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12/05/2010

Assurance Tout-Risque

Hamontourix-1.jpgCDS : tous les experts qui inondent nos radios et télévisions nous en abreuvent à longueur d’antenne. Les CDS sont ces fameux Credit Default Swap qui inondent la finance pour le plus grand bonheur des spéculateurs et le plus grand malheur des Grecs.

Le CDS est une sorte de contrat d’assurance par lequel une institution financière assure un prêteur contre le risque de non-paiement de son emprunteur. Si l’emprunteur fait défaut, c’est l’assureur qui paie le prêteur, moyennant une prime d’assurance versée par ce dernier bien entendu. L’assureur s’en sort – normalement – car il en souscrit beaucoup des contrats comme celui-là et le total des primes perçues est en règle générale plus important que les remboursements de capital qu’il est contraint de faire suite aux quelques inévitables défaillances qui surviennent. Sauf quand la bulle en question éclate parce qu’on a trop joué à ce petit jeu.

Je passe sur les différentes astuces techniques inhérentes à ces fameux CDS comme par exemple celles qui permettent de les comptabiliser hors bilan. Imaginez des papiers tout ce qu’il y a de plus sérieux et qui peuvent se revendre sans problème. Même à quelqu’un qui est tout à fait étranger au contrat initial ; même à quelqu’un qui n’est pas soumis aux risques de non remboursement qui ont justifié ces assurances. Des contrats qui peuvent être échangé de gré à gré sans qu’il soit nécessaire d’avoir de fonds de garantie ! Et le tout, sans aucun contrôle. Une aubaine pour ceux qui achètent ces CDS dès lors que les difficultés de l’emprunteur augmentent : pour le paiement d’une prime, somme toute modique de quelques % du capital qu’ils reluquent, l’assureur va leur apporter un joli paquet cadeau. Il leur suffit donc de parier sur l’échec de l’emprunteur et d’affoler tout le monde car plus les autres seront inquiets, plus les papiers en question achetés de gré à gré vont pouvoir se revendre cher. Et plus ils vont se revendre cher, moins on aura confiance dans l’emprunteur qui va se trouver obligé d’emprunter à des taux de plus en plus élevés.

À Arrêt sur Images, face à un Touati qui n’arrivait pas à en placer une, Mélenchon en bon tribun « plus à gauche que moi tu meurs » a ramassé toute cette explication un peu laborieuse en quelques mots brillants et très clairs. Je vous conseille de juger par vous-même.

Pauvres amis Grecs : Sarkozy et son gouvernement vont vous prêter 6 milliards d’euros à 5%. Des euros qu’ils auront eux-mêmes empruntés à 3,5%... Il n’y a pas de petits profits, il n’y a qu’un seul et grand « chacun pour soi » qui nous fera tous couler. L’Europe, elle, va jouer pour nous tous le rôle de grand pourvoyeur de CDS. Une affaire de 750 milliards. Diantre !

Quant au PS, Mélenchon n’a pas toujours tort : il aurait mieux valu ne pas donner sa caution à cette façon d’aider et s’abstenir de voter un tel prêt sous de telles conditions…

Jean-Paul Schmitt

06/05/2010

Priez pour eux

dieu_2.gifAujourd’hui, en ce jour de la Sainte Prudence, comment ne pas mettre en garde nos amis chrétiens. En effet, après le boom de la finance islamique, on nous annonce l’essor de la finance chrétienne suite à l’arrivée sur le marché d’un indice chrétien d’actions européennes dont la société Stoxx est à l’origine et qui porte le nom de baptême de « Stoxx Europe Christian Index ». D’après les fondateurs de cet indice béni des dieux, la demande des investisseurs chrétiens pour des placements conformes à leurs croyances était tel que l’on ne s’explique pas l’aspect tardif de cette innovation. Par la grâce de Stoxx et du comité des experts chrétiens réunis pour l’occasion on va pouvoir enfin se lâcher sans la crainte de voir son pognon se nicher dans des trucs pas très jolis-jolis comme la pornographie, le tabac, la contraception ou les jeux d’argent. Je ne sais pas si vous êtes nombreux en lisant ces quelques lignes et à vous réjouir de ce notable progrès mais sachez que votre pognon ainsi divinement sécurisé prendra automatiquement le chemin de la banque HSBC, de Nestlé, de BP dont la contribution généreuse aux côtes américaines relève du miracle, sans oublier la Royal Dutch Shell dont les pêcheurs du monde entier saluent la dévotion. Que l’on se calme, d’autres sociétés cotées sont accueillis dans cet indice chrétien. C’est le cas de quelques-unes nées sous les couleurs de la fille aînée de l’Eglise, je veux parler de Sanofi, BNP-Paribas, LVMH dont les très fortes inclinaisons mystiques sont reconnues ici-bas comme tout là haut et, très bonne nouvelle, Pernod-Ricard.

Avec cet indice chrétien, bien sous tout rapport, il ne sera pas possible d’engraisser les fabricants de clopes ou de pilules contraceptives mais on pourra, en cas de catastrophe boursière, se taper quelques petits jaunes, histoire d’oublier la déculottade et de monter, non pas au septième ciel, mais au moins d’aller vomir dans les toilettes du purgatoire. A quant la carte « Vatican Express » ?

Lyon, le 6 mai 2010.

16/09/2009

Camdessus, CROM à tout faire de Sarkozy.

Camdessus au contrôle.jpgEn mai dernier, je maugréais contre Parisot et Bébéar. La patronne du MEDEF, suite à une demande du gouvernement – ou à une de ses innombrables opérations de communication – venait de lui confier une mission de salubrité publique : « Veiller à ce que les dirigeants mandataires sociaux mettant en œuvre un plan social de grande ampleur ou recourant massivement au chômage partiel reconsidèrent l’ensemble de leur rémunération ». Bigre !

Claude Bébéar, un gagneur, un connaisseur. Incontestable. La première couche n’est pas encore sèche que l’on étale déjà la seconde.

Voici Michel Camdessus officiellement investi d’une mission d’analyse des rémunérations au sein des banques ayant reçu une aide publique en fonds propres : le CROM, Contrôleur des Rémunérations des Opérateurs de Marché, est né.

Alléluia ! Nous serons sauvés par l’ancien directeur général du FMI. Un vrai libéral, au sens économique et surtout financier du terme. La politique que le FMI a menée sous son règne a eu les effets paradisiaques que l’on connaît pour les peuples. Ceux de l’Argentine, du Mexique, de la Thaïlande, ou d’Indonésie, pour ne citer que ceux-là, s’en souviennent rendant grâce.

Confiance à celui qui déclarait « la libéralisation financière a mauvaise réputation, mais elle demeure le but final correct ». À défaut d’être totalement crédible en matière sociale, c’est un connaisseur en matière d’équilibre budgétaire et comptable. C’est lui que Nicolas Sarkozy avait mis à la tête de la société de refinancement créée dans le cadre de son plan d’aide au secteur financier.

C’était déjà à lui qu’en mai 2004, Nicolas Sarkozy, à l’époque ministre de l’économie et des finances, avait demandé des propositions sur « ce qui est bon pour la France ». Ce fameux rapport Camdessus dont il déclarait faire « son livre de chevet ». Un rapport regorgeant de recommandations si joliment libérales et si gentiment noyées dans une sémantique humaniste - l’homme est aussi membre du conseil pontifical Justice et paix. Un rapport qui estimait alors, entre autres, que le contrat de travail à durée indéterminée empêchait les entreprises « de se séparer du salarié qui ne leur convient plus » ; que le salaire minimum semblait « avoir joué contre l’emploi des personnes non qualifiées » ; que la fonction publique n’était pas assez « agilisée » ; fustigeant les 35 heures et estimant que « les Français ne travaillaient pas assez », étaient trop assistés…

Un livre de chevet pour le candidat Sarkozy selon les propres dires du futur président et aussi une manne pour le MEDEF. Voici donc Michel Camdessus officiellement nommé CROM. Mais sans pouvoir de sanction. Ouf !…

Jean-Paul Schmitt

02/07/2009

Train-train

32736a-distribution_de_billets_de_500_euros.jpgIl n’est probablement pas trop tard pour rendre hommage et justice au député René Dosière qui chaque année, inlassablement, scrute les comptes de la présidence de la république sachant que le tout récent Congrès de Versailles vient de relancer la polémique sur le train de vie Elyséen. Sur un autre plan la facture concernant la virée antillaise de Nicolas Sarkozy mériterait également quelques explications. Le ratio nombre d’heures passées/coût devant nous interroger.

Soyons clairs, que le Président dispose de moyens adaptés à son activité est chose normale mais il n’en demeure pas moins qu’une bonne dose de transparence mérite d’être administrée à la comptabilité présidentielle. C’est le sens de l’interpellation de René Dosière et on ne peut avec lui que s’interroger sur des méthodes comptables qui se résument à bien peu de choses. Le fait, par exemple, que sous la rubrique « dépenses courantes » on retrouve sans les identifier les dépenses de réception, de nourriture, de téléphone et courrier, les fluides ou les fournitures administratives et informatiques pose problème.

Pour les personnels ce n’est pas mieux. Le nombre de personnes travaillant pour l’Elysée demeurant mystérieux.

D’ici quelques jours la « Garden Party » du 14 juillet va encore mettre en évidence le flou artistique des dépenses présidentielles sachant que le nombre d’invités à 67,45 euros l’unité est passé l’année dernière de 5 500 à 7 050.

Sur de pareils sujets, le risque est toujours grand de sombrer dans une contestation populiste et donc peu ragoûtante. Raison de plus, au lieu d’écarter d’un revers de manche les arguments du député socialiste de l’Aisne, que l’Elysée adopte des méthodes qui sont celles exigées en matière de comptabilité publique. Si dans la dernière période le budget de l’Etat a progressé de 2,8%, l’augmentation de près de 19% de celui de l’Elysée nécessite la transparence. Le député Dosière le rappelle chaque année et il serait également temps que la représentation nationale s’intéresse aux coûteux déplacements du chef de l’Etat. Le chiffre de 2,5 millions d’euros avancé pour celui du 12 mai à Nancy laissant rêveur.

Lyon, le 2 juillet 2009.

30/06/2009

Criminel

Bernard%20Madoff%20large.jpg150 ans de prison c’est la peine requise contre Bernard Madoff, célébrité de l‘escroquerie que l’on ne présente plus. Je ne sais, au moment d’écrire ces lignes quel sera le verdict de la cour américaine mais l’impact de ce chiffre aura fait son effet. 150 ans voilà qui est astronomique au regard de la vie d’un homme surtout lorsqu’il affiche déjà 71 ans.

Certes Madoff ne purgera pas sa peine complètement, entre remise et état de santé il quittera, discrètement, la prison assez rapidement. Mais au fond là n’est pas la problème, ce qui est choquant c’est que le débat glisse sur le terrain de l’anecdote : 150 ans c’est trop ou pas assez, réaliste ou totalement farfelu, il y aura certainement un journal ou une chaîne de TV pour poser la question avec demande de réponse par Internet ; il n’y a pas de petits profits.

Et pendant ce temps l’escroquerie continue avec ceux qui n’ont pas été mis en cause c’est à dire tous les autres escrocs, y compris en France. C’est ce que dit très bien une journaliste qui a tenu la plume de l’auteur du livre « Les confessions d’un banquier pourri ». Interrogée par le « Progrès » sur ce qu’elle a découvert en écrivant ce livre elle répond : » L’arrogance des membres de la classe financière française Ils pensent qu’au fond un krach ce n’est pas si grave, puisqu’ils vont pouvoir effacer leurs dettes et recapitaliser leurs banques. D’une part en demandant l’aide du pouvoir politique, d’autre part en continuant de racler les fonds de portefeuille des clients des guichets. Et l’après krach ne les inquiète pas. Ils font le dos rond, ils estiment qu’il s’agît d’un cycle historique, que c’est donc destiné à ne pas durer et qu’après tout recommencera comme avant ». Et c’est bien comme cela que ça se passe.

Il y a en France des dizaines de banquiers et autres financiers coupables de spoliation de leurs clients en général de modestes investisseurs, souvent jeunes primo-accédants. Et que s’est-il passé ? Rien. Je trouve pour ma part scandaleux qu’aucune voix ne soit élevée (sauf celle de Jean Montaldo dont les écrits ne sont pas ma tasse de thé mais qu’en l’occurrence j’approuve) pour demander la criminalisation de ces actes. En ces temps où l’on vote une loi à propos de tout ou n’importe quoi pas une proposition pour envoyer au pénal les auteurs de ces crimes financiers. Ni à gauche, ni à droite ni à l’extrême gauche. Il faut que tous soient totalement immergés dans le système pour en arriver là et considérer que gagner de l’argent, beaucoup d’argent, même en ruinant les autres demeure un acte de bravoure

Philippe Dibilio.

02/10/2008

Best of

Deplacement%20a%20la%20canne.jpgIgnares de tous les pays, consultez-les. Il y a quelques temps le site l’Express.fr avait la bonne idée de compiler, alors que la crise financière commençait à battre son plein, quelques-unes des déclarations des « meilleurs experts » de la planète. Cette terrible compilation n’exige pas vraiment de commentaires. Par ordre d’entrée en scène voici donc dans la famille « Les aveugles », Alan Greenspan, Dominique Strauss-Kahn, Henry Paulson et Christine Lagarde.
Dans la famille des « visionnaires », selon la terminologie de l’Express.fr, Jacques Attali, George Soros, Jean-Claude Trichet.
Heureux les pauvres d’esprit que nous sommes …

"Voyons d'abord les aveugles

 

  • Alan Greenspan, AVEUGLE

1er octobre 2007
« Est-ce que cette crise d’août septembre est sur le point de s’achever ? peut-être…. »

15 septembre 2008
« Je n'ai rien vu de pareil et ce n'est pas encore fini et cela prendra encore du temps. Il s’agit d’un événement qui se produit une fois tous les cinquante ans, probablement une fois par siècle »

  • Dominique Strauss-Kahn, AVEUGLE

1er octobre 2007
« La crise financière ne devrait pas avoir d’effets dramatiques sur la croissance mondiale3. La situation est maintenant sous contrôle »

16 septembre 2008-09-21
« Nous sommes face à une crise financière jamais vue. Certaines parties du monde sont plus ou moins touchées, mais le ralentissement est général. Toute l’économie mondiale va ralentir d’un demi-point à 2 points »

  • Henry Paulson, AVEUGLE

Septembre 2007
« Nous commençons à voir des signes encourageants. Cela va prendre du temps pour que les ajustements en cours fonctionnent, mais pour moi, la force sous-jacente de l’économie devrait permettre une poursuite de la croissance »

Septembre 2008
« Il nous faudra aller bien au-delà de fin 2008 pour surmonter les problèmes de l’immobilier. La principale question est celle de savoir quand la plus grande partie de la correction de l’immobilier sera derrière nous car jusqu’à ce que nous le sachions nous allons continuer à connaître une instabilité dans nos marchés des capitaux »

  • Christine Lagarde, AVEUGLE

Septembre 2007
« La crise n’est pas un krach. Il s’agit d’une correction financière, certes brutale mais prévisible. L’économie réelle a ses fondamentaux bien orientés »

Septembre 2008
« Ce qui s’est passé sur le marché américain est une combinaison de plusieurs éléments qui ne se sont jamais vus au cours des 50 dernières années. Cela va forcement entraîner des conséquences »

Maintenant les visionnaires...

  • Jacques Attali, VISIONNAIRE

Décembre 2007
« Si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 1929. En quelques mois, nous sommes passés d’une économie de l’euphorie à une économie de panique et c’est cela qui risque de provoquer une récession »
Août 2008
« C’est un tsunami qui approche. Certains espèrent qu’il passera au large sans affecter l’économie réelle, mais on voit déjà aux États-Unis et en Europe, que nous aurons une croissance zéro en 2009. En espérant que cela ne soit pas pire »

  • George Soros, VISIONNAIRE

Avril 2008
« Ils assurent qu’il va y avoir une reprise dans la seconde partie de l’année. Je ne peux pas le croire. C’est une crise qui trouve son origine dans la croyance, fausse, que les marchés corrigent aux mêmes leurs erreurs. Cela va prendre beaucoup de temps avant que tous les effets du déclin immobilier se fassent sentir »

Septembre 2008
« Il ne faut pas se bercer d'illusions. La récession aux Etats-Unis est inévitable, même si elle arrive plus lentement qu'attendu. Tous les effets de la crise financière ne se sont pas encore fait sentir »

  • Jean Claude Trichet, VISIONNAIRE

Septembre 2007
« Il y a un risque de contagion à l’économie réelle aux Etats-Unis de la crise des subprimes. Nous devons suivre très attentivement ce qui va se passer. Il ne peut-être question de complaisance »

Septembre 2008
« Actuellement il n’y a aucune place pour la complaisance, mais il faut être en alerte permanente » "

Lyon, le 2 octobre 2008.

08/09/2008

« Revival » ?

1426169730.jpgLe spectre du collectivisme est-il entrain de hanter la planète ? Certains sont très certainement entrain de le redouter après l’annonce de reprise par le Trésor Fédéral des deux mastodontes de la finance américaine que sont Fannie Mae et Freddie Mac. Le gouvernement américain assumera donc la gestion des deux institutions financières en perdition qui ont accumulé 6000 milliards de dollars de prêts immobiliers et perdu en un an quelques 15 milliards de dollars. C’est donc jusqu’à hauteur de 100 milliards de dollars que des injections de fonds de l’Etat Fédéral viendront aider Fannie et Freddie en déconfiture.

Ici, avec Sarkozy, c’est le capital qui va banquer et le moindre possesseur d’assurance-vie devra raquer pour mettre en place le RSA. Par ailleurs, vendredi dernier, le Président annonçait une participation prochaine de l’Etat dans les chantiers de l’Atlantique à hauteur d’un minimum de 8%. Taxe sur les mutuelles et les complémentaires de santé, contribution patronale sur les stock-options, taxe sur l’Internet et la téléphonie mobile, contribution sur les ventes en gros de produits pharmaceutiques, taxe sur les copies privées jusqu’à la célèbre taxe sur les poissons, une sorte de paleo-collectivisme revival gagnerait-il notre pays ?

Que l’on se rassure, l’heure n’est pas encore venue de voir Nicolas Sarkozy déclarer sur un tonneau devant les ouvriers de Renault-Sandouville, « Le capitalisme est malade, qu’il crève ! » même si de toute évidence l’influence de Kouchner, Besson et Bockel commence à se faire sentir très significativement. Fort heureusement Christine Lagarde veille au grain. N’a-t-elle pas réaffirmé ce week end que la taxe RSA serait comprise dans le bouclier fiscal. Ouf !

Lyon, le 8 septembre 2008

 
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