Avertir le modérateur

28/09/2009

P., P. and Mary

48081.jpgL’information est me semble-t-il passée pratiquement inaperçue. Mary Travers, la blonde « Mary » de Peter, Paul and Mary, est décédée du côté du Connecticut d’une longue maladie qui la rongeait depuis quelques années. Même si peu de monde ne se souvient de ce trio symbole du renouveau folk des années soixante, il est bon de rappeler que Mary Travers est à elle seule représentative de l’engagement en politique d’une génération de musiciens américains. Une fois dit que ce trio oublié ne peut en aucune façon rivaliser sur le plan artistique, avec l’immense Dylan, convenons que l’engagement de Mary Travers aux côtés de Peter Yarrow et Paul Stookey se mesure lui de manière tangible à la différence de celui du « Zim ».

Mobilisée dans le combat pour les droits civiques et contre la guerre du Vietnam, la native de Greenwich village ne va pas s’économiser pour soutenir, tout au long de sa carrière, nombre de causes, y compris les plus sociales. D’ailleurs le 28 août 1963, Mary, au sein d’un trio alors en pleine gloire, chantera à l’issue de la grande marche organisée par le pasteur Martin Luther King. Pour la reconnaissance des droits de l’homme dans une Amérique Latine alors ravagée par les dictatures couvées par l’oncle Sam, Mary Travers va œuvrer multipliant concerts, lectures publiques et même conférences. Symbole de cette gauche libérale américaine qui n’a jamais, au cours des années soixante, manquée à ses devoirs, Mary Travers s’inscrivait dans la lignée des Woody Guthrie et autres Pete Seeger. Un Pete Seeger qui, il y a peu, fêtait son anniversaire sur scène en compagnie de Bruce Springsteen, l’homme qui l’a remis dans l’actualité, de Joan Baez et de l’ex Rage Against the Machine Tom Morello. Alors qu’il est d’un âge canonique, on se souvient aussi de l’émouvante présence du créateur de « If I had a hammer », aux côtés de Springsteen pour la cérémonie d’investiture de Barack Obama.

Cette triste nouvelle a manifestement fait moins de « buzz » que le fait qu’une modeste chanteuse épouse de Président signe un fort médiocre blues pour Sylvie Vartan. La vie est ainsi faite et en plus on a pris l’habitude qu’il puisse en être ainsi.

Lyon, le 28 septembre 2009.

09/08/2009

M comme « Melody »

M 2.jpgIl y a quelques mois atterrissait dans les bacs, souvent à des prix hyper-concurrentiels, le premier disque d’une suave ricaine inconnue au prénom prémonitoire de « Melody », Melody Gardot. Ce premier enregistrement, « Worrisome heart » édité en France avec des délais peu raisonnables avait le grand tort d’arriver par chez nous au terme d’une période d’overdose de filles jazzy plutôt formatées. Suivez mon regard …

Cette jeune chanteuse belle et cabossée suite à un terrible accident de la circulation du côté de Philadelphie mérite pourtant plus que le détour et sûrement pas le fait d’être réduite à une anecdote. Son second disque « My one and only thrill » paru au début de l’été devrait être, porté par une superbe voix et un savant mélange de jazz et de folk, un véritable tremplin pour la belle Melody qui, croyez-moi, devrait devenir un phénomène suite à son Olympia de novembre prochain.

A condition que la légende qui la précède (longues jambes, séductrice et dévoreuse, accro Sôka Gakkaï…) et que l’accident qui hâtise l’intérêt des médias pour une belle blonde marchant avec une canne ne viennent transformer Melody Gardot en bête de cirque, je vous assure que l’américaine est une magnifique chanteuse magnétique, en aucun cas le énième avatar de Diana Krall. La révélation de l’hiver prochain.

Depuis que son annonce historique de devenir citoyenne française fait le buzz, « la Gardot » devrait aller aguicher Eric Besson histoire d’être dans ses papiers. Profitez de cet été 2009 pour écouter Melody Gardot, peut-être que dans un an, en 2010, on en aura ras-le-bol ?

Amsterdam, le 9 août 2009.

09/11/2007

Ce cher Watson

medium_Patrick_Watson.jpgCe soir la Marquise nous promet un beau concert d’un dénommé Patrick Watson un Montréalais annoncé comme la révélation de l’année. Fragile et raffiné, l’univers de Watson est paraît-il un mélange équilibré de folk, de rock et de jazz.

A l’actif du canadien déjà deux albums dont le second, « Close To Paradise » (Secret City) connaît le renfort d’Elizabeth Powell et Amon Tobin.

Vous avez compris que pour moi ce cher Watson est un inconnu et il y a des jours on a fichtrement envie de faire confiance à ceux qui toute l’année se décarcassent pour organiser des concerts.

C’est donc à 21h, à la Marquise, 20 quai Augagneur (métro : Guillotière), le tout pour 10 euros.

Pensez aussi que tout le week-end se tient le Salon du Livres de Lyon, place Bellecour.

medium_Place_aux_livres.jpg
Lyon, le 9 novembre 2007.

19/02/2007

Retour au garage

medium_Plasticine-Rock_and_folk.jpgPour le numéro de février, c’était Naast qui faisait la couverture de Rock et Folk. Pour celui, tout chaud de mars, ce sont les Plastiscines qui ont cet honneur d’habitude réservé aux artistes confirmés et donc vendeurs.

Les particularités communes de ces deux groupes sont nombreuses. Ils excitent les médias. Ils produisent une sorte de neo-garage-rock pur jus. Ils ont moins de vingt ans. Tous deux sont issus de ce que certains appellent déjà la nouvelle scène rock parisienne apparue il y a tout juste deux poignées d’années. Leurs références flairent bon les anthologies du genre « nuggets ». La différence entre les deux combos est pourtant majeure. Naast c’est des mecs. Les plastiscines, des filles.

Depuis quelques semaines donc certains médias s’intéressent à l’affaire puisque au-delà de Rock et Folk, Canal+ et Paris Première moulinent autour de Naast et des Plastiscines au point de rendre malheureusement suspect ces groupes désignés comme les nouveaux baby rockers.

Avides de chair fraîche à marketer, les maisons de disques travaillent le phénomène et on nous annonce après les Stuck in the Sound, la sortie des albums de Second Sex, Shads et de quelques autres.

Côté musique, soyons clairs, Naast et Plastiscines valent bien certains météorites surévalués en provenance de la triste albion. Revers de ce dopage médiatique, une certaine déception à l'écoute de ces deux albums s'impose en particulier concernant celui des sympathiques Plastiscines. Espérons tout de même que Naast et Plastiscines ne vont pas se faire manger tout cru par une industrie capable de les réduire d’ici l’été à l’état de kleenex usagé.

En attendant, à condition de dépenser une vingtaine d’euros au total pour ces deux albums, vous vous réjouirez comme moi de la levée d’une nouvelle génération dans un rock français plutôt jusqu’ici atone.

A ce propos, tout en saluant l’attitude positive du toujours jeune Philippe Manœuvre, Rock et Folk serait bien inspiré de venir faire un tour entre Saône et Rhône histoire de conter à ses lecteurs la qualité du travail de Dandelion et de quelques autres.

Lyon, le 19 février 2007.

14:15 | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Naast, Plasticines, Rock, Folk, pop, canal, + | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/11/2006

Little Bob

medium_Little_bob1light.jpgRock & Folk consacre quatre pages à Little Bob Story. Qui plus est, c’est Alain Dister, un Lyonnais, pionner du magazine, qui s’y colle.
Little Bob c’est le Havre, une ville mythique du rock qui a également enfanté Philippe Garnier, une autre signature géante du Rock & Folk des années soixante-dix. A l’époque des dizaines de milliers de lecteurs de la revue voyageaient par procuration du côté de New York et de la Californie grâce à Garnier.

Le troisième « grand homme » de cette ville c’est bien entendu Dhorasso dont je veux, comme bien d’autres, saluer le parcours, le talent et les valeurs. Mais revenons à Little Bob.

Lire la suite

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu