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05/11/2010

Pauvre Albion

david-cameron.gifEn ce jour où Lyon accueille les superbes Tindersticks du côté de l’Epicerie Moderne, j’entame une petite virée à Londres me privant ainsi de la possibilité de baigner dans la dépressive mais ô combien géniale musique de la formation anglaise. A propos de la perfide Albion, alors que le mouvement d’opposition à la réforme des retraites s’amplifiait dans notre pays, les autorités locales mettaient en garde leurs compatriotes s’apprêtant à venir nous visiter. C’est donc, je dois le dire, avec un certain étonnement mêlé de tristesse que je vais à nouveau visiter un pays à qui on vient d’annoncer, sans broncher, la liquidation de 490 000 fonctionnaires, un pays dont le souvenir de retraites heureuses se dissipe dans les mémoires, des voisins qui depuis les coups de boutoirs de Thatcher et Major ne savent plus trop ce que faire valoir son droit de grève peut bien signifier.

Non content de prodiguer une véritable leçon d’éducation anglaise aux britanniques, comme c’est désormais la tendance dans tout ce que le monde ultra-libéral compte de leaders, David Cameron, entame un pas de deux avec un patronat qui souhaitait parait-il être rassuré. Baisses de Taxes, suppression de verrous administratifs et autres friandises libérales viennent donc d’être promises à la CBI, le Medef briton. Toujours à cheval sur la question de l’immigration le jeune Cameron a juré sa détermination tout en promettant aux patrons que sa vigilance n’empêcherait pas les entreprises de faire venir la main d’œuvre leur étant le plus utile.

Le 6 octobre dernier, devant son parti réuni en congrès à Birmingham, Cameron a hurlé, « Maintenant les radicaux, c’est nous ! ». Ce credo qui annonçait le plan d’austérité destiné à réduire de plus 80 milliards de livres les dépenses publiques est le prélude à une attaque en règle contre l’Etat providence avec pour objectif clairement revendiqué de saper les fondements d’acquis sociaux promis à la liquidation. Pauvre Albion.

Lyon, le 5 novembre 2010

Photo:DR

11/10/2008

Epiciers

Epicerie moderne.jpgCela faisait un moment que je voulais vous dire le plus grand bien de « l’Epicerie moderne » la salle de musiques actuelles de Feyzin. A force de trainer, les concerts de Black Lips, des Allemands de Notwist, de Laetitia Sheriff et Troy Von Balthazar, de Dub Trio et Nouvelle vague sont passés. Il est donc grand temps de me réveiller pour vous convaincre de faire le voyage de Feyzin. (Plein Sud depuis Lyon, Sortie La Begude, N7 et direction Centre Leonard de Vinci)

Tout d’abord les amateurs de (nouveau) tango argentin ne rateront pas le 15 octobre, Melingo, déjà passé par Lyon il y a quelques mois. Les retardataires sauront profiter de cette séance de rattrapage et pourront coucher sur place pour assister le 17 au concert des Coming Soon qui passent en première partie de French Cowboy le groupe de l’ex-Little Rabbits Federico Pelligrini.

Si le 12 novembre les Suisses et mythiques Young gods passent en acoustique la venue des Foals dans le cadre du festival Just Rock est un petit évènement et une occasion unique de voir ces brittons « pur sucre » sur scène. (20 novembre, 20 euros).

L’épicerie Moderne ce n’est pas uniquement de la musique. Du 23 octobre au 17 décembre, l’exposition de photographies de Vanessa Debray intitulée « Les Pin-Up Boys » devrait mériter le détour avec ses portraits pas toujours frappés du meilleur goût mais toujours étonnants. Plus tard, le 16 décembre, place au théâtre d’objets (cinématographiques) avec « Les projectionnistes » et leurs mini-caméras, écran géant et bimbeloterie bricolée.

  • >« Epicerie Moderne », Place René Lescot, 69320 Feyzin. Infos et billetterie au 04 72 89 98 70 ou sur www.epiceriemoderne.com

Lyon, le 11 octobre 2008.

05/11/2007

Déménageurs

medium_demenageurs_2.JPGPhilippe Genin, le porte-parole de Dominique Perben nous livre "ses rêveries et digressions" (sic!) qui devraient servir de base au programme de l'UMP pour les municipales.

Entre démagogie, délire et sectarisme, l'avocat lyonnais neophyte en politique ressemble étrangement à ces débutants en planche à voile qui friment le long de la plage pour attirer le regard des filles. Tel un Aldo Macione de la politique, Genin en fait trop, beaucoup trop quand il fait l'éloge de son mentor, trop quand il massacre le Maire de Lyon, trop quand il tente de faire du neuf tantôt avec du vieux, tantôt avec du "n'importe quoi". Nous reviendrons un de ces jours sur "le laboratoire astronomique de la création" proposé par Philippe Genin, sur son "carnaval des mots", sur sa "médina des cuisines". Je voudrais insister aujourd'hui sur le péché mignon de la droite lyonnaise quand elle enfourche sa monture de prédilection, la démagogie.

Déjà en 1989, Michel Noir avait promis, mais l'homme ne manquait déjà pas d'air, de supprimer le Port Edouard Herriot afin de construire un port de plaisance. Pour cela, je crois me souvenir que Michel Noir entendait télétransporter le dit port vers Villefranche-sur-Saône. Aujourd'hui Dominique Perben via son ami Genin, nous refait le même coup en voulant déménager cette fois-ci Feyzin nous ne savons trop où. Mais écoutez nos rêveurs de l'UMP: "il faut régler le problème de Feyzin. Il n'est pas possible d'accepter que l'on continue à entrer à Lyon par le sud en se bouchant le nez et les yeux. Feyzin mérite de renaître. Il faut donc envisager une migration des activités les plus polluantes, repenser le paysage, travailler avec le pôle de compétitivité AXELERA sur des solutions permettant de conserver et même de développer cette activité économique en supprimant la pollution chimique et visuelle."

Mefiez-vous des déménageurs qui déménagent. Pour les reconnaitre c'est assez simple, ils disent toujours "yaka". 

Lyon, le 5 novembre 2007.

 
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