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25/10/2010

Le bleu et le rouge

334906.jpgPlutôt que de faire une fixation impuissante sur Claude Puel, les associations de supporters de l’olympique lyonnais devraient plutôt s’occuper de deux députés du coin, l’un étant UMP et s’appelant Philippe Meunier, l’autre communiste et se nommant André Gerin, ces deux-là venant de co-écrire une lettre contre l’ « OL Land » dont je suis l’un des nombreux destinataires. Nos deux « coco », ou plutôt nos deux compères, dénoncent avec appétit « ce foot business et tous ses excès qui n’en finissent plus » sans oublier de préciser, par précaution, leur attachement aux « valeurs du sport ».

Qu’un député bleu horizon également repérable par quelques taches brunes signe une missive avec un paléo-communiste n’est vraiment pas pour me surprendre ce d’autant que le second a déjà fait ses preuves en exécutant le même type de glissade avec son ami Eric Raoult. Ce qui est intéressant dans la démarche réside aussi dans des arguties qui jusqu’ici étaient la spécialité des discussions avinées dans certains rades de nos quartiers. En effet nos deux députés dénoncent aussi dans les quelques lignes de cette lettre aux relants démagogiques le « cash pour régler les commissions délirantes liées aux transferts » ainsi que « les salaires supérieurs à 400 000 euros par mois ».

Si cette nouvelle définition du front républicain enfantée par Meunier et Gerin ne fait pas dans la dentelle, nos deux clients poussent un peu loin le ballon au point d’exiger de la ville de Lyon l’agrandissement de son stade municipal de Gerland. On a connu plus élégance de la part de députés de la république mais surtout plus de compétence, sachant que ces deux-là ne sont pas, loin s’en faut, effrayés par leurs propres limites dépassées depuis belle lurette. Il n’empêche qu’au-delà du triste combat de Meunier et Gerin et bien loin du strict dossier de l’OL Land, le football professionnel est sur le point de rentrer dans une zone des tempêtes que nous ne mesurons encore qu’avec imperfection. Devenu spectacle, le football doit s’interroger sur la validité de son modèle économique. Largement sous perfusion des droits versés par les télévisions, le désengagement d'orange ne sera pas sans conséquences et il suffit de voir la sur-activité de Fréderic Thiriez pour la création d’une chaîne de la ligue sur la TNT pour s’en convaincre. Sur un autre registre, la suggestion intéressée du président de Canal Plus visant à diminuer le nombre de club de L1 va dans le même sens. A L’heure ou en Europe la mauvaise santé du football professionnel est sur le point de produire des facteurs de déstabilisation et voire même de véritables dépôts de bilan, ceux qui font profession de nous indiquer l’avenir devraient se montrer particulièrement actifs. Dans cette catégorie ne figurent ni Rama Yade, ni sa surveillante Bachelot, encore moins nos deux agents d’ambiance locaux, je veux parler de Meunier le bleu et Gerin le rouge.

Lyon, le 25 octobre 2010

Photo:DR

10:11 Publié dans Politique & politiques... | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : meunier, genin, football, stade, gerland, ol land, lyon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/08/2010

M comme "Mauvais geste"

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Ancien journaliste sportif au Progrès, désormais ardent militant de la cause gastronomique et auteur prolifique de livres à la gloire de nos chefs étoilés, c’est Jean-François Mesplède qui m’a passé « Eloge du mauvais geste » d’Ollivier Pourriol. Cet ouvrage est l’un de ces nombreux bouquins apparus quelques temps avant la Coupe du Monde Sud-Africaine mais, il convient de le dire, un des plus intéressants. Pourriol essaye, vous l’avez compris, de nous dire que les « Mauvais gestes » en question, ceux de Maradona, Zidane, Henry ou Cantona sont en vérité autant de « chefs d’œuvres à l’envers », quasiment des gestes artistiques majeurs. Avec Pourriol, c’est l’agrégé lettré qui se mêle de football et, même si parfois la prose est légèrement gonflante, au bout du compte il s’agit d’un vrai plaisir de lecture.

Depuis les exploits de notre équipe nationale en juin dernier, Pourriol doit pourtant admettre que les gestes presque romantiques de nos « Bad boys » sont désormais balayés par la triste réalité incarnée par les Gallas, Ribéry, Anelka ou Evra, par des loustiques aux comportements et aux inclinaisons douteuses dont il conviendra bien un jour procéder à l’inventaire précis et ce, sans états d’âmes.

Gallas.jpg> Ollivier Pourriol, « Eloge du Mauvais geste », Nil Editions, 13,50 euros

Lyon, le 6 août 2010.

Photo: DR

27/07/2010

G comme "Gone"

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Sydney Govou quitte donc l’Olympique Lyonnais. Venu du Puy-en-Velay, le milieu offensif droit formé à l’O.L. n’avait donc connu jusqu’au terme de cette saison 2009-2010 qu’un seul club. C’était en quelque sorte notre Raul, en beaucoup plus sympathique s’entend. Du doublé contre le Bayern Munich en 2000-2001, au brassard de capitaine, craint pour ses débordements sur le flanc droit de Lyon, réputé pour ses talents de défenseur, Sydney Govou en quittant l’Olympique Lyonnais solde une époque. Vainqueur de l’ensemble des titres, buteur souvent opportun à l’O.L. comme en équipe de France, les spectateurs de Gerland regretteront ce joueur au bon esprit symbole de leur club et de son centre de formation.

govou.jpgAmi des concessionnaires automobiles et de leurs carrossiers, pote des patrons de boites de nuit et en général des lieux de fête, Sydney Govou ne rencontrera jamais un lyonnais pour lui reprocher un style de vie agité qu’il partageait parfois avec un joueur aussi généreux que lui, je veux parler de Sylvain Wiltord. Quand on sollicite le site « argent-salaire.com », on peut apprendre que Sydney taxait chaque mois 375 000 euros à l’O.L. c’est d’ailleurs peut-être là que se situe l’explication du départ de notre offensif milieu droit. Comme la plupart des supporters de l’Olympique Lyonnais je souhaite à Sydney Govou beaucoup de réussites et de belles émotions footballistiques sachant que nous serons toujours heureux de l’applaudir s’il nous revenait à Gerland, y compris sous d’autres couleurs.

Nous l’invitons enfin à oublier au plus vite la piteuse campagne Sud africaine de l’équipe de France au cours de laquelle Sydney a été l’objet d’un dénigrement assez injustifié.

Lyon, le 27 juillet 2010.

03/07/2010

Opiums des peuples

sommaire_2292_grand.jpgEn ce dimanche si décisif dans cette coupe du monde de football 2010, si l’envie vous prenait de lever le pied en vous intéressant également au rock and roll, précipitez-vous sur le numéro de juillet de Rock & Folk qui nous livre un dossier très opium du peuple puisque consacré au foot et au rock. Cette semaine dans Libé c’est le guitariste ricain de The National qui nous expliquait que le football était un sport roi, ce mois-ci, Rock & Folk nous rappelle cette interview de Rivers Cuomo, le binoclard des américains de Weezer, qui rentrait en lévitation en abordant le sujet dans l’excellent « So Foot ». Bref, de Bob Marley qui, avec ses Wailers rencontrait régulièrement en tournée les journalistes lors d’une partie de football, à Rod Stewart ou Iron Maiden, les fans de football sont légion dans le rock. C’est donc essentiellement du côté d’une Albion, automatiquement perfide, que le foot recrute les meilleurs rockeurs. Ils s’appellent les frangins Gallagher et soutiennent Manchester City, Damon Albarn qui ne rêve que de Chelsea F.C., Lily Allen en fan de Fulhan ou les liverpuldiens de the Coral adeptes des Reds. Discographie, article sur le rock des stades, beaux gestes, tout y passe grâce à Jean-Vic Chapus, Basile Farkas, Jérôme Reijasse et quelques-autres. A lire donc dans Rock & Folk, Juillet 2010, numéro 515,6, 10 euros.

Renseignements sur www.rocknfolk.com

Lyon, le 4 juillet 2010.

25/06/2010

13 août

75462-claude-gueant.jpgLes sondages actuellement réalisés vont tous dans le même sens. La politique économique du gouvernement est sanctionnée par les français et, quant aux retraites, à plus de 60% nos compatriotes refusent de voir le pays embarqué dans la réforme Sarkozy-Woerth. Il parait que le président de la république misait beaucoup sur quelques performances de notre équipe de football sur le sol sud-africain pour faire passer la potion amère des retraites. Raté. D’ailleurs s’il lisait plus régulièrement le quotidien l’Equipe, Claude Guéant, le « premier ministre » de Sarkozy, se serait aperçu que cela sentait le pâté en matière de football et qu’il convenait donc d’y aller avec douceur. Pourtant, totalement libéré Guéant vient en effet de donner une interview au « Financial Times » que l’on devrait porter à la connaissance des français à quelques semaines des premiers départs en vacances. Que nous dit la voix de son maître ? Tout d’abord que les gels et coupes budgétaires allaient continuer et que le chef raboteur Fillon n’entendait pas y aller avec retenue. « Il y aura d’autres annonces » a indiqué au célèbre journal Guéant qui en a profité pour dire que « Nous devons en faire d’avantage, évidemment beaucoup plus ». En conclusion depuis quelques jours, avec Guéant, les Lagarde et Fillon entonnent le même refrain. On juge les futures performances de la France comme « incertaines », que les prévisions pourraient se révéler comme « trop audacieuses », bref que les chiffres qui allaient être publiés par l’Insee le 13 août prochain seraient probablement peu optimistes.

Alors le 13 août prochain si sur la plage vos gosses demandent des friandises, une glace, un coca ou un tee-shirt de Lady Gaga, offrez-leur tout cela. Il s’agit peut-être de la dernière fois avant bien longtemps.

Lyon, le 25 juin 2010.

Photo: DR

22/06/2010

Le maillot et le fromage

equipe-de-france-multi-machin.jpgLes amis avec qui je regarde et donc commente les matchs de foot le savent je n’ai jamais aimé cette équipe de France là et ce depuis le début de l’ère Domenech. Venus essentiellement de clubs européens dans lesquels ils peuvent briller ce ne sont, en équipe nationale, que des mercenaires indignes du maillot et qui d’ailleurs ne chante même pas la Marseillaise. On découvre aujourd’hui ces personnages malhonnêtes ou mal finis pour les plus excusables qui, à de rares exceptions, composent l’équipe de France. Par ailleurs les systèmes mafieux existent aussi dans l’équipe de France où les caïds font et défont la composition de l’équipe. Hier ils s’appelaient Zidane ou Dugary et ils avaient un certain niveau, aujourd’hui on est tombé au plus bas avec Anelka ou Ribery. Et face à eux un sélectionneur sans classe, incapable d’imposer ses choix au point d’oublier Benzema ou Nashri et de laisser Gourcuff sur le banc. Mais tous ces gens là sont grassement payés et ont passé un beau séjour dans un très bel hôtel sans être ennuyé par les supporters ces emmerdeurs qui veulent des poignées de main et des autographes. Tout cela au fond n’est que le reflet de la société bling bling d’aujourd’hui où seul le fric règne…et ils en ont beaucoup. Les français qui dans leur majorité ne manquent pas de bon sens ont bien compris tout ça et ont vite ignorée cette équipe qui n’a de France que le nom. Aussi le résultat du match contre l’Afrique du Sud n’a plus d’importance car même en cas d’impossible miracle personne ne croit plus en ces joueurs. Il est donc temps de revenir aux fondamentaux et de constituer un groupe de joueurs ambitieux pour eux même et pour le pays. Un groupe dont l’ossature repose sur le club qui s’impose en championnat. Ce sera la charge de Laurent Blanc. Pour réussir il aurait besoin d’un grand renouvellement à la tête de la Fédération où sévissent des hommes ayant dépassé la limite d’âge et surtout de compétence. Il faudrait leur faire lâcher leur fromage, mais c’est là une autre affaire.

Philippe Dibilio

Photo: DR/FFF

 

21/06/2010

Bad boys

nicolas%20anelka-thumb.JPGPauvre Dominique de Villepin, son appel du 19 juin prévu depuis des lustres s’est perdu dans un week end vampirisé par l’équipe de France de football ou plutôt ce qu’il en reste. Le faux « Bad boy » de la droite française s’est fait piqué la vedette par un Anelka viré, le quotidien de référence du sport français ayant décidé de fabriquer l’évènement en publiant sa « une » grotesque. Cela étant tout le monde pensait en rester là mais en vérité, comme le révèle le site de Libération, l’affaire Anelka n’est que le début du commencement. Alors que le limité Evra, capitaine de l’équipe, nous expliquait, samedi, dans une pitoyable conférence de presse, qu’un traître, au sein du groupe, fournissait des informations à la presse, Grégory Schneider de Libé affirmait quant à lui que Saint-Zidane était probablement à la tête d’un complot contre Domenech. Traître, complot, l’odeur du pâté envahissait le club France et d’ici la rencontre face à l’Afrique du Sud on a la très nette impression que tout peut arriver. Insultes, clans, refus de s’entraîner, disputes, coups, gestes obscènes à l’égard de la presse, les ados attardés et friqués du football français sont définitivement meilleurs pour le bling-bling que pour le foot et Nike qui vient de se payer la tunique bleue pour quelques quarante millions d’euros l’an devrait faire grise mine.

Quant à Laurent Blanc entre la probable volonté de reconstruire avec Gourcuff, son désir de ne pas rompre avec Zidane, nous préférons lui souhaiter bonne chance ce d’autant que peu à peu les langues vont se délier avec comme toile de fond un champ de ruines jonché des cadavres d’Escalette, Domenech, Anelka, Houiller et quelques autres. D’ailleurs si Blanc veut réussir, il doit se convaincre de repartir de zéro en se passant définitivement non seulement de Anelka mais aussi de Henry, Ribéry, Gallas, bref de toute cette vieille garde avariée. Avec les Toulalan, Gourcuff, Lloris, Diabi et Malouda, le retour des tricards comme Benzema, Nasri et voire même Ben Arfa ainsi que l’intégration de plus jeunes, Blanc peut envisager reconstruire sur la durée à condition bien entendu de rompre définitivement avec le « yaourt qui pense » et toute la génération 98.

Bonne fête de la musique à tous.

Lyon, le 21 juin 2010.

11/06/2010

Ceinture

fond-ecran-equipe-de-france.jpgJe viens de rejoindre Gérard Collomb à Francfort pour les cérémonies commémoratives du 50eme anniversaire du jumelage entre nos deux villes – le risque est donc grand que nous faisions ceinture, ce soir, pour la diffusion de la rencontre France-Afrique du Sud. Réunions bilatérales, mise en lumière par la ville de Lyon de la Fontaine « Oktogon-Brunnen », coopération entre l'ENS Lyon et l'Université Goethe, visite de réalisations urbaines sont au programme d'un séjour également marqué par l'intervention du Maire de Lyon au Symposium sur les « stratégies d'agglomération et de la gouvernance métropolitaine ».

Pour revenir à l'équipe de France, après les deux premières rencontres amicales mais bien modestes, puis la defaite face à la Chine, nos craintes sont intactes. Même si Ribery, Toulalan et une petite poignée d'autres peuvent nous maintenir un moral pas trop en berne, convenons que  «devant » comme « derrière » l'équipe nationale inspire plus d'impuissance et d'approximation que de confiance.

Etant donné qu'en football, pour gagner, il suffit de marquer au moins un but de plus que l'adversaire on se demande qui pourrait, dans les rangs de l'équipe de France, glisser au fond des filets le ballon. Ni Anelka, Govou, Gourcuff, Malouda et même Ribery ne possedent pas pour l'instant cette force. Les Gignac ou Cissé, legitiment vautrés sur la banquette, ne peuvent guère en rever. Reste alors William Gallas notre plus certain atout offensif dont seul le mollet nous apporte jusqu'à ici satisfaction. Verdict ce soir.

Francfort, le 11 Juin 2010.

09/06/2010

Mobilisation

fifa_mondial_2010.pngCette semaine nous n’avons pas le choix : il faut être derrière les bleus à la veille du match contre l’Uruguay. De Sophiane Abou, le gentil organisateur des soirées de Zahia, avec les footeux en particuliers qui le clamait sur Europe1, aux ministres de la République incités par Luc Chatel à la plus grande solidarité c’est clair pas une voix ne doit manquer, on se demande d’ailleurs comment se fait-il que Sarkozy n’y soit pas encore allé de son couplet. Pas une voix ne doit manquer mais plus encore aucune critique n’est permise. Alors pensez vous quelle trahison représente la remarque de Rama Yade sur le coût exorbitant de l’hébergement des joueurs en Afrique du Sud. Le tollé est général du président de la fédération à la ministre des sports plus quelques autres tous habitué aux facilités offertes par leur organisme de tutelle, ils y vont de leur cri du cœur : il n’ya rien à dire c’est la FIFA qui paye. Quel bel exemple d’esprit de responsabilité et dire que Marie George Buffet est allée mêler sa voix à ce concert. Et puis ces joueurs qui sont censés nous représenter rien n’est trop beau pour eux. En fait cet appel à la mobilisation tombe à pic pour en faire oublier une autre qui se tisse contre la réforme des retraites et qui fait ce mois encore plonger la côte de popularité de Sarko et de son premier ministre. Les bleus lui servent au moins à ça. Pour le reste c’est peu dire que je n’aime pas cette équipe de mercenaires qui ne chantent même pas la Marseillaise et portent le maillot bleu dans le seul but d’améliorer leur prix sur le marché. Ces joueurs sans engagement ni cohésion drivés par un entraineur surtout enclin à la provocation. Je ne me sentirai donc pas coupable de ne pas m’inscrire dans le bel élan bleu blanc rouge un peu trop convenu pour moi, je garde ça pour d’autres circonstances.

Philippe Dibilio

25/05/2010

Du tact

logo-de-la-candidature-francaise-a-l-euro-2016.jpgNous saurons vendredi si la France organise ou non l’Euro 2016 de football et cette information aura une résonance particulière à Lyon au vu de son impact sur le dossier d’OL Land. Un impact à relativiser mais tout de même réel. L’alternative en tout cas est claire : cette organisation la France l’a ou on ne l’a pas et dans les deux cas de figure les protagonistes lyonnais auront à communiquer. Une communication qui méritera un peu de tact car le dossier ne sera pas clos le 28 au soir. Si la France n’a pas l’Euro les opposants donneront un peu plus de la voix mais le projet ne sera pas enterré pour autant tant il va de soi que le Grand Stade, et ce qui va avec, vise des objectifs pérennes et totalement liés aux perspectives de l’Olympique Lyonnais. Sauf à ce que Jean Michel Aulas ne jette l’éponge, ce qui n’est pas dans sa nature. Alors il faudra au président du club des arguments fermes et réfléchis pour convaincre de la poursuite du dossier. Il en a ; il lui revient de les afficher avec détermination et sans rancœur. Et il serait positif que Gérard Collomb fasse de même. Si la France organise l’Euro rien ne sera réglé pour autant car ne sont pas les 150 millions que l’Etat apporte pour les douze stades qui feront beaucoup avancer les choses. Mais il y aura un vent d’enthousiasme et un souffle d’intérêt national utiles au projet. Pour autant il faudra tenir le calendrier et bousculer un peu les choses sur le plan administratif et dans le rythme de traitement des recours ; deux domaines où l’Etat aura à faire preuve d’efficacité. Mais là encore l’heure ne sera pas aux déclarations intempestives et un brin revanchardes. Les deux protagonistes du dossier devraient plutôt travailler sur une communication rassembleuse et panser à cette occasion quelques plaies laissées par ce sujet devenu explosif du fait, entre autre, d’une communication souvent mal maîtrisée Il leur faudra donc du tact et éviter peut être de réagir à chaud mais plutôt se préparer calmement et en équipe pour évoquer le sujet.

Philippe Dibilio

11/05/2010

Colère

aulas.jpgElle n’était pas feinte la grosse colère de Jean Michel Aulas samedi soir devant les caméras de Canal+ au terme du match nul, arraché de manière heureuse dans la dernière minute du match. Un match nul qui met l’OL en situation délicate pour cette fin de championnat. Le club lyonnais n’est, en effet, plus maitre de son destin car même s’il gagne les deux dernières rencontres qu’il lui restent il faudra un faux pas de Lille pour qu’il atteigne la deuxième place du championnat et donc une qualification directe en champion’s league. Sinon c’est le tour préliminaire source de galère mais moindre mal tout de même. On imagine donc la pression qui pèse sur les épaules du président du club lyonnais ce qui explique, sans forcement l’excuser, cette colère furieuse contre les décisions de l’arbitre du match. Certes revenir sur les choix de l’arbitre fait partie du sport national des supporters mais en général ils le pratiquent sous un angle sportif. C’est d’un autre point de vue que se plaçait JMA, celui des 20 millions d’euros de perte pour l’OL, mais pas pour le club qui se qualifiera, en cas d’absence en C1. Le foot retrouvait là son statut lyonnais celui du foot buisness dont il ne peut plus se sortir aujourd’hui. Car il faut aller jusqu’au bout du raisonnement ; samedi soir le président lyonnais a entrevu sérieusement l’éventualité d’une absence de la compétition européenne reine et les conséquences qui vont avec. Les 20 millions certes mais aussi l’impact sur une action en bourse déjà plus que mal en point et la dégradation de l’image du club, aussi injuste que cela puisse être, avec les conséquences sur l’état d’esprit général à propos de dossiers comme celui d’OL-Land. Car, on le sait bien, nombreux sont ceux qui en ville attendent le moindre faux pas, la moindre faiblesse de JMA pour lui jeter le coup de pied de l’âne ; on peut d’ailleurs noter que déjà quelques hommes d’affaires lyonnais n’hésitent plus à l’affronter en s’investissant dans d’autres projets d’équipements concurrentiels en terme de stade ou de salle ou en le privant de TLM. C’est avec ces soucis en tête que le patron de L’OL a réagi samedi soir oubliant bien vite qu’une saison ne se joue pas sur une rencontre et qu’il y a bien d’autres choses à revoir au terme de celle-ci. En attendant il lui faut reprendre ses esprits car un nouveau faux pas lors des deux rencontres à venir pourrait le priver totalement d’Europe la saison prochaine et là s’écrirait un scénario catastrophe.

Philippe Dibilio

09/05/2010

Il venait d’avoir 18 ans … (chanson)

bachelot-roselyne-video-martine-aubry.jpg?w=300&h=199Bachelot et Yade ne veulent pas d’un mis en examen portant la tunique nationale lors de la coupe du monde de football qui s’ouvre le 11 juin prochain. En indiquant cela nos courageuses ministres sont certaines de tenir bon puisque Franck Ribery et surtout Karim Benzema ne seront auditionnés par les policiers de la mondaine qu’après leur retour Sud-Africain. L’honneur est donc sauf. Celui des ministres, celui d’une police se montrant compréhensive et d’une justice connectée au réel. Ce n’est probablement pas plus mal ce d’autant que cette affaire de « proxénétisme aggravé » est le produit de quelques fuites et d’hallucinants contours.

Hallucinant, quand on considère qu’il s’agit d’un jeune homme de 18 ans, fréquentant trois fois, dont une seule tarifée, une jeune fille de 17 ans. Hallucinant quand on remarque que ce délit de « sollicitation de relations sexuelles avec une mineure » est passible de trois ans de prison. Hallucinant car il conviendrait que ce jeune homme de 18 ans ait agi en connaissance de cause, c'est-à-dire parfaitement conscient que Zahia était une mineure de 17 ans.

Avouez qu’il serait plaisant que nos deux tuniques bleues reviennent d’Afrique du Sud avec le trophée, l’un fort de six passes décisives l’autre d’une demi-douzaine de buts. Bachelot et Yade nous expliqueraient alors que c’est un évènement majeur pour le pays et que certains incidents mineurs intervenus avant la compétition ne peuvent ternir la joie collective d’un peuple rassemblé, l’équipe de Raymond Domenech ayant pour l’occasion passée avec succès son examen d’entrée dans la légende.



Dalida "Il venait d'avoir 18 ans"
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Lyon, le 9 mai 2010.

Photo: DR

27/04/2010

Vaincre ou périr

champions-league-logo.jpgIl faut vaincre ou savoir mourir dit une chanson révolutionnaire dont j’ai oublié le titre, les joueurs de l’Olympique Lyonnais qui seront sur la pelouse de Gerland ce soir auront à méditer cette phrase guerrière. Mais le langage martial n’est-il pas le lot commun des acteurs et commentateurs de foot ?

En effet si une victoire suffisante pour la qualification projetterait l’OL dans les nuages une défaite les ramènerait à la dure réalité de cette fin de saison jalonnée de cinq matchs décisifs pour accrocher une troisième place qualificative pour la Champion’s league. Ne pas atteindre cet objectif ne serait pas dramatique pour le club sur le plan économique nous dit Jean-Michel Aulas mais cela écornerait sérieusement l’image de l’OL à un moment où il n’en a pas besoin. Alors oui ce soir il faut vaincre sinon ce sera mourir un peu. Et pour cela il nous faut retrouver l’équipe combative des saisons passées. Une équipe qui va de l’avant et ne nous impose pas l’affligeant spectacle du match de Munich. Une équipe qui sorte de ce football défensif, de ce jeu latéral qui n’effraiera jamais aucune équipe européenne. De ce jeu à la Claude Puel qui semble ainsi prolonger à travers sa tactique sa propre carrière de défenseur rugueux. Il faut vaincre ou mourir mais de manière flamboyante, avec panache car cette équipe a besoin de séduire à nouveau son public pour que, de toute manière, l‘aventure continue.

Philippe Dibilio

26/04/2010

Surfaces de réparation

govou.jpegN’ayant, on le sait, de goût affirmé pour les loges et n’étant pas nomenklaturé au point de pouvoir accéder aux fameux fauteuils du Club des Cents un soir de Champion’s League, c’est donc devant la télévision, les oreilles rivées sur les précieux commentaires de TF1, que je vais suivre demain le match retour Lyon-Bayern de Munich. Cette rencontre sera peut-être « la der des ders » pour cette campagne 2009-2010 tant l’olympique lyonnais à montré ses limites et même raté le coche la semaine passée à l’Allianz Arena s’interdisant alors la finale de Madrid. Il ne nous reste plus qu’à croiser les doigts car même si depuis quelques semaines l’O.L. est beaucoup plus en verve, convenons que quant à lui le Bayern n’a plus grand-chose à voir avec l’équipe qui zonait en bundeslisga il y a quelques mois de cela. Petit espoir pourtant. Ce week end, à la différence d’un O.L. qui se roulait les pouces en Bresse, le Bayern de Munich a joué et compte désormais ses éclopés. Par ailleurs les malheurs de Franck Ribery seront sans conséquence mardi à Gerland. Ceux qui attendaient un cocasse duel entre Ribery et Govou devront tenir la bougie une autre fois. D’ailleurs ce scandale Franco-Français est peut-être sur les voies de l’épuisement même s’il a généré d’étonnantes réactions il y a quelques jours. Prenez celle du Maire de Lyon suggérant des excuses publiques de la part de Sydney Govou motivées par je ne sais quel devoir d’exemplarité, elle est pour le moins tombée à plat. Je ne sais si cette prise de position va agiter les loges mais on me permettra de trouver étrange d’exiger un mea-culpa de la part d’un professionnel, supposé innocent, majeur et vacciné, même si, loin de chasser la confusion, nous apprenons que l’avocat du dit joueur est l’adjoint aux sports de la ville.

Si Govou doit s’excuser, s’il est dépositaire d’exemplarité, je propose tout simplement que certains autres qui fréquentent plus occasionnellement les enceintes sportives se plient aux mêmes exigences. Il serait alors plaisant d’entendre certains de nos rockeurs nationaux affirmer ne pas lorgner vers des groupies, indiquer leur refus de la cocaïne et des petits remontants et comme Sydney Govou s’engager à payer leurs impôts dans leur pays.

Lyon, le 26 avril 2010

Photo:DR

30/03/2010

Allez l’OL

lyon.pngJe n’arrive pas à vibrer pour l’équipe de l’OL cette saison et encore moins pour son entraîneur. Je ne vois pas, en effet, de joueur qui enflamme Gerland même si les supporters ont jeté leur dévolu sur Lisandro Lopez. Gros travailleur il manque à mes yeux de ce talent qui fait la différence et basculer un match, au prix du transfert c’est dommage. Quant à Claude Puel je ne sens pas ce personnage ; solitaire et coupé de sa ville il ne me convainc pas. Vous me direz ils s’en moquent tous les deux mais je tenais à rappeler ces points de vue au matin de la rencontre contre Bordeaux avant de dire « Allez l’OL » sans la moindre réserve.

A quelques heures du coup d’envoi il n’y a pas d’hésitation à avoir pour soutenir la formation lyonnaise. Durant cette saison au débouché incertain, on peut ne pas être qualifié pour la ligue des Champions pour la première fois depuis plus de dix ans, une victoire ce soir et l’accès aux demi finale dans la foulée serait de nature à illuminer le palmarès du club. Pour cela il faut gagner et très nettement pour se rendre à Bordeaux dans de bonnes conditions. Gagner et surtout ne pas encaisser de but. Il faudra donc que les joueurs se transcendent et soient portés par leur public. Un échec lors de ce quart de finale au goût particulier s’apparenterait à un gros coup d’assommoir pour un club aux ambitions de l’OL.

Alors ce soir au-delà de tout état d’âme sur l’équipe, sur le jeu, sur l’entraineur mais aussi sur OL Land, la côte des actions en Bourse ou sur les salaires des joueurs un seul cri doit nous réunir : Allez l’OL !

Philippe Dibilio

 
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