Avertir le modérateur

04/05/2010

A méditer

elysee.jpg« On n’endosse pas comme ça d’un claquement de doigt le costume présidentiel, c’est au contraire une longue évolution qui fait que tout d’un coup les gens vous regardent, vous reconnaissent et vous donnent cette identité là » ; ce n’est pas parce que, selon l’AFP, cette phrase est répétée depuis des années par François Bayrou qu’elle n’en est pas moins frappée au coin du bon sens. Un bon sens qu’auraient dû garder Michel Noir ou Alain Carignon abattus en vol par Chirac du fait de leurs velléités présidentielles. Une phrase que pourraient méditer feu Raymond Barre et Edouard Balladur qui, de toute évidence, n’ont pas attendu assez longtemps pour être reconnus comme tels. Une phrase toujours d’actualité malgré la dévaluation de la fonction après le passage à l’Elysée de Chirac et de Sarkozy. Certes aujourd’hui le jeu peut paraître plus ouvert mais l’essence de la Vème République demeure et la fonction présidentielle reste l’expression d’un rapport direct entre l’électorat et un homme ou une femme, un rapport qui se construit avec le temps et sur des idées fortes. Certes la perspective de primaires peut laisser penser que le champ des possibles s’est élargi mais cette méthode, bien rodée aux Etats Unis état fédéral, ne fera que ses premiers pas chez nous, avec quel succès ? On ne peut, vu sous cet angle, que s’interroger sur la précipitation mise par Gérard Collomb à se lancer dans une campagne pré-primaires en affichant d’ailleurs sa candidature par défaut c'est-à-dire en cas de défection de DSK ce qui constitue un positionnement totalement antinomique avec l’objectif déclaré. Etre candidat à la présidence de la république sous la Vème c’est développer une idée de la France et des idées pour la France dans tous les domaines et directement avec le peuple. C’est seulement dans ce cas que les gens « vous regardent, vous reconnaissent et vous donnent cette identité là ». Et, c’est sur, cela prend du temps.

Philippe Dibilio

17/04/2010

Centre(s)

396px-Bayrou_Bercy_2007-04-18_n29.jpgDepuis presque une paire de semaines, grâce à Libération, nous savons que le 19 juin prochain, l’appel de Villepin devrait prendre corps dans le 13ème arrondissement de Paris, du côté de la Halle Freyssinet. Mieux, alors que nous sommes loin du but, ce parti, véritable don de Villepin au pays, devrait s’appeler PRS pour « Parti pour une République Solidaire ». C’est navrant pour Martine Aubry qui moulinait depuis les régionales son désir de « Gauche Solidaire » pour faire oublier celui de « Gauche Plurielle » mais revenons au centre.

Villepin va donc venir chasser sur les terres de Bayrou ou plutôt pâturer les mêmes prairies. Histoire de mettre une première torgnole au Béarnais, Villepin vient d’expliquer que son parti qui n’existait pas encore comptait déjà 20 000 membres, autrement dit trois fois plus que le Modem démocratisé de Bayrou. Au lieu de se chercher querelle, nos deux centristes devraient plutôt se réjouir des propos de Sarkozy expliquant au Nouveau Centre de Morin qu’il n’était pas question pour lui d’imaginer une seule seconde une candidature autonome aux présidentielles. Exit donc Morin qui décidemment n’est jamais le bon cheval au centre. En vérité parmi les centristes, il n’y en a qu’un seul susceptible de mériter notre admiration, c’est Jean-Louis Bourlanges. Intelligent, fin, distant mais toujours décalé, l’ancien député européen vient de livrer un bouquin au titre prémonitoire « La tragédie des centres ». Devenu flingueur, Bourlanges excelle dans l’art de passer du flytox dans les moindres recoins du centre. A propos de la présidentielle, après avoir réglé son compte à Bayrou, Bourlanges dit de Morin, « Peut-on sérieusement être ministre de Sarkozy pendant cinq ans et candidat pendant cinq semaines contre lui ? » (Figaro Magazine). Pas mal non plus à propos de l’éventuelle candidature de Borloo, qui fait dire à notre nouvel agent d’ambiance du centrisme, « Je ne crois pas qu’un électron, fût-il particulièrement libre arraché du noyau gouvernemental Sarkozien, ait une autonomie suffisante pour figurer autre chose que ce que Pascal nommerait une fausse fenêtre pour la symétrie ».

Au pays des centre(s), c'est-à-dire comme aime le dire Bourlanges « des chefs sans parti et des partis sans chefs », il y a un flingueur. Le savoir autant en forme devrait suffire à nous rassurer.

Madrid, le 17 avril 2010.

Photo: DR

09/03/2010

Casting

Bayrou-Begag-2009.jpgFrançois Bayrou regrettait ce week-end que l’on parle peu des régions en vue de l’élection de dimanche. C’est vrai, mais on ne peut pas dire que sa formation montre l’exemple en particuliers en Rhône-Alpes. En choisissant une tête de liste qui fait campagne par défaut il ne s’est pas donné les moyens de mettre en avant ses propositions pour la Région.

Azouz Begag, toujours adoubé par le leader du Modem, relève de l’erreur parfaite de casting. Une liste électorale est une équipe qui exige un animateur qui connaisse son sujet et mobilise ses troupes. Begag se considère lui-même comme le sujet et déplace son égo d’une situation à l’autre en ignorant tout le monde autour de lui. Ce fût un ministre gag, c’est un candidat farfelu. Certes il nous avait promis une campagne décalée elle l’est tellement qu’elle en devient transparente. Il a d’ailleurs commencé par refuser tous les débats télévisés ce qui laissa à penser qu’il n’avait ni idées ni programme pour la Région et qu’il était le candidat anti-sarkoziste primaire et nostalgique de Dominique De Villepin. Il est vrai que les rares fois où il s’est exprimé sur la politique régionale ce fût dans la plus grande confusion, incapable, notamment, de se situer par rapport à l’exécutif sortant. Quant au must de sa campagne il consistait à apparaître « juché » sur un tabouret pour parler à une foule qui avait tendance à le snober. En fait le tabouret c’était pour la télé car sinon il est beaucoup plus pratique d’être à la hauteur des autres pour leur parler et ses sorties avec son ustensile se sont résumées à de bonnes vieilles distributions de tracts (on peut dire flying pour faire décalé) entouré de co-listiers. Et puis il n’y a rien de nouveau dans tout ça. Dans les années 70 Simone André, adjointe de Francisque Collomb, menait sa campagne pour les élections cantonales munie d’un siège pliant qu’elle posait de temps en temps pour engager la conversation au coin d’une rue. Et elle avait des interlocuteurs car elle était archi connue dans son secteur. D’ailleurs elle fût chaque fois réélue.

Le drame pour Bayrou réside dans le fait qu’il avait de bien meilleurs choix pour mener cette liste. J’ai découvert par exemple lors du débat sur TLM Fabienne Faure, conseillère régionale sortante, bonne connaisseuse des dossiers de la Région et qui exposa quelques propositions construites et en adéquation avec les compétences de l’institution. D’autres noms viennent à l’esprit comme celui d’Eric Laffont , homme engagé et pugnace qui mérite le respect même si l’on ne partage pas ses avis ; ou encore Richard Moralès élu combatif et combattant. François Bayrou a balayé tout ça au nom du syndrome médiatique pensant que parce qu’on l’avait vu à la TV Begag bénéficiait d’une grande notoriété. Mais il en est de lui comme de Georges Marchais naguère ; dans le petit écran il amusait très bien le monde mais dans les urnes il a mis le PC à genoux. Bayrou aurait dû s’en souvenir lui qui risque d’avoir par ce choix donner le coup de grâce au Modem en particuliers dans la Région.

Philippe Dibilio

Photo: DR

09/02/2010

En baisse

Begag.jpgPas plus qu’une hirondelle ne fait le printemps un sondage ne fait une élection . Il en va ainsi pour les régionales. Il reste que  celui effectué ce week-end et  qui donne 10% aux listes Europe Ecologie ramène cette formation à des ambitions certainement plus proches des réalités. Il paraît évident, en effet, que l’aura médiatique du duo Bové-Cohn-Bendit pour les Européennes n’allait pas se démultiplier dans chaque région. Et pourtant c’est le pari fait par les écologistes qui sont allés chercher des figures de prou dans les régions pour conduire leurs listes. Un pari qui risque de faire flop s’il n’est pas soutenu par des enquêtes d’opinion favorables. Alors faut-il penser que le star system est en recul sur le champ politique et électoral ?

A voir certes le soir du premier tour qui est le seul instant de vérité. En revanche on peut dire dès aujourd’hui que le choix d’une « vedette médiatique » ne crée aucune rente de situation en soi. Qu’on en juge avec la liste Modem  conduite par l’ineffable Azouz Begag. Il faut bien reconnaître que l’attitude de François Bayrou dans cette affaire relève d’un aveuglement rarement atteint. Pourtant une répétition générale avait eu lieu pour les municipales de 2008. Déjà au sein du Modem lyonnais les attaques fusaient, les affrontements se succédaient pour aboutir à un abandon du combat en rase campagne par la tête de liste d’alors le même Azouz Begag. L’expérience n’a donc pas suffi et c’est encore  à l’écrivain villepiniste qu’a fait confiance Bayrou contre vent et marée. Résultat une liste qui écarte le président départemental et un certain nombre de figures du Modem comme Eric Laffond ou Richard Moralès. Une liste qui vit dans les contradictions quant à la conduite à tenir vis-à-vis de la gauche rejouant un remake des municipales où l’on trouvait des « oranges » sur toutes les listes.

Pire l’affrontement prend des proportions avec l’envoi de faux email porteurs de fausses informations mais envoyés par de vrais adhérents du Modem. Une confusion qui pourrait faire rire si elle ne faisait pas pleurer pour la politique déjà tant décriée par ailleurs. Car derrière tout cela il y a bien l’indigence politique d’un Begag qui n’offre ni programme ni stratégie ni campagne tout court. Comme si sa nomination pour mener la liste suffisait en soi. Et comme souvent il a annoncé à qui voulait l’entendre que lui allait faire de la politique autrement et comme toujours cela conduit à ne pas faire de politique du tout. 0n reste pantois devant le fait qu’un homme aussi expérimenté que Bayrou soit tombé dans ce panneau et on peut lui souhaiter que ce ne soit que l’unique situation en France mais c’est déjà une de trop dans le mouvement de baisse dans l’opinion qui frappe son parti.

Philippe Dibilio

26/01/2010

Coup de Gueule

En se privant de 600.000 euros de publicité pour laisser une heure d’émission sans coupures à Sarkozy, TF1 ne lésine pas sur les moyens pour aider le Président à redresser la tête dans les sondages, ce qui ne veut pas dire dans le cœur des français. Cet exemple en dit long sur les liens qui unissent l’Elysée et les grands média à sa disposition. Que ce soit ceux du secteur privé lié par l’amitié et la connivence avec Sarko ou ceux du service public dont le PDG est désormais sous tutelle du chef de l’Etat, il est vrai à un très bon salaire (2 700 000 euros par an) Si l’on voulait d’ailleurs un exemple du soutien des média à la politique du pouvoir le débat sur l’identité nationale constitue un modèle du genre. Sans l’appui permanent de la presse, de la radio et de la télévision que serait devenue cette funeste initiative ? Une litanie de rencontres bon chic bon genre suivies par un public trié sur le volet et qui n’aurait intéressé personne. Mais le tapage médiatique a permis de relayer le souhait du gouvernement : faire renaître les vieux démons à la veille des élections régionales. L’étape lyonnaise a été significative de ce point de vue. A l’intérieur de la Préfecture quelques notables accompagnés de jeunes bien pensants, à l’extérieur un déploiement outrancier de forces de l’ordre qui ont laissé les manifestants se faire agresser par des nazillons qui eux avaient compris le sens de ce « débat »en se lâchant contre les immigrés. Certes depuis sa campagne présidentielle Sarkozy joue avec les média mais ce n’est pas une raison pour s’en habituer. Alors il est salutaire que des hommes politiques s’insurgent. Bien sûr la chaise vide de Vincent Peillon sur France 2 n’a pas le panache du « messieurs les censeurs bonsoir » de Maurice Clavel en son temps mais le député européen s’et rattrapé dans le Monde où il argumente sa position. Quant à François Bayrou il a bien fait de remettre en place cet indéboulonnable laudateur des politiques de droite qu’est J.P Elkabach. Ces situations démontrent en tout cas que le chantier de la liberté et de l’indépendance de la presse tout comme celui de la lutte contre les abus du pouvoir sur ce terrain reste ouvert et mérite des actions plus suivies.

Philippe Dibilio

28/10/2009

Gag

Begag.jpgAzouz le Gag, c’est ainsi que les jeunes militants, tous issus de l’immigration, des associations de Vaulx-en-Velin qui avaient agi avec efficacité pour recréer le lien social au lendemain des « événements » de 1990 avaient surnommé Begag. Le moins que l’on puisse dire est qu’ils avaient vu juste au regard de la carrière politique de l’intéressé. Depuis les régionales de 1992 Azouz Begag se voit conduire une liste à partir de la technique du coucou c’est à dire en faisant son nid chez les autres. Car il n’a pas d’attache politique, il se considère bien au dessus de tout ça, sa valeur intrinsèque valant tous les programmes et tous les engagements. Ce qui tombe bien car il n’en a pas.

En 1992 il se rapproche d’André Vianès qui composait sa liste après avoir été évincé de celle du PS bien qu’étant le président sortant du groupe socialiste à la Région. Moins connu qu’aujourd’hui mais déjà auteur du « Gône du Chaaba » c’est en regardant Vianès dans les yeux qu’il lui dit; » «  je viens mais bien sûr comme tête de liste » ; l’affaire en est restée là. Mais comme la mégalomanie progresse avec l’âge on vit Begag apparaître et disparaître au gré des échéances politiques, enfin surtout dans leur phase préparatoire. Puis vint le couronnement le portefeuille surprise dans le gouvernement Villepin. Begag l’homme qui flirtait avec la gauche plongé dans l’univers impitoyable de la droite libérale voilà qui était aussi triste que pathétique.

De cette expérience il ne retirera qu’une haine féroce pour Sarkozy ce qui ne fait pas un programme politique. Pourtant ce passage discret au conseil des ministres il va le faire fructifier en se rapprochant de François Bayrou, un autre qui ne partira pas en vacances avec Sarko. Et ce fût l’épisode des municipales où Begag fit don de son corps au Modem qui le refusa par la volonté des militants. Alors notre homme s’érigea en victime de manœuvres d’un autre âge conduites par Michel Mercier alors président départemental du mouvement. Et de jurer dans la foulée qu’on ne l’y reprendrait plus… jusqu’aux législatives suivantes où son score à deux chiffres lui a donné des ailes.

Le voilà donc en piste pour les Régionales, comme tête de liste évidemment. Mais cette fois , il l’a annoncé dans Tribune de Lyon il y a quelques semaines, il ne veut pas de vote des militants. Allons donc que représentent–t-ils ces obscurs qui devraient se sentir honoré de distribuer des tracts ou de coller des affiches avec la photo de la star. Et il est en passe de réussir son coup puisque Bayrou le soutient, ce qui donne la mesure du désarroi du leader orange. Et dans la foulée les dirigeants régionaux du Modem emboîtent le pas. Alors qu’un Eric Laffond pose sa candidature à la candidature dépasse l’entendement pour un Begag au sommet de sa mégalo. Comment se comparer à celui qui se voit déjà président de la Région. Celui qui menace Gérard Collomb, d’une boutade certes mais qui en dit long, en se présentant comme la réincarnation d’Edouard Herriot. A moins que le Parti radical valoisien soit sa prochaine destination politique après un échec avec le Modem.

Bref les jeunes vaudais n’avaient pas tort Begag est bien un gag et dire qu’à gauche il en est encore pour le prendre au sérieux.

Philippe Dibilio

Photo: DR

20/10/2009

Le gone du cabas

AZOUZ.jpgIl y a quelques jours Azouz donnait un entretien à Mag2Lyon qui sous-titrait « C’est le grand retour d’Azouz Begag en politique ».

Je vous passe le titre : « Je ne suis pas un blagueur » tant j’en doute encore vu son parcours depuis quelques années, digne des tours et détours d’un chemin de randonnée dans le Pilat.

Mais après tout, Azouz l’« agnostique qui respecte le ramadan » tel qu’il se serait lui-même décrit a peut-être trouvé son chemin de Damas. D’autant que sa gouaille est parfois sympathique quand il joue, à l’instar de saint Paul, l’avorton politique ou qu’il fustige avec ardeur le prince qui nous gouverne.

Le voilà donc qui plaide pour une grande alliance républicaine contre l’UMP. Why not ! Encore qu’une « alliance contre » ne fasse pas vraiment rêver et qu’un programme ou à défaut quelques grandes lignes seraient mieux venues. Mais passons, cela viendra sûrement en son temps… si les centristes lyonnais adoubent « l’écrivain connu pour son franc-parler » comme l’écrit le mag’ mentionné plus avant.

Et alors, croyez-le sur parole, il ira jusqu’au bout ce coup-ci pour retailler son manteau de futur élu ; un Manteau Ourlé d’Elu du Mitan, un MODEM quoi, comme on les taille de nos jours ; un vrai manteau de rebelle, cousu avec du fil moins blanc que celui de la mercerie du père Michel qui ne cessait de fuser. Coupe droite, mais ligne souple. Col blanc et ceinture serrée. Et puis François Bayrou le lui a promis : il l’aidera à l’enfiler et le soutiendra, lui le mec resté si simple et qui, comme un brave gone, fait ses courses au Franprix, habite à la Guillotière et a toujours sur lui sa carte Vélo’v. Toujours montrer sa carte Vélo’v au journaliste qui l’interviewe : une bonne astuce que Gilles Vesco lui a soufflé dans le creux de l’oreille au cani où depuis près de deux ans selon ses dires, Azouz rencontre un petit groupe d’une dizaine d’élus, dont Thomas Rudigoz que j’aime bien. Azouz déclare qu’ils ne sont pas moins légitimes qu’Éric Laffont : là je souris et, comme je le trouve déjà sympa, j’en arriverais presque à le trouver crédible. Et quand il dit que ce dernier manque de charisme c’est franc-vrai, mais je me bidonne tant ça sent son coup de pied de l’âne à cent lieues.

Bon, il dit aussi qu’il a eu un déjeuner très sympathique avec Gégé, mais que not’bon maire aurait fait la grimace quand le grand écrivain lui a annoncé qu’il se verrait bien futur maire de Lyon.

À l’immense auteur du « Gone du Chaâba », qui remplit son cabas au Franprix j’ai envie de demander s’il n’a pas enfilé comme vagnotte un nouveau cache-guenilles et si, dégauné comme ça, il nous prend pas un peu pour des grands gognands ou de grandes bugnes. J’y dirai aussi que c’est pas en se lantibardanant comme il l’a fait jusqu’à présent avec des idées hypothéquées sur les brouillards du Rhône qu’y va se dénicher une gâche facile, à cacaboson au milieu de nos échevins, pour jouer à ceux qui – comme on dit dans nos Monts du Lyonnais et pardon pour la phonétique – « I disont qu’i font, i font pas tant qu’i disont !».

Sinon, une fois de plus il va s’abouser et ronfler comme un charretier que c’est la faute à nous autres au lieu d’admettre qu’il a garsaillé.

Jean-Paul Schmitt

_______________________________________________________________________________________________________

Voici le texte du communiqué commun signé par l’ensemble des groupes qui siègent au conseil municipal de Lyon concernant le spectacle de Dieudonné qui se tient au transbordeur le 24 octobre prochain.

Jean-Yves Sécheresse

Communiqué

L’ensemble des groupes du conseil municipal de la ville de Lyon déplore la tenue du spectacle de M. Dieudonné M’Bala M’Bala, le 24 octobre prochain. Dans une agglomération qui fut capitale de la Résistance dans l’une des périodes les plus terribles de l’Histoire, où les valeurs humanistes et la lutte contre le racisme ont toujours été des préoccupations fortes, il est choquant d’avoir à accueillir toute personne qui, sous couvert d’humour et de création, défend des thèses négationnistes, en lien avec des partis politiques extrémistes, et profère des injures raciales condamnables au regard de la loi, comme en témoigne le jugement du tribunal correctionnel de Paris.

La législation ne donne pas, à la Ville de Lyon, les moyens d’interdire ce spectacle, aussi les groupes politiques réaffirment que la plus grande vigilance doit être observée quant aux propos qui seront tenus durant le spectacle. La loi doit s’appliquer pleinement : si des propos racistes ou injurieux devaient être tenus, ces dérives devront faire l’objet de la plus ferme condamnation.        
Les groupes politiques du conseil municipal renouvellent leur soutien aux associations qui se sont mobilisées.

Lyon, le 19 octobre 2009

Texte signé par

  • PS
  • PC
  • Lyon Demain
  • Groupe Démocrates
  • GAEC
  • Les Verts
  • Lyon Démocrate Modem
  • UMP – Ensemble pour Lyon

16/10/2009

Cuisine bio

Les verts.jpgLes Verts, dont certains commencent à dire qu’ils ne se sentent plus, viennent de renvoyer François Bayrou derrière ses talenquères. Cette fin de non-recevoir pour une alliance de premier tour lors des prochaines régionales avec le Modem devrait ramener le parti écologiste à la réalité, non pas que Cécile Duflot aurait ainsi fait le mauvais choix, mais tout bêtement parce que cette décision renvoie au véritable bilan que son Parti se doit de tirer des récentes élections européennes.

Ici comme ailleurs, nous étions nombreux, dès le lendemain du scrutin européen, à mettre en garde les Verts sur la véritable nature d’une victoire qui était avant tout celle de Daniel Cohn-Bendit et très secondairement celle des Verts. Depuis pratiquant une sorte de captation d’héritage, les écologistes, Cécile Duflot en tête, faisaient mine de ne pas tenir compte de cet état de fait. A la tête du pactole de Cohn-Bendit, Cécile Duflot, parfois même avec une certaine arrogance, ne cessait de se comporter comme « une nouvelle riche ». Depuis hier la réalité frappe à nouveau la maison verte. Les frères Cohn-Bendit sont furieux et dénoncent « l’esprit de fermeture de leur partie ».

Plus décisif « Europe Ecologie » vient de rappeler au Parti de Cécile Duflot, que « ce ne sont pas les Verts, qui dirigent le rassemblement Europe Ecologie » rappelant par ailleurs à tous que la double appartenance est chose permise, façon sympathique d’indiquer qu’il y a en vérité en France deux partis écologistes, l’un qui s’appelle les Verts, un second nommé « Europe Ecologie ». J’imagine que pendant encore quelques jours, les Verts, Cécile Duflot en tête, vont nous expliquer que cette mini tempête est « un problème de riche ». En attendant, au plan interne grenouillages et tapages vont constituer le quotidien d’un parti qui devra bien annoncer un jour aux français qui sont ses têtes de listes aux régionales. Déjà en Alsace cela sent la tambouille, les amis de Dany cherchant à se rapprocher du transfuge des Verts, l’ancien secrétaire national passé au Modem, je veux parler de Yann Wehrling.

En Rhône-Alpes il y a déjà pléthore de candidats au sein des Verts sans parler du pédagogue Meirieu qui bénéficie du soutien de Cohn-Bendit. A propos de pédagogie, voilà très certainement une bonne opportunité pour l’ancien conseiller de Claude Allègre de passer enfin de la théorie à la pratique.

Lyon, le 16 octobre 2009

18/09/2009

Les François

Forum_Liberation_Lyon-v2.jpgA ceux qui n’assistent pas à ce Forum lyonnais de Libération, rappelons, alors que le débat entre les François Bayrou et Hollande vient de se terminer, qu’une vingtaine de rencontres viennent d’avoir lieu. Du côté des acteurs politiques, Rama Yade, Daniel Cohn-Bendit, Claude Bartolone, Jean-Luc Mélenchon, Dominique Voynet, Gérard Collomb et bien d’autres se sont succédé mais force est de constater que cette rencontre entre « Les François » faisait office de sommet.

En ouvrant la discussion autour de l'idée, pour préparer l'alternance à Sarkozy, de "se rencontrer et de débattre", François Bayrou a tiré une première cartouche appelant de ce fait à la nécessité d'oeuvrer à la création d'un socle commun après selon François Hollande  "plus de 35 ans de vie séparée". Si le constat sur la caractérisation du pouvoir Sarkozyste semble commun, François Hollande a, quant à lui, insisté sur la division de ceux qui s'y oppose.

En vérité dans cette rencontre Hollande-Sarkozy, tout était dit, dans la première demi-heure. En effet, pour l'un comme pour l'autre, il y a accord pour débattre entre ceux qui  en ont le désir , autant dire qu'on est loin de la position paleo-programme commun exprimée par Bartolone ce matin même.

Deuxième élément de convergence, la nécessité de conduire un débat transparent et sans tractations.
Troisième point ne pas hésiter à aller au coeur des clivages et des antagonismes.

Cette rencontre lyonnaise, bien que positive, n'est en aucune façon "historique". Ce premier pas, qui indique une convergence forte sur la nécessité de débattre, cache encore mal les postures tactiques nichées dans le panorama politique d'une opposition qui entame un long cheminement. D'ailleurs histoire de ne pas se bercer d'illusions, François Hollande a invité le public à se convaincre qu'il n'y aura pas de candidat commun lors des prochaines présidentielles. Il a ainsi clairement pensé à François Bayrou mais probablement aussi... à lui.

Jean-Yves Sécheresse

02/06/2009

Bayrou, l’ambidextre

Bayrou coucou.jpgLa démarche est habituelle en période électorale : « je m’adresse à vos électeurs, mais votre parti ne m’intéresse pas » (si ce n’est pour en dire au passage un petit de peu de mal).

La formule a déjà servi et sert toujours aux candidats de tous bords. Cette fois-ci, c’est François le Béarnais qui nous la sert dans Libé du 26 mai dernier.

Comme tout le monde le sait, son ambition est avant tout française. C’est son droit. C’est respectable. Ce n’est pas tout à fait ma tasse de thé, même si certains de ses amis lyonnais me sont sympathiques. Quand il traite PS et UMP de gangs d’hypocrites - ce que lui et ses amis ne sauraient être, bien entendu - il est tentant de lui répondre, formule contre formule, comme Martin Schultz, le président du groupe socialiste : « François Bayrou parle comme Karl Marx en exil lorsqu’il est à la maison, mais à Bruxelles, il est avec les sauvages néo-libéraux ». Mais, foin des bons mots, voyons les actes.

Le groupe avec lequel votent les 11 et désormais 6 députés Modem à Bruxelles est l’ALDE (Alliance of Liberals and Democrats for Europ). Il compte un bon nombre d’ultra-libéraux et 75 des 99 membres sont inscrits à l’ELDR, véritable parti libéral européen pour lequel la liberté du marché prime. Malgré la ligne fluctuante des votes du Modem et au-delà des affirmations générales du Béarnais, dont une des perles roses est « l’Europe doit se faire autour d’un projet de société, pas d’un marché », voyons ce qu’il en est en réalité au Parlement européen.

Quel est ce projet de société ? Celui où règnent la concurrence sans frein et le dumping social? Il ont voté contre les amendements socialistes qui voulaient limiter la concurrence fiscale déloyale et installer un salaire minimum en Europe. Celui du nivellement par le bas des droits sociaux ? Ils ont voté pour les amendements ou les projets qui baissent les charges patronales sur les salaires. Celui où les services publics sont livrés à la seule rentabilité de court terme ? Ils ont voté contre l’adoption d’une directive cadre qui garantissait la pérennité de leur mission d’intérêt général. Ils ont voté avec l’UMP contre l’exclusion explicite de ces services des règles de concurrence « pure et parfaite ».

Et demain, qui croire ? Quand les Socialistes affirment que des normes sociales et environnementales doivent être introduites dans les règles d’échanges externes, le Modem, lui, y va carrément d’un « les produits qui entrent en Europe doivent être soumis aux mêmes règles que ceux que nous fabriquons chez nous » !… C’est presque du Besancenot dans le texte. Et tant pis si cela tue les échanges avec les pays en développement. De toute façon, François ne s’est jamais engagé à quitter les ultra-libéraux de l’ALDE. Alors…

François, barre à bâbord et feu de tribord, c’est un coup à chavirer !

Jean-Paul Schmitt

20/05/2009

Posture

36330a-francois_bayrou_denonce_l_abus_de_pouvoir.jpgLe livre de François Bayrou, « Abus de pouvoir », est un livre politique et comme tous ceux du genre il dénonce beaucoup et propose peu ; encore que ! Il faut, en effet, lui reconnaître quelques mérites.

Tout d’abord l’homme se trouve là une posture, celle d’un défenseur des valeurs humanistes qui frise parfois l’analyse de classe comme on aurait dit dans les années 70. Certes il n’est pas question pour moi d’être naïf ; en s’appropriant le créneau des fondements de la république : liberté, égalité, fraternité le président du Modem se cherche une base suffisamment large pour poursuivre son seul objectif avoué : la présidentielle de 2012. Mais il faut lui reconnaître qu’il le fait avec un certain talent. Car, contrairement à beaucoup de commentaires qu’il a suscité son ouvrage n’est pas un pamphlet anti-sarkoziste primaire.

Il réussit, en effet, à brosser un portrait pertinent du locataire de l’Elysée et surtout de mettre en perspective ses intentions profondes et les objectifs qu’il se donne pour le pays. Et il argumente autour de la proposition selon laquelle : « le président de la république a un plan. Il conduit la France là où elle a toujours refusé d’aller. L’abandon du modèle républicain, le culte de l’argent, le choix d’une société d’inégalités, le renoncement à ce qui faisait la force et l’originalité de la France dans le monde. » Et pour cela, selon Bayrou, Nicolas Sarkozy a  eu pour inspiration le mouvement néoconservateur américain version Bush qui a décidé de bâtir sa victoire sur le noyau dur de son électorat, la droite dure religieuse américaine, la droite qui soutenait la guerre en Irak. Modèle que les américains ont aujourd’hui rejeté. Et pour s’attacher le noyau dur de la droite française Sarkozy va jusqu’à le reconstituer en suscitant des polémiques pour opposer les français sur tous les sujets potentiellement explosifs.

De plus François Bayrou décortique, comme l’avait fait dans un livre également Ségolène Royal, la méthode et les astuces de Sarko pour arriver à ses fins. Ce livre, en fait, tape juste et il n’est pas étonnant qu’il ait déclenché l’ire des roquets du président comme celle des leaders de gauche d’ailleurs. Il est à ce propos dommage que ce soit un centriste qui occupe ce créneau qui s’apparente parfois à du Besancenot, l’esprit de responsabilité en plus. Me voilà pas converti au Modem pour autant d’autant que connaissant bien certains de ses acteurs locaux je ne sui pas persuadé qu’ils se retrouvent dans ce texte, mais je reconnais à son président une capacité à porter un regard éclairé sur l’état de la France et à proposer quelques pistes pour en sortir. Ce chapitre final n’est pas le plus étayé mais il pose les bases d’un rassemblement pour demain dont la gauche aurait tort de se moquer. Bayrou, en effet, n’écrit pas les premières lignes d’un programme commun mais trace les contours d’un rassemblement qui pourrait bien être celui du deuxième tour de 2012.

Philippe Dibilio

14/05/2009

Malheurs

tf1.jpgFrançois Bayrou est « colère ». Il est interdit, semble-t-il définitivement, de journal télévisé sur TF1 pour promouvoir son livre. Les téléspectateurs de la première chaîne ne vont donc rien savoir de son bouquin qui dit tant de mal de Nicolas Sarkozy. A ceux d’ailleurs qui pensent que le béarnais n’est pas dans l’opposition, je leur suggère de méditer cette anecdote, mais revenons à Bayrou. Il est toujours amusant de voir un type qui a passé l’essentiel de sa carrière à naviguer dans les eaux territoriales contrôlées par le RPR s’apercevoir à plus de 50 ans que ses anciens amis sont des brutes en politique.

Je ne sais si l’information fait plaisir à François Bayrou mais TF1 est en train de souffrir. La chaîne connait en effet une chute de 30% de ses recettes publicitaires au premier trimestre 2009. Comme le dit Le Figaro, on l’imagine la larme à l’œil, « La télévision paie un lourd tribut à la crise ».

Le malheur des uns faisant souvent le bonheur des autres, alors que TF1 paie son tribut, les chaînes de la TNT pètent la forme. Du coup les malheurs de Martin Bouygues pourraient faire le bonheur de Bolloré et il n’en faut pas plus pour alimenter la rumeur Bouygues Martin, l’ami de Nicolas, pourrait larguer la télé au bénéfice du nucléaire et Bolloré, l’autre ami de Nicolas, pourraient donc récupérer la « Une ».

Vous me direz, et vous aurez raison, tout cela ne changera rien au sort de François Bayrou. Maintenant qu’il est dans l’opposition le leader du Modem pourra toujours se gratter pour accéder au plateau de TF1, car Bouygues ou Bolloré, le boss de TF1 sera toujours Nicolas Sarkozy.

Lyon, le 14 mai 2009.

31/12/2008

L’humanisme pour les nuls

L'humanisme_pour_les_nuls.jpgUn cadeau pour François Bayrou.

Un livre marrant et simple pour celui qui, benoîtement, gentiment sinon innocemment, surfe sur un concept aussi vieux que la philosophie. Après « La philosophie pour les nuls », « La mythologie pour les nuls », « Le Parti Socialiste pour les nuls » (eh oui !), pour ne citer que les meilleurs, voici un cadeau utile pour ce cher François qui s’approprie ce beau mot - mot-valise s’il en est – d’une manière un peu trop exclusive à mon goût.
Comme pour le sujet de philo du bac, le cher ex-ministre de l’éducation qui à l’époque n’avait pas encore fait son chemin de Damas, pourra méditer et approfondir. Je n’aurai pas la cruauté de lui retourner ce qu’il disait concernant Martine Aubry (qui avait d’ailleurs largement mérité la charge, compte tenu de sa position sur les alliances avec le Modem) : « Moi je n’aime pas les gens qui disent une chose et font le contraire ». Je lui rappellerai cependant les propos plus récents d’un de ses lieutenants qui voulait « tailler dans le gras de l’hôpital » à coups de 10 milliards d’euros sur 5 ans. Humanisme comptable ?
Peut-être est-il sincère. Habile, sûrement. Parfois drôle malgré lui. Ne disait-il pas récemment, certes après avoir avalé un grand bol de vin chaud : « Généralement, les gens commencent révolutionnaires et finissent ministres. Moi, j’ai commencé ministre et je finis révolutionnaire ». Désopilant.
Bayrou nuls.jpgEn tout cas, son langage révolutionne parfois les centristes sarkozyens. Mais, quand il qualifie l’humanisme du Modem de troisième voie entre le socialisme et le capitalisme, c’est surtout une « ficelle » destinée à phagocyter le PS en vue de 2012 (comme si ses organes dirigeants avaient besoin de lui pour l’affaiblir).
La lecture lui rappellera que le sujet est vaste et, qu’à défaut de définition partagée, il risque fort de prêter à toutes les manipulations. Je lui recommande cette définition : « Est humaniste celui qui se bat contre la discrimination et la violence en proposant des voies pour que la dignité et la liberté de choix de l’être humain puissent se manifester. »
À cette aune, pour l’immense majorité des Socialistes – pour les 50% notamment de ceux qui soutiennent l’équipe de Ségolène Royal – le Socialisme est un humanisme.
En guise de dédicace, j’inscris une citation d’Henri Laborit : « Il est plus facile de professer en paroles un humanisme de bon aloi, que de rendre service à son voisin de palier ».

Jean-Paul Schmitt

Lyon, le 31 décembre 2008.

05/12/2007

Azouz Begag lâche prise

aa8c660c5a8fefa621949371ca3b0f63.jpgAvant qu’Azouz Begag annonce hier soir sur le plateau de Canal plus son retrait de la compétition à l’investiture municipale lyonnaise, la situation était déjà tendue au sein du Modem rhôdanien. Le blog de Robert Marmoz l’attestait et donnait déjà quelques indications sur l’issue possible de cette confrontation qui n’aura donc pas lieu.

« Absence de sérénité et de transparence », « ambiance délétère », « manœuvres sourdes » sont manifestement les ingrédients qui permettent d’expliquer le renoncement d’Azouz Begag. Le regain de tension intervenu depuis quelques semaines au sein du Modem lyonnais ne devrait pas s’estomper.

Au train où vont les choses, bien malin celui qui serait capable aujourd’hui de dire de quoi demain sera fait mais, car c’est une évidence, le travail de sape effectué depuis des mois par Michel Mercier aura eu raison d’Azouz Begag et de quelques uns de ses amis.

Le Modem lyonnais, loin des principes mis en avant par François Bayrou lui-même, risque de redevenir un simple outil destiné à assurer la prospérité du Président du Conseil Général du Rhône. L’émotion du congrès de Villepinte passée, la dure réalité d’appareil risque d’invalider l’engagement de celles et ceux que se faisaient fort de changer la donne.

Lyon, le 5 décembre 2007.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu