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26/10/2010

Pestilence, by Guerlain

9290-jean-paul-guerlain-recevra-la-legion-637x0-1.jpgFrance 2 a senti brusquement le remugle l'autre jour, lorsque Jean-Paul Guerlain, 73 ans, en pleine promotion de son dernier grimoire, s'est rendu coupable d'une odieuse confidence, furtivement lâchée comme une flatulence à peine honteuse et dont on sentait bien qu'il l'avait fermentée en lui depuis belle lurette : "Pour une fois, je me suis mis à travailler comme un nègre. Je ne sais pas si les nègres ont toujours tellement travaillé, mais enfin... ». Chacun aura compris que le mot nègre ne renvoie pas ici à l'acception littéraire du terme qui a fait la fortune de la moitié des membres de l'Institut.

Et lui, sans connaître la moindre interruption de la part d'une Elise Lucet d'ordinaire plus loquace et sans doute affriolée par la réputation et le complet veston du doyen des nez, de continuer son autopromotion, sans rougir, refermant comme il l'avait ouverte, la bonde de son dégazage sauvage.

Soudain, celui qui passait encore pour un vieux galant ayant passé toute sa vie à embaumer la gent féminine d'effluves orientaux et musqués s'est révélé empuanti au public comme une de ces vieilles bouteilles que l'on rêvait exquise et qui, une fois ouverte, ne saurait dissimuler plus longtemps qu'elle est outrancièrement bouchonnée.

Soudain, Guerlain a laissé entrevoir sa France intériorisée et imaginaire : une France "monochrome", nostalgique d'un monde colonial qui fleurait comme baume la douceur de vivre et la main d'œuvre aussi pléthorique que corvéable.

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16/09/2010

Pathétique

Très franchement, à voir cette vidéo de l'animateur Jean-Luc Delarue, on a vraiment pas envie de se moquer de lui. Nicolas Canteloup, beauf de services sur Europe 1 devrait en faire autant, le pauvre type des deux n'étant nécessairement pas celui qu'on croît...

Lyon, le 16 septembre 2010.

19/01/2010

Le lapin du Chabot

Lapin chabot.jpgArlette Chabot maitresse des débats politiques de la chaine de service public ( ?) accusant Vincent Peillon via sa rédactrice en chef d’utiliser des méthodes de voyou tout en étant soutenue par Etienne Mougeotte dont on connaît les éditos sarkoviétiques au Figaro, l’ultra libéralisme radiophonique et le coup de sifflet rageur de fin de récré, reconnaissez que cela a de l’allure !...

Si, comme le commente Marianne2, le faux-bond de Peillon peut paraître peu glorieux, il permet au moins d’interpeller sur le style de « faire valoir » du pouvoir en place que France 2 pratique avec force et continuité au service de Nicolas Sarkozy, que celui-ci soit l’actuel président ou l’encore simple candidat. Il faut se souvenir des bises complices échangées entre Nicolas et Arlette à l’issue du débat pour les présidentielles de mai 2007 devant une Ségolène Royal qui n’avait eu droit qu’à la main froide de madame Chabot

Vous me rétorquerez peut-être le « Chabot humiliée par Sarkozy » qui inonda les médias en septembre dernier. Paradoxal ? Pas tant que cela. On peut aussi y voir l’habileté des communicants élyséens et considérer « l’engueulade de Washington » comme une façon maligne de donner des lettres d’indépendance à celle qui de plus en plus apparait comme au service d’un penser conforme au pouvoir.

Si vous n’êtes pas convaincu que France 2 fabrique « des émissions clés en mains pour ministres en mauvaise posture » comme l’affirme Marianne, réexaminez le fil de ce que d’aucuns appellent débat du 14 janvier dernier. Vous y découvrirez tous les produits et gestes qui font la bonne brosse à reluire pour ministre avec écran de fumée : la famille forcément chère au cœur de Besson, le Maroc de son enfance, ses blessures si intimes et ses plaies ouvertes, son antiracisme forcément viscéral. Ce n’était plus une biographie, c’était une hagiographie.

Qui a piégé qui ? J’aimerais que ce soit Peillon piégeant France 2 et Chabot en refusant de leur servir de faire valoir. Un faire valoir bien entendu dépourvu du quart d’heure d’auto encensoir réservé à saint Besson. J’entends déjà certains me faisant remarquer que le documentaire (?) sur Jospin qui faisait suite n’a pas pris non plus davantage de distance par rapport à son sujet ni émis davantage de contradictions. Dont acte. Et à verser au dossier à charge.

Nul doute que la soirée « spéciale » Nicolas Sarkozy le 25 janvier sur TF1 nous montrera enfin une vraie télévision d’information : Laurence Ferrari et Jean-Pierre Pernaud, ces insolents, font déjà frémir notre omni-président créateur d’évènements. Les Français durant deux heures et demie, yeux dans les yeux avec le président, à six semaines des élections vont se régaler.

Comme le disait Chomsky « La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures ». C’est aussi un moyen direct de désintégration selon ce cher Camus que l’on veut panthéoniser…

Jean-Paul Schmitt

16/01/2010

Venir c’est partir un peu

agenda.jpgPeillon s’est donc fait porté pâle au tout dernier moment pour débattre avec Eric Besson, jeudi soir, sur France 2. Bilan de l’opération, il s’est fait taillé un costard en direct à plusieurs reprises par l’animatrice Arlette Chabot, la soutière de l’émission, Nathalie Saint-Cricq, allant même jusqu’à traiter l’euro-député de « voyou ». Comme probablement l’ensemble des téléspectateurs, j’avoue ne pas très bien comprendre le comportement de Peillon dans la mesure où reprocher à France 2 de servir la soupe au couple maudit Besson-Le Pen, Peillon n’étant en l’occurrence qu’un faire-valoir de deuxième partie de soirée, était une donnée connue depuis quelques jours. Alors, pourquoi déclarer forfait à la deuxième minute ? Seul Peillon peut répondre à la question. Souhaitons-lui bonne chance pour demeurer crédible.

Entre Royal qui vient sans être invitée et Peillon qui ne vient pas en l’étant, avouez que les mœurs politiques interrogent ce d’autant qu’ici à Lyon, lors du Forum de Libération il y a quelques semaines, c’est Martine Aubry qui s’était abstenue au dernier moment de venir pour débattre avec Cohn-Bendit expédiant en catastrophe sa doublure Bartolone pour se faire secouer par le leader écolo. Venir ou ne pas venir semble donc désormais la question qui taraude nos politiques.

Prenez le Grand-Lyon, l’hebdomadaire « La Tribune de Lyon » et « Le Progrès » viennent d’établir la liste de ceux qui viennent ou ne viennent pas assister aux séances publiques. J’observe que certains planquent les séances de la Communauté Urbaine ou du Conseil Général en expliquant curieusement qu’ils ne peuvent être partout à la fois mais je me dois aussi d’attirer l’attention de tous sur le fait que ce coupable manque d’assiduité n’est pas le seul problème. Le comportement de ceux qui viennent pour repartir illico n’est pas plus recommandable. Ce d’autant que parmi ceux-là il y a aussi ce qui viennent et qui repartent pour éviter tel ou tel débat. C’est le cas d’un élu en vue de l’UMP qui, tout en venant, n’est jamais présent dans l’enceinte quand il convient de voter à propos du dossier du « Grand stade ».

Si venir ou ne pas venir semble donc la grande question de la vie politique française, rester ou ne pas rester est aussi une dimension seconde d’une réalité qui concerne également les plus hautes autorités de l’Etat. Le Président de la République n’étant pas, de ce point de vue, à l’abri des reproches.

Lyon, le 16 janvier 2010.

21/11/2008

Red

Logo PS Bull.jpgAlors que les adhérents du Parti Socialiste votaient hier au soir dans leurs sections, sur France 2, « Envoyé Spécial » s’interrogeait sur cette fameuse boisson énergisante, le « Red Bull ». Comme quoi, il n’y a pas que le PS qui veut virer au rouge puisque ce très chimique « taureau rouge » est sur le point de faire passer chez les jeunes le coca pour de l’eau bénite.

Jusqu’ici la France affichait moue et dégout face à ce « taureau rouge » que notre administration avait tendance à considérer comme un produit dopant. De guerre lasse, aujourd’hui, comme dans la plupart des pays, « le taureau rouge » est autorisé avec les réserves d’usage, puisque on demande aux assoiffés de limiter la consommation de « Red Bull » à deux canettes de 25 cl par jour. Je vais vous faire grâce de la composition de cette boisson, qui, pour donner de l’énergie, n’hésite pas à faire de la chimie un art majeur.

Du côté du PS c’est un peu le même principe car la nouvelle union des laborantins associés contre Ségolène Royal rêve d’une mixture politique qui tire aussi sur le rouge mais concernant ce nouveau « Red – PS » il convient tout de même de s’interroger sur sa composition chimique qui, élaborée par quelques œnologues rémois, est potentiellement en passe de proposer aux français un précipité qui à terme risque de faire, comme disait l’autre, « pschitt » !

Le « Red PS » proposé à la commercialisation est, il faut le dire, d’une rare complexité chimique. En voici le détail

  • 18% d’acide Lillois régénéré de Modem peu nocif provenant de jardins ouvriers.
  • 5,7% de Jospinine
  • 9,3% de précipité de Delanoë traité à la caféine
  • 17% d’eau gazeifiée provenant des monts Fabius
  • 1% de vitamine Utopique plus connue sous le nom de vitamine F.
  • 3,5% de Rocardo-glucose
  • 2,5% de saccharose-nomadique connue dans le grand public sous le nom de « Montebourienne »
  • 21% de colorants « Red plus » Emanuellohamontiques avec quelques traces de Melenchonite.
  • 0,3% Moscose, anti-dépresseur qui pris à une si petite dose est sans effet
  • 1% de Cambédélices
  • 1% de « Jack-Jack » sorte de précipité de vote constitutionnel difficile à doser

Le reste étant constitué d’une série d’acides très instables dont le célèbre « pot hollandais » célèbre dans les milieux cyclistes. J’espère que maintenant vous comprenez pourquoi tout cela fait peur et pourrait provoquer à brève échéance des troubles majeurs du comportement, et à plus long terme une issue fatale. En quelque sorte « Red mort ».

Lyon, le 21 novembre 2008.

14/09/2008

Hold up

Il paraît que Nicolas Sarkozy ne décolère pas depuis qu’il a découvert les nouveaux programmes de France Télévisions et en particulier ceux de la deuxième chaîne. Vous l’avez compris, même s’il revendique une haute qualité de la part de notre télévision publique, le Président de la République, en constatant l’arrivée d’animateurs comme Julien Courbet, sait bien que c’est la chaîne de son ami Martin Bouygues qui risque de pâtir de la nouvelle orientation de la deux.

Remarquez, même si c’est pour de mauvaises raisons, on ne peut qu’être effrayé comme le Président par la contre-offensive de De Carolis, l’homme qui jadis faisait murmurer Bernadette Chirac dans ses oreilles.

La dernière campagne de publicité de France Télévisions dont l’objectif est paraît-il de rajeunir l’image de la chaîne, ne peut que laisser pensif.

France 2 - 19h 20h Access Prime time.jpg

Plus qu’à des « Men in black » ou à des « Blues brothers » nos quatre animateurs nous font penser aux personnages de « Reservoir Dog ». En quelques sortes à des assassins du service public qui s’apprêtent à régler leur compte après leur hold up raté de France Télévision.

Lyon, le 14 septembre 2008.

 
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