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09/06/2010

Mobilisation

fifa_mondial_2010.pngCette semaine nous n’avons pas le choix : il faut être derrière les bleus à la veille du match contre l’Uruguay. De Sophiane Abou, le gentil organisateur des soirées de Zahia, avec les footeux en particuliers qui le clamait sur Europe1, aux ministres de la République incités par Luc Chatel à la plus grande solidarité c’est clair pas une voix ne doit manquer, on se demande d’ailleurs comment se fait-il que Sarkozy n’y soit pas encore allé de son couplet. Pas une voix ne doit manquer mais plus encore aucune critique n’est permise. Alors pensez vous quelle trahison représente la remarque de Rama Yade sur le coût exorbitant de l’hébergement des joueurs en Afrique du Sud. Le tollé est général du président de la fédération à la ministre des sports plus quelques autres tous habitué aux facilités offertes par leur organisme de tutelle, ils y vont de leur cri du cœur : il n’ya rien à dire c’est la FIFA qui paye. Quel bel exemple d’esprit de responsabilité et dire que Marie George Buffet est allée mêler sa voix à ce concert. Et puis ces joueurs qui sont censés nous représenter rien n’est trop beau pour eux. En fait cet appel à la mobilisation tombe à pic pour en faire oublier une autre qui se tisse contre la réforme des retraites et qui fait ce mois encore plonger la côte de popularité de Sarko et de son premier ministre. Les bleus lui servent au moins à ça. Pour le reste c’est peu dire que je n’aime pas cette équipe de mercenaires qui ne chantent même pas la Marseillaise et portent le maillot bleu dans le seul but d’améliorer leur prix sur le marché. Ces joueurs sans engagement ni cohésion drivés par un entraineur surtout enclin à la provocation. Je ne me sentirai donc pas coupable de ne pas m’inscrire dans le bel élan bleu blanc rouge un peu trop convenu pour moi, je garde ça pour d’autres circonstances.

Philippe Dibilio

25/05/2010

Du tact

logo-de-la-candidature-francaise-a-l-euro-2016.jpgNous saurons vendredi si la France organise ou non l’Euro 2016 de football et cette information aura une résonance particulière à Lyon au vu de son impact sur le dossier d’OL Land. Un impact à relativiser mais tout de même réel. L’alternative en tout cas est claire : cette organisation la France l’a ou on ne l’a pas et dans les deux cas de figure les protagonistes lyonnais auront à communiquer. Une communication qui méritera un peu de tact car le dossier ne sera pas clos le 28 au soir. Si la France n’a pas l’Euro les opposants donneront un peu plus de la voix mais le projet ne sera pas enterré pour autant tant il va de soi que le Grand Stade, et ce qui va avec, vise des objectifs pérennes et totalement liés aux perspectives de l’Olympique Lyonnais. Sauf à ce que Jean Michel Aulas ne jette l’éponge, ce qui n’est pas dans sa nature. Alors il faudra au président du club des arguments fermes et réfléchis pour convaincre de la poursuite du dossier. Il en a ; il lui revient de les afficher avec détermination et sans rancœur. Et il serait positif que Gérard Collomb fasse de même. Si la France organise l’Euro rien ne sera réglé pour autant car ne sont pas les 150 millions que l’Etat apporte pour les douze stades qui feront beaucoup avancer les choses. Mais il y aura un vent d’enthousiasme et un souffle d’intérêt national utiles au projet. Pour autant il faudra tenir le calendrier et bousculer un peu les choses sur le plan administratif et dans le rythme de traitement des recours ; deux domaines où l’Etat aura à faire preuve d’efficacité. Mais là encore l’heure ne sera pas aux déclarations intempestives et un brin revanchardes. Les deux protagonistes du dossier devraient plutôt travailler sur une communication rassembleuse et panser à cette occasion quelques plaies laissées par ce sujet devenu explosif du fait, entre autre, d’une communication souvent mal maîtrisée Il leur faudra donc du tact et éviter peut être de réagir à chaud mais plutôt se préparer calmement et en équipe pour évoquer le sujet.

Philippe Dibilio

30/03/2010

Allez l’OL

lyon.pngJe n’arrive pas à vibrer pour l’équipe de l’OL cette saison et encore moins pour son entraîneur. Je ne vois pas, en effet, de joueur qui enflamme Gerland même si les supporters ont jeté leur dévolu sur Lisandro Lopez. Gros travailleur il manque à mes yeux de ce talent qui fait la différence et basculer un match, au prix du transfert c’est dommage. Quant à Claude Puel je ne sens pas ce personnage ; solitaire et coupé de sa ville il ne me convainc pas. Vous me direz ils s’en moquent tous les deux mais je tenais à rappeler ces points de vue au matin de la rencontre contre Bordeaux avant de dire « Allez l’OL » sans la moindre réserve.

A quelques heures du coup d’envoi il n’y a pas d’hésitation à avoir pour soutenir la formation lyonnaise. Durant cette saison au débouché incertain, on peut ne pas être qualifié pour la ligue des Champions pour la première fois depuis plus de dix ans, une victoire ce soir et l’accès aux demi finale dans la foulée serait de nature à illuminer le palmarès du club. Pour cela il faut gagner et très nettement pour se rendre à Bordeaux dans de bonnes conditions. Gagner et surtout ne pas encaisser de but. Il faudra donc que les joueurs se transcendent et soient portés par leur public. Un échec lors de ce quart de finale au goût particulier s’apparenterait à un gros coup d’assommoir pour un club aux ambitions de l’OL.

Alors ce soir au-delà de tout état d’âme sur l’équipe, sur le jeu, sur l’entraineur mais aussi sur OL Land, la côte des actions en Bourse ou sur les salaires des joueurs un seul cri doit nous réunir : Allez l’OL !

Philippe Dibilio

22/02/2010

Le tournant

13e-journee-ligue-1-presentation-ol-L-1.jpegCertains estimeront probablement que la semaine qui s'achevait hier était bénie pour l'olympique lyonnais tant, après la victoire face au Real de Madrid en champion's league et au F.C Sochaux en championnat, les gônes semblaient enfin avoir des résultats conformes à leur statut.

En s'installant hier au soir sur la troisième marche du podium à cinq points des Girondins, en vérité à huit, l'OL semblait sortir de la zone des tempêtes après une longue période de chahut. Pourtant si sur le plan sportif la conjoncture est meilleure, depuis jeudi, suite à la conférence de presse de Jean-Michel Aulas, les résultats, quant à eux financiers posent problème. Les 8,7 millions d'euros de perte de O.L Groupe annoncent la poursuite d'économies et d'un dégraissage. Déjà les départs cet été de Juninho et Benzéma visaient à rendre une taille plus fine au club. Au terme de l'actuelle saison il n'est pas impossible que de nombreux joueurs achetés à prix d'or comme Ederson ou Bodmert prennent la sortie, que d'autres en fin de contrat comme Govou ou Clerc soient dans l'obligation d'aller chasser ailleurs des salaires du même ordre. Par ailleurs, si Bastos parvenait à être sélectionné en équipe nationale lors de la Coupe du Monde et à se mettre en valeur au cours de la compétition, il est certain que le club lyonnais chercherait à le valoriser. Quant au gardien Hugo Lloris et au milieu défensif Jérémy Toulalan, ils constituent une belle cagnotte. Si les départs probables de Boumsong et kim Källström ne suffisaient pas il est clair que les deux internationaux français iraient probablement respirer du côté de l'Angleterre ou de l'Italie. Dans la perspective de la construction du nouveau stade et en tenant compte des conjonctures sportives et économiques actuelles, ce tournant peut être négocié avec succès par le club. Encore faudra t-il que l'Olympique Lyonnais accepte de se pencher sur sa coûteuse politique des transferts depuis quelques années. En effet qui se souvient du passage à Lyon des Kléber, Anderson, Milan Baros, Nadir Belhadj, Mathieu Bodmer, John Carew, Elber, Fred, Torben Franck, Marco Grassi, Keita, Frédéric Née, Nilmar, Pedretti ?

Lyon, le 22 février 2010.

05/09/2009

La tête à Raymond

foot-euro-2008-raymond-domenech.1213101503.jpgCe soir contre la Roumanie, mercredi contre la Serbie, les Bleus jouent gros, puisqu’il s’agit de leur qualification pour le Mondial Sud-Africain. Battus 3 à 1 en Autriche dès l’ouverture de ces éliminatoires, les Gourcuff, Henry, Anelka, Benzéma, restent sur un pitoyable 1- 0 aux Iles Féroé.L’affaire se présente donc mal.

Cette élimination annoncée par certains, souhaitée par tant d’autres, offre tout de même une vraie perspective de satisfaction a beaucoup : la tête de Domenech. A lire entre les lignes des déclarations des uns comme des autres, tout montre que derrière cette probable élimination, passer par les armes le sélectionneur est le seul enjeu qui vaille. Tout est d’ailleurs bon pour charger Domenech. Sa personnalité insaisissable, ses attitudes perverses, son arrogance, son ton méprisant, son insolence sont pointés du doigt sans oublier sa désormais légendaire incompétence. Rendez-vous compte, ce type dispose des meilleurs joueurs du monde - c’est normal, ils sont Français - et il n’est même pas capable de les faire gagner. 4-4-2, 4-3-3, dans les rades et les rédactions du pays on démontre chaque jour que Domenech est le maillon faible du football français. Le débat est donc clos ce d’autant que les vieux sages de 1998 veulent aussi sa peau et que Saint-Zidane lui-même se serait fait lui aussi sa religion alors qu’il s’est retiré au pays des yaourts.

Face à une telle adversité, que pourrait donc faire ce diable de Domenech pour s’en sortir ? Que pourrait-il dire à sa troupe pour l’électriser avant la rencontre d’aujourd’hui ? Au stade ou nous en sommes, je ne vois qu’un seul argument à suggérer au renégat. Dire aux jeunes loups de l’équipe de France, destinés à pantoufler encore quelques années chez les bleus, qu’en cas d’élimination la première conséquence les concernant serait une baisse de leurs primes et émoluments vu, qu’avant juillet prochain, la Fédération doit renégocier les droits TV de l’équipe de France et ça s’est imparable pour les motiver.

Lyon, le 5 septembre 2009.

Photo: DR

10/09/2008

L’ami Ricoré

1484085323.pngIl fallait s’y attendre. En jetant au placard en 2006 l’ami du petit déjeuner, autrement dit l’ami Ricoré, des publicités de la marque, rien ne va plus. Si le produit existe fort heureusement toujours, force est d’admettre que l’absence de l’ami Ricoré avec sa jovialité, sa bonne humeur et son entrain commence à se faire sentir.

Prenez l’équipe de France de football. La polémique concernant l’heure du petit déj enfle après la défaite autrichienne au point de concentrer les éléments les plus nocifs d’une crise qui semble ne plus s’arrêter.
En effet, de retour, dans la nuit de samedi à dimanche, après la claque viennoise, sous la houlette de Capitaine Henry, un vent de fronde à soufflé sur notre équipe nationale. Si j’en crois l’Equipe, suite à une décision du nouveau toubib de rendre le petit Déjeuner obligatoire à 8h30 la tension est montée dangereusement entre le groupe et le staff. Ayant fait valoir avec insistance que cet horaire était trop matinal, en bon capitaine, Thierry Henry à émis un désaccord et dans un élan de bonne volonté Raymond Domenech a souhaité ne pas rendre obligatoire le respect de cette nouvelle règle.

En fait cette question du petit déjeuner n’est pas nouvelle au sein du groupe France. Déjà en 2006, face à la contestation de la part de ses joueurs de l’heure du petit déjeuner et du port des protèges tibias lors des entrainements, le sélectionneur de l’équipe de France avait déjà fait marche arrière.

Chacun le sait dans le sport de très haut niveau c’est à ce genre de détails que peuvent se jouer les succès comme les défaites. En étant incapable de gérer le petit déjeuner des bleus, Domenech avait dès cette période montré ses limites. IL convient donc de poser la question essentielle avant de rencontrer les Serbes ce soir : faut-il oui ou non se débarrasser de Domenech. Pour ma part je propose de le garder à condition de virer Boghossian et de le remplacer par notre ami de chez Ricoré qui rouille dans un placard depuis deux ans. J’imagine déjà la scène. Sur le coup de dix ou onze heures, l’ami Ricoré arrivant à Clairefontaine sourire aux lèvres au volant de sa Renault 4L. Remontant le moral à Mexès, un mot gentil pour Nasri, une blague pour Ribéri, l’ami du petit déjeuner deviendrait ainsi le pote de l’équipe de France et nos joueurs après avoir avalé un bon bol de Ricoré allégé pourraient ainsi, dans la bonne humeur, se rendre au décrassage puis à la musculation.
Ne me remerciez pas d’apporter une solution à la crise du football français. C’est sincère et désintéressé.

Lyon, le 10 septembre 2008.

29/10/2007

Foot, business, Aulas

medium_Biographie_Jean-Michel_Aulas.jpgLa création du F.A.P. (Football-Avenir-Professionnel), sorte d’alliance des grands clubs de football professionnels, risque de marquer un tournant. Ce regroupement qui compte dans ses rangs Lyon, Monaco, Lille, Toulouse, Lens, Bordeaux et le P.S.G. est de toute évidence une machine destinée à peser sur les futures répartitions des droits de télévision sur une base nouvelle plus conforme aux intérêts des « Grands ». Les « Petits », absents de ce lobby, craignent quant à eux, que les quelques règles qui perdurent au nom de principes de solidarité finissent par s’envoler. Les « riches » s’appropriant l’essentiel de ces fameux droits de télévision.

Il faut dire que l’enjeu n’est pas mince puisque sont en jeu les 600 M d’Euros mis jusqu’ici sur la table par Canal Plus mais aussi, au bout du compte, une refonte en profondeur de l’organisation du football professionnel français.

Le foot est donc à la croisée des chemins car à l’horizon de quelques mois on pourrait voir émerger une nouvelle organisation plus proche de la ligue de Basket américaine que celle du championnat actuel. Abandon de principes de solidarité dans la répartition des droits générés par la télévision, puis compétition de ligue 1 quasi fermée, critères plus lourds en matière d’équipements, les clubs les moins nantis risquent de faire les frais d’une future structuration qui serait ainsi plus conforme au développement économique du Foot-business. C’est dans ce contexte que paraît aux éditions « Danger Public/Lyon Mag », la première biographie de Jean Michel Aulas signée par Thomas Nardone, rédacteur en chef du mensuel lyonnais.

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19/09/2007

Après les Messins, Messi ? Mais si !

medium_Benzema_19.jpgCe soir pour l'Olympique Lyonnais, c'est le baptême du feu en Ligue des Champions. Les Gones rencontrent en effet le Barça au Camp Nou, une équipe catalane qui regroupe une partie de la crème du football international avec Deco, Ronaldinho, Messi, Henry, Zambreta, j'en passe et des meilleurs.

C'est paraît-il le bon moment pour rencontrer l'ogre catalan. Mais y-a-t-il un bon moment pour affronter Barcelone à domicile ? Je sais bien que l'an passé les "galactiques" du Real avaient souffert à Gerland, de là à penser que "les fantastiques" catalans vont se faire hari-kiri sur leur pelouse il y a un pas à ne jamais franchir.

C'est vrai, du côté de Barcelone le temps n 'est pas au beau fixe. Contre Osasuna c'est une équipe sans couleur ni saveur qui s'est produite. Le niveau actuel de Thierry Henry, la montée en puissance difficile du Messi, le spleen de Deco peuvent nous rassurer mais en épluchant la liste de l'effectif catalan nul ne doit faire le malin.

Du côté de Lyon, après les grandes misères d'août, l'équipe semble se remettre de ses malheurs. Le génial Benzema, le retour confiant de Juninho, la solidité de Toulalan et Karlström doivent nous faire oublier la fébrilité défensive et les fantaisies de notre portier.

Prendre un point au Camp Nou me comblerait. En attendant, en vous concentrant, jamais comme vous ne l'avez fait, sur votre écran d'ordinateur regardez en boucle le coup franc de Juninho, la triplette de Benzema et le face à face de Ben Arfa avec le gardien de Metz vous vous direz peut être "Après les messins, Messi ? Mais si.   

16/08/2007

R comme racisme (et football)

medium_R_1.jpgLa Ligue 1 vient tout juste de reprendre et pourtant il est nécessaire de revenir sur un triste épisode, l'affaire Milan Barros, qui a terni l'image du football et de l'Olympique Lyonnais à la fin du dernier championnat.

En mimant, à l'encontre d'un joueur africain, le geste de celui qui se pince le nez, l'avant centre tchèque a été symboliquement suspendu par les autorités du football. Une sanction scandaleuse si le geste de Barros n'est pas de nature raciste comme le dit l'intéressé. Une peine encore plus scandaleuse si le geste incriminé était raciste, puisqu'une suspension de quelques matchs pour une attitude aussi infâme serait inacceptable.

La LICRA (Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme) développe depuis quelques années un travail extrêmement utile sur le sport et le racisme. En ce qui concerne le football, elle vient d'éditer avec l'UCPF (Union des Clubs Professionnels de Football) une brochure sur ce sujet. En donnant la parole à des "stars" comme Nicolas Anelka, Mickaël Sylvestre et Christian Karembeu, la Licra, qui développe chaque année dans des milliers d'écoles, de collèges et de lycées des actions de sensibilisation, démontre ainsi que le sport est également un domaine essentiel de la lutte anti-raciste.

La charte contre le racisme signée par Gervais Martel au nom de l'UCPF et Patrick Gaubert au nom de la Licra, est un premier pas, probablement décisif, pour renforcer ce combat.

Pour de plus amples informations, consulter www.licra.org et www.ucpf.fr.

Hautes Pyrénées, le 16 août 2007.

09:00 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Football, racisme, foot, licra, Milan Barros, OL, UCPF | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/07/2007

C comme championnat (de France de football)

medium_C_2.jpgIl n'y a pas que Sarkozy qui transpire cet été. Les footballeurs qui pour l'essentiel d'entre- eux  ont repris l'entraînement au début du mois commencent à être affûtés alors que le championnat de Ligue 1 repart pour un tour.

Ma première pensée ira aux Nantais qui vont redécouvrir le charme de contrées comme Chateauroux ou Clermont Ferrand. J'espère que le purgatoire des canaris sera de courte durée tant un championnat sans Saint Etienne, Marseille ou Nantes est bancal.

J'espère que l'intérimaire Roselyne Bachelot honorera quand même de sa présence les stades de notre championnat en attendant l'arrivée de Bernard Laporte, le seul Ministre de la République a connaître le privilège d'une pre-affectation pour raisons de service, à moins que d'ici là un incontrôlable ne vienne chercher sur son crâne rasé les poux qui pourraient s'y nicher.

Passons à l'Olympique Lyonnais dont la très moyenne deuxième partie de saison 2006-2007, bien que sanctionnée par un nouveau titre, nous laisse quelque amertume. La noria estivale et l'arrivée de Perrin vont-elles porter leurs fruits. Rien n'est certain et ce n'est pas plus mal tant l'idée qu'un championnat puisse être gagné d'avance me lasse. Comme certains d'entre-vous je serai un fidèle spectateur à Gerland tout en sachant que quelques-uns ne se priveront pas de m'envoyer quelques mails et commentaires acides à l'instar du Nizanien et de l'ami Roger du 8ème arrondissement qui se reconnaîtra. Leur très grande difficulté à intégrer le fait que Rocheteau ne joue plus chez les verts et que du côté de Geoffroy Guichard ce ne sont plus les poteaux qui sont carrés mais bien les pieds, me peine.

Enfin des remerciements pour Florent Malouda. Il était arrivé à Lyon comme un bon joueur, il repart de l'OL pour Chelsea en grand joueur pour devenir, je l'espère, un grand d'Europe. Un salut amical enfin à Dhorasoo qui va tenter une nouvelle carrière en Italie. Que le Tribunal des Prud'hommes lui octroie de justes indemnités face à Cayzac, qui quant à lui, devra connaître les affres des batailles juridiques, face à Bolloré, dans l'affaire Havas.

En bonus aujourd'hui, un coup franc de Juninho, c'était contre Ajaccio. Les supporters de Saint-Etienne qui seraient dans l'impossibilité de revoir de telles images sont invités à s'abstenir et à visionner à nouveau la chevauchée de Messi que j'avais sélectionnée il y a quelques mois de cela.

Lyon, 25 juillet 2007.

07:25 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : football, OL, foot, championnat, france, Sarkozy, Nantes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

06/04/2007

Les footballeurs ne votent pas comme des pieds

medium_so_foot.jpgEn ce mois d'avril, l'excellente revue "So Foot" se risque à sonder les footballeurs de ligue 1 afin de savoir vers qui va leurs préférences pour les présidentielles.

Sur les 365 footballeurs en âge de voter et de nationalité française, il faut tout d'abord indiquer que les trois quarts n'ont pas répondu à ce questionnaire anonyme.

Cela étant je vous livre les résultats tels qu'ils sont publiés par le magazine. Contre toute attente c'est Ségolène Royal qui arrive en tête avec 24% devant Nicolas Sarkozy 16% et François Bayrou 9,5%.

En ce qui concerne les autres compétiteurs, ils se situent tous à plusieurs longueurs du trio de tête, Le Pen obtenant 3%, Voynet et Bové 2,7%, Besancenot et Nihous 1,5%, le vote blanc avec ses 22,9% étant sur le podium. 

Reportez vous à ce bon numéro de So Foot pour y lire aussi une interview intéressante du meilleur ennemi de Sarkozy, à savoir Lilian Thuram, ainsi que celle du seul goal UDF du championnat, l'auxerois Fabien Cool.

Hautes-Pyrénnées, le 6 avril 2007. 

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07/03/2007

Questions pour un champion

medium_logo_OL.gifC’est comme le soir d’une élection perdue. Il faut se garder de jugements hâtifs et définitifs, donc éviter de tirer des plans sur la commette.

Hier soir, l’équipe de l’Olympique Lyonnais était en deçà, rarement capable de produire les accélérations nécessaires, impuissante, donc défaite. Astucieux, patients et opportunistes, les Italiens sont de logiques vainqueurs. Bonne chance à l’A.S.Roma pour la suite.

Après cette élimination, le rendez-vous de la finale de la Coupe de la Ligue risque de peser lourd et donc de conditionner l’avenir, c’est à dire la saison 2007-2008.

Quel est donc le destin de cette équipe ? Dieu seul le sait. Sommes-nous dans une logique de fin de cycle ? Au contraire l’équipe de l’O.L., version 2007, dispose-t-elle des ressources nécessaires pour dépasser la défaite de ces huitièmes de finale ? Au terme de cette saison qui verra Lyon très certainement empocher pour la sixième fois consécutive le titre de champion, les remaniements se situeront-ils à la marge ? Seront-ils au contraire d’ampleur et quel sort sera réservé au stars du club ?

Telles sont les questions qui vont se poser dans les prochaines semaines aux équipes dirigeantes et techniques d’un club qui, il faut s’en rappeler, nous enchante depuis presque dix ans. 

Lyon, le 7 mars 2007.

medium_JYS-OL-2.3.jpg
Concentration maximale, 1-0 pour Rome 
medium_JYS-OL-Szaffran.3.jpg
A côté de Maurice Szafran, journaliste à Marianne. Rome 2 - Lyon 0, la messe est dite.

10:45 Publié dans Ainsi va la vie... | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : OL, Olympique, Lyonnais, AS, Roma, football, foot | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/01/2007

Platoche président

medium_platini.jpgIl s’est imposé face au système verrouillé des apparatchiks. Il a soufflé de l’air frais dans une institution qui se réduit à une machine à produire des profits, une structure détentrice d’un capital de 243 Millions d’Euros. Il est resté lui-même, sa victoire est celle de l’enthousiasme. Il a montré que l’on pouvait s’imposer sans arrogance et sans manipulation. Il est qualifié pour ramener le foot au niveau du sol.

Tels sont les propos que rapportent la presse française suite à l’élection aussi inattendue que sans discussion de Michel Platini hier après-midi à Düsseldorf.

Du côté des vaincus on retiendra tout particulièrement ceux de l’Allemand Zwanziger, « maintenant, on va voir ce que donne le romantisme social à la Française quand on le confronte aux réalités économiques. »

Maintenant le G14, le lobby des clubs les plus puissants d’Europe, peut craindre en particulier la refonte de la ligue des champions basée, selon le programme de Platini, sur la suppression de la 4ème place qualificative pour les pays les plus forts, à savoir, l’Angleterre, l’Espagne et l’Italie. Il suffit d’entendre quelques-uns uns des managers des clubs anglais les plus riches pour se convaincre que la défaite est amère.

Au fait, cela ne vous fait pas penser à autre chose cette victoire de Platoche ? 

Lyon, le 27 janvier 2007

28/11/2006

Prix Nobel de foot

medium_ballon_or.jpg"Cannavaro, or concours’’, Cannavaro vaut de l’or’’, ce matin l’Equipe ne fait pas dans la dentelle pour célébrer le choix contestable de sa filiale France football de décerner au défenseur Italien le Ballon d’or 2006. Tout du long des quatre pages consacrées par le quotidien à l’évènement, on évoque du bout des lèvres ce qui pose problèmes. En vérité seules quelques lignes perdues dans un océan hagiographique viennent rompre le charme. De quoi s’agit-il ?

France football honore cette année l’ex-capitaine d’une équipe, la Juventus de Turin, rétrogradée en série B italienne, en raison de l’organisation avérée des matchs truqués et de la mise sous influence d’arbitres.

France football fête un joueur qui partage avec son ami Buffon, goal de la même équipe et deuxième du même classement, le triste privilège d’avoir fait banquette chez un juge d’instruction.

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22:55 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : football, UEFA, Foot, l'équipe, equipe, France, Henry | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

 
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