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10/10/2010

Amis catholiques

sarko.jpgAmis catholiques, c’est aujourd’hui dimanche et permettez-moi de vous interroger sur la façon dont le président s’intéresse à nouveau à vous. Mes Amis, je me demande donc quel effet cela peut bien faire que celui d’être dragué par Sarkozy. Il faut dire que le président doit particulièrement vous aimer à constater les efforts qu’il est entrain de produire pour vous séduire. Je ne sais pas si vous en avez conscience mais ce président déploie beaucoup plus d’activité pour vous reconquérir qu’il n’en avait développé à l’égard des paysans, une autre « catégorie », nous dit-on, qui, après les élections régionales, avaient échappé à la droite. Amis catholiques, la droite explique votre désamour à l’égard du président non pas à cause de la honteuse politique sécuritaire de l’été mais toujours par le fait que vous n’arrivez pas totalement à digérer ses errances bling-bling. Mieux, selon l’IFOP qui sonde votre âme pour le compte de la présidence, le danger, vous concernant, n’est pas tant de voter à gauche mais de vous abstenir. Pire, si l’on en croit les mêmes sondeurs, vous seriez de plus en plus de brebis égarées à ne plus hésiter à voter pour le Front National au point que parmi vous le vote pour Marine Le Pen serait particulièrement attractif. Amis catholiques qui ne semblez pas trop troublés par les agissements sécuritaires de Sarkozy mais qui doutez du comportement moral du président, j’espère que vous prenez conscience de la piètre image que vous offrez à la nation en restant de marbre face aux agissements de Hortefeux qui pourraient par ailleurs conduire certains d’entre-vous à déraper,le jour venu, face aux urnes.

Pendant que nous y sommes mes amis, si vous croisez Monseigneur Barbarin qui en ce moment bavarde beaucoup au point de donner des leçons au monde entier, demandez-lui s’il est convenable d'adhérer aux contorsions sécuritaires de Sarko, et même de voter F.N. Pour ce qui me concerne le plaisir de l’entendre sur ce thème ne m’a jamais été offert et, si j’en crois l’IFOP, il serait peut-être temps qu’il explique sont point de vue sur la question avant que la messe ne soit dite.

Lyon, le 10 octobre 2010.

Photo: DR

25/09/2010

Petits emprunts

450px-2008.06.09._Michel_Houellebecq_Fot_Mariusz_Kubik_01.jpgLe grand et nécessairement immense Michel Houellebecq dont la dernière production, « La carte et le territoire » (Flammarion) est saluée unanimement par le monde des lettres comme un chef d’œuvre définitif s’est pourtant fortement « inspiré » de notices de Wikipedia sur la ville de Beauvais, Frédéric Nihous le leader des chasseurs ainsi que sur les mouches. Du côté de l’encyclopédie en ligne on devrait être fier de figurer dans un tel monument de la littérature mondiale. D’ailleurs j’en arrive même à me demander si Wikipedia n’est pas, avec toute cette histoire, sur le point d’accéder lui aussi au statut, inédit et rare, d’encyclopédie littéraire internationale.

Dans un article du Monde consacré à cet emprunt, Alain Beuve-Méry relevait le fait que Houellebecq s’était abstenu de remercier et même de citer Wikipedia à la fin de l’ouvrage. Sonnant d’ailleurs presque comme un reproche, alors que le mot « remercier » n’est probablement pas initialisé dans le cerveau du génie, la remarque du journaliste pourrait s’appliquer à bien d’autres domaines. On comprendrait par exemple fort mal que Sarkozy, Besson ou Hortefeux se sentent dans l’obligation de remercier Marine Le Pen à chaque fois qu’ils pompent dans le programme du F.N. A propos de ce qu’à chipé Houellebecq chez Wikipedia on dit que « Les parties empruntées sont d’une certaine banalité rédactionnelle ». En est-il de même concernant Sarkozy et le Front National ?

Lyon, le 25 septembre 2010.

Photo: (C) Mariusz Kubik.

20/09/2010

Droite (républicaine ?)

logo_ump.jpgLa droite française est-elle dans son ensemble encore républicaine ? Par convention, voire même par habitude, on s’efforçait jusqu’ici, dans notre pays, d’accoupler le terme « républicaine » au mot « droite » pour la distinguer du Front National. Parce qu’il était nécessaire de maintenir un cordon sanitaire salutaire entre l’UMP et le Front National, ce qualificatif de « républicaine » pouvait même prendre, de temps à autre, des contours électoraux, la gauche ayant toujours préféré voir élire un député ou un président UMP plutôt qu’un sbire du F.N. Même si le danger n’était que théorique, nous avions fait par exemple le choix de voter Chirac plutôt que nous réfugier dans l’abstention.

Aujourd’hui, au terme d’une séquence estivale à nulle autre pareille, il n’est peut-être pas inutile de se reposer la question, avec un œil neuf, c'est-à-dire éclairé par la situation politique. Nous devons, autrement dit, nous demander si, dans sa globalité la droite demeure républicaine donc fondalement enracinée dans des réponses qui n’auraient rien à voir avec celles du F.N. Au terme de cet été, on peut désormais en douter si nous prenons en compte les prises de position, les propos et les agissements du président et de quelques-uns de ses ministres. L’agitation intempestive à l’égard des roms, les coups de menton répétés et les propos parfois aux limites de l’obscénité de la clique Estrosi, Besson, Ciotti, Mariani mais aussi d’Hortefeux nécessitent un réexamen de la caractérisation d’une droite désormais occupée à surfer durablement sur les positions du Front National.

L’interview ce week end au Figaro Magazine du ministre Hortefeux est une nouvelle illustration de l’évolution à petits pas des délimitations politiques et idéologiques de certains. En remettant une bonne couche de confusion sur la question des mineurs, de la délinquance, sur la récidive, l’exécution des peines, l’Auvergnat de Neuilly a une nouvelle fois démontré qu’il quittait, sur ordre, la sphère qui jusqu’ici caractérisait la droite « présentable ». La droite est-elle donc toujours républicaine ? Il convient de ne pas tirer un trait d’égalité entre le FN et l’UMP mais il n’empêche que devenus complètement désinhibés, Sarkozy et certains des siens fréquentent de plus en plus l’infréquentable ne serait-ce qu’en réclamant maintenant que « le peuple puisse être associé aux décisions de justice relatives à l’exécution des peines ». Une telle position n’est pas seulement un coup porté aux magistrats c’est aussi une étrange posture aux allures berlusconiennes donc aux accents de moins en moins républicains.

Lyon, le 20 septembre 2010.

16/03/2010

Message

regionales 2004.jpgComme à l’occasion de chaque élection les français ont adressé leur message et en général il reflète l’air du temps de manière simple et empreinte de bon sens. Comme à chaque élection on se dit qu’il faut l’entendre et mieux encore l’écouter. Encore faut-il le décrypter. Et comme après chaque élection chacun peut y aller de son analyse ; alors allons y ! Sans aucun doute le premier tour des régionales est un échec pour Sarkozy et sa tactique d’alliance de toutes les formations de la majorité mais au-delà c’est aussi un vote sanction y compris de la part des électeurs de droite.

Sans aucun doute c’est aussi une victoire du PS qui retrouve sa place de leader dynamique au cœur d’une gauche redevenue combative. Une gauche qui intègre aujourd’hui des écologistes plus « responsables » et prêts à s’inscrire dans un processus de gestion en particuliers des régions. Et sans aucun doute enfin c’est un succès pour Martine Aubry qui a su, quoiqu’en pensent certains, redonner nationalement une image cohérente du PS.

Mais une fois ceci dit il faut bien se poser les deux vraies questions : celles de l’abstention et de la remontée du FN. Si pour l’abstention on peut évoquer pour partie une bouderie de l’électorat de droite au vu des zig zag de la politique de Sarko par rapport à ses fondamentaux, il faut bien convenir qu’elle reflète aussi autre chose. Et en premier lieu une rupture entre le politique et le citoyen. Le mécontentement réel, en particuliers des couches populaires, ne s’exprime plus majoritairement par le vote à gauche, ni même à l’extrême gauche si l’on en juge par les résultats de LO et du NPA alors que nous traversons une période où les luttes sociales se durcissent. Et ce n’est pas l’OPA, au demeurant réussie, de Mélenchon sur le PC qui infirme la tendance. Dès lors le bulletin de vote perd sa signification et se dilue dans l’abstention. Mais les choses vont encore plus loin, en particuliers dans les milieux populaires, où il se transforme en vote FN. Car c’est là aussi une donnée du scrutin le FN relève la tête d’abord dans les cités et sur l’humus du désespoir et de la colère des couches populaires exposées à la crise et à l’injustice triomphante. Il est donc grand temps de renouer le dialogue avec ce peuple qui souffre et ce ne sont pas les propos convenus prononcés au soir du premier tour qui suffiront. Il faut afficher clairement les propositions pour demain et se positionner sans ambage vis-à-vis du système . Il faut le faire avec des mots simples, avec des mots plu proches de ceux qu’utilise Georges Frèche que ceux des pensionnaires de Normal Sup ou de l’ENA.

Je twisterai les mots s’il fallait les twister chantait Jean Ferrat, peut être convient-il aujourd’hui de passer par le RAP ou le SLAM à condition que ce soit le langage de la clarté et de la sincérité. L’essentiel étant de renouer le dialogue qui permettra d’aller vers le changement.

Philippe Dibilio

12/01/2010

CANOL, médicament ou faux-nez ?

CANOL.jpgUne collectivité publique peut attribuer une subvention aux structures locales d’organisations syndicales, n’en déplaise à la fameuse ( ?) association CANOL (Contribuables Actifs du Lyonnais) qui contestait l’engagement de telles dépenses publiques. Fin novembre, le tribunal administratif de Lyon a donné raison à la Région, estimant qu’elle était parfaitement dans son droit en permettant aux structures aidées de participer « à la politique régionale en faveur de l’emploi et de la formation ». Quoi ? Une collectivité publique sauvegarde l’emploi sur son territoire avec nos impôts !

Celle qui se présente modestement comme « l’une des plus importantes associations de contribuables en France » a un crédo un tantinet poujadiste : « lutter contre le gaspillage de l’argent public ». Elle fait le délice des journaleux et nourrit les argumentaires du FN, de l’UNI et de l’UMP. Elle dénonce, attaque, traque tout ce qui touche à notre porte-monnaie d’imposés ou de taxés. Porte-monnaie en peau de hérisson ultralibéral quand la fiscalité y puise.

Si la veille est utile en la matière, la systématicité de ses angles d’attaque interpelle : dénonciations devant les tribunaux des aides du Grand Lyon aux Pays du tiers-monde ; attaques des subventions aux organisations culturelles ; critiques des trains régionaux du service public complètement renouvelés par le Conseil Régional « Le TER reste un moyen de transport marginal qui ne mérite pas les investissements colossaux de la Région… » ; plainte contre les subventions du Grand Lyon au technicentre SNCF avec au passage une gifle à l’ADERLY (Association pour le DEveloppement de la Région LYonnaise) « grassement subventionnée pour attirer les emplois vers notre région »…

Un style tout en nuances. La culture, puits sans fond pour l’association qui attaquait Lyon pour la production de films pour la jeunesse avec un « Contribuables, vos élus font vraiment n’importe quoi avec votre argent ! », fustigeant toutes ces associations culturelles « dont les recettes de billetterie sont si faibles que l’on peut se demander si elles sont d’une utilité quelconque, si ce n’est de verser des salaires à leurs animateurs ! ». Et de citer pêle-mêle la Villa Gilet, les Nouvelles Subsistances, le Théâtre de la Cité de Villeurbanne, la Commission du Film Rhône-Alpes, l’Institut d’Art Contemporain…

Le style dévoile l’idéologie. Il suffit de lire le choix qu’a fait CANOL pour décrire un moment de la biennale de la danse, infernale gourmande de subsides (le FN l’a reprise in extenso) : « la chorégraphie reprend toutes les étapes de la grossesse, de la danse de la séduction à l’accouchement : les fillettes feront la danse de l’ovule sur les trottinettes ». Vade retro satanas !

Certes, l’association choisit parfois de féliciter les bons élus. Elle distribue les meilleures notes sur 10 aux « élus du Rhône qui soutiennent les contribuables : - TERROT Michel : 9 - VERCHERE Patrick : 7 - COCHET Philippe : 6 - PERRUT Bernard : 5 - MEUNIER Philippe : 3 - HAVARD Michel ». Association bien sûr non politisée…

J’allais oublier : CANOL est aussi un médicament utilisé pour faciliter les fonctions d'élimination digestive et rénale. La notice prévient : « Risque de diarrhées à forte dose »

Jean-Paul Schmitt

 

13/10/2009

Un homme qu’on livre aux chiens.

Lynchage.jpgIl y a des lynchages – fussent-ils médiatiques – qui fleurent leur parfum d’excrément à cent lieues.

C’est le cas de celui qui vise actuellement Frédéric Mitterrand. D’abord accusé de pédophilie par la fille de l’homme du « détail », une accusation appuyée sans tarder par quelques bonnes âmes de droite, pieuses et confites genre Boutin et quelques beaux esprits (?) de gauche genre Hamon ou Hammadi (voire Valls ou Montebourg qu’on connaissait plus avisés) ; accusé ensuite de tourisme sexuel, expression qui dans l’esprit de la plupart des Français s’amalgame à la pédophilie tant il est vrai que la prostitution dans certains pays est liée à la misère et implique souvent des enfants ; accusé maintenant de soutien à de jeunes violeurs réunionnais dont l’un est le fils de son ancienne maquilleuse et son filleul…

Qu’on ne se méprenne pas, f.Mitterrand (comme certains, j’écrivais déjà l’initiale de son prénom avec une minuscule, histoire d’éviter toute confusion) n’est pas quelqu’un que j’apprécie particulièrement. Je trouve son style oratoire un peu pompeux, sa façon télévisuelle imitée de Zitrone, davantage adaptée au cirage de pompes princières qu’à la défense et à la promotion de la culture française. Sa nomination à la Villa Médicis tout comme celle de ministre de la culture ne m’ont pas paru géniales.

Mais en la matière, et comme l’écrit Eric Fottorino dans son article « Chasse à l’homme » dans le Monde de la semaine passée, il faut revenir aux faits avérés : le livre de F.Mitterrand était connu ; il n’a pas violé ; son homosexualité est respectable ; s’il n’a pas menti sur l’âge de ses jeunes amants prostitués, le lynchage médiatique dont il est victime est une tache sur tous ceux qui, au nom d’intérêts mesquins, hurlent avec les loups en s’appuyant sur un tas de faux secrets et en jouant sur ce qu’il y a de plus bas chez l’homme.

Venant de Marine Le Pen, rien de surprenant, il suffit de se souvenir de la fable de La Fontaine, « Les animaux malades de la peste », pour se rendre compte que loups, renards et autres rois des animaux se mettent toujours d’accord pour faire de l’âne qui avoue, un bouc émissaire.

Venant de Hamon, Hammadi et autres, c’est assez triste. Un porte parole qui ne porte que sa parole propre, un jeune loup en mal de reconnaissance qui se fait les dents et de déjà vieux batteurs d’estrade et de médias auraient dû, pour le moins, se renseigner avant de jouer les Lucky Luke. Heureusement il y a eu Delanoë (et toi mon cher Jean-Yves, la semaine passée sur ton blog) pour demander un peu de décence.

Les lapideurs devraient méditer sur la fonction de bouc émissaire bien théorisée par René Girard : l’accusation sur laquelle ils embraient sans réfléchir souligne la crise morale qu’une société traverse et qu’elle espère régler en sacrifiant un bouc émissaire qui n’en demandait pas tant. Et pour qu’on l’on puisse croire à sa responsabilité, on l’accuse toujours de transgresser des interdits fondamentaux. Ici, la pédophilie, le tourisme sexuel et pourquoi pas le viol quitte à convoquer à la barre un lointain filleul ou la défense de Polanski. Il faut pour que cela fonctionne, des interdits suffisamment puissants pour dégager une force explicative automatique : plus question de penser par soi-même ; plus question d’investiguer au préalable ; haro sur le baudet !

Jean-Paul Schmitt

25/03/2007

Réponses du Quizz de l’horreur

medium_lepen-black.jpg> Voir le quizz

1 / b -   Jean-Pierre Stirbois aux Assises nationale du FN,  30 octobre 1982.

2 / b -   Jean-Marie Le Pen, « Minute », 2 juillet 1983.

3 / a -   Jean-Marie Le Pen, Discours à Balard, 13 mai 1984.

4 / c -   Jean-Marie Le Pen, « L’heure de vérité », Antenne 2, 13 février 1984.

5 / b -   Jean-Marie Le Pen, « National Hebdo », 26 septembre 1985.

6 / c -   Eric Raoult, dans un tract distribué en 1986. Information relevée dans le Canard   Enchaîné.

7 / b -   Jean-Marie Le Pen, Assemblée Nationale, 9 Avril 1986.

8 / c -   Jean-Marie Le Pen, Discours à Marseille, 1er juin 1988.

9 / c -  Valéry Giscard d’Estaing, 21 septembre 1991.

10 / c -  Bruno Mégret 

11 / b - Jean-Marie Le Pen, « Présent »,  11 septembre 1994. 

12 / b - Jean-Marie Le Pen, « Haaretz », 18 avril 2002.

13 / b - Philippe de Villiers, TF1, 16 juillet 2005.

Toutes ces informations sont issues d'un sympathique petit bouquin de Baptiste Vignol, "Cette chanson qui emmerde le FN" paru aux Editions Tournon. Vous y retrouverez non seulement l'ensemble de ces citations mais aussi les antidotes nécessaires avec des extraits de chanson de IAM, Diam's, Jean Ferrat, Louis Chedid, Jean-Louis Murat, Berrurier Noir, etc.

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23/03/2007

Quizz de l’horreur

medium_Quizz_Le_Pen_Sarko_De_villiers.jpgLa noria des sondages est implacable. Le Front National est parait-il réduit. Le vieux se traîne à 10 – 12%. Bayrou sera le 2ème ou le 3ème homme.

Je ne fais pas partie, pour ma part, de ceux qui pensent que Le Pen est à l'agonie, que le temps de batifoler est revenu. Retour sur vingt années de montée du Front National en forme de petit quizz. Réponse dimanche ici même. Qui a dit …

1 – «  Immigrés d’au-delà de la méditerranée, retournez à vos gourbis »  

a  - Philippe de Villiers

b  - Jean-Pierre Stirbois

c  - Patrick Balkany

2 – «  Le travail n’est pas seulement une obligation ou un droit, c’est un besoin matériel mais aussi spirituel de l’homme »

a - Nicolas Sarkozy

b - Jean-Marie Le Pen

c - Patrick Devedjian

3 – « J’aime mieux mes filles que mes nièces, mes nièces que mes cousines, mes cousines que mes voisines. Il en est de même en politique, j’aime mieux les Français »

a - Jean-Marie Le Pen

b - Nicolas Sarkozy

c - Philippe de Villiers 

4 – «  Demain les immigrés s’installeront chez vous, mangeront votre soupe et coucheront avec votre femme, votre fille, votre fils » 

a - Philippe de Villiers

b - Charles Pasqua

c - Jean-Marie Le Pen

5 – «  La défense de l’identité nationale et donc la maîtrise de l’immigration sont une priorité absolue. Ceci passe par une réforme du code de la nationalité, l’expulsion des clandestins et des délinquants étrangers, le retour progressif des travailleurs immigrés associé au développement des pays du tiers monde. »

a - Nicolas Sarkozy

b - Jean-Marie Le Pen

c - Brice Hortefeux

6 – «  Notre pays à nous, ce n’est pas Tjibaou, Françoise Sagan, Harlem Désir ou Krasucki, c’est la France immortelle qui derrière Jeanne d’Arc, Charles Martel, Napoléon et De Gaulle, a fait notre pays une nation éternelle, admirée partout dans le monde. »

a - Bruno Mégret

b - Jean-Marie Le Pen

c - Eric Raoult  

7 – «  Ce qui nous paraît essentiel pour définir la qualité de Français, c’est l’amour de la France, c’est la capacité à la servir « .

a - Jacques Chirac

b - Jean-Marie Le Pen

c - Nicolas Sarkozy 

8 – «  Voter socialiste, cela signifie que d’ici dix à quinze ans la mairie de Marseille sera dirigée par un maghrébin. »
 

a - Eric Raoult

b - Philippe de Villiers

c - Jean-Marie Le Pen 

9 – «  Le type de problème auquel nous aurons à faire face se déplace de celui de l’immigration vers celui de l’invasion »

a - Jean-Marie Le Pen

b - Nicolas Sarkozy

c - Valéry Giscard d’Estaing
 

10 – «  Pourquoi se battre pour la préservation des espèces animales et accepter, dans le même temps, le principe de disparition des races humaines par métissage généralisé ? » 

a - Eric Raoult

b - Jean-Marie Le Pen

c - Bruno Mégret

11 – «  Le traité de Maastricht donne le droit de vote aux étrangers et par la même à tous ceux qui arriveront légalement ou illégalement à entrer à travers nos frontières » 

a - Philippe de Villiers

b - Jean-Marie Le Pen

c - Charles Pasqua

12 – « Le voile musulman il nous protège des femmes laides » 

a - Philippe de Villiers

b - Jean-Marie Le Pen

c - André Santini

13 – «  Moi je crois que l’islam est le terreau de l’islamisme et l’islamisme le terreau du terrorisme, donc on ferait mieux de faire attention. » 

a - Charles Pasqua

b - Philippe de Villiers

c - Jean-Marie Le Pen


Lyon, le 23 mars 2007 .

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06/03/2007

Débat d’idées ?

medium_lepen.jpgLibération de ce matin, pages rebonds. La Tribune de Claude Lanzmann n’y va pas par quatre chemins : « j’accuse Raymond Barre d’être un antisémite. »

Ne rentrons pas dans « le détail », si j’ose dire, des derniers propos de l’ancien Premier Ministre qui ne sont, en vérité, pas nouveaux dans sa bouche. Raymond Barre est un récidiviste.

Dans sa tribune, Claude Lauzmann aborde la question Gollnisch ou plutôt cite ce que Raymond Barre avait dit du leader lyonnais du Front National sur France Culture.

Ecoutons donc Raymond Barre : «  Moi, je suis quelqu’un qui considère que les gens peuvent avoir leur opinion, c’est leur opinion. » Raymond Barre à cet égard exprime un point de vue largement répandu à droite à savoir que le négationnisme relève de la vie des idées.

D’ailleurs d’autres que Raymond Barre ne sont pas loin de penser que le racisme et l’antisémitisme sont également l’expression d’une opinion, voire même d’une pensée. Laissons Raymond Barre et attardons-nous sur la dernière sortie de Sarkozy. Que dit le Ministre de l’intérieur en exercice ?

Que les élus locaux doivent aider Le Pen dans la collecte de signatures pour que toutes les opinions figurent dans cette élection présidentielle y compris celles du FN. Parler ainsi c’est bien considérer que ce que dit Le Pen est l’expression d’une pensée légitime dans un débat d’idées se situant dans l’exercice de la démocratie. 

Je suggère à Claude Lanzmann de laisser tomber maintenant Raymond Barre et de s’intéresser à Sarkozy car ce qui est scandaleux avec Sarkozy c’est que son message démocrassouillard et démagogique est uniquement sous-tendu par des considérations tactiques et opportunistes.

Pour Sarkozy ce qui compte avant tout c’est éviter coûte que coûte la colère des électeurs du FN en cas de disqualification de Le Pen dès avant le 1er tour.

D’ailleurs, lorsque Nicolas Sarkozy associe avec obstination le nom de Besancenot à cette opération pleine d’arrière pensée, son souci majeur est bien de montrer aux français qu’il s’agirait d’un simple geste visant à assurer la qualification de tous sans jamais évoquer sur le fond la véritable nature de Le Pen.

N’en déplaise à Sarkozy quand Besancenot parle, il s’agit bien d’idées, d’opinions et de propositions. Parfois quand Le Pen et Gollnish s’expriment il s’agit de délits.

A Le Pen de se trouver lui-même ses signatures. A Raymond Barre de se taire. A Sarkozy de s’expliquer.

Lyon le 6 mars 2007

 

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