mis en cabane manifesteront pour que soient réhabilités les membres du GIEC injustement exclus de la communauté scientifique par le ministre Claude Allègre dont on aura installé le squelette de au muséum d’Histoire Naturelle,

- les émissions de dioxyde de carbone auront doublé et l’augmentation de la température moyenne du globe commencera à dépasser les 2 degrés dans un processus d’emballement.

Heureusement, à Lyon ma petite-fille poussant mon fauteuil au moteur éteint pour cause de foule, me promènera encore une fois à la fête des lumières « basse consommation » désormais copiée comme Vélo,V par le Grand Paris. Certes, au lieu de coûter 3500 euros comme en 2009, elle n’en coûtera plus que 1500, mais quelle foule dans la procession aux flambeaux de Saint Jean à Fourvière ! Elle rameutera dix fois plus de lyonnais priant que la Vierge fasse tomber un peu de cette neige d’autrefois.

Ave

Jean-Paul Schmitt

06/12/2009

Noms

On connaissait « Le petit Marseillais », désormais grâce à Renaud Muselier, fort de sa défaite pour accéder à la présidence de la Communauté Urbaine de Marseille, le monde entier va découvrir « Le Grand Marseille ». En effet le second de Gaudin, la municipale de 2014 en vue, s’efforce lui aussi de réfléchir à une échelle plus grande. Il vient donc de colloquer en compagnie de Christian Blanc, l’homme du « Grand Paris ».

« Grand Marseille », « Grand Paris », tout est grand dans notre pays, sauf le Président dirait Villepin. A ce propos notre grand président qui rêve d’une petite réforme territoriale, confie à ses petites mains dirigées par Hortefeux, le soin de bricoler un petit hold-up territorial destiné à réduire toute poche de résistance dans nos provinces.

Ici à Lyon, nous sommes grands depuis belle lurette et le « Grand Lyon » qui deviendra probablement par la magie sarkozyste une métropole souhaite tout de même continuer à œuvrer à la construction d’une métropole multipolaire avec Saint-Etienne, Bourgoin et Vienne tout en sachant que cette entité multipolaire en devenir ne pourra s’appeler ainsi puisque dans le futur, seul le « Grand Lyon » sera habilité à porter ce nom si l’on se pénètre bien de la pensée territoriale du président. Comment pourra donc s’appeler demain cette métropole qui, pour compliquer les choses, contient en son sein « St Etienne Métropole », une collectivité qui aura du mal à justifier le port d’un tel nom.

Que l’on se rassure. Cette question qui semble tarauder bien du monde devrait se résoudre tant la matière grise accumulée ici ou là ne peut que produire la solution qui convient. Si tel n’était d’ailleurs pas le cas, il se trouvera bien quelques as de la communication qui, moulinant sur commande à grands frais, sauveront les neo-métropolitains que nous sommes du terrible destin qui serait le notre si nous n’avions pas de nom à porter.

Lyon, le 6 décembre 2009.

25/09/2009

Paris, reine du monde.

affiche-40x60-gp-c_535f7.jpgCe midi je vais visiter, avec une délégation de notre Agence d’Urbanisme, l’exposition « Grand Paris » à la Cité de l’Architecture. Vous le savez, en France, la capitale et sa région bénéficient d’une attention et de moyens sans pareils au point que depuis quelques temps le gouvernement s’est même doté d’un ministre en charge de la région capitale. D’ailleurs la réforme territoriale que ce même gouvernement nous prépare ne semble avoir que faire de l’avenir de ce que encore hier on appelait « Les métropoles d’équilibre ». Avec Sarkozy, la bonne vieille expression « Paris et le désert français » semble reprendre du poil de la bête. Je disais donc que les provinciaux de Lyon allaient visiter l’exposition consacrée à la Capitale.

C’est la consultation sur le « Grand Paris » intervenue il y a moins de deux ans qui enfante cette exposition qui examine Paris à très grande échelle. C’est d’ailleurs un lyonnais le président du PRES, Michel Lussault, professeur de géographie à l’ENS, qui a coordonné le cahier des charges de cette consultation et visiter tout à l’heure l’exposition en sa compagnie est chose très précieuse.

Cette exposition s’est donnée pour mission de rendre compte de l’aspect novateur de la consultation, du foisonnement des propositions et des démarches. Elle devrait probablement nous permettre, à nous qui entamons un travail à l’échelle métropolitaine (Lyon - St-Etienne - Bourgoin - Vienne), de nous emparer d’un travail au contenu intellectuel riche, de nous pénétrer d’une démarche ouverte en direction des différents acteurs, plus souple en terme de procédure et, espérons-le, créative.

Comme l’a envisagé l’équipe du « Plan d’Urbanisme Construction et Architecture » (PUCA) du ministère de l’écologie, en refusant toute logique de « Master plan » et de schéma général, c’est le pragmatisme, l’histoire des lieux et des territoires, la géographie et les paysages qui dictent la réflexion à l’œuvre.

Nous verrons bien comment l’exposition traduit cette démarche et je ne manquerais pas, si nécessaire, de vous en dire deux ou trois mots dans les semaines prochaines. Si vous aussi, vous souhaitez visiter cette exposition sur les projets du Grand-Paris, c’est à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine, 1 Place du Trocadéro, Paris 16ème, métro Trocadéro.

Paris, le 25 septembre 2009.

 
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