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04/08/2010

L comme "Lumière"

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Après Clint Eastwood en 2009, pour cette seconde édition du Grand Lyon Film Festival, c’est donc Milos Forman qui va être honoré en recevant le « Lumière 2010 ». Avec ce festival dédié, ce qui est unique, au patrimoine et à l’histoire, Thierry Frémaux le directeur de l’Institut Lumière et patron de l’évènement est sur le point de transformer l’essai marqué dès la première édition. En effet en 2010, Frémaux n’a pas souhaité mollir puisque les copies restaurées vont se chamailler avec les copies neuves, le ripolinage sonore va être de la partie, des films vont sortir de l’oubli, les hommages et rétrospectives vont se multiplier. Véritable 14 juillet cinématographique, le Festival lyonnais va être du 4 au 10 octobre, le feu d’artifice populaire qu’il revendique.

Intégrale des films de Luchino Visconti en copies neuves, hommage à Raymond Bernard, fils du célèbre Tristan mais surtout réalisateur oublié, coups de zoom sur les seventies, le Grand Lyon Film Festival 2010 s’annonce comme particulièrement riche. Avec « The Big Fix », une sorte de rappel rafraîchissant des années 70, Thierry Frémaux souhaite remettre en évidence le cinéma de Bill Norton ou de Richard Sarafian. Même inclinaison avec « Profondo Rosso » un coup de chapeau à Dario Argento ou la rétrospective « Déjà classique » qui regroupera par exemple le cinéma de Costa-Gavras, de Jean-Jacques Annaud ou des « Valseuses » de Blier.

Côté restaurations, le festival lyonnais imprime sa marque puisque une sélection des grandes restaurations sera proposée au public avec par exemple « Boudu sauvé des eaux » (Renoir, 1932), « Le Tambour » (Schlöndorff, 1979), « La 317ème section » (Schoendorffer, 1964) et bien d’autres.

Avec sa nuit du cinéma, une Halle Tony Garnier réservée aux enfants le mercredi après-midi, un « Tribute à Antony Quinn », les plus sublimes moments du muet, la venue de Jean-Louis Trintignant en « guest star », le festival n’en continue pas moins d’irriguer le Grand Lyon en étant présent dans 40 salles qui accueilleront toutes des réalisateurs et acteurs. Deux villages, dont l’un sur la péniche la Plateforme sera nocturne, serviront de base arrière au festival qui s’appuiera, rappelons-le sur 4 cinémas permanents (Institut Lumière, Pathé Bellecour, Comoedia et CNP Terreaux). Comment vous en dire plus au risque de vous lasser. Pour vous informer sur ce Grand Lyon Film Festival qui prendra directement la succession de la biennale de la dance, une seule solution, le www.festival-lumiere.org et éventuellement le 04 78 76 77 78 pour acheter ses billets.

Lyon, le 4 août 2010.

02/07/2010

Vers une métropole lyonnaise

3.jpgAujourd'hui c'est à un véritable marathon métropolitain que nous nous livrons puisque dès 9 heures, à l'invitation de la Communauté d'Agglomération du Pays Viennois, nous allons sceller un accord à quatre entre le Nord-Isère, le Grand Lyon, Saint Etienne et Vienne. Dès 11 heures s'ouvre à Givors l'Assemblée générale de la R.U.L. (Région Urbaine de Lyon) qui regroupe les collectivités qui couvrent la grande région lyonnaise à hauteur d'environ 3 millions d'habitants. Dès 16 heures c'est à Bourgoin-Jallieu que le Conseil Général de l'Isère nous invite à réfléchir sur l'avenir des territoires situés au nord du département en espérant que le président Vallini arrivera à se convaincre, par lui-même du fait que le phénomène métropolitain initié, entre-autre par Gérard Collomb et Alain Cottalorda, est désormais irréversible. Même si depuis des mois, c'est en faisant parfois la moue que les édiles départementaux de l'Isère se confrontent à la montée du phénomène métropolitain dans la région lyonnaise, nous pouvons demeurer optimistes quant à la capacité des élus départementaux à accepter la réalité telle qu'elle est. Longtemps en retrait, le Conseil Général de l'Isère et son président André Vallini ont donc décidé de provoquer le débat quant à l'avenir du Nord Isère. C'est de toute évidence une excellente chose et nul ne comprendrait qu'une telle initiative puisse être une simple diversion.

Lyon, 2 juillet 2010.

Photo: DR

26/06/2010

Jacques Duvernay

C'est avec une très grande tristesse que jeudi, en fin d'après-midi, nous avons appris la disparition de notre ami Jacques Duvernay, Directeur de cabinet du Maire de Bourgoin-Jallieu et du Président de la Communauté d'Agglomération des Portes de l'Isère (CAPI).

Travailleur, rigoureux, élégant et d'une grande courtoisie, Jacques avait beaucoup apporté à notre travail commun pour construire une métropole lyonnaise bâtie à partir des territoires du Nord Isère, du Pays viennois, de la métropole stéphanoise et du Grand Lyon. C'est en 2000 que Jacques nous avait rejoint pour aider, dans une difficile campagne municipale, Gérard Collomb à remporter une victoire qui s'avérait comme historique. Depuis, Jacques Duvernay travaillait aux côtés d'Alain Cottalorda avec qui il avait permis de hisser le Nord Isère au rang de territoire majeur de notre métropole.

Toujours accueillant et déterminé à aider sa ville et les berjalliens, Jacques consacrait aussi beaucoup de son énergie à se battre pour le CSBJ, le club de rugby de Bourgoin étant un des éléments majeurs du rayonnement de la ville. J'avais souvent répondu à ses invitations en particulier alors que le célèbre club du TOP 14 connaissait nombre de difficultés.

La disparition de Jacques Duvernay est une terrible épreuve pour sa famille, ses proches et toute l'équipe municipale de Bourgoin. J'adresse à ses proches, à Alain Cottalorda, le Maire de la ville, toute ma sympathie. Nous serons nombreux à garder de Jacques Duvernay le souvenir d'un homme droit tourné vers les autres, un ami doté des plus grandes qualités humaines.

Lyon, le 26 juin 2010.

17/06/2010

Blanc comme neige

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Etienne Blanc, le très droitier député UMP de l’Ain et président de l’ARC (Assemblée Régionale de Coopération du Genevois) semble sur le point de faire voter un amendement au projet de loi portant sur la réforme territoriale permettant à des ensembles frontaliers regroupant tout juste 50 000 habitants de bénéficier du titre de Pôle Métropolitain. Passons sur le côté comique du label métropolitain qui serait  ainsi attribué à 50 000 âmes pour nous concentrer sur deux aspects complémentaires à ce projet.

En effet, une fois dit que ces métropoles frontalières de poche seront destinées, nous dit l’UMPiste et ancien Milloniste, « à faire le poids » face à des Genevois qui vont se gondoler en apprenant la nouvelle, ce nouveau statut est destiné, nous précise l’ami Etienne, je cite, « à inscrire ce territoire » tel qu’il est rêvé par Blanc « comme la troisième agglomération de Rhône-Alpes » derrière Saint-Etienne et Grenoble, oubliant au passage un truc qui s’appelle Lyon. Tout en remerciant le député Blanc de nous permettre d’esquisser un sourire en ces temps difficiles, un second aspect, cette fois ci inquiétant pose problème. Avec sa bonne copine la sénatrice Fabienne Keller, heureusement mise en congé par les électeurs strasbourgeois lors des dernières municipales, Etienne Blanc imagine également, si l’on décortique la prose des Echos du 15 juin, « de doter les zones frontalières d’un statut particulier ou notamment, le droit social et la fiscalité seraient adaptés pour les rendre concurrentielles et ainsi attirer les investisseurs ». Retraites, déficits, recul des droits, quand on vous dit que ces gens deviennent dangereux j’espère que chacun commence à prendre la dimension d’un phénomène qui permet même à de petits roitelets de province, comme Etienne Blanc, de nous construire peut-être le pire des avenirs.

Lyon, le 17 juin 2010

 

06/04/2010

Trop court

immeuble_destruction.jpg« Vaulx en Velin a changé en 6 secondes » titrait, en première page, le Progrès de vendredi jour de la démolition des 407 logements du Pré de l’Herpe. J’ai rarement lu une telle bêtise. Qu’est ce qui a changé en six secondes, le paysage certes soudain vide pour deux ans mais Vaulx n’a certainement tourné une page de son histoire comme il est encore écrit. Six secondes c’est juste le temps d’énoncer une idée trop courte et foncièrement fausse. Cela fait 20 ans maintenant que la ville aménage, démolit et reconstruit dans le cadre de la politique de la ville et le changement est à peine perceptible, encourageant certes mais si lent. Car si la politique de la ville marchait ça se saurait. Initiée à la fin des années 70 elle est beaucoup trop fondée justement sur le miracle de la démolition/reconstruction dans lequel tombe le Progrès. Comme si de détruire des bâtiments réglait les problèmes de ceux qui vivent dedans.

Ces immeubles, ces appartements n’étaient pas insalubres et souvent grands et fonctionnels. Au pire la conception urbanistique visant à les couper de toute circulation pour imposer les déplacements pédestres les avaient-ils mis en situation d’enfermements. Mais ça c’est le problème des urbanistes qui voient les logements du dehors et ne les habitent pas, il leur faut une idée gadget pour impressionner l’élu. Aujourd’hui c’est de mettre de la verdure dans une ZUP qui, contrairement aux idées reçues, en comporte beaucoup.

En s’enfermant dans cette pratique et épaulée d’aussi brillants conseillers, la politique de la ville s’est fourvoyée et ne réussit toujours pas. D’ailleurs qu’est devenue Fadela Amara ?. Le problème des cités réside dans la situation sociale de leurs habitants. Dans un élan unanime qui réunit préfecture, bailleurs sociaux et parfois même collectivités on installe là ceux qui ne peuvent refuser et l’on crée des ghettos. Et pourtant ils se battent ces habitants, contre la fatalité d’abord pour en sortir aussi et ils font preuve d’imagination de solidarité et d’espoir. Et quand ils franchissent un cap social ils restent majoritairement dans la ville parce qu’il y trouve un lien et un soutien social qu’ils ne sont pas sûr d’avoir ailleurs. Car ces habitants des quartiers avec ou sans papiers sont une composante de la classe ouvrière émiettée d’aujourd’hui. Chômeurs, travailleurs occasionnels, précaires ils sont néanmoins les acteurs potentiels du peuple de gauche. Ceux que l’on n’entend pas et qui ne votent plus. Ceux que les derniers militants des quartiers continuent à rattacher à une vie sociale et collective. Ceux à qui la gauche a le devoir de parler en allant sur place, sur leur terrain pour les entendre et construire avec eux des propositions proches de leurs soucis sans leur parler d’impôts que dans leur grande majorité ils ne paient pas faute de revenus suffisants. A l’heure où s’ébauche , nous dit-on, le programme de la reconquête il faut leur consacrer des heures, en direct ; sinon ce sera trop court et ils ne seront pas au rendez vous.

Philippe Dibilio

24/03/2010

Grand’O de Lyon

Grand'O punk.jpgFini le « Château La Pompe ». Désormais, sur toutes les tables c’est « Grand’O ». Si vous ne le savez pas encore, c’est que vous faites partie des quelques rares sourds, aveugles ou analphabètes qui ont échappé à la communication du Grand Lyon sur cette histoire d’O.

Une communication à cent mille euros ergotent certains. Ne chicanons pas, qu’est-ce que cent mille euros à côtés des économies que vous allez faire ?

Vous, parce que moi, je suis depuis longtemps un inconditionnel de la grande H2O de nos éviers. Si, si, vous allez économiser ! Supposez un instant que vous remplaciez les 500 litres d’eau en bouteilles que vous achetez bêtement chaque année - et que vous payez 35 centimes d’euro le litre en moyenne – par cette délicieuse grande O à 0,3 centimes d’euro le litre, livraison comprise : c’est un bingo assuré de 160 euros ! Sans compter l’amélioration du bilan carbone si cher à nos amis d’Europe Écologie et du PS réunis récemment sous la même bannière. Et sans compter les kilogrammes d’emballages à recycler que vous allez éviter.

J’en entends un d’ici qui ronchonne encore que décidément, scron-gneu-gneu, on aurait peut-être pu éviter de dépenser ces cent mille euros. Tout ça pour une marque de flotte, fut-elle du Grand Lyon.

On pourrait lui objecter que si seulement 0,05% des habitants du grand Lyon cessaient de s’approvisionner complètement en bouteilles d’eau, les cent mille euros seraient récupérés en une année. Bon, d’accord, on voit tout de suite l’objection qui va suivre : la somme en question sera récupérée par l’ensemble des convertis mais quand même payée par tous les contribuables.

Comme toujours, et comme on dit chez nous, c’est au moment de payer les pots qu’on sent qu’on n’a plus soif. Des fois y a qu’on dépense son argent mal à propos. D’autres fois c’est de même qu’on ne le dépense pas. Le tout c’est d’être ni panier percé ni rapiat.

Allez trinquons donc. Cette Grand’O de Lyon « qui est si bonne qu’elle pourrait être donnée aux nourrissons » comme le dit le Jean-Paul Colin qu’est vice-président à la politique de l’eau, ça vaut bien quelques menus picaillons pour la faire connaître !

Jean-Paul Schmitt

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[Edit JYS:]

Raymond Terracher.jpgJ'apprends avec tristesse le décès de Raymond Terracher, Conseiller général, élu communautaire et ancien maire de Villeurbanne entre 1997 et 1998. Je présente à sa famille et ses proches mes plus sincères condoléances.

16/02/2010

Qualificatif

PhilippeCochet.jpgInterviewé dans le dernier numéro de Lyon People, Philippe Cochet le député maire de Caluire et président départemental de l’UMP apparaît toujours aussi agressif mais beaucoup moins péremptoire. On est loin de 2007 où, dans Lyon Capitale, au lendemain de son élection comme secrétaire national à je ne sais quoi de son parti, il se prétendait plus important qu’un ministre. C’était le temps béni des lendemains de victoire. Depuis la vie a fait son œuvre. Pour les municipales de 2008 Cochet avait lancé une véritable fatwa contre les élus du groupe Synergies au Grand Lyon intimant à tous les maires de sa circonscription de rejoindre l’UMP. Résultat : tous les nouveaux élus sont allés à Synergies entrainant même avec eux un maire sortant du groupe UMP. Le genre de claque qui rend modeste et qui fait dire aujourd’hui à l’intéressé qu’il ne pense pas à la présidence du Grand Lyon tous les matins en se rasant. Mais il ne supporte toujours pas la présidence de Gérard Collomb dans cette assemblée qu’il situe à droite. Alors il cherche les angles d’attaque et après avoir dit tout le bien qu’il pense de la gestion de Michel Noir puis de Raymond Barre il reproche au président actuel son exécutif ouvert à l’opposition et ses 40 vice-présidents présentés comme un armée mexicaine. Seul détail c’est Raymond Barre lui-même qui a inauguré ce mode de gouvernance et son exécutif d’alors n’écartait que les représentants du FN et du Parti Communiste, encore que puisque Maurice Charrier y siégeait. Certes il n’était plus encarté au PC mais l’avenir a montré qu’il n’a jamais coupé les ponts en laissant au moment de son départ volontaire les clés de Vaulx en Velin à un membre très officiel de ce parti. Certes Barre avait ses raisons : il lui fallait contenir l’influence qu’il jugeait trop forte des amis de Noir regroupés autour d’Henri Chabert cela valait bien une alliance avec la gauche. Pourtant Philippe Cochet ne rechigne pas à prendre appui sur le passé pour poser la question qui lui paraît fatale : quel qualificatif donneriez vous aux années Collomb ? Pour Noir dit-il c’était propreté et lumière, pour Barre l’UNESCO, pour Collomb il ne voit rien même pas les Berges du Rhône par exemple ou peut-être a-t-il oublié ce qu’elles étaient avant. Mais son objectif aujourd’hui est de faire de Caluire un modèle pour le dupliquer au niveau de l’agglomération alors attendons et on verra bien quel qualificatif on pourra donner à la gestion Cochet en 2014.

Philippe Dibilio

Photo: DR

12/02/2010

Amours

coeur.jpegLes stratèges de la campagne régionale de Jean-Jacques Queyranne conduiront ce week-end une opération « Aime ta région à la St Valentin ».

Demain le restaurant du personnel du Grand Lyon y va de son menu ad’ hoc avec, en entrée sa « Pyramide des amours » puis en plat de résistance son « Délice de crevettes sauce au gingembre et sa garniture Saint-Valentin ». Hier, dans Libération le Lyonnais Jacky Dugrand évoquait les amours coupables de la gastronomie et de la Saint-Valentin. Bref, ici comme ailleurs, dans les plus petites occasions de la vie, on déborde d’amour.

A propos d’amour, ceux du beauf et de la pionne, ont vraiment du plomb dans l’aile. Alors que le Montpelliérain procède à une véritable offensive médiatique, je me dis que la première secrétaire du PS risque de se contenter dans cette aventure du sauvetage d’une âme dont les anges-gardiens s’appellent Hamon et Bartolone. En effet si les sondages indiquent que Frêche sortirait vainqueur du premier tour avec 31% distanciant l’UMP de quelques 10 points, ils précisent aussi que les amours contrariés de Hélène Mandroux et Jean-Louis Roumégas situeraient socialistes et verts aux alentours de 10%. Autant dire que si l’un faisait 9,98 et l’autre 9,89 le dimanche 14 mars au soir, les as de Solferino seraient illico transformés en sémaphores …. Rouge de honte !

Lyon, le 12 février 2010.

24/01/2010

Un grand et des minuscules

John Huston.jpgDeux institutions culturelles lyonnaises mettent dès ce premier trimestre les petits plats dans les grands. D’un côté l’Institut Lumière présente une importante « rétrospective John Huston », de l’autre le Musée de l’Imprimerie, jamais avare depuis quelques années de projets étonnants, propose quant à lui « Minuscules », une exposition sur les livres de très petits formats au fil des siècles.

Entamée depuis quelques jours, la rétrospective Huston va jusqu’au 3 mars prochain passer en revue une œuvre aux allures de boite aux trésors puisque après « Le Faucon Maltais », « Key Largo », « Le trésor de la Sierra Madre », l’équipe de Thierry Frémaux programme sur différentes séances « the African Queen », « Moby Dick » , « La nuit de l’iguane », « Fat City », « L’Honneur des Prizzi », soit au total plus d’une vingtaine de films témoins majeurs du travail du grand réalisateur. Cerise sur le gâteau, le 2 février, une soirée spéciale est annoncée en présence de Patrick Brion, un des spécialistes Français de Huston.

Avant de dire quelques mots sur le Musée de l’imprimerie, du 27 janvier au 23 février signalons qu’une seconde rétrospective, consacrée cette fois à Claude Lanzmann, est prévue, l’auteur étant invité le 9 février. Avec ses séances de Ciné-Concert à l’auditorium, une soirée consacrée aux films de montagne, une autre au cinéma et à l’urbanisme, sans oublier les coups de projecteurs sur Jacques Bral (« Extérieur nuit ») et des projections en copies neuves , l’Institut Lumière dopée par le succès du Grand Lyon Festival propose donc une magnifique programmation. « Minuscules » l’exposition du Musée de l’Imprimerie qui concentre le tir sur les livres de très petits formats s’annonce également comme séduisante avec sa kyrielle de manifestations adjacentes (conférences, ateliers adultes et pour enfants). Gajeures techniques, petits bijoux de finesse et parfois de poésie, ces livres présentés par le musée comme de « minuscules ambassadeurs de la chaîne graphique » seront à l’honneur jusqu’à la fin de la saison.

> Institut Lumière, « Rétrospectives John Huston », du 5 janvier au 3 mars, renseignements sur www.intitut-lumiere.org et les vidéos exclusives des soirées sur www.youtube.com/institutlumiere 25, rue du Premier film, Lyon 8ème, métro ligne D – Montplaisir-Lumière

> Musée de l’Imprimerie, « Minuscules », renseignements sur www.imprimerie.lyon.fr 13, rue de la Poulaillerie, Lyon 2ème, métro ligne A - Cordeliers.

Lyon, le 24 janvier 2010.

23/01/2010

Vu à la télé

Il n'est vraiment pas dans mes habitudes de publier sur ce blog interventions, discours ou textes relatifs à la vie municipale ou communautaire. L'occasion faisant exceptionnellement le larron, le sympathique Antoine du groupe socialiste au "Grand Lyon" m'ayant transmis une vidéo relative à la dernière séance publique, voici mon intervention à propos de notre politique métropolitaine et de la réforme territoriale actuellement en discussion au parlement.


Lyon, le 23 janvier 2010.

16/01/2010

Venir c’est partir un peu

agenda.jpgPeillon s’est donc fait porté pâle au tout dernier moment pour débattre avec Eric Besson, jeudi soir, sur France 2. Bilan de l’opération, il s’est fait taillé un costard en direct à plusieurs reprises par l’animatrice Arlette Chabot, la soutière de l’émission, Nathalie Saint-Cricq, allant même jusqu’à traiter l’euro-député de « voyou ». Comme probablement l’ensemble des téléspectateurs, j’avoue ne pas très bien comprendre le comportement de Peillon dans la mesure où reprocher à France 2 de servir la soupe au couple maudit Besson-Le Pen, Peillon n’étant en l’occurrence qu’un faire-valoir de deuxième partie de soirée, était une donnée connue depuis quelques jours. Alors, pourquoi déclarer forfait à la deuxième minute ? Seul Peillon peut répondre à la question. Souhaitons-lui bonne chance pour demeurer crédible.

Entre Royal qui vient sans être invitée et Peillon qui ne vient pas en l’étant, avouez que les mœurs politiques interrogent ce d’autant qu’ici à Lyon, lors du Forum de Libération il y a quelques semaines, c’est Martine Aubry qui s’était abstenue au dernier moment de venir pour débattre avec Cohn-Bendit expédiant en catastrophe sa doublure Bartolone pour se faire secouer par le leader écolo. Venir ou ne pas venir semble donc désormais la question qui taraude nos politiques.

Prenez le Grand-Lyon, l’hebdomadaire « La Tribune de Lyon » et « Le Progrès » viennent d’établir la liste de ceux qui viennent ou ne viennent pas assister aux séances publiques. J’observe que certains planquent les séances de la Communauté Urbaine ou du Conseil Général en expliquant curieusement qu’ils ne peuvent être partout à la fois mais je me dois aussi d’attirer l’attention de tous sur le fait que ce coupable manque d’assiduité n’est pas le seul problème. Le comportement de ceux qui viennent pour repartir illico n’est pas plus recommandable. Ce d’autant que parmi ceux-là il y a aussi ce qui viennent et qui repartent pour éviter tel ou tel débat. C’est le cas d’un élu en vue de l’UMP qui, tout en venant, n’est jamais présent dans l’enceinte quand il convient de voter à propos du dossier du « Grand stade ».

Si venir ou ne pas venir semble donc la grande question de la vie politique française, rester ou ne pas rester est aussi une dimension seconde d’une réalité qui concerne également les plus hautes autorités de l’Etat. Le Président de la République n’étant pas, de ce point de vue, à l’abri des reproches.

Lyon, le 16 janvier 2010.

09/12/2009

Fête des lumières 2050

Collomb electroluminescent.jpgSi à Copenhague on ne décide rien et que l’on se contente de belles déclarations – business as usual – en 2050 :

- je fêterai mes cent trois ans et mon fauteuil roulant sera motorisé diesel,

- Sarkozy sera au Panthéon et Carla Bruni à l’Académie française,

- dans chaque mirador le long des frontières un vade mecum du parfait Vopo rappellera la question posée par le fameux Besson récemment entré dans les livres d’histoire lors du débat sur l’identité nationale « Comment éviter l’arrivée sur notre territoire d’étrangers en situation irrégulière, aux conditions de vie précaires génératrices de désordres divers (travail clandestin, délinquance) et entretenant, dans une partie de la population, la suspicion vis à vis de l’ensemble des étrangers ? »,

- la toute jeune candidate du PS aux présidentielles aura recueilli 5% des suffrages tandis que Jean Sarkozy entamera son cinquième mandat de président de la République,

- Gérard Collomb aura sa statue en haut de la tour Oxygène pour avoir fait de Lyon la seule ville lumière éclairée totalement avec des diodes électroluminescentes et des éclairages urbains ne s’allumant qu’au passage des badauds (et de mon fauteuil diesel !),

- Philippe Barbarin, bref pape de transition, aura la sienne sur Fourvière à côté de celle de Fabisch,

- le parc de la Tête d’Or sera entièrement dédié à la flore tropicale,

- Sir Nicholas Stern expliquant en 2006 que 1% du PNB mondial consacré chaque année à la lutte contre le dérèglement climatique éviterait que l’on soit obligé d’en dépenser 20% en 2050 aura disparu des manuels d’économie,

- çà et là des groupuscules aussitôt mis en cabane manifesteront pour que soient réhabilités les membres du GIEC injustement exclus de la communauté scientifique par le ministre Claude Allègre dont on aura installé le squelette de au muséum d’Histoire Naturelle,

- les émissions de dioxyde de carbone auront doublé et l’augmentation de la température moyenne du globe commencera à dépasser les 2 degrés dans un processus d’emballement.

Heureusement, à Lyon ma petite-fille poussant mon fauteuil au moteur éteint pour cause de foule, me promènera encore une fois à la fête des lumières « basse consommation » désormais copiée comme Vélo,V par le Grand Paris. Certes, au lieu de coûter 3500 euros comme en 2009, elle n’en coûtera plus que 1500, mais quelle foule dans la procession aux flambeaux de Saint Jean à Fourvière ! Elle rameutera dix fois plus de lyonnais priant que la Vierge fasse tomber un peu de cette neige d’autrefois.

Ave

Jean-Paul Schmitt

06/12/2009

Noms

On connaissait « Le petit Marseillais », désormais grâce à Renaud Muselier, fort de sa défaite pour accéder à la présidence de la Communauté Urbaine de Marseille, le monde entier va découvrir « Le Grand Marseille ». En effet le second de Gaudin, la municipale de 2014 en vue, s’efforce lui aussi de réfléchir à une échelle plus grande. Il vient donc de colloquer en compagnie de Christian Blanc, l’homme du « Grand Paris ».

« Grand Marseille », « Grand Paris », tout est grand dans notre pays, sauf le Président dirait Villepin. A ce propos notre grand président qui rêve d’une petite réforme territoriale, confie à ses petites mains dirigées par Hortefeux, le soin de bricoler un petit hold-up territorial destiné à réduire toute poche de résistance dans nos provinces.

Ici à Lyon, nous sommes grands depuis belle lurette et le « Grand Lyon » qui deviendra probablement par la magie sarkozyste une métropole souhaite tout de même continuer à œuvrer à la construction d’une métropole multipolaire avec Saint-Etienne, Bourgoin et Vienne tout en sachant que cette entité multipolaire en devenir ne pourra s’appeler ainsi puisque dans le futur, seul le « Grand Lyon » sera habilité à porter ce nom si l’on se pénètre bien de la pensée territoriale du président. Comment pourra donc s’appeler demain cette métropole qui, pour compliquer les choses, contient en son sein « St Etienne Métropole », une collectivité qui aura du mal à justifier le port d’un tel nom.

Que l’on se rassure. Cette question qui semble tarauder bien du monde devrait se résoudre tant la matière grise accumulée ici ou là ne peut que produire la solution qui convient. Si tel n’était d’ailleurs pas le cas, il se trouvera bien quelques as de la communication qui, moulinant sur commande à grands frais, sauveront les neo-métropolitains que nous sommes du terrible destin qui serait le notre si nous n’avions pas de nom à porter.

Lyon, le 6 décembre 2009.

10/11/2009

L’Europe des métropoles

seapflags.jpgCe soir, en route pour Barcelone, pour participer en compagnie du Directeur de l’Agence d’Urbanisme, au séminaire sur les modèles de gouvernance métropolitaine en Europe. Chacun le sait cette question se pose sur l’ensemble du vieux continent et même si dans la funeste réforme territoriale imaginée par Nicolas Sarkozy cette question est le cadet des soucis des autorités gouvernementales françaises, constatons qu’à partir de demain à Barcelone, universitaires et élus venus de Catalogne, Londres, Paris, Turin et d’ailleurs s’efforceront, en partageant leurs analyses et expériences, d’étudier les points majeurs concernant les phénomènes de métropolisations sous les aspects institutionnels, économiques, d’aménagement et culturels.

Il s’agira pour nous, en décrivant l’obscur maquis institutionnel français d’expliquer à nos collègues européens en quoi la nouvelle aventure métropolitaine que nous initions, ici à Lyon, avec St-Etienne, le Nord Isère et le Pays Viennois, a vocation à changer la donne pour que L’Euro métropole lyonnaise se hisse au bon niveau en Europe. En effet, cet ensemble métropolitain que nous souhaitons multipolaire, se situe, pour l’heure, bien en deçà des grandes métropoles comme Barcelone, Manchester, Milan ou Francfort. Pourtant avec ses presque 3 millions d’habitants, dotée d’une armature urbaine forte, l’Euro Métropole lyonnaise peut légitimement prétendre intégrer le « club » des grands ensembles métropolitains dont les leaders sont Barcelone (4,8 millions d’habitants), Milan (3,9), Manchester (2,5) ou Francfort (2,5). Face à ces enjeux qui ne sont, loin s’en faut, pas uniquement démographiques, sur les plans de la cohérence de nos territoires, des facteurs aussi importants que le dynamisme économique et une culture partagée en matière de développement durable et d’aménagement, Lyon avec sa région urbaine a vocation à relever le défi métropolitain.

En attendant, pour notre territoire qui, je le rappelle est constitué de plus de 800 communes, 60 intercommunalités, 13 autorités organisatrices de transports et sur 6 départements, l’heure n’est pas à se lamenter sur l’existence des mille-feuilles à la française. Notre volonté de construire cette métropole multipolaire est bien plus forte que les résistances générées par ces découpages institutionnels. C’est ce que nous tenterons d’expliquer ces jours-ci à Barcelone en faisant valoir les premières pistes de nos réflexions communes.

Lyon, le 10 novembre 2009.

Photo: DR

05/11/2009

Palmarès

palmares.jpgPour la cinquième année consécutive, Lyon pointe en tête du palmarès des villes de plus de 500 000 habitants. Avec ses 5 pôles de compétitivité, son guichet unique d’accueil des entreprises sans oublier la présence de deux incubateurs, selon le classement 2009 établi par « L’entreprise », Lyon fait toujours la course en tête en matière d’innovation et de Recherche-développement.

La constitution du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur, le PRES, qui marque le rapprochement des Universités Lyonnaises et Stéphanoises, indique lui aussi que la vision lyonnaise des territoires est sur le point de changer d’échelle. En s’engageant depuis quelques mois dans la perspective de construction d’une Euro-Métropole multipolaire, Lyon, St Etienne et le Nord Isère, viennent, en commun, d’initier un nouveau type de coopération. Il débouchera d’ici quelques temps sur une volonté partagée de lier leur avenir en matière de transports en commun, de planification territoriale, de recherche et d’université mais aussi dans le domaine des grands évènements culturels rassembleurs que sont les Biennales de la Danse et de l’Art Contemporain pour ce qui concerne Lyon, du Design avec St Etienne et probablement demain avec « Jazz à Vienne », le Pays Viennois ayant vocation à rejoindre ce mouvement.

En indiquant que « l’ambition du Grand Lyon est de compter parmi les métropoles européennes de référence », le magazine l’Entreprise indique clairement que si le désir métropolitain nouveau incarné par nos trois agglomérations est plus que justifié, il n’en oubli pas de dire qu’il se construit à partir « d’une alchimie réussie entre le dynamisme entrepreneurial, la performance économique et le cadre de vie ». Ces encouragements ainsi formulés par le palmarès démontrent aussi l’importance de l’armature urbaine de notre pays car des villes comme Lille (2ème), Nantes et Bordeaux (3ème) sont également des chances décisives pour une France en Europe.

Ne croyez pas un seul instant que mon propos d’aujourd’hui est à placer sous le signe du chauvinisme ou d’un « Cocorico lyonnais ». Au contraire. Alors que ce gouvernement nous prépare une réforme territoriale indigente, tout juste bonne à assouvir l’avidité électorale de l’UMP, il serait utile, en consultant cette étude, que les Sarkozy et Hortefeux en tirent des enseignements. Au lieu de considérer que le pays est constitué d’une région-capitale et d’un désert provincial, les autorités gouvernementales gagneraient beaucoup à rompre avec ce mal bien français. D’ailleurs la politique actuellement esquissé autour de l’idée d’un « Grand Paris » doté d’un ministère de tutelle est une aberration. Aujourd’hui, en tournant le dos à la décentralisation, en s’en prenant aux collectivités territoriales, en n’étant pas animé d’un projet d’avenir pour la France des territoires, Sarkozy se trompe de chemin. L’avenir du pays se situe à Lyon, mais aussi à Lille, Nantes, Bordeaux, Marseille ou Toulouse. Il serait utile et urgent que le chef de l’état en prenne conscience sous peine d’entraîner le pays dans une impasse.

> « L’entreprise », novembre 2009, 3,50 euros, en kiosque.

Lyon, le 5 novembre 2009.

Illustration: DR

 
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