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01/11/2008

Ils ne voteront pas Obama

citrouille.jpgDans quelques jours les Américains vont donc élire leur futur Président au terme d’une procédure électorale compliquée, parfois peu fiable et qui focalise l’attention sur certains Etats. Parmi ceux-là on compte la Floride dont chacun se rappelle l’importance lors des deux élections de Georges W Bush avec son lot de dysfonctionnements, de comptage et de recomptages. En ce jour de Toussaint je voudrais insister sur une particularité, souvent ignorée, de la Floride, celle de l’industrie des morts.
Je ne sais pas si les morts votent en Floride, en tout état de cause s’ils le font, soyons certains qu’ils ne voteront pas Obama. Grand réservoir de retraités venus des Etats-Unis et du Canada, la Floride est donc le premier exportateur de morts au point que les entreprises américaines de pompes funèbres bénéficient auprès des compagnies aériennes d’un avantage commercial désigné par la formule « programme morts fréquents ». L’affaire est simple. En faisant systématiquement appel à la même compagnie pour exporter leurs cercueils aux quatre coins de l’Amérique, les croque-morts de Floride bénéficient en échange de « miles » de la part des compagnies aériennes sur les vols intérieurs. Il faut dire qu’après leur trépas, les retraités yankees demeurent des acteurs importants de l’économie. Sachant que rapatrier un cercueil coûte entre 200 et 500 euros et qu’une compagnie comme Delta Airlines transporte environ 50 000 cadavres par an, on comprendra que la bataille est rude. En effet, premier exportateur de morts, la Floride réexpédie chaque année 23 000 morts sur les 170 000 résidents décédés et comme le dit le patron du fret sur Jet Blue, un seul cercueil rapporte autant qu’une demi-tonne de marchandises.
Comme vous le voyez, non contents d’être les victimes de la crise financière, bon nombre des électeurs de Mc Cain essayent d’apporter leur contribution à l’économie réelle une fois passés dans l’au-delà. C’était ma contribution en ce jour de Toussaint.

Lyon, le 1er novembre 2008.

25/09/2008

Mc Cain broie du noir

John McCain.jpgSarkozy cherche des coupables à la crise financière actuelle. Je ne sais pas s’il se donne des délais pour atteindre son objectif mais si l’envie lui prenait de trouver des victimes, nous pouvons lui signaler la première, le Sénateur Mc Cain.

Coincé entre l’embarrassant George W. Bush et son bilan catastrophique et le secrétaire au trésor du même Bush, Henry Paulson, le candidat républicain pour se sortir de ce piège tente une nouvelle fois de jouer sa carte fétiche, celle du héro, serviteur de la bannière étoilée.

Suspendant sa campagne, sautant sur Washington comme d’autres jadis plongeaient sur les rizières vietnamiennes, proposant d’annuler son débat avec Obama, Mc Cain s’autoproclamant porte-parole des américains lassés des divisions partisanes joue gros à quelques semaines de l’échéance. Il y a une dizaine de jours je m’interrogeais sur le parcours semé d’embuches qui attendait Barack Obama, aujourd’hui nous pouvons espérer une victoire, la débâcle financière étant passée par là.

La situation de Mc Cain s’est en effet dégradée et sa fructueuse lune de miel politique avec Palin est déjà derrière nous, comme quoi vitesse et politique font parfois un curieux ménage.

Aujourd’hui Mc Cain, celui qui revendiquait jadis comme une médaille son ignorance en économie est entrain de payer au prix fort bien des postures d’antan face à un pays en proie au doute et à la peur. En effet selon un sondage Bloomberg, plus d’un américain sur deux désapprouve le plan Paulson et ses 2300 dollars par capita-bébés compris qui menacent les finances de chaque ménage américain.

Cela étant, broyée par la crise financière, la campagne électorale américaine n’est absolument pas pliée. Les contradictions qui dominent au sein des deux camps, les inévitables pièges que Mc Cain et Bush entendent tendre à Obama mais aussi le temps qui inévitablement travaille pour un Mc Cain aujourd’hui au fond du trou, peuvent réserver de mauvaises surprises à Obama.

En attendant, malgré cette catastrophe financière qui risque de frapper durement les classes moyennes et populaires américaines, Barack Obama semble reprendre la main.

Sachons apprécier cet instant.

Lyon, le 25 septembre 2008.

 

 
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